LA RÉMUNÉRATION DE BERNARD CAMPAN ET D’ALEXANDRE JOLLIEN
C’est le 6ème long métrage réalisé par cet acteur devenu également réalisateur. Il est aussi le principal interprète de ce film. En 2020 il est passé de la comédie à la comédie dramatique. Il a coréalisé presque tous ses précédents films et celui-ci l’a été aussi avec le philosophe Suisse Alexandre Jollien, dont c’est le premier film comme réalisateur et interprète..https://fr.wikipedia.org/wiki/Bernard_Campan

Alexandre Jollien
Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.

C’est une coproduction entre la France (80%) et la Suisse (20%), pour un budget prévisionnel de 3,8 millions €. https://fr.wikipedia.org/wiki/Presque_(film)
Le producteur délégué français est Philippe Godeau (Pan-Européenne).
Pour la préparation, 35 jours de tournage et la post-production la rémunération des réalisateurs était de 198 000 €, dont 144 000 € d’à valoir sur droits d’auteur et 54 000 € de salaire de technicien. C’est beaucoup plus que la rémunération moyenne des réalisateurs de films français sortis en 2021. https://siritz.com/financine/le-top-5-de-la-remuneration-et-le-barometre/
Le scénario a été coécrit avec Hélène Grémillon et les trois se sont partagés 145 000 €.
Le film est coproduit par Christophe Cervoni (Axel Films), Apollo Films et France 3.
Il a obtenu le soutien d’Eurimages et de la région Occitanie. Canal+ a acheté le 1er passage payant, OCS le second et France 3 un passage en clair.
Apollo Film, le distributeur en salle et vidéo a donné un minimum garanti.
Le coproducteur suisse est Mathieu Henchoz(JMH) qui est également distributeur. Il a obtenu le soutien de plusieurs fonds et un achat de la RTS.
Le précédent film réalisé par Bernard Campan était « Les trois frères : le retour », sorti en salle le 12 février 2014. Il l’avait coréalisé et co-interprété avec Didier Bourdon et Pascal Légitimus. Les trois l’avaient interprété.
Il était également produit par Pan-Européenne pour un budget de 9,6 millions € et distribué par Wild Bunch qui avait donné un minimum garanti.
Pour la préparation, 50 jours de tournage et la post-production la rémunération des réalisateurs était de 250 000 €, répartie en part égale entre à valoir sur droits d’auteur et salaire de technicien. Ils se sont en outre partagé 850 000 € pour le scénario.
Le film avait rassemblé 2,3 millions de spectateurs.
*www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma. Il publie le budget, le plan de financement et la répartition des recettes de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il dispose d’un puissant moteur de recherche multicritères et de 10 ans d’archives.
POUR LA RÉALISATION DE « PRESQUE »
CinéscoopLA RÉMUNÉRATION DE BERNARD CAMPAN ET D’ALEXANDRE JOLLIEN
C’est le 6ème long métrage réalisé par cet acteur devenu également réalisateur. Il est aussi le principal interprète de ce film. En 2020 il est passé de la comédie à la comédie dramatique. Il a coréalisé presque tous ses précédents films et celui-ci l’a été aussi avec le philosophe Suisse Alexandre Jollien, dont c’est le premier film comme réalisateur et interprète..https://fr.wikipedia.org/wiki/Bernard_Campan
Alexandre Jollien
Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.
C’est une coproduction entre la France (80%) et la Suisse (20%), pour un budget prévisionnel de 3,8 millions €. https://fr.wikipedia.org/wiki/Presque_(film)
Le producteur délégué français est Philippe Godeau (Pan-Européenne).
Pour la préparation, 35 jours de tournage et la post-production la rémunération des réalisateurs était de 198 000 €, dont 144 000 € d’à valoir sur droits d’auteur et 54 000 € de salaire de technicien. C’est beaucoup plus que la rémunération moyenne des réalisateurs de films français sortis en 2021. https://siritz.com/financine/le-top-5-de-la-remuneration-et-le-barometre/
Le scénario a été coécrit avec Hélène Grémillon et les trois se sont partagés 145 000 €.
Le film est coproduit par Christophe Cervoni (Axel Films), Apollo Films et France 3.
Il a obtenu le soutien d’Eurimages et de la région Occitanie. Canal+ a acheté le 1er passage payant, OCS le second et France 3 un passage en clair.
Apollo Film, le distributeur en salle et vidéo a donné un minimum garanti.
Le coproducteur suisse est Mathieu Henchoz(JMH) qui est également distributeur. Il a obtenu le soutien de plusieurs fonds et un achat de la RTS.
Le précédent film réalisé par Bernard Campan était « Les trois frères : le retour », sorti en salle le 12 février 2014. Il l’avait coréalisé et co-interprété avec Didier Bourdon et Pascal Légitimus. Les trois l’avaient interprété.
Il était également produit par Pan-Européenne pour un budget de 9,6 millions € et distribué par Wild Bunch qui avait donné un minimum garanti.
Pour la préparation, 50 jours de tournage et la post-production la rémunération des réalisateurs était de 250 000 €, répartie en part égale entre à valoir sur droits d’auteur et salaire de technicien. Ils se sont en outre partagé 850 000 € pour le scénario.
Le film avait rassemblé 2,3 millions de spectateurs.
*www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma. Il publie le budget, le plan de financement et la répartition des recettes de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il dispose d’un puissant moteur de recherche multicritères et de 10 ans d’archives.
POUR LA RÉALISATION DE « MEMORY BOX »
CinéscoopLA RÉMUNÉRATION DE JOHANA HADJITHOMAS § KHALIL JOREIGE
C’est le premier long métrage pour le cinéma de ces deux libanais qui ont déjà réalisé ensemble plusieurs œuvres audiovisuelles.
Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.
C’est une coproduction entre la France (58%), le Canada (26%) et le Liban (16%). Le budget prévisionnel est de 2,5 millions €. https://fr.wikipedia.org/wiki/Memory_Box
Pour la préparation, 32 jours de tournage et la post-production la rémunération des réalisateurs est de 100 000 €, répartie en part égale entre à valoir sur droits d’auteur et salaire de technicien.
C’est le budget médian des réalisateurs de films français sortis en 2021. Ils ont en outre reçu 62 000 € pour le scénario. https://siritz.com/financine/le-top-5-de-la-remuneration-et-le-barometre/Celui-ci a été écrit avec Gaëlle Macé qui a reçu 6 000 €.
En France le producteur délégué est Caroline Benjo (Haut et Court). Le film a reçu 550 000 € d’avance sur recettes.
Il a bénéficié du soutien du mini-traité franco-canadien et du CNC pour les Créations visuelles et sonores. 3 soficas y ont investi et TV5 monde l’a préacheté. Haut et Court distribution est le distributeur en salle et en vidéo, en donnant un minimum garanti et en participant à la production.
Le producteur canadien est Micro-Scope Canada qui a bénéficicié du Crédit d’impôt fédéral, et du Crédit d’impôt provincial. Il a reçu le soutien Téléfilm Canada et de la Sodec. Le distributeur est Films Opale distribution.
Le producteur libanais est Abbout Productions. Il a bénéficié du soutien du Arab Fund For Arts and Culture, du Abu dhabi Film Fund et du Doha Film Institute.
*www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma. Il publie le budget, le plan de financement et la répartition des recettes de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il dispose d’un puissant moteur de recherche multicritères et de 10 ans d’archives.
L’AUDIOVISUEL FRANÇAIS A UN TOURNANT
ÉditorialIL DOIT CHANGER POUR TIRER PARTIE DE L’OPPORTUNITÉ QUI S’OFFRE À LUI
Les bons résultats de « Spider-man », dont le dernier épisode réalise des performances supérieures à tous les précédents signifient que le public jeune n’a pas peur d’aller au cinéma. Mais le public du cinéma est surtout un public âgé dont la fréquentation d’une bonne partie est visiblement réduite du fait de la peur de la pandémie. Cette peur est renforcée par le virus omicron qui, s’il entraine beaucoup moins de cas graves, est beaucoup plus contagieux.
Si cette analyse est exacte, quand la pandémie aura disparu, on peut espérer que les personnes âgées retrouveront le chemin des salles et le cinéma en France retrouvera progressivement sa fréquentation d’avant la pandémie. https://www.allocine.fr/article/fichearticle_gen_carticle=18705615.html
Mais cela ne doit pas signifier que le cinéma français ne doit pas profondément évoluer pour s’adapter à un marché qui, en quelques années, a profondément changé.
Car l’irruption des plateformes internationales a bouleversé les données, y compris du cinéma en salles. Certes, ce sont avant tout des diffuseurs de séries. Mais, pour la recherche des talents, elles sont les concurrentes de la production des films destinés aux salles. Et elles ont les moyens de se payer l’exclusivité des films haut de gamme, comme, récemment le chef d’oeuvre de Jane Campion, « The power of the dog », ne serait-ce que parce qu’ils leur offrent une couverture médiatique et une participation à de grands festivals.
Par ailleurs, à l’aube de la campagne des élections présidentielles, nos responsables politiques doivent se rendre compte que la production audiovisuelle, dont le cinéma ne constitue qu’une partie, va désormais être une formidable source de création d’emplois et d’entreprises à forte valeur ajoutée.
C’est également une source de soft power dans le monde. Après les États-Unis, ce sont la Corée, la Chine, le Japon, Israël, la Turquie ou l’Inde qui s’en sont rendu compte depuis longtemps. Leur production audiovisuelle (au sens large) tire l’ensemble de leurs exportations de biens et de services et elle renforce leur influence politique dans le monde.
En France, au contraire, notre audiovisuel et, surtout notre cinéma, vit sur une économie de rente, avec une balance commerciale déficitaire. La plupart des productions de films sont avant tout conçues pour pouvoir accéder aux multiples guichets mis en place et qui ne cessent de s’accroître.
Tout notre écosystème est fondé sur l’idée que l’audiovisuel, et notamment le cinéma, est un secteur culturel, donc forcément déficitaire. Il faut donc l’aider à subsister non l’inciter à être performant. Cela doit impérativement changer si nous ne voulons pas que la France rate une formidable opportunité et, une fois de plus « hérite du Sahara et deux ans après importe du sable ». https://siritz.com/editorial/lenjeu-majeur-du-tournage-en-studio/
LA RÉMUNÉRATION DE AURÉLIA GEORGES
CinéscoopPOUR LA RÉALISATION DE « LA PLACE D’UNE AUTRE »
C’est le 4ème long métrage de cette diplômée de la Femis. C’est une adaptation du roman qu’elle a écrit avec Maud Améline. https://fr.wikipedia.org/wiki/Aurélia_Georges
Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.
Il a été produit par par Agnès Vallée et Emmanuel Barraux (31 juin films) pour un budget prévisionnel de 3 millions €. https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Place_d%27une_autre
Pour la préparation, 35 jours de tournage et la post-production la rémunération de la réalisatrice est de 55 000 €, dont 20 000 € d’à valoir sur droits d’auteur et 35 000 € de salaire de technicien.
C’est un peu plus que moitié de la rémunération médiane des réalisateurs de films français sortis en 2021. https://siritz.com/financine/le-top-5-de-la-remuneration-et-le-barometre/
Elle a en outre reçu 5 000 € pour l’adaptation de son roman dont les droits ont été acquis 50 000 €. Arte Cinéma est coproducteur ainsi que deux soficas.
Le producteur a mis son salaire et ses frais généraux en participation. La région Grande-Est, le Communauté urbaine de Strasbourg et le département des Vosges ont apporté leur soutien.
Le film a été préacheté par Canal+, Multithématiques et Arte.
Pyramide distribution est le distributeur. Il a donné un minimum garanti pour la distribution salle et vidéo en France et un autre pour la vente internationale.
Le précédent film réalisé par Aurélia Georges était « La fille et le fleuve », sorti le 11 novembre 2015. https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Fille_et_le_Fleuve
Il avait le même producteur et était distribué par le Cinéma Saint-André des Arts. Il n’avait rassemblé que 131 spectateurs.
*www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma. Il publie le budget, le plan de financement et la répartition des recettes de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il dispose d’un puissant moteur de recherche multicritères et de 10 ans d’archives.
LA RÉMUNÉRATION DE CHRISTOPHER THOMSON
CinéscoopPOUR LA RÉALISATION DE « TENDRE ET SAIGNANT »
C’est son deuxième long métrage en tant que réalisateur alors qu’il a surtout mené une carrière de comédien et de scénariste. https://fr.wikipedia.org/wiki/Christopher_Thompson
Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.
Le film est produit par Jean Cottin (Les films du cap) et Christopher Thomson (MM Films) pour un budget prévisionnel de 4,2 millions €. https://fr.wikipedia.org/wiki/Tendre_et_saignant
Pour la préparation, 30 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur est de 100 000 €, répartie en part égale entre à valoir sur droits d’auteur et salaire de technicien.
C’est la rémunération médiane des réalisateurs de films français sortis en 2021. https://siritz.com/financine/le-top-5-de-la-remuneration-et-le-barometre/
Le scénario a été écrit avec Fabrice Roger-Lacan et ils se sont partagés 250 000 €.
Le film est coproduit par Orange studio ainsi que Albert Koski et Danielle Thomson (G films). Il a obtenu le soutien de la région Ile de France et du département du Cantal.
Canal+ et Multithématiques ont acheté les droits de passage sur la télévision payante.
Il est distribué par UGC/ Orange studio qui n’ont pas donné de minimum garanti.
Le premier film du réalisateur était « Bus Paladium », sorti le 17 mars 2010. Il était produit par LGM pour un budget prévisionnel de 8 millions €.
Pour la préparation, le tournage et la post-production la rémunération du réalisateur était de 162 000 €, répartie en part égale entre à valoir sur droits d’auteur et salaire de technicien.
Le scénario était coécrit avec Thierry Kliffa et ils s’étaient partagé 351 000 €.
Studio Canal et France 3 étaient coproducteurs. Canal+, Ciné Cinéma et France 3 avaient acheté un passage.
Studio Canal était le distributeur et avait donné un minimum garanti.
Le film avait rassemblé 62 000 spectateurs.
*www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma. Il publie le budget, le plan de financement et la répartition des recettes de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il dispose d’un puissant moteur de recherche multicritères et de 10 ans d’archives.
LA RÉMUNÉRATION DE CLAUDE LELOUCH
CinéscoopPOUR LA RÉALISATION DE « L’AMOUR C’EST MIEUX QUE LA VIE »
Il a déjà réalisé « environ » 50 films et, à 84 ans, il est toujours une des stars du cinéma mondial. https://fr.wikipedia.org/wiki/Claude_Lelouch
Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.
C’est bien entendu sa société, Les Films 13, qui a produit ce film. Le budget prévisionnel est de 8,7 millions €. https://fr.wikipedia.org/wiki/L%27amour_c%27est_mieux_que_la_vie
Pour la préparation, 31 jours de tournage et la post-production sa rémunération de réalisateur est de 825 000 €, dont 330 000 € d’à valoir sur droits d’auteur et 495 000 € de salaire de technicien. A noter que Claude Lelouch tourne toujours très vite.
Cela le situerait dans le top 5 des rémunérations de réalisateurs de films français sortis en 2021. https://siritz.com/financine/le-top-5-de-la-remuneration-et-le-barometre/
Il a en outre reçu 330 000 € pour le sujet et pour le scénario 249 000 €.
Le film est coproduit avec Laurent Dassault (LDRP) et distribué par Metropolitan Film Export qui avait donné un minimum garanti pour les mandats salle et vidéo.
En 2019 il avait sorti deux films. L’un, « La vertu des impondérables » était entièrement tourné et diffusé sur iphone. L’autre était « Les plus belles années d’une vie », sorti en salle le 22 mai 2019. Son budget prévisionnel était de 3,8 millions €. Il était également distribué par Metropolitan Filmexport qui avait donné un minimum garanti mais qui avait tous les mandats.
Pour la préparation, 21 jours de tournage et la post-production sa rémunération de réalisateur était de 260 000 €, répartie en part égale entre à valoir sur droits d’auteur et salaire de technicien. Il avait en outre reçu 230 000 € pour le sujet. Le scénario avait été coécrit avec sa compagne, la romancière Valérie Perrin, qui avait reçu 33 000 €.
Le film avait rassemblé 200 000 spectateurs.
*www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma. Il publie le budget, le plan de financement et la répartition des recettes de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il dispose d’un puissant moteur de recherche multicritères et de 10 ans d’archives.
LA RÉMUNÉRATION DES PRINCIPAUX COMÉDIENS
FinanCinéLE BAROMÈTRE DE 2021
Dans les films de fiction, qui représentent plus de la moitié des films français produits en 2021, le budget rémunération des principaux comédiens est un poste important dans le budget total.
Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.
Ce budget va de 2 000 €, pour « Maudit », réalisé par Emmanuel Parraud, sorti le 17 novembre, tourné à La Réunion pour un budget prévisionnel de 413 000 € https://fr.wikipedia.org/wiki/Maudit_!( il n’a rassemblé que 500 spectateurs) aux 1 680 000 € de « Mystère à Saint-Tropez », réalisé par Nicolas Benamou, sorti le 14 juillet et dont le budget prévisionnel était de 16,2 millions €. Son casting comprenait 9 comédiens célèbres. Il a rassemblé 175 000 spectateurs. https://fr.wikipedia.org/wiki/Mystère_à_Saint-Tropez
Pour 14 films le budget de la rémunération des principaux comédiens a dépassé 500 000 €.
Pour quatre films le budget des comédiens principaux dépasse 10% du budget total.
Il est de 21% pour « My son », réalisé par Christian Carion. C’est une coproduction entre la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne dont le budget est de 6,7 millions € et qui est interprété par James McAvoy et Claire Follen, deux stars britanniques, qui ont un potentiel sur le marché international.
Il est de 16% pour « The father », interprété par Florian Zeller. C’est une coproduction de 6 millions € de budget entre la France (20%) et le Royaume-Uni (80%). Le film est interprété par Anthony Hopkins, une grande star internationale.
Il est de 13% pour « C’est la vie », réalisé par Julien Rambaldi pour un budget de 6 millions €. https://fr.wikipedia.org/wiki/C%27est_la_vie_(film,_2020). Enfin il est de 10% pour « Mystère à Saint-Tropez »
*www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma. Il pblie le budget, le plan de financement et la répartition des recettes de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il dispose d’un puissant moteur de recherche multicritères et de 10 ans d’archives.
L’ENJEU MAJEUR DU TOURNAGE EN STUDIO
ÉditorialIL FAUT DÉVELOPPER DES STUDIOS PERFORMANTS MAIS AUSSI LA FORMATION AU TOURNAGE EN STUDIO
En 2018 les réalisateurs et techniciens de films français avaient dû se mobiliser pour que les pouvoirs publics interviennent afin d’empêcher la disparition des studios de tournage de Bry-sur-Marne. Film France avait alors commandé une étude sur l’enjeu que représentait la survie des studios français pour nos productions cinématographiques et audiovisuelles. Le CNC avait participé au financement de cette étude, mais sans lui marquer un véritable intérêt. https://www.cnc.fr/professionnels/etudes-et-rapports/rapport/les-studios-de-tournage-un-enjeu-primordial-pour-la-production-en-france_990068
UN RETARD ACCABLANT
Or les conclusions de celles-ci étaient sans équivoques :
-l’équipement de l’hexagone en studios était totalement sous développé par rapport au Royaume-Uni et à l’Allemagne, mais aussi à l’Italie et à la Tchécoslovaquie, et, bientôt, à l’Espagne. Nous avons moins de studios, ils ont beaucoup moins de plateaux et aucun grand plateau. Nos studios ont très peu des compléments indispensables à leur activité (back lots, prestataires, etc…).
-chez nous le studio de tournage était une activité déficitaire, alors qu’ailleurs c’était une activité très rentable : « vous leur donner le Sahara et deux ans après ils importent du sable. »
-ce sous-développement allait progressivement devenir un véritable handicap pour la production française et internationale sur notre territoire. En effet, le tournage en décor réel dans les villes va devenir de plus en plus difficile et coûteux. Par ailleurs, pour répondre à la formidable demande de séries de fiction, les tournages en décors récurrents en studio vont être un moyen indispensable pour maitriser les coûts. Enfin les effets spéciaux, qui seront de plus en plus utilisés, ont besoin d’un tournage en studio.
En tout cas, deux ans après la publication de l’étude, les studios de tournage français tournent désormais à plein. Mais ils sont toujours très insuffisants.
LES CAUSES DE CE RETARD
Cette situation avait deux causes majeurs. Tout d’abord le fait que la plupart de nos studios ne possèdent plus leur foncier. Comme ils sont dans ou à la périphérie des grandes villes arrive un moment où soit leur marge est insuffisante pour couvrir leur loyer, soit une opération immobilière y est beaucoup plus rentable. Au contraire, les grands studios européens, et notamment ceux du Royaume-Uni possèdent leur foncier qui constitue un actif dont la valeur ne cesse d’augmenter.
La seconde raison de ce retard tient au fait que la formation de nos réalisateurs, de nos directeurs de production, de nos producteurs, mais aussi de nos scénaristes repose sur une sorte d’« idéologie de la nouvelle vague » selon laquelle la qualité suppose le tournage en décors réel. C’était effectivement le crédo de ces jeunes réalisateurs qui, au début de leur carrière n’avaient pas les moyens de tourner en studio. C’est aujourd’hui un dogme renforcé par le fait que, encore très peu de nos professionnels savent tourner en studio. Seul la Femis inclut une formation du tournage en studio de ses réalisateurs.
DEUX PROPOSITIONS
Cette constatation conduit à deux conclusions. En premier lieu, les villes et les régions doivent mettre en œuvre les outils pour le développement de studios véritablement performants, car le tournage de films et de fictions audiovisuelles sera une importante source de création d’emplois dans les années à venir. Le CNC est moins concerné car c’est essentiellement une administration de distribution de subventions. https://siritz.com/editorial/choc-de-modernisation-pour-les-studios/
En second lieu, il faut développement massivement la formation initiale et permanente de tournage en studio. Y compris pour les scénaristes qui doivent tenir compte de cet enjeu quand ils écrivent leur scénario.
pour information, il faut savoir que, en 2017, les grands studios britanniques avaient calculé que, compte tenu des projets effectifs de production dans le monde, la demande de tournages en studio représentait le double des capacités mondiales. https://siritz.com/editorial/la-multiplication-de-loffre-est-irreversible/
LA BAROMETRE DES MG DISTRIBUTEUR 2021
FinanCinéDIX MG À PLUS DE 2 MILLIONS €
Selon les données de Cinéfinances.info*, 68% des films français sortis en 2021 ont bénéficié d’un minimum garanti du distributeur pour la sortie en salle. Mais celui-ci, dans de nombreux cas, couvre également le mandat pour la distribution sur d’autres médias (vivo et vod, s-vod, international, tv).
Mais attention : parmi les films pour lesquels il n’y a pas de minimum garanti du distributeur dans le financement c’est parfois parce que le distributeur est avant tout le principal producteur et encaisse la quasi-totalité des recettes jusqu’à amortissement de son investissement.
C’est, par exemple, le cas de Gaumont pour « OSS 117 : Alerte rouge en Afrique » pour lequel il reçoit 100% de la recette salle jusqu’à récupération de son investissement définitif de 6,5 millions €. C’est également de cas de Pathé qui, pour « Un tour chez ma fille », reçoit 100% des recettes salle et vidéo jusqu’à amortissement de son investissement de 2,3 millions € en tant que producteur.
Il y a 10 films pour lesquels le distributeur salle a accordé un minimum garanti supérieur à 2 millions €.
https://siritz.com/cinescoop/la-remuneration-de-julien-rappeneau/
Si l’on compare le minimum garanti au budget prévisionnel on va de 16% pour « Mystère à Siant-Tropez » à 66% pour « Présidents «
Si l’on prend en compte les films pour lesquels le distributeur a donné un minimum garanti, ils vont de 5 000 € à 5 650 000 €. Le minimum garanti moyen est de 440 000 € . Il correspond à celui d’Apollo films pour le « Zaï,Zaï Zaï, Zaï,» , réalisé par François Desagnat.
Et le minimum garanti médian est de 150 000 €. Il y a 13 films qui ont reçu un minimum garanti de ce montant.
*www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma. Il pblie le budget, le plan de financement et la répartition des recettes de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il dispose d’un puissant moteur de recherche multicritères et de 10 ans d’archives.
LA RÉMUNÉRATION D’ÉMANNUEL CARRÈRE
CinéscoopPOUR LA RÉALISATION DE « OUISTREHAM »
C’est son 6ème long métrage. Il est tiré du roman de Florence d’Aubenas. https://fr.wikipedia.org/wiki/Emmanuel_Carrère
Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.
Il est produit par Olivier Delbosc (Curiosa films) ainsi que Julien Déris § David Gauquié (Cinéfrance studios) pour un budget prévisionnel de 5 millions €. https://fr.wikipedia.org/wiki/Ouistreham_(film)
Pour la préparation, 35 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur est de 153 200 €, répartie en part égale entre à valoir sur droits d’auteur et salaire de technicien. C’est 50% de plus que la rémunération médiane des réalisateurs de films français sortis en 2021. https://siritz.com/financine/le-top-5-de-la-remuneration-et-le-barometre/
Les producteurs ont essentiellement investi leurs salaires et frais généraux en participation ainsi que le crédit d’impôt. Mars Film était coproducteur.
Il a en outre reçu 180 000 € pour le scénario tandis que les droits d’adaptation du livre de Florence Aubenas ont été acquis pour 240 000 €.
Le film a reçu 650 000 € d’avances sur recettes.
Mars films était coproducteur. Le film a bénéficié d’une aide de la région Normandie.
OCS a acheté le 1er passage télévision payante et Canal+ le second. France 3 est coproducteur et a acheté un passage.
Memento Films est distributeur en remplacement de Mars films et a donné un minimum garanti pour les droits salle et vidéo.
Le précédent film réalisé par Emmanuel Carrèrre était « Moustache », sorti le 6 juillet 2007 et tiré de son roman. Il était produit par Anne-Dominique de la Toussaint (Les films de la Tournelle) et distribué par Pathé films. Il avait rassemblé 340 000 spectateurs. https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Moustache
A noter que Curiosa films a produit « En attendant Bojangles », réalisé par Régis Roinsard, qui vient de sortir https://siritz.com/cinescoop/la-remuneration-de-regis-roinsard-2/.
De même Cinéfrance studio a produit « Barbaque » qui a déjà rassemblé 250 000 spectateurs. https://siritz.com/cinescoop/la-remuneration-de-fabrice-eboue/.
*www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma. Il publie le budget, le plan de financement et la répartition des recettes de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il dispose d’un puissant moteur de recherche multicritères et de 10 ans d’archives.