Les 30% de baisse de la fréquentation sont avant tout dus à la chute de celle des films français. Car les films américains, bien que moins nombreux, se comportent aussi bien qu’avant la pandémie: « Top gun Maverick » a dépassé les 6,2 millions d’entrées et ira sans doute vers les 7 millions d’entrées alors que le n°1 se la franchise se situait à moins de la moitié. De même « Thor « en est à 2,7 millions et devrait dépasser les 3 millions, alors que la précédente version de la franchise n’avait pas rassemblé 2,6 millions de spectateurs. On peut expliquer cette résilience par le fait qu’il y a, cet été, très peu de blockbusters américains. Avant la pandémie, du début juillet au 15 août, il en sortait un par semaine.
Mais, dans les échecs en cascade enregistrés par les films français cet été, deux cas sont à regarder de près. Ce sont deux films à petit budget mais de grande qualité si l’on prend en compte les critiques et le bouche à oreille des spectateurs sur internet. C’est « La nuit du 12 », réalisé par Dominik Moll https://siritz.com/cinescoop/dominik-moll-entre-films-et-series/

et « As Bestas » réalisé par Rodrigo Sorogoyen. https://siritz.com/?s=As+Bestas
Un film qui se comporte bien réalise au total environ 3 fois les entrées de sa première semaine, c’est-à-dire qu’il baisse en moyenne de 33% d’une semaine sur l’autre. Or « La nuit du 12 » a démarré avec 93 000 entrées dans 199 salles la première semaine et pouvait alors prévoir approcher les 280 000 entrées. De même « As Bestas » a démarré avec 71 000 entrées dans 200 salles et pouvait dépasser les 210 000 entrées.

Mais, en 6ème semaine, « La nuit du 12 », en est déjà à 386 000 entrées et a encore attiré 45 000 spectateurs. Il devrait donc largement dépasser les 400 000 entrées. De même, « As Bestas » a déjà rassemblé 255 0000 entrées en 5 semaine, dont 38 000 la dernière semaine. Il devrait donc largement dépasser les 350 000 entrées.
Certes, la semaine prochaine, 11 nouveaux films, dont 4 films français avec un casting conséquent vont sortir. Mais, « La nuit du 12 » et « As Bestas » réalisent telles performances sur leur créneau du public que les programmateurs ne vont pas réduire leur exposition pour des films dont les entrées risquent de s’effondrer dès la seconde semaine.
Parmi les films sortis cette semaine, il y en a un dont les programmateurs suivent les performances de près, c’est « Les volets verts ». C’est l’adaptation d’un roman de Georges Simenon, le dernier scénario de Jean-Loup Dabadie et il est réalisé par Jean Becker. https://siritz.com/cinescoop/la-remuneration-de-jean-becker/ Gérard Depardieu en est le principal interprète.

Il vise principalement le public des seniors qui sont le socle du public du cinéma, un public de fidèles qui ne le sont plus du tout autant qu’avant la pandémie.
Le premier jour ce film était en 2ème position (34 000 entrées), tout juste derrière « Rumba la vie » (36 000 entrées), mais dans beaucoup moins de salles (500 contre 612). Et si on ne tient pas compte des avant-premières, plus nombreuses pour « Rumba la vie », il est en tête.
Par ailleurs, si on compare ses performances au précédent film de l’équipe Becker/Dabadie, « Le collier rouge », sorti en 2018, il démarre avec plus d’entrées alors que ce dernier avait fini par totaliser 342 000 entrées.
Or, la majorité des critiques et des réactions du public sont positives pour le film de Jean Becker. Si, lui aussi, se maintient d’une semaine sur l’autre, il pourrait atteindre les 400 000 entrées pour que l’investissement du producteur/distributeur, ARP sélection, soit un bon investissement.
En fait, il semble que le trop plein de films que le public juge médiocre favorise fortement les rares qu’il juge bons.
Ce qui est très frappant c’est qu’aucune chaîne en clair n’a coproduit et pré-acheté les « Volets verts », alors que tous les précédents films de Jean Becker l’étaient par une chaîne du service public.Certains ne manquent pas de pointer quelques comédies dans lesquelles le service public a investi et posent la question de sa mission dans le cinéma.
LA LONGUE CARRIÈRE DE CERTAINS FILMS FRANÇAIS
ÉditorialLes 30% de baisse de la fréquentation sont avant tout dus à la chute de celle des films français. Car les films américains, bien que moins nombreux, se comportent aussi bien qu’avant la pandémie: « Top gun Maverick » a dépassé les 6,2 millions d’entrées et ira sans doute vers les 7 millions d’entrées alors que le n°1 se la franchise se situait à moins de la moitié. De même « Thor « en est à 2,7 millions et devrait dépasser les 3 millions, alors que la précédente version de la franchise n’avait pas rassemblé 2,6 millions de spectateurs. On peut expliquer cette résilience par le fait qu’il y a, cet été, très peu de blockbusters américains. Avant la pandémie, du début juillet au 15 août, il en sortait un par semaine.
Mais, dans les échecs en cascade enregistrés par les films français cet été, deux cas sont à regarder de près. Ce sont deux films à petit budget mais de grande qualité si l’on prend en compte les critiques et le bouche à oreille des spectateurs sur internet. C’est « La nuit du 12 », réalisé par Dominik Moll https://siritz.com/cinescoop/dominik-moll-entre-films-et-series/
et « As Bestas » réalisé par Rodrigo Sorogoyen. https://siritz.com/?s=As+Bestas
Mais, en 6ème semaine, « La nuit du 12 », en est déjà à 386 000 entrées et a encore attiré 45 000 spectateurs. Il devrait donc largement dépasser les 400 000 entrées. De même, « As Bestas » a déjà rassemblé 255 0000 entrées en 5 semaine, dont 38 000 la dernière semaine. Il devrait donc largement dépasser les 350 000 entrées.
Certes, la semaine prochaine, 11 nouveaux films, dont 4 films français avec un casting conséquent vont sortir. Mais, « La nuit du 12 » et « As Bestas » réalisent telles performances sur leur créneau du public que les programmateurs ne vont pas réduire leur exposition pour des films dont les entrées risquent de s’effondrer dès la seconde semaine.
Parmi les films sortis cette semaine, il y en a un dont les programmateurs suivent les performances de près, c’est « Les volets verts ». C’est l’adaptation d’un roman de Georges Simenon, le dernier scénario de Jean-Loup Dabadie et il est réalisé par Jean Becker. https://siritz.com/cinescoop/la-remuneration-de-jean-becker/ Gérard Depardieu en est le principal interprète.
Il vise principalement le public des seniors qui sont le socle du public du cinéma, un public de fidèles qui ne le sont plus du tout autant qu’avant la pandémie.
Le premier jour ce film était en 2ème position (34 000 entrées), tout juste derrière « Rumba la vie » (36 000 entrées), mais dans beaucoup moins de salles (500 contre 612). Et si on ne tient pas compte des avant-premières, plus nombreuses pour « Rumba la vie », il est en tête.
Par ailleurs, si on compare ses performances au précédent film de l’équipe Becker/Dabadie, « Le collier rouge », sorti en 2018, il démarre avec plus d’entrées alors que ce dernier avait fini par totaliser 342 000 entrées.
Or, la majorité des critiques et des réactions du public sont positives pour le film de Jean Becker. Si, lui aussi, se maintient d’une semaine sur l’autre, il pourrait atteindre les 400 000 entrées pour que l’investissement du producteur/distributeur, ARP sélection, soit un bon investissement.
En fait, il semble que le trop plein de films que le public juge médiocre favorise fortement les rares qu’il juge bons.
Ce qui est très frappant c’est qu’aucune chaîne en clair n’a coproduit et pré-acheté les « Volets verts », alors que tous les précédents films de Jean Becker l’étaient par une chaîne du service public.Certains ne manquent pas de pointer quelques comédies dans lesquelles le service public a investi et posent la question de sa mission dans le cinéma.
LA RÉMUNÉRATION DES RÉALISATEURS
FinanCinéLE BAROMÈTRE EN VALEUR ABSOLUE ET EN POURCENTAGE DU BUDGET
Le baromètre de la rémunération des films français de fiction a peu évolué depuis le mois d’avril.
La rémunération la plus élevé est toujours celle de Claude Lelouch pour « L’amour c’est mieux que la vie ». Elle est de 825 000 €.
https://siritz.com/cinescoop/la-remuneration-de-claude-lelouch/
Les 5 rémunérations les plus élevées dépassent 400 000 €. C’est le cas de celle de Jean-Jacques Annaud pour (Notre-Dame brûle) qui est de 740 000 €, de Olivier Baroux pour « Menteur » qui est de 550 000 €, de David Moreau pour « King », qui est de 422 000 € et de Christophe Barratier pour « Le temps des secrets » qui est de 400 000 €.
La rémunération moyenne est de 143 000€. Elle correspond à peu près à celle de Éric Fraticelli pour « Permis de construire ».
https://siritz.com/cinescoop/la-remuneration-de-eric-fraticelli/
La rémunération médiane est de 100 000 € et pas moins de 6 réalisateurs ont exactement cette rémunération;: Christophe Thomson pour « Tendre et saignant », Mikhael Hers par « Les passagers de la nuit », Philippe Guillard pour « J’adore ce que vous faites », Xavier Durringer pour « L’homme parfait », Dominique Moll pour « La nuit du 12 » et Fabrice Bracq pour « Joyeuse retraite!2 ».
Si l’on établit le baromètre du rapport entre la rémunération du réalisateur et le budget prévisionnel du film c’est de nouveau Claude Lelouch qui, avec 9,5% a la rémunération la plus élevée.
Il y a 5 réalisateurs dont la rémunération est au moins 6,2% du budget prévisionnel. Outre Claude Lelouch, c’est le cas de Santiago Mitre pour « Petite Fleur » (8,4%), de Philipe Delépine et Gustave Kerven pour « En même temps » (7,8%), de Omar El Zohairy pour « Plumes » (7%) et de François Ozon pour « Peter Von Kant » (6,2%). Le pourcentage moyen correspond à la rémunération de Frédéric Videau pour « Selon la police ». https://fr.wikipedia.org/wiki/Selon_la_police
Sa rémunération était de 78 000 € pour un budget de 2 79 000 €.
La rémunération médiane était 2,5%. Elle correspond à la rémunération de 8 réalisateurs.
Ce qui est frappant c’est que, tant pour la rémunération en valeur absolue que pour la rémunération en pourcentage, la rémunération médiane suit de très près la rémunération moyenne.
LA RÉMUNÉRATION DE FRANCK DUBOSC
CinéscoopPOUR LA RÉALISATION DE « RUMBA LA VIE »
C’est le 2ème long métrage réalisé par Franck Dubosc qui est avant tout une star du cinéma français. Il est d’ailleurs le principal interprète du film. https://fr.wikipedia.org/wiki/Franck_Dubosc
Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.
Le budget du film est de 11,2 millions €.
Pour la préparation, 40 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur est de 220 000 €, dont 200 000 € d’à valoir sur droits d’auteur et 20 000 € de salaire de technicien. Il a également écrit le scénario pour lequel il a reçu 600 000 €. https://siritz.com/financine/la-remuneration-des-realisateurs-fin-mai-2022/
C’est Sidonie Dumas (Prod Gaumont) qui l’a produit en investissant du numéraire et du soutien automatique. https://fr.wikipedia.org/wiki/Rumba_la_vie
Gaumont est également distributeur avec tous les mandats, sauf le Bénélux, sans avoir donné de minimum garanti.
Franck Dubosc est coproducteur par sa société Pour toi public tout comme TF1 Films productions.
TF1 est coproducteur et a acheté un passage. TMC, OCS et Multithématiques ont également acheté un passage. La Région Ile France lui a apporté son soutien et une sofica adossée y a investi.
Le coproducteur Belge Nexus Factury a investi 5% et possède les mandats sur le Bénélux.
Le premier film réalisé par Franck Dubosc était « Tout le monde debout », sorti le 14 mars 2018. Il était produit par Gaumont et LGM pour un budget prévisionnel de 10 millions €.
Pour la préparation, 34 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur était de 500 000 €, dont 400 000 € d’à valoir sur droits d’auteur et 100 000 € de salaire de technicien.
Il avait écrit le scénario avec Declan May et ils s’étaient partagés 600 000 €. Pour toi public était coproducteur tout comme TF1 film production. La Région Ile de France avait apporté son soutien. OCS, Multithématiques ont préacheté un passage.
Gaumont avait tous les mandats de distribution sauf le Bénélux Le coproducteur Belge Nexus Factury avait investi 5% et possèdait les mandats sur le Bénélux.
Le film avait rassemblé en France 2,4 millions de spectateurs.
www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma. Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose de nombreuses archives et d’un puissant moteur de recherche. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples
LA RÉMUNÉRATION DE JEAN BECKER
CinéscoopPOUR LA RÉALISATION DE « LES VOLETS VERTS »
A 89 ans c’est son 16 ème film. C’est une adaptation d’un roman de George Simenon publié en 1950. https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Becker
Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.
Pour la préparation, 30 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur est de 200 000 €, répartie en part égale entre à valoir sur droits d’auteur et salaire de technicien.
Les droits d’adaptation ont été acquis pour 150 000 €. Le scénario, écrit par Jean-Louis Dabadie, avant son décès, a été rémunéré 200 000 €.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Volets_verts_(film)
Le film est une coproduction entre la France (90%) et la Belgique (10%). Le budget prévisionnel est de 6,2 millions €.
Le producteur français est Laurent Pétin et Michel Halberstadt (ARP sélection). Il a investi du numéraire et du soutien automatique et a bénéficié d’une aide remboursable de la région Ile de France.
Canal+ et Multithématiques l’ont préacheté. ARP sélection a donné un minimum garanti pour le mandat salle et un autre pour le mandat vente à l’étranger.
Le producteur Belge est Patrick Quinet (Artémis) qui a bénéficié du Tax shelter et a les droits TV sur la Belgique.
Le précédent film de Jean Becker était « Le collier rouge », sorti le 28 mars 2018. Son budget prévisionnel était de 6,8 millions €.
Pour la préparation, 37 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur était de 502 000 €, dont 302 000 € d’à-valoir sur droits d’auteur et 200 000 € de salaire de technicien.
C’était l’adaptation du roman « Le collier rouge » de Jean-Christophe Rufin. Le scénario avait été écrit par ce dernier ainsi que Jean-Louis Dabadie et Louis Becker. Ils avaient reçu 215 000 €.
Le film était produit par ICE3 et KJB. France 3 était coproducteur et l’avait préacheté. Il avait également été préacheté par Canala+ et Mutithématiques. Il était distribué par La Belle Company.
Le film avait rassemblé 342 000 spectateurs.
www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma. Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose de nombreuses archives et d’un puissant moteur de recherche. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples critères.
LA RÉMUNÉRATION DE PANOS KOUTRAS
CinéscoopPOUR LA RÉALISATION DE « DODO »
Cette comédie dramatique est le 5ème film de ce réalisateur grec.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Panos_H._Koutras
Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.
C’est une coproduction entre la France (30%), la Grèce (60%) et la Belgique (10%). Son budget prévisionnel est de 2,8 millions €.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Dodo_(film)
Pour la préparation, 39 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur est de 117 000 €, dont 100 000 € d’à valoir sur droits d’auteur et 7 000 € de salaire de technicien. En outre, pour l’écriture du scénario, le réalisateur a reçu 47 000 €.
La productrice française est Marie-Pierre Macia (MPM Film). Elle a bénéficié d’une aide CVS du CNC et d’une aide d’Eurimages. Pyramide a donné un minimum garanti pour le mandat salle en France et un autre pour le mandat international. Sorti dans 52 salles il a réalisé 11 000 entrées la première semaine.
Le producteur grec est Syntetic qui a coproduit avec Pan Entertaiment. Il a bénéficié du soutien de 4 fonds, a été préacheté par ERTV et Feelgood a donné un minimum garanti pour le mandat de distribution.
Le producteur Belge est Tarantula.
Le précédent film réalisé par Panos Koutras est « Xénia ». En France il était sorti le 18 juin 2014.
Pour la préparation, 48 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur était de 93 000 €, dont 68 000 € d’à valoir sur droits d’auteur et 25 000 € de salaire de technicien.
Le scénario était écrit par Panagotis Evangelidi et Pános Koútras pour 38 000€.
C’était une coproduction entre la France (30%), la Grèce (50%) et la Belgique (20%). Le budget prévisionnel était de 1,6 millions €.
En France il était produit par MPM, en Grèce par Synthetic et Wrong men, en Belgique par Entre chiens et loups.
Pyramide était le distributeur français et le film avait rassemblé 57 000 spectateurs.
www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma. Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose de nombreuses archives et d’un puissant moteur de recherche. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples critères.
QUESTIONS SUR L’AVENIR DU CINÉMA
ÉditorialLes mésaventures de Cinéworld qui va déposer le bilan font réfléchir sur l’avenir du cinéma. Cette société britannique est le plus important exploitant au monde, avec plus de 8 000 salles. Elle a réalisé un chiffre d’affaires de 1,8 milliards $ en 2021 et enregistré plus de 1 milliard $ de perte. Elle a 8 […]
LA RÉMUNÉRATION DE RODRIGO SOROGOYEN
CinéscoopPOUR LA RÉALISATION DE « AS BESTAS »
C’est le 6ème long métrage de ce réalisateur espagnol de 42 ans. Il a également réalisé des séries. Il s’agit d’une coproduction entre la France (20%) et l’Espagne (80%) pour un budget prévisionnel de 3,9 millions €. https://fr.wikipedia.org/wiki/Rodrigo_Sorogoyen
Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.
Pour la préparation, 47 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur est de 122 000 € de salaire de technicien.
https://siritz.com/financine/realisateurs-en-pourcentage-du-budget/
Le producteur français est France Jean Labadie (Le Pacte). https://fr.wikipedia.org/wiki/As_bestas Il a le soutien d’Eurimages.
3 soficas y ont investi. Canal+ et Multithématiques l’ont préacheté.
Le Pacte a donné un minimum garanti pour les mandats de distribution salle, vidéo, et vod, s-vod. Le film avait rassemblé 220 000 entrées ses quatre premières semaines et se maintient très bien.
Les producteurs espagnols sont Caballo Films, Arcadia Motion Pictures, et Cronos Entertainment.
Ils ont bénéficié d’un crédit d’impôt, du soutien de ICAA, CAM et Eurimages. TVE et Movistar l’avaient préacheté. A Contra Corriente Films avait donné un minimum garanti pour le mandat de distribution.
Le précédent film de Rodrigo Sorogoyen était « Madre », sorti en salle en France le 20 juillet 2020. Son budget prévisionnel était de 2,6 millions €. C’était une coproduction entre la France (22%) et l’Espagne (78%). Le producteur français était Noodle Productions & Le Pacte. Le producteur espagnol était Arcadia Motion pictures.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Madre_(film,_2019)
www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma. Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose de nombreuses archives et d’un puissant moteur de recherche. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples critères.
LA RÉMUNÉRATION DE CHRISTOPHE DUTHURON
CinéscoopPOUR LA RÉALISATION DE « LES VIEUX FOURNEAUX 2 BONS POUR L’ASILE »
Cette comédie interprétée, entre autres, par Pierre Richard et Eddy Mitchel est le deuxième long métrage réalisé par Christophe Duthuron.
Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.
Christophe Duthuron, qui a 49 ans, a débuté sa carrière comme comédien puis a été scénariste de films et de séries ainsi que qu’auteur de théâtre. Son premier film comme réalisateur était « Les vieux fourneaux » adapté de la bande-dessinée de Wilfrid Lupano et Paul Causet. https://siritz.com/financine/la-remuneration-des-realisateurs-fin-mai-2022/
« Les vieux fourneaux 2 Bons pour l’asile » a les mêmes producteurs et son budget prévisionnel est de 6 millions €.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Vieux_Fourneaux_2_:_Bons_pour_l%27asile
Pour la préparation, 35 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur est de 150 000 €, répartie en part égale entre à valoir sur droits d’auteur et salaire de technicien.
https://siritz.com/financine/la-remuneration-des-realisateurs-fin-mai-2022/
Les droits d’adaptation de la BD et le scénario ont été rémunérés 399 000 €.
Le film a été coproduit par France 3 et Orange Studio. Il a été préacheté par Canal+, Multithématiques et France 3.
Le précédent film du réalisateur était « Les vieux fourneaux ». Il était sorti le 22 août 2018. Il était produit par Radar Films & Égérie productions pour un budget prévisionnel de 5,8 millions €. https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Vieux_Fourneaux_(film)
Distribué par Gaumont il avait rassemblé 940 000 spectateurs.
Pour la préparation, 35 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur était de 100 000 €, répartie en part égale entre à valoir sur droits d’auteur et salaire de technicien.
Les droits d’adaptation de la BD avaient été acquis 110 000 € et le scénario, écrit par le réalisateur Wilfrid Lupano avait été rémunéré 100 000 €.
www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma. Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose de nombreuses archives et d’un puissant moteur de recherche. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples critères.
RÉALISATEURS EN POURCENTAGE DU BUDGET
FinanCinéDE TRÈS GRANDS ÉCARTS
Nous avons créé un baromètre de la rémunération des réalisateurs en pourcentage du budget de leur film.
Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.
Comme on va le voir les écarts sont très importants puisqu’ils vont de 0,6% à 10,8%
Ce dernier pourcentage est celui de Jean Heches pour la réalisation de « Memento Mori », sorti le 18 mai dernier. Mais c’est un film dont le budget prévisionnel n’était que de 390 000 €. La rémunération du réalisateur était de 42 000 €.
En seconde position on trouve la rémunération de Claude Lelouch pour la réalisation de « L’Amour c’est mieux que la vie ». C’est également la rémunération la plus élevée pour les films français de fiction sortis en 2022. Sa rémunération représente 9,5% du budget du film. Mais rappelons que Claude Lelouch est aussi le producteur du film et qu’il savait donc pouvoir adapter cette rémunération aux performances du films. https://siritz.com/cinescoop/la-remuneration-de-claude-lelouch/
En troisième position on trouve Damien Manivel, le réalisateur, de «Magdala» un film dont le budget est de 290 000 €. Sa rémunération représente 8,9% du budget du film.
Ce n’est qu’en 4ème position que l’on trouve un film non atypique. La rémunération de Santiago Mitre pour la réalisation de « Petite fleur », dont le budget prévisionnel est de 2,5 millions €, est de 8,4% de celui-ci. https://siritz.com/cinescoop/la-remuneration-de-santiago-mitre/
La rémunération moyenne est de 2,9%. C’est celle de Carine Tardieu pour la réalisation de « Les jeunes amants » https://siritz.com/cinescoop/la-remuneration-de-carine-tardieu/et de Sepideh Farsi, pour la réalisation de « Demain je traverse ». https://siritz.com/cinescoop/la-remuneration- de-sepideh-farsi/
La rémunération médiane est de 2,5% du budget. C’est celle de quatre réalisateurs dont celle de Philippe de Chauveron pour la réalisation «Qu’est-ce qu’on a tous fait au bon dieu ». https://siritz.com/cinescoop/la-remuneration-de-philippe-de-chauveron/
Le plus étonnant est la rémunération de Claude Zidi.Jr pour la réalisation de « Ténor », son deuxième film. Elle n’est que de 0,6% du budget, c’est-à-dire de 30 000 € pour un film dont le budget est 5 millions €. https://siritz.com/cinescoop/la-remuneration-claude-zidi-jr/
Le film a dépassé les 340 000 entrées.
www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma. Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose de nombreuses archives et d’un puissant moteur de recherche. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples critères.
Arrêt provisoire des publications
CinéscoopJUSQU’AU MERCREDI 17 AOÛT