DES CONSÉQUENCES À COURT TERME ET À LONG TERME
L’avenir de l’audiovisuel français dépend du projet du rachat de M6 par TF1. Cette opération est soumise à l’autorisation du Conseil de la concurrence français et, surtout, de celle de la Commissions européenne. https://investir.lesechos.fr/actions/actualites/tf1-m6-l-autorite-de-la-concurrence-lance-un-examen-approfondi-2008010.php
La fusion du numéro un et du numéro 2 d’un secteur qui, à eux deux contrôlent 75% de ce secteur va-t-il être autorisé dans une économie de marché ? https://siritz.com/editorial/audiovisuel-linnovation-parent-pauvre/
Les actionnaires des deux sociétés, le groupe Bouygues, l’acheteur, et le groupe Bertelsmann, le vendeur, avancent de puissants arguments pour justifier cette opération exceptionnelle.
Télévision et GAFA resteront-ils des marchés distincts?
Tout d’abord ils estiment être en concurrence avec les GAFA, à commencer par Facebook et Google, qui contrôlent eux aussi 75% d’un marché publicitaire du numérique aussi important que celui de l’ensemble de la télévision. Leur fusion ne leur donnerait donc que 37,5% du marché, ce qui n’est pas exorbitant. Mais, aujourd’hui les autorités de la concurrence estiment que les marchés publicitaires de la télévision et des GAFA sont des marchés distincts, comme ils sont distincts de celui de la radio et de la presse. Si elles changeaient de position, les GAFA seraient donc également minoritaires et toutes les sanctions prisent contre elles du fait de leur abus de position dominante n’auraient plus lieu d’être. Se serait un tournant lourd de conséquence.
Au cœur d’un des enjeux du capitalisme
Par ailleurs Bouygues affirme que cela va lui donner les moyens d’augmenter ses investissements dans la télévision et, notamment, de conquérir des marchés étrangers. Mais, lors des auditions devant les commissions parlementaires, les deux groupes ont affirmé que l’opération allait permettre de fortement augmenter la rémunération de leurs actionnaires. On est là au cœur d’un des enjeux du capitalisme. Si cette fusion était autorisée et qu’elle se soldait par des plus-values et des dividendes supplémentaires pour les actionnaires il serait indispensable qu’elle s’accompagne d’engagements précis d’augmentation des investissements en France et à l’étranger. Et que le personnel participe à cette augmentation de rémunération. Les autorités politiques et administratives françaises ont les moyens de l’imposer.
Les mastodontes de la production ont du souci à se faire
Mais il y a deux aspects de cette opération qui sont peu abordées. La première est que ce nouveau mastodonte va certainement profiter de sa puissance pour réduire sa dépendance à l’égard des géants de la production audiovisuelle, issues de multiples concentrations, tels Mediawan ou Banijay/Endemol. Celles-ci ont, à l’heure actuelle, un tel contrôle de talents, qu’elles ont les moyens d’imposer leurs conditions aux diffuseurs. TF1/M6, grâce à ses moyens considérable, va s’efforcer à la fois d’attirer ces talents vers ses propres moyens de production, notamment dans le flux.

Nicolas de Tavernost va imposer la stratégie qui a si bien réussi à M6
M6 étant plus rentable que TF1 et le dirigeant de M6 prenant la tête de la nouvelle entité, celui-ci va sans doute augmenter la part du flux sur TF1. Or, à la différence des œuvres, le flux n’est pas encadré Pour les œuvres les deux chaînes auront plutôt tendance à recourir à producteurs dispersés auxquels ils peuvent plus facilement imposer leurs conditions.
Et si Bouygues vendait à un groupe qui veut influer sur la vie politique ?
En second lieu, aujourd’hui, Bertelsmann se retire du secteur en réalisant une énorme plus-value. Mais qui nous garantit que, demain, Bouygues ne voudra pas faire de même ? Et, dans ce cas, qui sera l’acheteur ? Cela pourrait, par exemple être un groupe qui cherche à utiliser ces puissants médias pour influencer la vie politique en France. C’est déjà le cas à petite échelle. Mais à grande échelle c’est tout simplement notre démocratie qui serait menacée.
RÉMUNÉRATION DE CHRISTOPHE BARRATIER
CinéscoopPOUR LA RÉALISATION DE « LE TEMPS DES SECRETS »
Cette adaptation des mémoires de Marcel Pagnol est son 6ème long métrage. https://fr.wikipedia.org/wiki/Christophe_Barratier
Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.
Il est produit par Pathé et Hélène Cazes (Lionceau films) pour un budget prévisionnel de 9,3 millions €. https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Temps_des_secrets_(film)
Pour la préparation, 45 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur est de 400 000 €, répartie en part égale entre à valoir sur droits d’auteur et salaire de technicien.
C’est beaucoup plus que la rémunération moyenne des réalisateurs de films français de fiction sortis depuis le début de l’année ou au cours de toute l’année dernière.
Le scénario a été coécrit avec Laurent Turner et ils se sont partagés 223 000 €. Les droits d’adaptation du roman ont été achetés 370 000 €.
Quatre soficas ont investi dans le film et France 3 est coproducteur. Il a obtenu le soutien de la région Sud.
OCS a préacheté la première fenêtre sur la télévision à péage, comme pour « Notre-Dame brûle » et Canal+ la seconde. France 3 a acheté un passage pour la télévision gratuite.
Pathé a donné un minimum garanti pour tous les droits de distribution.
Le précédent film réalisé par Christophe Barbier était « Le temps des secrets » sorti le 19 mai 2021.
Pour la préparation, 39 jours de tournage et la post-production, la rémunération du réalisateur était 300 000€ répartie à part égale entre à valoir sur droits d’auteur et salaire de technicien. https://siritz.com/cinescoop/la-remuneration-de-christophe-barratier/
Distribué par Pathé le film avait rassemblé 280 000 entrées.
Le dernier film produit et distribué par Pathé est « Notre-Dame brûle », réalisé par Jean-Jacques Annaud et sorti la semaine dernière. https://siritz.com/?s=Jean-Jacques+Annaud
Lionceau films avait produit « Primaire » sorti le 4 janvier 2017, réalisé par Hélène Angel. Il avait un budget prévisionnel de 4,7 millions. https://fr.wikipedia.org/wiki/Primaire_(film)
Distribué par StudioCanal il avait rassemblé 185 000 spectateurs.
*www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma. Il publie le budget, le plan de financement et la répartition des recettes de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il dispose d’un puissant moteur de recherche multicritères et de 10 ans d’archives.
LA RÉMUNÉRATION DE ANAÏS VOLPÉ
CinéscoopPOUR LA RÉALISATION DE « ENTRE LES VAGUES »
C’est son deuxième long métrage. Son premier, « Heis », a été coproduit pour 3 000 €. Elle est comédienne et scénariste. https://fr.wikipedia.org/wiki/Nadège_Loiseau
Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.
Le film a été produit par Bruno Nahon (Unité de production) pour un budget prévisionnel d’un million €. https://fr.wikipedia.org/wiki/Entre_les_vagues
Pour la préparation, 23 jours de tournage et la post-production la rémunération de la réalisatrice est de 20 000 €, répartie en part égale entre à valoir sur droits d’auteur et salaire de technicien. Elle a en outre reçu 30 000 € pour le scénario.
C’est évidemment beaucoup moins que la rémunération médiane des réalisateurs de films français de fiction sortis en 2021 ou depuis le début de l’année 2022. https://siritz.com/financine/barometre-realisateurs-scenarios-22/
2 soficas y ont investi et le film a reçu le soutien de la région Ile de France.
Canal+ et Multithématiques ont préacheté une fenêtre de télévision à péage.
KMBO a donné un minimum garanti pour le mandat de distribution en salle et un autre pour le mandat de distribution à l’international.
Le précédent film produit par Unité de production pour un budget prévisionnel de 2,1 millions €, est « Fragile », sorti le 25 mai 2021.
Il était réalisé par Emma Benestan. Pour la préparation, 32 jours de tournage et la post-production la rémunération de la réalisatrice était de 50 000 €, répartie en part égale entre à valoir sur droits d’auteur et salaire de technicien. Elle avait en outre reçu 60 000 € pour le scénario. Celui-ci était coécrit par Nouri Ben Salem qui avait reçu 4 750 €.
Le film était distribué par Haut et court qui avait donné un minimum garanti pour le mandat salle et un autre pour le mandat international. Le film avait rassemblé 22 000 spectateurs.
Le précédent film distribué par KMBO était «Playlist » , qui était sorti le 2 juin 2021.Il était réalisé par Nina Antico et avait un budget prévisionnel de 1,1 millions €. KMBO avait donné un minimum garanti pour le mandat de distribution en salle. Le film avait rassemblé 29 000 entrées.
*www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma. Il publie le budget, le plan de financement et la répartition des recettes de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il dispose d’un puissant moteur de recherche multicritères et de 10 ans d’archives.
LES LOURDS ENJEUX DE TF1+M6
ÉditorialDES CONSÉQUENCES À COURT TERME ET À LONG TERME
L’avenir de l’audiovisuel français dépend du projet du rachat de M6 par TF1. Cette opération est soumise à l’autorisation du Conseil de la concurrence français et, surtout, de celle de la Commissions européenne. https://investir.lesechos.fr/actions/actualites/tf1-m6-l-autorite-de-la-concurrence-lance-un-examen-approfondi-2008010.php
La fusion du numéro un et du numéro 2 d’un secteur qui, à eux deux contrôlent 75% de ce secteur va-t-il être autorisé dans une économie de marché ? https://siritz.com/editorial/audiovisuel-linnovation-parent-pauvre/
Les actionnaires des deux sociétés, le groupe Bouygues, l’acheteur, et le groupe Bertelsmann, le vendeur, avancent de puissants arguments pour justifier cette opération exceptionnelle.
Télévision et GAFA resteront-ils des marchés distincts?
Tout d’abord ils estiment être en concurrence avec les GAFA, à commencer par Facebook et Google, qui contrôlent eux aussi 75% d’un marché publicitaire du numérique aussi important que celui de l’ensemble de la télévision. Leur fusion ne leur donnerait donc que 37,5% du marché, ce qui n’est pas exorbitant. Mais, aujourd’hui les autorités de la concurrence estiment que les marchés publicitaires de la télévision et des GAFA sont des marchés distincts, comme ils sont distincts de celui de la radio et de la presse. Si elles changeaient de position, les GAFA seraient donc également minoritaires et toutes les sanctions prisent contre elles du fait de leur abus de position dominante n’auraient plus lieu d’être. Se serait un tournant lourd de conséquence.
Au cœur d’un des enjeux du capitalisme
Par ailleurs Bouygues affirme que cela va lui donner les moyens d’augmenter ses investissements dans la télévision et, notamment, de conquérir des marchés étrangers. Mais, lors des auditions devant les commissions parlementaires, les deux groupes ont affirmé que l’opération allait permettre de fortement augmenter la rémunération de leurs actionnaires. On est là au cœur d’un des enjeux du capitalisme. Si cette fusion était autorisée et qu’elle se soldait par des plus-values et des dividendes supplémentaires pour les actionnaires il serait indispensable qu’elle s’accompagne d’engagements précis d’augmentation des investissements en France et à l’étranger. Et que le personnel participe à cette augmentation de rémunération. Les autorités politiques et administratives françaises ont les moyens de l’imposer.
Les mastodontes de la production ont du souci à se faire
Mais il y a deux aspects de cette opération qui sont peu abordées. La première est que ce nouveau mastodonte va certainement profiter de sa puissance pour réduire sa dépendance à l’égard des géants de la production audiovisuelle, issues de multiples concentrations, tels Mediawan ou Banijay/Endemol. Celles-ci ont, à l’heure actuelle, un tel contrôle de talents, qu’elles ont les moyens d’imposer leurs conditions aux diffuseurs. TF1/M6, grâce à ses moyens considérable, va s’efforcer à la fois d’attirer ces talents vers ses propres moyens de production, notamment dans le flux.
Nicolas de Tavernost va imposer la stratégie qui a si bien réussi à M6
M6 étant plus rentable que TF1 et le dirigeant de M6 prenant la tête de la nouvelle entité, celui-ci va sans doute augmenter la part du flux sur TF1. Or, à la différence des œuvres, le flux n’est pas encadré Pour les œuvres les deux chaînes auront plutôt tendance à recourir à producteurs dispersés auxquels ils peuvent plus facilement imposer leurs conditions.
Et si Bouygues vendait à un groupe qui veut influer sur la vie politique ?
En second lieu, aujourd’hui, Bertelsmann se retire du secteur en réalisant une énorme plus-value. Mais qui nous garantit que, demain, Bouygues ne voudra pas faire de même ? Et, dans ce cas, qui sera l’acheteur ? Cela pourrait, par exemple être un groupe qui cherche à utiliser ces puissants médias pour influencer la vie politique en France. C’est déjà le cas à petite échelle. Mais à grande échelle c’est tout simplement notre démocratie qui serait menacée.
LA RÉMUNÉRATION DE ÉRIC GRAVEL
CinéscoopPOUR LA RÉALISATION DE « A PLEIN TEMPS»
C’est son deuxième film. https://fr.wikipedia.org/wiki/Éric_Gravel
Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.
Il a été produit par Nicolas Sanfaute (Novoprod cinéma) pour un budget prévisionnel de 2,7 millions €. https://fr.wikipedia.org/wiki/À_plein_temps_(film)
Pour la préparation, 32 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur était de 60 000 €, répartie en part égale entre à valoir sur droits d’auteur et salaire de technicien.
C’est beaucoup moins que la rémunération médiane des réalisateurs de films français de fiction sortis depuis le début de l’année ou toute l’année dernière. https://siritz.com/financine/barometre-realisateurs-scenarios-22/
France 2 l’a co-produit et une sofica y a investi. Il a reçu le soutien des régions Bourgogne Franche-Comté, Normandie et Grand Est.
Canal+ et Multithématiques ont préacheté les fenêtres de télévision à péage et France 2 un passage de télévision gratuite.
Le film est distribué par Haut et court qui a donné un minimum garanti pour le mandat salle et un autre pour les mandats vidéo et vod.
Le premier film d’Éric Gravel est « Chrash test Aglaé » sorti le 2 août 2017. Il avait été produit par le même producteur pour 2,3 millions €.
Pour la préparation, 48 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur était de 30 000 €, dont 10 000 € d’à valoir sur droits d’auteur et 20 000 € de salaire de technicien.
Il était coproduit par Navarino, Caravane Films, Cinéfil et Vamo.
Il avait reçu 500 000 € d’avance sur recettes et avait obtenu le soutien des régions Ile de France et Lorraine.
Le Pacte, son distributeur, avait donné un minimum garanti pour les mandats salle et vidéo et un autre pour le mandat international.
*www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma. Il publie le budget, le plan de financement et la répartition des recettes de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il dispose d’un puissant moteur de recherche multicritères et de 10 ans d’archives.
LA RÉMUNÉRATION DE MICHÈLE LAROQUE
CinéscoopPOUR LA RÉALISATION DE « ALORS ON DANSE »
Cette comédie est le troisième film en tant que réalisatrice de celle qui est avant tout comédienne. Elle en est d’ailleurs l’interprète. https://fr.wikipedia.org/wiki/Michèle_Laroque
Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.
Il est produit par Maxime Delaunay et Romain Rousseau (Nolita Cinéma) pour un budget prévisionnel de 7,5 millions €. https://fr.wikipedia.org/wiki/Alors_on_danse_(film)
Pour la préparation, 34 jours de tournage et la post-production la rémunération de la réalisatrice est de 64 000 €, répartie en part égale entre à valoir sur droits d’auteur et salaire de technicien.
C’est beaucoup moins que la rémunération médiane des réalisateurs de films de fiction sortis en 2021 et encore moins pour les films sortis depuis le début de l’année. https://siritz.com/financine/barometre-realisateurs-scenarios-22/
C’est l’adaptation d’un film britannique « Finding your feet », qui a été réalisé par Richard Loncrane. Les droits d’adaptation ont été acquis 470 000 €.
Michèle Laroque a en outre reçu 5000 € pour le scénario français.
Il a été coproduit par deux soficas et a obtenu le soutien de le région Ile de France.
Canal+ et Multithématiques ont préacheté les fenêtres de télévision à péage et C8 ainsi que TV5 monde ont préacheté un passage sur la télévision gratuite.
TF1 DA a donné un minimum garanti pour tous les mandats de distribution. UGC est le distributeur physique.
Le précédent film réalisé par Michèle Laroque était « Chacun chez soi », sorti en salle le 2 juin 2021. Il était produit par Alter Films et Studio Canal pour un budget prévisionnel de 6,65 millions €.
Pour la préparation, 35 jours de tournage et la post-production la rémunération de la réalisatrice était de 350 000 €, dont 200 000 € d’à valoir sur droits d’auteur et 150 000 € de salaire de technicien. Elle avait en outre reçu 250 000 € pour le scénario. Celui-ci était coécrit avec Julien Colombani qui avait reçu 75 000 €.
Le film était soutenu par la région Ile de France. Il était coproduit par France 2 qui avait préacheté un passage sur la télévision gratuite. Canal+ et Multithématiques avaient acheté une fenêtre de télévision à péage.
Studio Canal avait donné un minimum garanti pour tous les mandats.
Sorti sur 158 copies le film avait rassemblé 500 000 spectateurs.
*www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma. Il publie le budget, le plan de financement et la répartition des recettes de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il dispose d’un puissant moteur de recherche multicritères et de 10 ans d’archives.
La rémunération de Jean-Jacques Annaud
CinéscoopPOUR LA RÉALISATION DE «NOTRE-DAME BRÛLE»
C’est son quatorzième long métrage. https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Jacques_Annaud
Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.
Il est produit par Pathé Films pour un budget prévisionnel de 31,5 millions €. https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Jacques_Annaud
Pour la préparation, 56 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur est de 740 000 €, répartie en part égale entre à valoir sur droits d’auteur et salaire de technicien.
C’est la deuxième rémunération de réalisateurs des films français de fiction sortis depuis le début de l’année et l’une des plus élevées de celles des films de fiction sortis en 2021.
Le scénario a été coécrit avec Thomas Bidegain et ils se sont partagés 650 000 €.
Jean-Jacques Annaud est coproducteur par sa société de production Repérage.
Le film est également co-produit par TF1 Films Productions.
Le CNC lui a apporté son soutien pour les créations sonores et visuelles et il a bénéficié du soutien de la région Ile-de-France.
OCS a préacheté la première fenêtre sur la télévision payante et Amazon la première fenêtre de S-Vod. TF1 et TMC ont préacheté un passage sur la télévision gratuite.
Pathé a donné un minimum garanti pour tous les droits de distribution France, puis un autre pour tous les droits de distribution monde hors Italie.
Le film est coproduit à hauteur de 5% par l’Italie (Wild Side) où Pathé a donné un minimum garanti pour tous les droits de distribution.
Le précédent film réalisé par Jean-Jacques Annaud était « Le dernier loup », sorti en salle le 24 février 2015.
Il était produit par Repérage pour un budget de 24,4 millions €.
Pour la préparation, 120 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur était de 1 54 000 €, répartie en part égale entre à valoir sur droits d’auteur et salaire de technicien.
Il était tiré du livre chinois « Totem » de Jiang Ong. Le scénario était coécrit avec Alain Godard qui avait reçu 72 000 €. L’achat des droits du livre et le scénario écrit par Jean-Jacques Annaud avaient coûté 1 157 802 €.
Distribué par Mars film le film avait rassemblé 1,280 millions de spectateurs.
Le précédent film où OCS avait préacheté la première fenêtre de télévision à péage était «Viens je t’emmène », réalisé par Alain Guiraudie. Sorti le 2 mars 2022 il était produit par CG Cinéma pour 3,4 millions €. Il était distribué par Les films du Losange. https://siritz.com/financine/barometre-realisateurs-scenarios-22/
Sorti sur 152 copies il avait rassemblé 27 000 spectateurs la première semaine.
*www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma. Il publie le budget, le plan de financement et la répartition des recettes de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il dispose d’un puissant moteur de recherche multicritères et de 10 ans d’archives.
LA RÉMUNÉRATION DE NICOLAS PLESKOF
CinéscoopPOUR LA RÉALISATION DE « MURDER PARTY »
C’est son premier long métrage. https://www.notrecinema.com/communaute/stars/stars.php3?staridx=361548
Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.
Il est produit par Jean-Christophe Reymond et Amaury Ovise (Kazak Productions) pour un budget prévisionnel de 3,4 millions €. https://fr.wikipedia.org/wiki/Murder_Party_(film,_2022)
Pour la préparation, 30 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur est de 60 000 €, répartie en part égale entre à valoir sur droits d’auteur et salaire de technicien.
C’est beaucoup moins que la rémunération médiane des réalisateurs de films français de fiction sortis depuis le début de 2022 et aussi des films français de fiction de toute l’année 2021. https://siritz.com/financine/barometre-realisateurs-scenarios-22/
Il a en outre reçu 63 000 € pour le scénario.
Le film a été coproduit par Pictanovo (Région Hauts-de-France), la région Auvergne-Rhône-Alpes et France 3. 3 soficas adossées et une non adossée y ont également investi.
Canal+ et Multithématiques ont préacheté les fenêtres de télévision à péage et France 3 un passage sur la télévision gratuite.
Le Pacte a donné un minimum garanti pour les mandats de distribution salle et la vidéo et un autre pour le mandat international. Sorti su 297 copies il avait rassemblé 34 000 spectateurs le premier week-end.
Le précédent film produit par Kazak productions était «Titane», sorti le 14 juillet 2021. Réalisé par Julia Ducourneau il avait un budget prévisionnel de 7,4 millions € et était distribué par Diaphana. https://siritz.com/le-carrefour/le-bilan-de-wallimage-par-philippe-reynaert/
Cette semaine Le Pacte distribue « Les meilleures », réalisé par Marion Desseigne-Ravel. Il est produit par 31 juin films pour un budget de 2,6 millions €. Sorti sur 78 copies le film a réalisé 6 300 entrées le premier week-end.
*www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma. Il publie le budget, le plan de financement et la répartition des recettes de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il dispose d’un puissant moteur de recherche multicritères et de 10 ans d’archives.
DE LA SUPPRESSION DE LA REDEVANCE
ÉditorialUNE MESURE SOUHAITABLE MAIS DE GRAVES ENJEUX
Le président-candidat Macron a annoncé qu’il allait supprimer la redevance. Il est évident que cette mesure concerne tous les professionnels de notre audiovisuel, mais aussi de notre cinéma, puisque la télévision publique en est l’une de leurs principales sources de financement. D’où les réactions immédiates de toutes les organisations représentatives. https://siritz.com/editorial/france-televisions-en-question/
Macron a présenté cette mesure comme la suppression d’un impôt. C’est le cas, mais il ne s’agit nullement d’une réduction des prélèvements obligatoires, car ce financement devra passer par le budget général, un budget en déficit depuis 50 ans. Rembourser les emprunts cumulés n’est pas indispensable à court terme, mais, les taux d’intérêts vont certainement bientôt augmenter très sensiblement. Et cet surplus, à lui seul, qui va sans doute peser au moins autant que le budget de l’éducation nationale.
Certes la redevance est un impôt particulièrement injuste puisque du même montant quel que soit le revenu. Reste que le budget général est principalement financé par la TVA qui pèse bien plus sur les classes modestes que sur les classes aisées.
Actuellement la redevance est de 138 € par foyer possédant un téléviseur. Le budget général ajoute 600 millions €. Le total est de 4 milliards d’euros qui servent à financer le service public de l’audiovisuel. Compte tenu du fait que les jeunes ne regardent pas la télévision, ou bien, quand ils la regardent, le font par leur mobile, leur tablette ou leur ordinateur, il est probable que le nombre de ceux qui la payent va diminuer. Pour assurer la pérennité des ressources du secteur public de l’audiovisuel une réforme est donc indispensable.
La redevance est beaucoup plus élevée en Allemagne. https://www.francebleu.fr/emissions/la-minute-des-frontaliers/lorraine-nord/en-allemagne-la-redevance-tele-coute-220eu-contre-138eu-en-france Mais aussi, outre-manche. Là bas une partie des conservateurs voudrait la supprimer, estimant que la BBC est partisane en faveur des travaillistes. Les mêmes accusations en provenance de la droite de chez nous sont portées à l’égard de France télévisions et de Radio France. Mais, dans leur esprit, supprimer la redevance suppose de la remplacer par des recettes publicitaires. Or, ce n’est pas parce que l’offre d’espace publicitaire va soudain exploser que le chiffre d’affaires publicitaire va faire de même. En fait une telle mesure réduirait considérablement le chiffre d’affaires des ex chaînes et radios publiques. En outre, elle mettrait en grave difficulté financière les groupes TF1 et M6. C’est donc tout le secteur de la production cinématographique et audiovisuelle française qui souffrirait.
Un gouvernement sensé ne pourra que remplacer le produit de la redevance par un financement à peu près équivalent du budget général. Macron laisse entendre que ce sera une loi de programmation pluriannuelle de trois à cinq ans, comme pour la recherche. Il faudra que ce soit une vraie garantie que le Parlement ne puisse remettre en cause, alors qu’aujourd’hui gouvernement et Parlement peuvent, à tout moment réduire, la redevance ou l’apport du budget général, s’ils voulaient punir un service public qu’ils accuseraient d’être partisan en faveur de l’opposition.
Il faut que cette garantie s’appuie sur des objectifs, avec des critères précis pour vérifier la réalisation de ces objectifs. Les uns et les autres devraient, enfin, faire l’objet d’un véritable débat au Parlement, mais aussi dans la société civile. Un organisme indépendant, comme l’Arcom, devrait être chargé de contrôler son respect. Ce serait d’ailleurs logique puisqu’il nomme les présidents des entreprises publiques.
«LE MONTESPAN» SOURCE D’INSPIRATION
CinéscoopUN SUJET, UNE MISE EN SCÈNE ET UNE INTERPRÉTATION EXCEPTIONNELS
Les pièces de théâtre ont souvent été à l’origine de grands films. C’est aussi l’occasion, pour les réalisateurs, de découvrir des comédiens et, pour les producteurs, de découvrir des réalisateurs ainsi que des comédiens. C’est enfin une très riche source d’inspiration pour des sujets films de cinéma ou des fictions destinées à la télévision.
A tous ces égards allez voir « Le Montespan » au mythique théâtre de la Huchette, qui continue de jouer sans interruption, depuis 1957, « La cantatrice chauve » et « La leçon ».
Il s’agit d’une adaptation du roman de Jean Teulé, « Le Montespan » : l’histoire du plus célèbre cocu de France…
En 1663, Louis-Henri de Pardaillan, marquis de Montespan, et la charmante Françoise de Rochechouart, tombent fous d’amour et se marient. Les dettes s’accumulent et le Marquis doit absolument s’attirer les bonnes grâces du Roi-Soleil. Louis-Henri part donc en guerre pour Louis XIV, et se réjouit durant son absence que Françoise soit introduite à la cour auprès de la Reine. Mais c’est sans compter sur les appétits du roi pour sa tendre épouse. La nouvelle favorite ! Prêt à tout pour récupérer celle « qu’on n’aime qu’une fois dans une vie », il déclare une guerre sans relâche contre le monarque, refusant toutes faveurs attachées à sa condition de cocu royal, et allant même jusqu’à orner son carrosse de cornes gigantesques…
Le sujet, qui s’appuie sur la réalité historique, se situe entre la comédie et la tragédie.
Salomé Villiers en a fait l’adaptation. Elle en est la brillante interprète principale et, comme les deux autres comédiens, joue plusieurs des multiples rôles. Simon Lavaron est une véritable révélation. Michaël Hirsh se révêle un des grands comiques français.
La mise en scène d’Etienne Launey réussit l’exploit de présenter tous les incroyables rebondissements de cette histoire sur une petite scène, dans de multiples lieux et à un rythme endiablé.
On rit, on est ému, on est impressionné. L’inénarrable scène où de Montespan est réfugié auprès de l’héritier du trône d’Espagne est l’un des grands moments du théâtre français.
Pour le cinéma cette fresque historique serait au contraire une superproduction.
Le Montespan actuellement au théâtre de la Huchette les mercredis, jeudis, vendredis à 21 h et les samedis à 16 h et 21 h jusqu’au 23 avril
LA RÉMUNÉRATION DE MABROUK EL MECHRI
CinéscoopPOUR LA RÉALISATION DE « KUNG FU ZOHRA »
C’est son 4ème long métrage. Son précédent était « Sans issue (A cold day of light) », un thriller américain avec Bruce Willis, sorti en 2012 et distribué en France par SND. https://fr.wikipedia.org/wiki/Mabrouk_El_Mechri
Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.
Il est produit par François Kraus et Denis Pineau-Valencienne (Les films du Kiosque), pour un budget prévisionnel de 6,2 millions €. https://fr.wikipedia.org/wiki/Mabrouk_El_Mechri
Pour la préparation, 38 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur est de 100 000 €, répartie en part égale entre à valoir sur droits d’auteur et salaire de technicien.
C’est la rémunération médiane des réalisateurs de films français de fiction sortis en 2021, mais beaucoup moins que celle des films déjà sortis en 2022. https://siritz.com/financine/barometre-realisateurs-scenarios-22/
Il a en outre touché 100 000 € comme scénariste.
Gaumont est coproducteur/distributeur.
Y ont également investi 4 soficas adossées et 3 non adossées. France 2 est coproducteur. La région Ile-de-France lui a apporté son soutien.
Les fenêtres de télévision à péage ont été préachetées par Canal+ et Mutithématiques. France 2 et TMC ont préacheté les passages sur la télévision gratuite.
Gaumont a le mandat salle, vidéo et international. Il n’a pas donné de minimum garanti mais disposera de toutes les recettes nettes part producteur jusqu’à 2 millions €.
Le précédent film produit par Les Films du Kiosque était « La bonne épouse », réalise par Martin Provost. https://siritz.com/cinescoop/martin-provost-limite-sa-remuneration/
Il a réalisé 632 000 entrées.
Le précédent film distribué par Gaumont est un documentaire, « Le chêne », coproduit à 73/17 avec le Canada par Michel Seydoux (Caméra one) pour un budget de 5,7 millions €. Il est réalisé par Laurent Charbonnier et Michel Seydoux. Il est sorti la semaine dernière où il a réalisé 53 000 entrées.
*www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma. Il publie le budget, le plan de financement et la répartition des recettes de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il dispose d’un puissant moteur de recherche multicritères et de 10 ans d’archives.