LA DISTRIBUTION DE FILMS FRANÇAIS TOUJOURS AUSSI DÉFICITAIRE
Nous avions effectué, à partir des chiffres donnés par Cinéfinances.info*, une évaluation de la rentabilité des investissements des distributeurs dans les films français sortis en décembre 2021. https://siritz.com/financine/la-barometre-des-mg-distributeur-2021/
Nous avons recommencé l’opération pour les films sortis en janvier 2022. Or, là encore, pour près de 60% des films l’investissement n’est pas couvert par cette sortie salle. Certes, pour certains films, le distributeur a d’autres mandats qui devraient lui permettre de dégager une légère marge. C’est le cas de « Adieu monsieur Haffmann » qui est un film cher pour lequel le distributeur, Pathé/Orange Studio, a donné un minimum garanti de 1,25 millions € mais pour tous les mandats. Les mandats vidéo, vod et international devraient lui permettre de dégager une marge.
Mais le distributeur, quand le film est un succès, ne touche que sa commission qui est au maximum de 30% alors que quand le film n’amortit pas son investissement la différence négative entre son chiffre d’affaires et son investissement est à 100% à sa charge.
Ainsi, pour le film «Ouistreham » qui, avec plus de 400 000 entrées est un succès, le distributeur reverse environ la moitié de sa marge à la production. https://siritz.com/cinescoop/la-remuneration-demannuel-carrere/

Probablement le film français le plus rentable en janvier
Mais pour « L’amour c’est mieux que la vie », pour lequel la marge négative est du même ordre de grandeur que la marge positive du film précédent, celle-ci est entièrement à la charge du distributeur Metropolitan Film export. https://siritz.com/cinescoop/la-remuneration-de-claude-lelouch/

Ce film illustre par ailleurs la carrière de nombreux films qui, cette année, démarrent correctement puis s’effondrent dès la seconde semaine.
C’est pourquoi, sur l’ensemble des films français sortis en janvier 2022, la perte cumulée sur la sortie de la distribution en salle est de plus de 7% de son investissement. Ce chiffre est sans doute légèrement réduit par l’exploitation des autres mandats. Mais ceux-ci n’existent pas pour tous les films. En outre, pour les films qui sont des échecs en salle, ils le sont en général aussi sur les autres médias. Surtout, rappelons-le, le distributeur a besoin de recevoir une commission pour, en premier lieu, couvrir ses frais généraux.
En tout cas cela fait deux mois consécutifs que la distribution des films français est gravement déficitaire. Il doit probablement en être de même pour les films étrangers, sauf quelques blockbusters américains.
L’exploitation est évidemment également très touchée par ce faible niveau de la fréquentation par rapport aux niveaux d’avant la crise. En revanche, en principe les producteur avaient couvert financement de leur film avant le lancement de leur production. Mais la plupart d’entre eux n’ont même pas reçu les premiers 150 000 € d’aide automatique réservés au producteur délégué. Et, pour les films à venir, ils ne pourront compter sur les mêmes niveaux de minima garantis des distributeurs.
*www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma. Il publie le budget, le plan de financement et la répartition des recettes de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il dispose d’un puissant moteur de recherche multicritères et de 10 ans d’archives.
Pour la réalisation de « En même temps »
CinéscoopLA RÉMUNÉRATION DE GUSTAVE KERVEN ET BRUNO DELÉPINE
Cette comédie est le 10 ème films que ces réalisateurs ont réalisé ensemble.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Gustave_Kervern
https://fr.wikipedia.org/wiki/Benoît_Delépine
Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.
Leur société No money productions l’a coproduit avec Alexandra Hoenochsberg (Ad Vitam) pour un budget de 2,9 millions €. https://fr.wikipedia.org/wiki/En_même_temps_(film)
Pour la préparation, 29 jours de tournage et la post-production la rémunération des réalisateurs est de 280 000 €, dont 160 000 € d’à valoir sur droits d’auteur et 120 000 € de salaire de technicien. S’y ajoute 152 000 € pour le scénario.
C’est évidement beaucoup plus que la rémunération moyenne des réalisateurs de films français de fiction sortis depuis le début de 2022. https://siritz.com/financine/les-barometres-des-remunerations-2/
7 soficas y ont investi.
Le film a bénéficié du soutien de la région Occitanie. Canal+ et Multithématiques ont préacheté une fenêtre de télévision à péage. Ad Vitam est le distributeur en France mais n’a pas donné de minimum garanti.
Leur précédent film est « Effacer l’historique », sorti le 26 août 2020. Il était produit par leur société et Sylvie Pialat (Les films du Worso) pour un budget de 4,5 millons €.
Leur rémunération était la même que pour « En même temps » en tant que réalisateur et pour le scénario.
France 3 et Pictanovo (Hauts-de-Seine) étaient coproducteurs. 9 soficas y avaient investi.
Le film avait été préacheté par Canal+, Multithématiques et France 3.
Il était également distribué par Ad Vitam qui n’avait pas donné de minimum garanti et avait rassemblé 520 000 spectateurs.
*www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma. Il publie le budget, le plan de financement et la répartition des recettes de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il dispose d’un puissant moteur de recherche multicritères et de 10 ans d’archives.
La rémunération de Philippe de Chauveron
CinéscoopPOUR LA RÉALISATION DE « QU’EST-CE QUE L’ON A ENCORE TOUS FAIT AU BON DIEU ?»
C’est le 9ème film de cet habitué aux succès et le troisième de la série des « Qu’est-ce qu’on a fait au bon dieu ». Il est aussi le réalisateur de la série de films à succès « Élève Ducobu ». https://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_de_Chauveron
Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.
Il est produit par Brigitte Maccioni (Les films du Premier) et (Les films du 24), c’est-à-dire UGC. Celle-ci est aujourd’hui PDG d’UGC. https://fr.wikipedia.org/wiki/Qu%27est-ce_qu%27on_a_tous_fait_au_Bon_Dieu_%3F
Pour la préparation, 48 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur est de 390 000 €, dont 190 000 € d’à valoir sur droits d’auteur et 200 000 € de salaire de technicien.
C’est plus du triple de la rémunération moyenne des réalisateurs de films français de fiction sortis depuis le début de l’année. https://siritz.com/financine/les-barometres-des-remunerations-2/
Le sujet et le scénario ont été rémunérés 840 000 € dont 220 000 € pour Guy Laurent le coscénariste.
TF1 films production est coproducteur et trois soficas y ont investi.
OCS a acheté deux fenêtres pour la télévision à péage et TF1 deux passages sur la télévision gratuite. TMC a également acheté un passage.
Sans avoir donné de minimum garanti, UGC a tous les mandats de distribution sauf pour le Bénélux. Le producteur belge Belga est coproducteur à hauteur de 11%.
Le précédent film du réalisateur est « Qu’est-ce qu’on a encore fait au bon dieu », sorti le 30 janvier 2019. Il avait le même producteur pour un budget prévisionnel de 17 millions €.
Pour la préparation, 48 jours de tournage la rémunération du réalisateur était la même. C’était également le cas pour le scénario et le sujet.La rémunération de Guy Laurent était 200 000€..
Le film, sorti dans 852 salles, avait cumulé 6,722 millions de spectateurs.
*www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma. Il publie le budget, le plan de financement et la répartition des recettes de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il dispose d’un puissant moteur de recherche multicritères et de 10 ans d’archives.
TRÈS MAUVAIS CHIFFRES DE JANVIER
ÉditorialLA DISTRIBUTION DE FILMS FRANÇAIS TOUJOURS AUSSI DÉFICITAIRE
Nous avions effectué, à partir des chiffres donnés par Cinéfinances.info*, une évaluation de la rentabilité des investissements des distributeurs dans les films français sortis en décembre 2021. https://siritz.com/financine/la-barometre-des-mg-distributeur-2021/
Nous avons recommencé l’opération pour les films sortis en janvier 2022. Or, là encore, pour près de 60% des films l’investissement n’est pas couvert par cette sortie salle. Certes, pour certains films, le distributeur a d’autres mandats qui devraient lui permettre de dégager une légère marge. C’est le cas de « Adieu monsieur Haffmann » qui est un film cher pour lequel le distributeur, Pathé/Orange Studio, a donné un minimum garanti de 1,25 millions € mais pour tous les mandats. Les mandats vidéo, vod et international devraient lui permettre de dégager une marge.
Mais le distributeur, quand le film est un succès, ne touche que sa commission qui est au maximum de 30% alors que quand le film n’amortit pas son investissement la différence négative entre son chiffre d’affaires et son investissement est à 100% à sa charge.
Ainsi, pour le film «Ouistreham » qui, avec plus de 400 000 entrées est un succès, le distributeur reverse environ la moitié de sa marge à la production. https://siritz.com/cinescoop/la-remuneration-demannuel-carrere/
Probablement le film français le plus rentable en janvier
Mais pour « L’amour c’est mieux que la vie », pour lequel la marge négative est du même ordre de grandeur que la marge positive du film précédent, celle-ci est entièrement à la charge du distributeur Metropolitan Film export. https://siritz.com/cinescoop/la-remuneration-de-claude-lelouch/
Ce film illustre par ailleurs la carrière de nombreux films qui, cette année, démarrent correctement puis s’effondrent dès la seconde semaine.
C’est pourquoi, sur l’ensemble des films français sortis en janvier 2022, la perte cumulée sur la sortie de la distribution en salle est de plus de 7% de son investissement. Ce chiffre est sans doute légèrement réduit par l’exploitation des autres mandats. Mais ceux-ci n’existent pas pour tous les films. En outre, pour les films qui sont des échecs en salle, ils le sont en général aussi sur les autres médias. Surtout, rappelons-le, le distributeur a besoin de recevoir une commission pour, en premier lieu, couvrir ses frais généraux.
En tout cas cela fait deux mois consécutifs que la distribution des films français est gravement déficitaire. Il doit probablement en être de même pour les films étrangers, sauf quelques blockbusters américains.
L’exploitation est évidemment également très touchée par ce faible niveau de la fréquentation par rapport aux niveaux d’avant la crise. En revanche, en principe les producteur avaient couvert financement de leur film avant le lancement de leur production. Mais la plupart d’entre eux n’ont même pas reçu les premiers 150 000 € d’aide automatique réservés au producteur délégué. Et, pour les films à venir, ils ne pourront compter sur les mêmes niveaux de minima garantis des distributeurs.
*www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma. Il publie le budget, le plan de financement et la répartition des recettes de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il dispose d’un puissant moteur de recherche multicritères et de 10 ans d’archives.
LA RÉMUNÉRATION DE MATTHIEU ROZÉ
CinéscoopPOUR LA RÉALISATION DE « AZURO »
Cette adaptation d’un roman de Marguerite Duras est le premier long métrage réalisé par celui qui, jusque-là était acteur et scénariste. https://fr.wikipedia.org/wiki/Matthieu_Rozé
Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.
Il est produit à 50/50 par Olivier Bomsel et Veronique Zerdoun (Tabo Tabo Films) et Thierry Aflalou (Comic Strip Production) pour un budget prévisionnel de 953 000 €. C’est typiquement le film de fiction à très petit budget. https://fr.wikipedia.org/wiki/Azuro
Pour la préparation, 22 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur est de 20 000 €, répartie en part égale entre à valoir sur droits d’auteur et salaire de technicien.
C’est évidement beaucoup moins que la rémunération médiane des réalisateurs de films français de fiction sortis depuis le début de l’année ou toute l’année dernière. https://siritz.com/financine/barometre-realisateurs-scenarios-22/
Les droits d’adaptation de « Les petits chevaux de Tarquinia » ont été acheté 39 000 €. Le scénario a été coécrit avec Julie Peyr et ils se sont partagés 28 000 €.
Le distributeur Paname, Raphael Berdugo (Cité Films), Victorien Vaney (Orson Films) et Nicole et Jérôme Vidal (Noodles production) sont coproducteurs.
CNC a apporté une aide au développement franco-italien. La Région Sud a également apporté une aide.
Le film a été préacheté par Multithématique et TV5 monde.
Paname a donné un minimum garanti pour les mandats salle, vidéo et vod. Cité films a donné un minimum garanti pour le mandat international.
Le dernier film distribué par Paname distribution était « Les magnétiques », réalisé par Vincent Colonna et sorti le 17 novembre 2021. Il était produit par SRAB Films et Tiger Films pour un budget prévisionnel de 3,4 millions €.
Paname films n’avait pas sonné de minimum garanti. Sorti dans 100 salles le film avait rassemblé 56 000 spectateurs.
*www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma. Il publie le budget, le plan de financement et la répartition des recettes de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il dispose d’un puissant moteur de recherche multicritères et de 10 ans d’archives.
LA RÉMUNÉRATION DE DIASTÈME
CinéscoopPOUR LA RÉALISATION DE « LE MONDE D’HIER »
C’est son 4ème film. https://fr.wikipedia.org/wiki/Diastème#Filmographie
Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.
Il est produit par Philippe Lioret et Marielle Duigou (Fin Août Productions) pour un budget prévisionnel de 2,3 millions €. https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Monde_d%27hier_(film)
Pour la préparation, 21 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur est de 29 000 €, dont 8 000 € d’à valoir sur droits d’auteur et 21 000 € de salaire de technicien.
C’est beaucoup moins que la rémunération médiane des réalisateurs de films français sortis depuis le début de l’année 2022 et toute l’année dernière. https://siritz.com/financine/barometre-realisateurs-scenarios-22/
Il a par ailleurs coécrit le scénario avec Fabrice Lhomme, Gérard Davet et Christophe Honoré et ils se sont partagés 110 000 €.
Le film a bénéficié de 100 000 € d’avance sur recettes.
France 3 était coproducteur et deux soficas y avaient investi.
Le producteur a investi du numéraire ainsi que du fonds de soutien, et il a mis son salaire et ses frais généraux en participation. Une sofica y a investi.
Il est soutenu par la région Bretagne et la région Ile de France.
Canal+ et Multithématiques ont pré-acheté une fenêtre.
Pyramide a donné un minimum garanti pour les mandats salle et vidéo, et un autre pour le mandat étranger.
Le précédent film réalisé par Disthème était « Juillet Août » sorti le 13 juillet 2016.
Il était produit par Antoine Rein et Fabrice Goldstein (Karé Productions) pour un budget prévisionnel de 3 millions €.
Pour la préparation, 38 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur était de 45 000 €, dont 15 000 € d’à valoir sur droits d’auteur et 30 000 € de salaire de technicien.
Le scénario était écrit avec Camille Pouzol et ils s’étaient partagés 74 000 €.
Le film avait été préacheté par France 3 et C8.
Diaphana avait donné un minimum garanti pour le mandat de distribution salle et un autre pour le mandat vidéo.
Le film avait rassemblé 70 000 spectateurs pour une sortie dans 138 salles.
*www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma. Il publie le budget, le plan de financement et la répartition des recettes de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il dispose d’un puissant moteur de recherche multicritères et de 10 ans d’archives.
LA RÉMUNÉRATION DE CÉDRIC KLAPISCH
CinéscoopPOUR LA RÉALISATION DE « EN CORPS »
Ce film est le 14 ème de Cédric Klapisch. https://fr.wikipedia.org/wiki/Cédric_Klapisch
Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.
Il est produit par Cedric Klapisch et Bruno Levy (Ce qui me meut) pour un budget prévisionnel de 7,8 millions €. https://fr.wikipedia.org/wiki/En_corps
Pour la préparation, 41 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur est de 234 000 €, dont 119 000 € d’à valoir sur droits d’auteur et 115 000 € de salaire de technicien.
C’est sensiblement plus que la rémunération des réalisateurs de films français de fiction sortis depuis le début de l’année ou l’année dernière. https://siritz.com/financine/barometre-realisateurs-scenarios-22/
S’y ajoute 330 000 € pour le sujet et le scénario. Ce dernier a été coécrit avec Santiago Amirena qui a reçu 87 500 €.
Le film est coproduit par France 2 qui en est aussi le diffuseur sur la télévision gratuite. Canal+ et Multithématiques ont préacheté une fenêtre sur la télévision à péage.
Le film est distribué par StudioCanal qui a donné des minima garantis séparé pour les mandats salle, vidéo et international. Le minimum garanti pour l’international est le plus élevé.
Le précédent film réalisé par Cédric Klapisch était «Deux moi», sorti en salle le 15 octobre 2015 et que Ce qui me meut avait aussi produit pour un budget prévisionnel de 6,4 millions €. Sa rémunération était de 140 000 € plus 300 000 € pour le scénario.
Le film, lui aussi distribué par StudioCanal, avait rassemblé 650 000 spectateurs. https://siritz.com/cinescoop/la-remuneration-de-klapisch-pour-deux-moi/
Studio Canal a un autre film à l’affiche, « Golitah », réalisé par Frédéric Tellier et sorti en salle le 9 mars. En deux semaines il avait rassemblé plus de 500 000 spectateurs.
*www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma. Il publie le budget, le plan de financement et la répartition des recettes de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il dispose d’un puissant moteur de recherche multicritères et de 10 ans d’archives.
LA RÉMUNÉRATON DE SYLVIE AUDCOEUR
CinéscoopPOUR LA RÉALISATION DE « UNE MÈRE »
C’est le premier film en tant que réalisatrice de cette comédienne qui est aussi scénariste. Elle avait déjà réalisé un court-métrage. https://fr.wikipedia.org/wiki/Sylvie_Audcoeur
Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.
Le film est produit par Guillaume Dreyfus et Delphine Schmit (Tripode production) et Édouard de Vésinne (Incognita films)pour un budget prévisionnel de 2,3 millions €. https://fr.wikipedia.org/wiki/Une_mère_(film,_2021)
Pour la préparation, 31 jours de tournage et la post-production la rémunération de la réalisatrice est de 39 000 €, dont 13 000 € d’à valoir sur droits d’auteur et 26 000 € de salaire de technicien.
C’est beaucoup moins que la rémunération médiane des réalisateurs de films français de fiction sortis en 2021 ou depuis le début 2022. https://siritz.com/financine/barometre-realisateurs-scenarios-22/
Elle a en outre reçu 35 000 € pour le sujet et le scénario. Elle a coécrit le scénario avec Anna Frégonèse et Jacques Akchoti qui se sont partagés 13 000 €.
Le film a été coproduit par la région Occitanie. Trois soficas dont deux adossées au distributeur y ont investi.
Canal+ et Multithématiques ont préacheté une fenêtre de télévision à péage.
Memento Distribution a donné un minimum garanti pour les mandats salle et vidéo.
Le film avait rassemblé 2 233 spectateurs le premier jour dans 101 salles.
Le précédent film distribué par Memento films était un film iranien que la société avait également produit, était «Un héros», réalisé par Asghar Farhadi. Il était sorti le 15 décembre 2021. https://siritz.com/cinescoop/la-production-francaise-dun-film-iranien/
Le précédent film produit par Tripode productions était « Les meilleures », réalisé par Marion Desseigne-Ravel et qui était sorti le 9 mars 2022.
Il avait été coproduit avec 31 Juin films pour un budget prévisionnel 1,2 millions €. Il était distribué par Le Pacte et avait rassemblé 8 600 spectateurs en deux semaine.
*www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma. Il publie le budget, le plan de financement et la répartition des recettes de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il dispose d’un puissant moteur de recherche multicritères et de 10 ans d’archives.
La baisse de la fréquentation se poursuit
ÉditorialUne menace pour toute notre industrie cinématographique
On ne doit pas se raconter des histoires : la fréquentation cinématographique actuelle en France se situe à un niveau qui, s’il se poursuit, va amener toute l’industrie dans le mur. Elle se situe à un niveau très en-dessous de celui nécessaire pour permettre à l’ensemble du parc de salles de s’amortir. Et, à partir des chiffres de Cinéfinances.info, nous avons évalué que les résultats de 60% des films français sortis en décembre de l’année dernière n’ont pas permis à leurs distributeurs d’amortir leurs investissements en minimum garanti et frais d’édition. Or, ces distributeurs doivent, en plus, dégager une commission qui leur permettait de couvrir leurs frais généraux. La situation doit être la même pour les films étrangers. https://siritz.com/editorial/frequentation-toujours-a-la-baisse/
La plupart des producteurs doivent se trouver dans une situation similaire à celle de leur distributeur.
Il y a deux explications à ce phénomène. La première c’est que le confinement et la Covid ont profondément modifié le mode de vie des Français, et notamment en matière de loisir. Mais, à ce stade, on ne peut dire si ce changement n’est que temporaire ou va durer. En tout cas il est certain que le prix des places de cinéma est très élevé puisqu’une place d’exclusivité dépasse souvent les 14 euros.
L’autre explication c’est que l’environnement modifie profondément les choix de films de nos concitoyens. Après la crise du Covid, une épouvantable guerre en directe tous les jours sur nos téléviseurs ne nous pousse pas à aller nous distraire avec des films noirs. « Notre-dame brûle » est certes très spectaculaire, mais tous les soirs nous voyons Marioupol brûler, écrasé sous les bombes. https://siritz.com/cinescoop/la-remuneration-de-jean-jacques-annaud/
Énorme succès d’une comédie à petit budget
Au contraire, les spectateurs ont envie de se distraire. L’énorme succès de la comédie « Maison de retraite », qui, en plus, traite du scandale d’une grande actualité de certains EPAD, le démontre. Ce film d’un budget de l’ordre de 5 millions € devrait allégrement dépasser les deux millions d’entrées. Le bon démarrage de « La brigade » une autre comédie traitant des travailleurs immigrés confirme cette analyse. https://siritz.com/cinescoop/la-remuneration-de-louis-julien-petit/
En revanche, les jeunes eux, ne semblent pas avoir modifié leur comportement. Des films américains très spectaculaires très réussis comme « Spider man : no way home » ou « The Batman » réalisent des scores identiques à ceux d’avant la crise. Mais le cinéma n’est pas un média de jeunes et ces blockbusters sont en nombre limités.
Il est difficile de prévoir l’évolution de la fréquentation. Mais, ce qui est certain, c’est qu’à l’avenir les budgets vont devoir sérieusement diminuer.
LA RÉMUNÉRATION DE LOUIS-JULIEN PETIT
CinéscoopPOUR LA RÉALISATION DE « LA BRIGADE »
Cette comédie est le 5ème long métrage de ce diplômé de l’ESRA. https://fr.wikipedia.org/wiki/Louis-Julien_Petit
Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.
Il est produit par Lizza Benguigui (Odyssée pictures) pour un budget prévisionnel de 5 millions €.
Pour la préparation, 39 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur est de 132 000 €, répartie en part égale entre à valoir sur droits d’auteur et salaire de technicien.
C’est plus que la rémunération moyenne des réalisateurs de films français de fiction sortis depuis le début de l’année mais moins que celle de toute l’année 2021. https://siritz.com/financine/barometre-realisateurs-scenarios-22/
Le scénario est coécrit par Thomas Pujol, Lizza Benguigui et Sophie Bensadoun. Ils se sont partagés 172 000 €.
Le film est coproduit par Apollo Films, France 3 et Elemiah (Lizza Benguigui).
Pictanovo (région Hauts-de-France) a apporté une aide remboursable. 5 soficas, dont une adossée, y ont investi.
Canal+ et Multithématiques ont acheté une fenêtre sur la télévision à péage, France 3 et C8 un passage sur la télévision gratuite.
Le précédent film produit par Louis-Julien Petit était « Les invisibles (Femmes SDF) », sorti le 9 janvier 2019 et produit par Elemiah pour un budget prévisionnel de 4,5 millions €.
Pour la préparation, 38 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur était de 66 000 €, dont 14 000 € d’à valoir sur droits d’auteur et 52 000 € de salaire de technicien. Il avait en outre reçu 69 000 € pour le scénario. Celui-ci était coécrit par Marion Dussot et Claire Lajeunie qui s’étaient partagées 14 000 €.
Le film était coproduit par Marc Ladreit de Lacharrière (FIMALAC information), Apollo Films et France 3.
Apollo avait donné un minimum garanti pour les mandats de distribution en salle, vidéo et international.
Le film avait rassemblé 1,345 millions spectateurs.
*www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma. Il publie le budget, le plan de financement et la répartition des recettes de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il dispose d’un puissant moteur de recherche multicritères et de 10 ans d’archives.
LA RÉMUNÉRATION DE HELIER CISTERNE
CinéscoopPOUR LA RÉALISATION DE « DE NOS FRÈRES BLESSÉS »
C’est son 2ème long métrage. //fr.wikipedia.org/wiki/Hélier_Cisterne
Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.
Il est produit par Justin Taurand (Les Films du Bélier) pour un budget prévisionnel de 6,8 millions €. C’est une coproduction entre la France (88%) et la Belgique (12%). https://fr.wikipedia.org/wiki/De_nos_frères_blessés_(film,_2022)
Pour la préparation, 32 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur est de 62 000 €, répartie en part égale entre à valoir sur droits d’auteur et salaire de technicien. C’est beaucoup moins que la rémunération médiane des réalisateurs de films de fiction depuis le début de l’année ou au cours de l’année 2021. https://siritz.com/financine/barometre-realisateurs-scenarios-22/
Le film est une adaptation du roman de de Jospeh Andras dont les droits ont été acquis pour 80 000 €. Le scénario a été coécrit par le réalisateur et Katell Quilévéré et ils se sont partagés 60 750 €.
Jean-François Lepetit (Flach film Production) et France 3 sont coproducteurs.
Le film a bénéficié de 500 000 € d’avance sur recettes et d’une aide au développement ainsi que d’une aide aux images de la diversité du CNC. Il a également bénéficié d’une avance d’Eurimages. Trois soficas y ont investi et il a bénéficié du soutien de la région Ile de France.
Canal + et Multithématiques ont acheté une fenêtre de télévision à péage et France 3 un passage sur la télévision gratuite.
Diaphana en est le distributeur avec un minimum garanti pour les mandats salle et vidéo sur la France.
Le coproducteur belge est Frakas production qui a bénéficié du Tax shelter. La RTBF est coproducteur et a acheté un passage. Il a une avance d’Eurimages pour la Belgique.
Cinéart a donné un minimum garanti pour le mandat de distribution sur le Bénélux.
Le précédent film réalisé par Hélier Cisterne était « Vandal », sorti en salle le 9 octobre 2013.
Il était produit par le même producteur pour un budget de 2,3 millions €.
Pour la préparation, 32 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur était de 29 000 €, dont 12 000 € d’à valoir sur droits d’auteur et 17 000€ de salaire de technicien. Il avait en outre reçu 8 500 € pour le scénario qui était coécrit avec Nicolas Journet (6 000€), Gilles Taurand (55 000 €) et Katell Qillévéré (4 000 €).
Le film avait bénéficié de 152 000 € d’avance sur recettes après réalisation.
Il été distribué par Pyramide qui n‘avait pas sonné de minimum garanti. Le film avait rassemblé 27 000 entrées.
Le coproducteur belge était Tarantula.
*www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma. Il publie le budget, le plan de financement et la répartition des recettes de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il dispose d’un puissant moteur de recherche multicritères et de 10 ans d’archives.