POUR LA RÉALISATION DE « TROMPERIE »

Ce film est tiré du roman du même nom de Philipe Roth. C’est le onzième long métrage de fiction réalisé par Arnaud Desplechin. https://fr.wikipedia.org/wiki/Arnaud_Desplechin

Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.

Il est produit par Pascal Caucheteux (Why Not Productions) pour un budget prévisionnel de 1,2 millions €. https://fr.wikipedia.org/wiki/Tromperie_(film,_2021)

Les droits d’adaptation du livre ont été achetés 16 000 €.

Pour la préparation, 20 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur est de 19 000 €, dont 15 000 € d’à valoir sur droits d’auteur et 4 000 € de salaire de technicien.

Il a été préacheté par Canal+ et Multithématiques. Le Pacte le distribue sans avoir donné de minimum garanti.

Le précédent film d’Arnaud Desplechin était « Roubaix, une lumière », sorti en salle le 21 août 2019. https://siritz.com/cinescoop/la-remuneration-de-desplechin-pour-roubaix-une-lumiere/

Il avait le même producteur et le même distributeur. Son budget prévisionnel était de 3,8 millions €.

Pour la préparation, 30 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur est de 100 000 €, répartie en part égale entre à valoir sur droits d’auteur et salaire de technicien. Il avait en outre reçu 25 000 € pour le sujet.

Il avait co-écrit le scénario avec Léa Mysius. Ils s’étaient partagés 165 000 €.

Léa Seydoux en était déjà l’une des interprètes.

Sorti sur 200 copies le film avait rassemblé 400 000 entrées.

« Les fantômes d’Ismaël », sorti le 17 mai 2017, avait lui-aussi le même producteur et le même distributeur. Son budget était de 6 millions €.

Pour la préparation, 30 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur est de 100 000 €, répartie en part égale entre à valoir sur droits d’auteur et salaire de technicien.

Le scénario avait été coécrit avec Julie Peyr et Léa Mysisus. Elles avaient reçu 31 000 € et Arnaud Desplechin 150 000 €.

Le film avait rassemblé 390 000 spectateurs.

*www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement,  destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie le budget, le plan de financement et la répartition des recettes de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il dispose d’un puissant moteur de recherche multicritères et de 10 ans d’archives.

POUR LA RÉALISATION DE « MICA »

Ce film dramatique est son troisième. C’est une coproduction entre le Maroc (87%) et la France (13%). https://fr.wikipedia.org/wiki/Ismaël_Ferroukhi

Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.

Son budget prévisionnel est de 850 000 €. Du côté français il est produit par Marie Masmonteil (Elzévir ) et du côté marocain par Lamia Chraibi (Le Prod). https://fr.wikipedia.org/wiki/Mica

Pour la préparation, 37 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur est de 10 000€, uniquement en salaire de technicien.

C’est évidemment parmi les plus basses rémunérations de réalisateurs films français sortis depuis le début de l’année. https://siritz.com/financine/barometre-des-realisateurs/

Le scénario a été co-écrit avec Fadette Drouard et ils se sont partagé 50 000 €.

JHR est distributeur en France, sans avoir donné de minimum garanti.

Au Maroc il a reçu le soutien de cinq fonds et a été corrodait par la télévision marocaine SNRT. Il y est distribué par Orange Studio.

Le précédent film réalisé par Ismaël Ferroukhi était « Les hommes libres », sorti le 28 septembre 2011.

Il était produit par Pyramide distribution pour un budget prévisionnel de 2,8 millions € et également distribué par Pyramide distribution.

Pour la préparation, 10 semaine de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur était de 90 000 €, dont 50 000 € d’à valoir sur droits d’auteur et 40 000 € de salaire de technicien.

Le scénario était co-écrit avec Alain-Michel Blanc  et ils se sont partagé 40 000 €.

Le film avait bénéficié de 600 000 € d’avance sur recettes. France 3 était coproducteur et avait acheté un passage.

Le film avait rassemblé 170 000 spectateurs.

*www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement,  destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie le budget, le plan de financement et la répartition des recettes de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il dispose d’un puissant moteur de recherche multicritères et de 10 ans d’archives.

Les résultats exceptionnels du dernier Spiderman redonnent soudain espoir au cinéma en France comme  dans le monde. https://www.premiere.fr/Cinema/News-Cinema/Box-office-France-Spider-Man-No-Way-Home-chasse-le-record-du-Sam-Raimi

Mais ils ne peuvent cacher la situation dramatique dans laquelle se trouvent, en France, les salles, et surtout les distributeurs, avec une fréquentation qui se situe régulièrement 30% en-dessous de son niveau d’avant la crise.

Le métier de distributeur a toujours été le plus risqué de l’industrie. Pour un film français un distributeur  s’engage à la lecture du scénario et sur choix du réalisateur ainsi que sur le casting. Le résultat peut être décevant et, de toute façon, le succès d’un film dépend de multiples facteurs. Cet engagement du distributeur consiste en un investissement sur les frais d’édition et, le plus souvent, en un minimum garanti.

Or, pour la très grande majorité des films français ou étrangers sortis depuis le début de la pandémie, les investissements des distributeurs français se fondaient sur les entrées potentielles avant cette pandémie.

Selon Cinefinances.info, en tenant compte du soutien automatique, la distribution de 57% des films français était déficitaire en 2019, année de fréquentation record, avec 213 millions d’entrées. https://siritz.com/les-barometres-de-la-distribution/en-2019-les-recettes-salles-de-71-des-films-francais-sortis-nont-pas-couvert-linvestissement-du-distributeur/Il est donc très probable que l’exploitation de la très grande majorité des film français sortis  depuis la pandémie a été déficitaire. Bien plus, globalement, les investissements des distributeurs n’ont pas été couverts, alors qu’ils ont également des frais généraux.

L’État est conscient de la situation tragique du cinéma en France. Au congrès de la FNCF la ministre de la culture, Roseline Bachelot,  avait évaluée à 54 millions € les pertes de chiffre d’affaires des salles générées parle pass sanitaire. Elle a  annoncé une aide de millions 27 millions € aux salles de cinéma mais seulement de 7 millions € aux distributeurs. https://siritz.com/editorial/cinema-entre-optimisme-et-colere/ Pourtant la part des recettes des distributeurs approche les 50%. Cet arbitrage biaisé est, en partie,  dû au fait que, tous unis au sein de la FNCF, les exploitants représentent un lobby plus puissant que celui de l’éparpillement des syndicats de la distribution. Il serait souhaitable que tous les distributeurs en tirent la leçon en s’unissant en fin dans le même syndicat. Mais aussi que cette injustice soit réparée.

Car elle va probablement toucher désormais également la production française. Il y aura moins de films distribués et les minima garantis seront beaucoup plus bas. Les importations de films étrangers seront également concernés.Une évolution qui risque de peser plus lourd que l’entrée de la S-VoD dans l’écosystème du cinéma français.

POUR LA RÉALISATION DE « LA CROISADE »

Cette comédie est son troisième long métrage. Il a surtout été acteur dans de très nombreux films et il est l’un des principaux interprètes de celui-ci. https://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_Garrel

Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.

Ce film a été produit par Pascal Caucheteux (Why not productions), pour un budget prévisionnel de 1,2 millions €. https://fr.wikipedia.org/wiki/Croisade

Pour la préparation 22 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur est de 10 000 €, répartie en part égale entre à valoir sur droits d’auteur et salaire de technicien.

C’est l’une des plus faibles rémunérations de réalisateurs de films sortis en 2021. https://siritz.com/financine/barometre-des-realisateurs/

Le scénario est co-écrit avec Jean-Claude Carrière et ils se sont partagés 22 500 €.

Seuls Canal+ et Multithématiques l’ont préacheté. Ad Vitam, le distributeur, n’a accordé aucun minimum garanti. Il a rassemblé 2 000 entrées son premier jour en France dans 94 salles.

Le précédent film du réalisateur était « L’homme fidèle » qui était sorti le 26 décembre 2018. Il avait été coréalisé avec Jean-Claude Carrière. Là encore il était l’un des interprètes du film.

Pour la préparation, 20 jours de tournage et la post-production la rémunération des réalisateurs est de 19 000 €, dont 14 000 € d’à valoir sur droits d’auteur et 5 000 € de salaire de technicien. Ils avaient également reçu 5 000 € pour le scénario.

Le film, dont le budget était 1,2 millions € avait le même producteur et le même distributeur.

Il avait rassemblé 150 000 spectateurs.

Le premier film de Louis Garrel, également interprété par lui, était « Les deux amis », sorti le 23 septembre 2015. Le scénario était coécrit avec Christophe Honoré. Il était distribué par Ad Vitam, mais produit par Les films de la Tournelle.

Pour la préparation, 33 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur était de 95 000 €, dont 54 000 € d’à valoir sur droits d’auteur et 41 000 € de salaire de technicien.

Le film avait rassemblé 91 000 entrées.

*www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement,  destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie le budget, le plan de financement et la répartition des recettes de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il dispose d’un puissant moteur de recherche multicritères et de 10 ans d’archives.

POUR LA RÉALISATION DE « MADELEINE COLLINS »

C’est son troisième long métrage de fiction. Il est interprété par Virginie Efira et Bruno Solomone. https://fr.wikipedia.org/wiki/Antoine_Barraud

Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.

C’est une coproduction française (Julien Turand pour Les films du Bélier) à 70%, Belge (Frakas à 15%) et  Suisse (Close up à 15%) pour un budget prévisionnel de 3,6 millions €. https://fr.wikipedia.org/wiki/Madeleine_Collins

Pour la préparation, 35 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur est de 75 000 €, dont 30 000 € d’à valoir sur droits d’auteur et 45 000 € de salaire de technicien.

C’est beaucoup moins que la rémunération médiane des réalisateurs de films français sortis en 2021. https://siritz.com/financine/barometre-des-realisateurs/

En outre, il a reçu 37 000 € pour le scénario. Il fait ainsi parti des 40% de films français pour lesquels le scénario est moins rémunéré que la réalisation. https://siritz.com/financine/le-barometre-des-scenarios-au-9-11/

Le film a bénéficié en France du soutien d’Eurimages, de l’Angoa, des régions Haut de France, Ile de France et Val de Loire ainsi que du département 93. Trois soficas y ont investi. Canal+ et Multithématiques ont pré-acheté un passage.

En Belgique le film a bénéficié du Tax shelter et a été acheté par la RTBF et Vol-BE TV. En Suisse il a bénéficié de deux  soutiens financiers Cinefrom dont Eurimages et a été pré-acheté par la RTS.

Le précédent film du réalisateur était « Le dos rouge », comédie dramatique sortie le 22 avril 2015. Il était produit par Anna Sanders films et distribué par Épicentre.

Il n’avait rassemblé que 10 000 spectateurs.

*www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement,  destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie le budget, le plan de financement et la répartition des recettes de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il dispose d’un puissant moteur de recherche multicritères et de 10 ans d’archives.

LA RÉMUNÉRATION DE CHARLOTTE DE TURCKHEIM

Cette comédie est le cinquième long métrage réalisé par cette comédienne qui est aussi interprète du film. https://fr.wikipedia.org/wiki/Charlotte_de_Turckheim

Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.

Ce film est produit par Christine Gozlan (Thelma Films) et Dominique Besnehard (Mon voisin productions ) pour un budget prévisionnel de 5,2 millions €. https://fr.wikipedia.org/wiki/Mince_alors_2_!

Pour la préparation, 35 jours de tournage et la post-production la rémunération de la réalisatrice est de 300 000 €, répartie en part égale entre à valoir sur droits d’auteur et salaire de technicien.

C’est sensiblement plus que la rémunération moyenne des films français sortis depuis le début de l’année. https://siritz.com/financine/barometre-des-realisateurs/

Elle a en outre touché 373 000 € pour le sujet et le scénario a été co-écrit avec Gladys Marciano qui a reçu 10 000 €.

Le film est coproduit par M6 et a bénéficié du soutien de la région Paca.

Il a été préacheté par Canal+, Multithématiques, M6 et W9.

Le Pacte le distribue et a donné un minimum garanti pour tous les mandats sauf la télévision.

Le précédent film réalisé par Charlotte de Truckheim était « Qui c’est les plus forts ? » sorti le 3 juin 2015. Il était produit par Ciné@ pour 6,2 millions € et distribué par Wild bunch.

Pour la préparation, 35 jours de tournage et la post-production la rémunération de la réalisatrice était de 286 000 €, dont     136 000 € d’à valoir sur droits d’auteur et 150 000 € de salaire de technicien.

Le film était tiré du roman de Clément Koch qui avait été acheté 50 000. Ce dernier avait co-écrit le scénario et ils s’étaient partagés 259 000 €.

Le film avait rassemblé 185 000 spectateurs.

*www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement,  destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie le budget, le plan de financement et la répartition des recettes de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il dispose d’un puissant moteur de recherche multicritères et de 10 ans d’archives.

POUR LA RÉALISATION DE « CHÈRE LÉA »

Cette romance qui est aussi une comédie est son septième film.

Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article. https://fr.wikipedia.org/wiki/Jérôme_Bonnell

Il est produit et distribué par Miche Saint-Jean (Diaphana) pour un budget prévisionnel de 2 millions €.

Pour la préparation, 30 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur est de 60 000 €, répartie en part égale entre à valoir sur droits d’auteur et salaire de technicien.

C’est beaucoup moins que la rémunération médiane des réalisateurs de films français sortis depuis le début de l’année. C’est 2% du budget du film, ce qui est également moins que pour la médiane de ces films. https://siritz.com/financine/barometre-des-realisateurs/

Il a en outre touché 50 000 € pour le scénario qu’il a co-écrit avec François Decodts qui a reçu 10 000 €.

Il y a trois coproducteurs : une sofica adossée et deux autres soficas.

Le film est préacheté par Canal+ et Mutithématiques. Diaphana a donné deux minima garantis séparés pour les mandats salle et vidéo. Le premier jour de sa sortie le film a rassemblé 4 500 entrées sur 128 copies.

Son précédent film était « On y va à trois », sorti le 25 mars 2015.

Il était produit par Rectangle productions pour un budget de 4 millions € et distribué par Wild Bunch.

Pour la préparation, 37 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur était de 80 000 €, dont 30 000 € d’à valoir sur droits d’auteur et 50 000 € de salaire de technicien.

Il avait en outre reçu 79 000 € pour le scénario.

Le film avait rassemblé 112 000 spectateurs.

*www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement,  destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie le budget, le plan de financement et la répartition des recettes de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il dispose d’un puissant moteur de recherche multicritères et de 10 ans d’archives.

LA SUPPRESSION DE LA REDEVANCE SERAIT-ELLE UNE RÉELE ÉCONOMIE ?

A l’heure la plupart des candidats à la présidence de la République insistent sur la nécessité de réduire drastiquement les dépenses de l’État, il est probable qu’il sera beaucoup question de supprimer la redevance qui finance service public de la télévision et de la radio. Éric Zémmour est d’ailleurs le premier à avoir proposé cette réforme. https://www.capital.fr/economie-politique/eric-zemmour-veut-faire-disparaitre-la-redevance-audiovisuelle-1422966?amp

Radio France pourra mettre en avant que France Inter est la station la plus écoutée, et que France info est la seule station d’information continue tandis que France culture et France musique assurent incontestablement une mission de service publique que ne peuvent assurer les radios privées.

En matière de télévision Arte est un partenariat entre la France et l’Allemagne auquel il sera difficile à la France de prendre l’initiative de mettre fin. Mais, pour France télévisions, seule France 5 assume incontestablement une mission de service publique qui la distingue des chaînes privées. Supprimer la redevance annuelle de 138 € sera donc probablement un bon argument de campagne pour plusieurs candidats, même si la notre est sensiblement inférieure à la redevance britannique ou allemande. https://siritz.com/editorial/cinema-vers-un-changement-de-modele-economique/

Mais la justification de l’existence du service public de la télévision est avant tout économique. Dans une interview au quotidien les Echos publiée le 15 décembre Delphine Ernotte, la PDG du groupe France télévisions, rappelait que chaque euro de commande pour des œuvres audiovisuelles dégageait 2,4 € dans l’économie française. https://www.lesechos.fr/tech-medias/medias/delphine-ernotte-france-televisions-nest-pas-quun-centre-de-couts-nous-creons-de-la-richesse-1372421

Or, dans notre pays, près de 60% du revenu national fait l’objet de prélèvements publics. Donc, non seulement la disparition des investissements de France télévisions entrainerait une perte d’activité et d’emplois bien supérieure, mais elle se traduirait aussi par une diminution également bien supérieure de recettes publiques.

Les partisans de cette disparition de France télévisions estimeront sans doute que le secteur privé pourrait se substituer efficacement à celle dernière. Mais jamais des chaînes privées ne pourraient recueillir un montant de recettes publicitaires suffisant pour compenser le produit de la redevance. Et, en cherchant à le faire elles affaibliraient TF1 et M6 qui en sont à vouloir fusionner pour résister à la concurrence des plateformes.

En fait, le projet de disparition de France télévisions et de la redevance est une nouvelle illustration de mesures séduisantes qui ont l’effet inverse de celles visées.

 

POUR LA RÉALISATION DE « PRINCESSE DRAGON »

Ce dessin animé réalisé par Anthony Roux et Jean-Jacques Denis est leur deuxième long métrage et ils ont réalisé leur premier ensemble.

https://www.premiere.fr/Star/Jean-Jacques-Denis

Anthony Roux est également auteur de bandes dessinées et scénariste de séries.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Anthony_Roux_(auteur)

Il dirige la société de production Ankama animation qui a produit ce film.https://fr.wikipedia.org/wiki/Princesse_Dragon

Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.

La rémunération des deux réalisateurs est de 100 000 € d’à valoir sur droits d’auteur et de 145 000 € de salaire. Bien entendu la durée de travail sur un film d’animation n’a rien à voir avec celle d’un film de fiction et se compte en mois.

Le scénario a été écrit par Anthony Roux qui a reçu 50 000 €.

Le film est coproduit par Gébéka, Pictanovo et France 3. Il bénéficie du soutien de la région Ile de France.

Il a été pré-acheté par Canal+, Multithématiques, et France 3.Le film est coproduit par la Canada à hauteur de 5%, avec comme coproducteur Cariba, situé à Montréal.

Gébéka a donné un minimum garanti pour le mandat de distribution en salle et un autre pour la distribution vidéo.

Les deux réalisateurs avaient co-réalisé leur premier long métrage, «Dofus-Livre 1 : Julith », sorti le 3 février 2016. Il avait le même producteur et le même distributeur. Son budget était de 6,5 millions €.

La rémunération des deux réalisateurs était de 101 000 € en à valoir sur droits d’auteur et de 151 000 € en salaire.

Le film avait rassemblé 84 000 spectateurs.

*www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement,  destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie le budget, le plan de financement et la répartition des recettes de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il dispose d’un puissant moteur de recherche multicritères et de 10 ans d’archives.

POUR LA RÉALISATION DE « MYSTÈRE »

Ce film d’aventure est  son second long métrage de cinéma. https://fr.wikipedia.org/wiki/Denis_Imbert

Il est tiré de l’œuvre original de Remi Sappe.

Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.

Il a été produit par Clément Miserez (Radar Films) pour un budget de 6,2 millions €. https://fr.wikipedia.org/wiki/Mystère_(film,_2021)

Pour la préparation, 41 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur est de 120 000 €, répartie en part égale entre à valoir sur droits d’auteur et salaire de technicien.

C’est moins que la rémunération moyenne des réalisateurs de films français sortis en 2021. https://siritz.com/financine/barometre-des-realisateurs/

L’oeuvre de Remi Sappe a été acquise pour 260 000 € et le scénario a été co-écrit avec Mathieu Oullion et Stéphane Vasseur pour 7 000 €. Le coût du scénario est donc sensiblement supérieur à la moyenne de ceux de la moyenne des films français en 2021. https://siritz.com/financine/le-barometre-des-scenarios-au-9-11/

Le film était coproduit par Gaumont et Auvergne-Rhône-Alpes. Un passage a été pré-vendu à OCS. Gaumont est distributeur et a donné un minimum garanti pour tous les mandats sauf la télévision. https://siritz.com/financine/le-barometre-des-scenarios-au-9-11/

Le premier film de Denis Imbert était « Vicky », sorti en salle le 8 juin 2016. Il était produit par LGM pour un budget de 4 millions € et distribué par Gaumont.

Pour la préparation, 31 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur était de 100 0 000 €, répartie en part égale entre à valoir sur droits d’auteur et salaire de technicien. Il avait en outre reçu 75 000 € pour le scénario qui avait été co-écrit par Victoria Bedos. celle-ci avait reçu 51 000 €.

Le film avait rassemblé 72 000 spectateurs.

*www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement,  destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie le budget, le plan de financement et la répartition des recettes de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il dispose d’un puissant moteur de recherche multicritères et de 10 ans d’archives.