Serge Siritzky : La comptabilité de la production devient de plus en plus complexe à mesure que se multiplient les sources de revenus qu’il faut suivre et les partenaires à qui il faut rendre des comptes. Vous avez créé une plate-forme, BAKND, destinée à faciliter cette part de l’activité des producteurs. Qu’est-ce qu’elle apporte de plus à un producteur qui a déjà une comptabilité ?

Guillaume Offroy : BAKND (www.baknd.fr) est une plateforme conçue pour centraliser l’ensemble des données juridiques, financières et contractuelles liées à une œuvre audiovisuelle, afin de fluidifier le suivi et le partage des recettes.

Aujourd’hui, les producteurs font face à une multiplication des sources de revenus (chaînes, plateformes, ventes internationales, exploitation secondaire) mais aussi à une fragmentation croissante des droits et du nombre d’ayants droit. Les informations arrivent dans des formats très différents, souvent via des fichiers hétérogènes, difficiles à consolider.

Une comptabilité classique répond avant tout à des obligations fiscales et comptables. BAKND intervient en complément : nous structurons les données d’exploitation d’une œuvre pour permettre un suivi précis des recettes, des contrats et des répartitions entre partenaires. L’objectif est de rendre la remontée de recettes plus transparente, plus rapide et beaucoup moins chronophage.

SS : Si je suis producteur et que j’ai confié à un distributeur la vente à l’étranger d’un film, ce distributeur va m’envoyer un mail avec en pièce jointe un fichier Excel regroupant les recettes du mois. Pour un autre film, un autre distributeur va m’envoyer un autre fichier Excel en pièce jointe, mais pas présenté de la même façon. La saisie dans la comptabilité de ces différentes présentations prend du temps. Qu’est-ce que BAKND change ?

GO : L’idée est précisément de sortir de cette logique d’échanges fragmentés par e-mails et pièces jointes. Avec BAKND, les distributeurs et partenaires saisissent directement leurs informations sur la plateforme, dans un format standardisé commun à l’ensemble des intervenants d’une œuvre.

On évite ainsi les multiples retraitements manuels, les risques d’erreur et les pertes de temps liées à l’hétérogénéité des fichiers. Toutes les données sont structurées dès l’origine de manière homogène, ce qui permet au producteur d’avoir une vision consolidée, actualisée et immédiatement exploitable des recettes et des répartitions.

SS : Mais les contrats sont différents les uns des autres : les pourcentages changent en fonction des médias et des niveaux de revenu. Ce qui est compliqué c’est de transformer un contrat d’une quinzaine de pages en un document Excel avec des lignes et des colonnes. Est-ce que Baknd peut faire ou, en tout cas, faciliter ce travail ?

GO : Oui, c’est précisément l’un des enjeux sur lesquels nous travaillons. Nous avons développé un outil fondé sur l’IA capable d’analyser un contrat complexe et d’en extraire automatiquement les principales données financières : clés de répartition, seuils de revenus, pourcentages selon les médias ou les territoires, minimums garantis, etc.

Concrètement, à partir d’un contrat d’une quinzaine de pages, l’outil peut produire une synthèse structurée en une page, directement exploitable par les équipes financières et de production. Cela représente un gain de temps considérable et réduit aussi les risques d’interprétation ou d’erreur.

À terme — même si nous n’en sommes pas encore là — l’objectif est d’aller plus loin et de pouvoir transformer automatiquement ces informations contractuelles en règles comptables et en workflows directement intégrés à la plateforme.

SS : Donc, votre plate-forme fait un peu ce que fait la Commission d’agrément du CNC en amenant pour tous les films, à présenter de la même façon le devis, le plan de financement et la répartition des recettes.

GO : Il ne s’agit pas de se substituer au CNC ni d’entrer dans une logique réglementaire. Ce que nous cherchons à faire, c’est simplement créer un langage commun entre les différents partenaires d’une œuvre.

Aujourd’hui, chacun travaille avec ses propres formats, ses propres tableaux et ses propres méthodes, ce qui complique énormément les échanges et le suivi des recettes. BAKND apporte surtout une standardisation technique et opérationnelle des données, afin de fluidifier le travail de tous les acteurs.L’idée est moins de normaliser les œuvres que de simplifier la circulation de l’information financière.

SS : Pour rentrer ses données dans votre plate-forme j’imagine que chaque partenaire, les sources de revenus comme les ayants-droits, a un code que lui donne le producteur pour pouvoir accéder à votre plate-forme.

GO : Oui, c’est exactement le principe. Le producteur attribue des accès à chaque intervenant concerné par l’œuvre. Cela peut concerner les distributeurs, mais aussi, selon les cas, les réalisateurs, scénaristes ou comédiens lorsqu’ils disposent d’un intéressement sur les résultats du film. Chacun accède ainsi uniquement aux informations qui le concernent, dans un cadre sécurisé et maîtrisé par le producteur

SS : C’est une étape importante qui va, j’imagine, être très vite exigée par tous ces réalisateurs, scénaristes ou comédiens. Mais dans votre présentation de BAKND vous expliquez que vous allez faire gagner du temps au producteur et, donc à tous ses partenaires et ayants-droits. Mais les informations dépendent des entreprises en charge des différents revenus. Or, très souvent, elles arrivent avec retard. Est-ce que votre plate-forme prévoit d’avertir le producteur de ces retards et de relancer ceux qui sont en retard ?

GO : Oui, c’est le point clé. BAKND ne se contente pas de centraliser les données, il permet aussi de suivre leur actualisation dans le temps. Concrètement, chaque flux de revenus et chaque partenaire est identifié et horodaté. Le producteur peut donc voir en un coup d’œil ce qui a été transmis, ce qui est en attente, et ce qui est en retard par rapport au rythme prévu.

La plateforme peut également envoyer des notifications ou des rappels aux contributeurs concernés lorsqu’une donnée n’a pas été mise à jour dans les délais attendus. L’objectif n’est pas de “contrôler” les partenaires, mais de fluidifier la circulation de l’information et d’éviter les relances manuelles chronophages du producteur.

SS : Pour un producteur qui a déjà une comptabilité qui fonctionne, comment passer de cette comptabilité à cette plate-forme ou intégrer cette plate-forme dans sa comptabilité ?  Y-a-t’il un mode d’emploi et sous quelle forme ? Est-ce simple ?

GO : L’objectif n’est pas de remplacer la comptabilité du producteur, mais de venir se connecter à son organisation existante. BAKND s’intègre en amont de la comptabilité classique, sur toute la partie “œuvre” : contrats, recettes, partenaires et règles de répartition.

Concrètement, l’intégration se fait progressivement. On commence généralement par un film ou un catalogue restreint, pour structurer les données existantes et les importer dans la plateforme. Ensuite, les nouveaux flux sont directement saisis dans Baknd, ce qui évite de repartir dans des retraitements lourds. Il n’y a pas un “mode d’emploi unique” au sens strict, mais un accompagnement à la mise en place, parce que chaque société de production a déjà ses propres outils et habitudes. L’idée est justement de s’adapter à l’existant pour rendre la transition la plus simple possible, sans rupture dans le fonctionnement comptable.

SS : Il y a une seule plate-forme BAKND?

GO : En fait, il existe d’abord un modèle freemium qui permet à n’importe quel utilisateur de se créer un compte, d’accéder à la plateforme et de commencer à structurer son activité, notamment en ajoutant des œuvres à son catalogue et en recevant des invitations de partenaires, sans nécessairement passer par une organisation en société.

Ensuite, bien sur, nos offres s’organisent autour d’abonnements payants avec plusieurs niveaux adapté à chaque type d’utilisateur. L’offre Essentiel s’adresse à des utilisateurs qui commencent à structurer une activité plus régulière. L’offre Pro est destinée aux producteurs ou équipes qui gèrent davantage de projets et de partenaires. Enfin, l’offre Entreprise est conçue pour les structures de production plus importantes.

La différence entre Pro et Entreprise tient principalement à la taille des équipes et au nombre de sièges : une société peut y travailler à plusieurs collaborateurs avec des droits et rôles différenciés, tandis que l’offre Pro est pensée pour des équipes plus réduites ou des structures plus légères.

SS : Votre plate-forme est déjà disponible ?

GO : BAKND est déjà accessible en ligne via l’application app.baknd.fr, actuellement en version bêta. La plateforme a un objectif simple : permettre aux producteurs et à leurs partenaires de structurer, centraliser et partager les données d’une œuvre au sein d’un environnement unique.

Dans cette dynamique, BAKND bénéficie également de l’accompagnement d’acteurs publics tels que Bpifrance et la Région Île-de-France, ce qui nous a permis d’accélérer le développement et de rester au plus près des besoins concrets des utilisateurs. Cette première version déjà en place va continuer à évoluer au fil des usages et des retours des utilisateurs. L’idée n’est pas de figer un produit trop tôt, mais de le faire grandir progressivement en restant au plus près des besoins réels des professionnels et de la profession.

SS : Quel est le prix de BAKND ?

GO : Essentiel c’est 29,99 € par mois, soit 287 € par an. Pro c’est 49,99 € par mois, soit 499 € par an. Et Premium Entreprise c’est 299,99 par mois, soit 2 879 € par an. Vous pouvez trouver tous nos prix sur notre site www.Baknd.fr.

Le 3ème long métrage réalisé par Fabien Gorgeart https://fr.wikipedia.org/wiki/Fabien_Gorgeart est « C’est quoi l’amour », une comédie sur un démariage catholique.

Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.

Fabien Gorgeart

Son budget prévisionnel est 6 millions €, soit 10% de plus que le budget moyen des films français de fiction sortis en 2025. https://siritz.com/financine/le-barometre-des-budgets-previsionnels-2025-24-23/  Pour la préparation, 33 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur est de 75 000 €, dont 32 000 € d’à valoir sur droits d’auteur et 43 000 € de salaire de technicien. C’est un peu moins que la rémunération médiane des réalisateurs. https://siritz.com/financine/remuneration-en-2025-24-23-des-realisateurs/. Il a écrit le scénario pour 100 000 €. C’est deux tiers du budget médian des scénarios. https://siritz.com/financine/le-budget-total-des-scenarios-en-2025-24-23/

La musique a été confiée à Gabriel des Forêts pour 75 000 €, soit un peu plus que le budget moyen de la musique de films. https://siritz.com/financine/le-barometre-2025-24-23-de-la-musique-de-films/. Enfin les rôles principaux ont reçu 350 000 € ce qui est 10% de plus que la rémunération moyenne des rôles principaux. https://siritz.com/financine/remuneration-des-roles-principaux-2025-24-23/

Priorité aux rôles principaux et à la musique

Pour bien illustrer la part du budget que la production de « C’est quoi l’amour ? » a consacré aux quatre principaux postes de l’affiche par rapport à ce qui leur est consacré dans la moyenne des films le tableau ci-dessous est éclairant :

Comme on le voit la production a consacré à la rémunération des rôles principaux et à la musique un pourcentage du budget général bien supérieur à la moyenne des films. Au contraire il a consacré à la rémunération du réalisateur et du scénariste un pourcentage bien inférieur.

Les producteurs délégués sont Petit films (Jean des Forêts) & Deuxième ligne films (Maris Dubas). Cofinova 21 y a investi, adossée à Petit films. France 3 cinéma est coproducteur. Le film a obtenu le soutien de Procirep-Angoa et il a bénéficié de l’aide non remboursable de la région Normandie. Canal+, Ciné+ et France télévisions l’ont préacheté. Zinc film a donné un minimum garanti pour tous les mandats de distribution. Mais il a confié les ventes à l’étranger à Ginger & Fed.

Le précédent film réalisé par Fabien Gorgeart était « La vraie famille », sorti en 2022. Il avait les mêmes producteurs et son budget prévisionnel était 2,6 millions €. Le Pacte le distribuait et le film avait rassemblé 118 000 spectateurs. https://siritz.com/cinescoop/la-remuneration-de-fabien-gogeart/

www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose de nombreuses archives et d’un puissant moteur de recherche. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples critères.

Le 4ème long métrage réalisé par la comédienne Reem Kherici https://fr.wikipedia.org/wiki/Reem_Kherici est  « Pour le plaisir », https://fr.wikipedia.org/wiki/Pour_le_plaisir_(film,_2026), une comédie sur le plaisir féminin.

Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.

Son budget prévisionnel est 9 millions €, soit 60% de plus que le budget prévisionnel moyen des films  français de fiction sortis en 2025. https://siritz.com/financine/le-barometre-des-budgets-previsionnels-2025-24-23/Pour la préparation, 34 jours de tournage et la post-production la rémunération de la réalisatrice est de 400 000 €, répartie en part égale entre à valoir sur droits d’auteur et salaire de technicien. C’est trois fois la rémunération moyenne des réalisateurs. https://siritz.com/financine/remuneration-en-2025-24-23-des-realisateurs/. Elle a écrit le scénario avec Gary Kikoïne et David Solal pour 160 000 €, ce qui est la moitié du budget moyen des scénarios. https://siritz.com/financine/remuneration-des-roles-principaux-2025-24-23/

La musique a été confiée à Laurent Aknin pour 121 000 €. C’est 70% de plus que le budget moyen des musiques de film. Enfin la rémunération des rôles principaux est 900 000 €, soit près du triple de la rémunération moyenne des rôles principaux. https://siritz.com/financine/remuneration-des-roles-principaux-2025-24-23/

Priorité à la rémunération des rôles principaux et de la réalisatrice

Pour bien illustrer la part du budget que la production de « Pour le plaisir » a consacré aux quatre principaux postes de l’affiche par rapport à ce qui leur est consacré dans la moyenne des films le tableau ci-dessous est éclairant :

On voit que la production a mis l’accent sur la rémunération des rôles principaux et celle de la réalisatrice. Le pourcentage du budget consacré à la musique par rapport au budget total est un peu supérieur à celui de la moyenne des films. En revanche, la part du budget consacré à la moyenne des films est presque la moitié de la moyenne des films.

Les producteurs délégués sont Vendôme Films (Philippe Rousselet) & Baxtory (David Solal et Elsa Leeb). TF1 films production et Studio TF1 sont coproducteurs. Le film a bénéficié du soutien de la Procirep-Angoa et le CNC lui a donné une aide aux effets visuels. La région Ile de France lui a accordé une aide remboursable. TF1 a préacheté 2 passages,, tout comme TMC. TF1 studio a donné un minimum garanti pour tous les mandats de distribution.

Le précédent film réalisé par Reem Khérici était « Chien & chat », sorti en 2024. Le budget prévisionnel de cette coproduction avec le Canada qui mélangeait fiction et animation, était 19,2 millions € et il était produit par Mandarin et Cgie. Gaumont était son distributeur et le film avait rassemblé 1 230 000 spectateurs. https://siritz.com/cinescoop/a-la-fois-live-et-animation/

www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose de nombreuses archives et d’un puissant moteur de recherche. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples critères.

Le 6ème long métrage réalisé par le réalisateur franco-sénégalais Alain Gomis  comédie-dramatique franco-sénégalo-bissaoguinéenne  sur la transmission et le mélange des cultures.

Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.

ALAIN GOMIS

Le budget prévisionnel de cette coproduction entre la France (80%) et le Sénégal (20%) a un budget prévisionnel de 2,5 millions €, soit deux tiers du budget médian des films français de fiction sortis en 2025. https://siritz.com/financine/le-barometre-des-budgets-previsionnels-2025-24-23/.Pour la préparation, 10 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur est de 84 000 €, répartie en part égale entre à valoir sur droits d’auteur et salaire de technicien. C’est la rémunération médiane des réalisateurs. https://siritz.com/financine/remuneration-en-2025-24-23-des-realisateurs/Il a écrit le scénario pour 65 000 €, ce qui revient à 40% du budget médian des scénarios.https://siritz.com/financine/le-budget-total-des-scenarios-en-2025-24-23/

La musique a été confiée à Gaspard Gomis, Space Dukes, Keïta Janota et Cie pour 90 000 €, soit 25% de plus que le budget moyen de la musique de films. https://siritz.com/financine/le-barometre-2025-24-23-de-la-musique-de-films/. Enfin les rôles principaux ont reçu 50 000 €, soit 30% de la rémunération moyenne des rôles principaux. https://siritz.com/financine/remuneration-des-roles-principaux-2025-24-23/

Priorité à la rémunération du réalisateur et au budget de la musique

Pour bien illustrer la part du budget que la production de « Dao » a consacré aux quatre principaux postes de l’affiche par rapport à ce qui leur est consacré dans la moyenne des films le tableau ci-dessous est éclairant :

Comme on le voit, le pourcentage du budget total de « Dao » qui est consacré à la musique est le triple de celui que lui consacre la moyenne des films et celui consacré à la rémunération du réalisateur le double. En revanche le pourcentage consacré au scénario et aux rôles principaux est bien inférieur.

Les producteurs délégués sont Les Films du Worso (Sylvie Pialat) et Srab Films (Christophe Barral et Toufik Ayadi). Ils ont prévu 600 000 € d’avance sur recettes. Canal+ International est coproducteur et 5 sofica non garanties y ont investi. Le film a été prévendu à Canal+, Ciné+ et TV5 Monde. Jour2fête a donné un minimum garanti pour les mandats de distribution salle et vidéo et The Party Sales en a donné un pour les ventes à l’étrange. The Bureau est chargé des ventes TV et S-Vod sans minimum garanti.

Le producteur sénégalais est Yennenga production. Il a bénéficié de l’aide nationale FOPICA ainsi que du soutien de Worl Cinéma fund et de l’ OIF.

Le précédent film réalisé par Alain Gomis était « Félicité », sorti en 2017 et produit par Andolfi productions pour 1,1 millions €. Jour2fête était déjà distributeur et le film avait rassemblé 75 000 spectateurs. https://fr.wikipedia.org/wiki/Félicité_(film,_2017)

www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose de nombreuses archives et d’un puissant moteur de recherche. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples critères.

Le démarrage de « Le diable s’habille en Prada 2 » confirme que la fréquentation cinématographique  a retrouvé son niveau d’avant Covid. En 2006, le numéro un, le premier jour,  avait atteint 94 000 entrées et, en fin de carrière  atteint les 2,2 millions d’entrée. Le numéro 2, qui a démarré avec 160 00 entrées dans le même nombre de salles,  devrait se situer bien au-dessus. Donc on peut être rassuré à court terme.

Reste, sur le long terme, que le risque est que les jeunes, et, donc, les futures générations, accaparés par leur i-phone, perdent l’habitude d’aller au cinéma et même, tout simplement de voir des films, car ils ne supporteront plus que les fictions courtes de You tube. C’est pourquoi l’opération « Cinéma à l’école » est si importante.

Or, à ce sujet, le livre « Le cerveau sans mémoire. Un tsunami nommé smartphone » (Éditions du Cherche midi) est révolutionnaire et devrait être lu par tous les professionnels du cinéma. Il est co-écrit par Thierry Dérez qui est l’un des plus grand neuro-chirurgiens français et Marc Tadié, neurochirurgien, avocat et président d’un groupe d’assurance. Ils y expliquent que l’homme, à la différence de tous les autres animaux, naît avec un petit cerveau qui met une vingtaine d’années à atteindre sa maturité. Il grandit à mesure que ce qu’il apprend se stocke dans sa mémoire. Il y a deux sortes de mémoires : la mémoire volontaire, notamment tout ce que l’on apprend à l’école. Et la mémoire involontaire, constituée par les sensations procurées par les évènement que l’on a vécus. C’est la mémoire la plus importante, celle qui constitue l’expérience, la perdonnalité et l’intelligence.

Et, quand il fonctionne, notamment pour stocker ces données dans sa mémoire, le cerveau utilise de l’énergie que l’on peut calculer avec un IRM. Cette énergie correspond au travail effectué par le cerveau, à l’image de l’énergie utiliser par le corps quand des mouvements de gymnastiques le musclent. Or, lire un livre sur un livre en papier utilise 10 fois plus d’énergie que de le lire sur un e-Book ! De même l’énergie décroît progressivement entre regarder un vrai tableau musée, le regarder derrière une vitre, le regarder sur une photo ou le regarder sur une tablette. Dans ce dernier cas elle est le dizième de la vision du vrai tableau vu au musée, sans vitre le séparant. Donc, plus le sujet est réel plus le cerveau travail, et plus l’expérience se stocke dans la mémoire.

Les deux scientifiques remarquent que les jeunes lisent de moins en moins de livres et passent de plus en plus de temps sur leur i-phone. Donc, immanquablement leur cerveau travaille moins et  se développe moins. Ils décrivent, de même, les méfaits de l’intelligence artificielle et des réseaux sociaux. Et ils concluent que le cerveau des nouvelle générations va s’atrophier. L’enjeu selon eux est rien moins que la survie de l’espèce humaine.

Comme cela a été fait pour le livre ou la peinture, il paraît indispensable de comparer par IRM le travail du cerveau en regardant un film au cinéma et à la télévision, puis de comparer le travail du cerveau à la vision d’un film, au cinéma ou sur la télévision à celle de fictions courtes de You tube. Il est plus que probable que le film de cinéma contribuera fortement plus au développement de la mémoire involontaire.

Ces données constituent un fait politique majeur et sont des arguments révolutionnaires en faveur de la culture, dont le cinéma est une composant essentielle. La culture peut sauver l’espèce humaine. Le monde de la culture devrait s’associer au monde scientifique pour démontrer aux politiques que le combat pour la culture est tout simplement un combat pour l’espèce humaine.

Le second film de fiction pour le cinéma de Vladimir de Fontenay https://www.etonnants-voyageurs.com/DE-FONTENAY-Vladimir.html est « Sukkwan Island », https://fr.wikipedia.org/wiki/Sukkwan_Island_(film). C’est une adaptation du roman américain éponyme de David Vann, prix Médicis étranger en 2010. C’est un tête à tête sur une île déserte en Alaska entre un père et son jeune fils.

Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.

Vladimir de Fontenay

Le budget prévisionnel de cette coproduction entre  la France (41%), la Belgique (15%), la Norvège (22%) et le Royaume-Uni (22%) est 2,5 millions €, soit deux tiers du budget prévisionnel médian des films français de fiction sortis en 2025. https://siritz.com/financine/le-barometre-des-budgets-previsionnels-2025-24-23/ . Pour la préparation, 25 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur est de 60 000 €, dont 27 000 € d’à valoir sur droits d’auteur et 33 000 € de salaire de technicien. C’est les trois quarts 70/250de la rémunération médiane des réalisateurs. https://siritz.com/financine/remuneration-en-2025-24-23-des-realisateurs/. Les droits du livre ont été acquis pour 77 000 € et Vladimir de Fonteny a écrit le scénario pour 60 000 €. Le budget total du scénario est donc 137 000 €, soit 85% du budget médian des scénarios. https://siritz.com/financine/le-budget-total-des-scenarios-en-2025-24-23/

La musique a été confiée à Florent Chronie-de-Maria et Jeremy Villecourt pour 25 000 €. C’est la moitié du budget médian de la musique de film. https://siritz.com/financine/le-barometre-2025-24-23-de-la-musique-de-films/. Enfin la rémunération des rôles principaux est 70 000 € ce qui est 40% de la rémunération médiane des rôles principaux. https://siritz.com/financine/remuneration-des-roles-principaux-2025-24-23/

Pour bien illustrer la part du budget que la production de «Sukkwan Island» a consacré aux quatre principaux postes de l’affiche par rapport à ce qui leur est consacré dans la moyenne des films le tableau ci-dessous est éclairant :

Comme on le voit Sukkwna Island consacre à la rémunération de son réalisateur et des rôles principaux ainsi qu’au budget de la musique et du scénario un pourcentage du budget total inférieur à celui de la moyenne des films.

Le producteur délégué français est Haut et Court (Caroline Benjo et Carole Scotta). Il a bénéficié des aides d’Europe Creative Media, de l’Angoa et de Pro Artie, ainsi que de l’aide non remboursable de la région Bretagne. Haut et court a donné un minimum garanti pour le mandat de distribution du film. Le producteur belge est Versus production qui a bénéficié du Tax shelter. Il a prévendu le film aux chaînes Proximus, VOO, Bet TV et RTBF. Le producteur norvégien est Maipo Films. Il a bénéficié des aides de Films Fund Nord et du Norwegian Film Institute. Le producteur britannique est Good Chaos qui a bénéficié de l’aide du UK Global Screen Fund et d’un minimum garanti de Curzon Film pour la distribution au Royaume-Uni.

Le premier film réalisé par Vladimir de Fontenay était « Mobile Homes », une coproduction entre la France, le Canada et les États-Unis sorti en 2018. Son budget prévisionnel était 2,8 millions € et il était distribué par Nour Films. Il avait rassemblé 12 000 spectateurs.

www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose de nombreuses archives et d’un puissant moteur de recherche. Il dispose d’archives des films.

Le grand metteur en scène italien d’opéra, Damiano Michieletto https://fr.wikipedia.org/wiki/Damiano_Michieletto , réalise son premier film, « Vivaldi et moi https://fr.wikipedia.org/wiki/Vivaldi_et_moi , une adaptation du roman roman « Stabat Mater » de Tiziano Scarpa . Il est intéressant de voir comment un grand de l’opéra se lance dans le cinéma.

Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.

Damiano Michieletto

Ce film italien, qui  est une coproduction entre la France (10%) et l’Italie (90%) a un budget prévisionnel de 8 millions €, soit 40% de plus que le budget prévisionnel moyen des films français de fiction sortis en 2025. https://siritz.com/financine/le-barometre-des-budgets-previsionnels-2025-24-23/ . Pour la préparation, 36 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur est de 212 000 €, dont 69 000 € d’à valoir sur droits d’auteur et 143 000 € de salaire de technicien. C’est 60% de plus que la rémunération moyenne des réalisateurs de films français.https://siritz.com/financine/remuneration-en-2025-24-23-des-realisateurs/Les droits du livre dont le film est adapté ont été acquis pour 81 000 € et le scénario a été écrit par Ludovica Rampoldi pour 165 000 €. Le budget total du scénario est donc 246 000 €, ce qui revient aux trois quarts du budget moyen des films français de fiction sortis en 2025. https://siritz.com/financine/remuneration-des-roles-principaux-2025-24-23/

La musique du film a été confiée à Fabio Massimo Capogrosso pour à peu près 68 000 €. C’est à peu près le budget moyen de la musique de films. https://siritz.com/financine/le-barometre-2025-24-23-de-la-musique-de-films/. Quant à la rémunération des rôles principaux elle est 325 000 € ce qui est exactement la rémunération moyenne des rôles principaux. https://siritz.com/financine/remuneration-des-roles-principaux-2025-24-23/

Pour bien illustrer la part du budget que la production de « Vivaldi et moi » a consacré aux quatre principaux postes de l’affiche par rapport à ce qui leur est consacré dans la moyenne des films le tableau ci-dessous est éclairant :

Comme on le voit, par rapport à la moyenne des films, celui-ci consacre à la rémunération du réalisateur, au scénario et à sa musique un pourcentage du budget général légèrement moins élevé. Celui consacré à la rémunération des rôles principaux est à peu près équivalent.

Le producteur français est Moana Films (Marc Missonnier). Diaphana a donné un minimum garanti pour les mandats de distribution en France et Memento Films pour le mandat de distribution à l’étranger.

Le producteur italien est Indigo Films. Il a bénéficié du crédit d’impôt, de l’aide Contributto seletivo Alla produzione MCA, de l’aide de la région de Venise et de celle de Lazio Cinema International. Warner Bros Entertainment a donné un minimum garanti pour la distribution du film en Italie.

Le précédent film coproduit par Moana Films était « Le boules de Noël », réalisé par Alexandra Leclère et sorti en 2024. Son budget prévisionnel était 8 millions € et le producteur délégué était Les Films du Kiosque. Il était distribué par  Sony et avait rassemblé 158 000 spectateurs. https://siritz.com/cinescoop/quand-un-reveillon-vire-au-cauchemar/

www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose de nombreuses archives et d’un puissant moteur de recherche. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples critères.

Le 10 ème film réalisé par  le franco-Tchadien Mahamat-Saleh Haroun https://fr.wikipedia.org/wiki/Mahamat_Saleh_Haroun est « Soumsoum, la nuit des astres » , une ode à la spiritualité du Tchad. https://fr.wikipedia.org/wiki/Soumsoum,_la_nuit_des_astres

Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.

Mahamat-Saleh Haroun

Son budget prévisionnel est 1,250 millions €, soit le tiers du budget prévisionnel médian des films français de fiction sortis en 2025. https://siritz.com/financine/le-barometre-des-budgets-previsionnels-2025-24-23/ Pour la préparation, 31 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur est de 63 000 €, dont 28 000 € d’à valoir sur droits d’auteur et 55 000 € de salaire de technicien. C’est deux tiers de la rémunération médiane des réalisateurs. https://siritz.com/financine/remuneration-en-2025-24-23-des-realisateurs/ Il a écrit le scénario avec Laurent Gaudé pour 29 000 €. C’est 20% du budget médian des scénarios. https://siritz.com/financine/le-budget-total-des-scenarios-en-2025-24-23/

Il a confié la musique à Bibi Tanga pour 10 000 €, soit 20M du budget médian de la musique de films. https://siritz.com/financine/le-barometre-2025-24-23-de-la-musique-de-films/Enfin, la rémunération des rôles principaux est 11 000 €. C’est 7% de la rémunération médiane des rôles principaux.

Pour bien illustrer la part du budget que la production de «Soumsoum, la nuit des astres » a consacré aux quatre principaux postes de l’affiche par rapport à ce qui leur est consacré dans la moyenne des films le tableau ci-dessous est éclairant :

Comme on le voit la production a consacré à la rémunération du réalisateur un pourcentage de son budget total plus du double de la moyenne des films. Au contraire le pourcentage consacré au scénario, à la musique et s.urtout, aux rôles principaux, est bien inférieur

Le producteur délégué est Pili Films (Claude Gilaizeau). Le film a bénéficié de 415 000 € d’avance sur recettes et du soutien du Red sea fund. Ciné + l’a préacheté. KMBO a donné un minimum garanti pour le mandat de distribution France et Film Boutique pour les ventes à l’étranger.

Le précédent film réalisé par Mahamat-Saleh Haroun était « Lingui les liens sacrés », sorti en 2021. Il avait le même producteur et était distribué par Ad Vitam. Il avait rassemblé 9 000 spectateurs.

www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose de nombreuses archives et d’un puissant moteur de recherche. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples critères.

Le démarrage en force du film « Michael », réalisé par Antoine Fuqua et distribué par Universal,  confirme que le cinéma a retrouvé ses couleurs d’avant-Covid. Un résultat d’autant plus remarquable que de nombreux critiques lui reprochaient avec véhémence d’être une pâle hagiographie de la star, cachant les côtés sombres du personnage. En outre  le beau temps couvrant l’hexagone n’était pas du tout un temps de cinéma.Mais le public, notamment les jeunes, s’est précipité pour voir ce qu’il savait être un grand spectacle musical comme les américains savent le faire.
Le premier jour le film a rassemblé 285 000 spectateurs. C’est le troisième démarrage de l’année, derrière « Super Mario Galaxy le film » qui avait rassemblé 315 000 spectateurs et « Marsupilami » qui en avait rassemblé 308 000. Mais il n’est sorti que dans 540 salles, alors que « Super Mario » est sorti dans 779 salles et « Marsupilami » dans 673. Il rassemble donc 529 spectateurs par salle, contre respectivement 404 et 458. Soit 33% et 20% de plus.
La première semaine « Super Mario » a rassemblé 1,8 millions de spectateurs, soit 5,7 fois le premier jour. Et le film est bien parti pour largement dépasser le 6 millions d’entrées. « Marsupilami », la première semaine a rassemblé 1,4 millions de spectateurs, soit 4,5 fois le premier jour. Et il a déjà dépassé les 6 millions d’entrées.
Si pour « Michael » le coefficient d’entrées entre le premier jour et la semaine se situe entre les deux, c’est à dire 5, qui est d’ailleurs le coefficient moyen pour les succès, le film va rassembler 1,4 millions de spectateurs la première semaine. Et si on lui applique le coefficient moyen pour les succès entre le résultat final et la premiére semaine, qui est 3, le film dépassera les 4 millions d’entrées.
Donc, en 3 mois et demi, 4 films sortis cette année vont dépasser les 4 millions d’entrées. L’année dernière sur l’ensemble de l’année il y en avait 4, mais sont sortis le dernier mois.
En 2019, une année où la fréquentation a dépassé les 213 millions d’entrées, 4 films ont dépassé le 4 millions d’entrées. Mais 34 ont dépassé le million d’entrées. A ce jour, cette année, 11 films déjà sortis vont dépasser le million d’entrées. Mais sur les 5 derniers mois, 6 films ont dépassé les 4 millions d’entrées et 14 films vont dépasser  le 1 million d’entrées. « Michaël » nous fait sourire.

Le troisième long métrage pour le cinéma réalisé par la tunisienne Leyla Bouzid  https://fr.wikipedia.org/wiki/Leyla_Bouzid est « À voix basse » https://fr.wikipedia.org/wiki/À_voix_basse , une chronique du tabou de l’homosexualité en Tunisie.

Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.

Leyla Bouzid

Le budget prévisionnel de cette coproduction entre la France (98%) et la Tunisie (2%) est 2,6 millions €, soit 70% du budget prévisionnel médian des films français de fiction sortis en 2025. https://siritz.com/financine/le-barometre-des-budgets-previsionnels-2025-24-23/ Pour la préparation, 36 jours de tournage et la post-production la rémunération de la réalisatrice est de 90 000 €, dont 43 000 € d’à valoir sur droits d’auteur et 47 000 € de salaire de technicien. C’est 10% au-dessus de la rémunération médiane des réalisateurs. https://siritz.com/financine/remuneration-en-2025-24-23-des-realisateurs/Elle a écrit le scénario pour 35 000 €. C’est 20% du budget médian des scénarios. https://siritz.com/financine/remuneration-des-roles-principaux-2025-24-23/

La musique a été confiée à Yom pour 60 000 €, soit 30% de plus que le budget médian de la musique de film. https://siritz.com/financine/le-barometre-2025-24-23-de-la-musique-de-films/Enfin, la rémunération des rôles principaux est 84 000 €, ce qui est la moitié de la rémunération médiane des rôles principaux.

Pour bien illustrer la part du budget que la production de « À voix basse » a consacré aux quatre principaux postes de l’affiche par rapport à ce qui leur est consacré dans la moyenne des films le tableau ci-dessous est éclairant :

Comme on le voit, par rapport à la moyenne des films, « À voix basse » consacre un pourcentage du budget général bien supérieur à la rémunération de la réalisatrice et au budget de la musique. En revanche, il consacre un pourcentage bien inférieur au budget du scénario et à la rémunération des rôles principaux.

Le producteur délégué est Unité (Bruno Nahon). La production a prévu 550 000 € d’avance sur recettes. Une sofica garantie y a investi. Canal+, Ciné+ et France télévisions l’ont préacheté. Memento a donné un minimum garanti pour les mandats de distribution en France et Playtime pour les ventes à l’étranger.

Le précédent film réalisé par Leyla Bouzid était « Une histoire d’amour et de désir », sorti en 2021. Il avait été produit par Blue Monday productions et distribué par Pyramide distribution. Le film avait rassemblé    35 000 spectateurs.

www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose de nombreuses archives et d’un puissant moteur de recherche. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples critères.