POUR LA RÉALISATION DE « RIEN À FOUTRE »

C’est son premier long métrage alors qu’il a déjà réalisé plusieurs courts métrages. https://fr.wikipedia.org/wiki/Emmanuel_Marre

Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.

Il s’agit d’une coproduction franco-belge, la Belgique étant majoritaire à 53%. Le budget prévisionnel est 2,1 millions €.  Du côté français il est produit par Alexandre Perrier et François-Pierre Clavel (Kidam) et du côté belge par Benoît Rolland (Wrong men north). https://fr.wikipedia.org/wiki/Rien_à_foutre

Pour la préparation, 35 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur est de 56 000 €, dont 31 000 € d’à valoir sur droits d’auteur et 25 000 € de salaire de technicien.

C’est beaucoup moins que la rémunération des films français de fiction sortis en 2021 ou en janvier 2022. https://siritz.com/financine/barometre-2022-remuneration-des-realisateurs/

Le scénario a été coécrit avec Julia Lecoustre et ils se sont partagés 45 000 €.

Le film a bénéficié de 520 000 € d’avance sur recettes. Deux soficas y ont investi. Multithématiques a effectué un préachat.

En France Condor a donné un minimum garanti pour le mandat de distribution salle, vidéo et tv

En Belgique le film a bénéficié du Tax Shelter, de l’aide Fédération Wallonie Bruxelles, du Fonds spécial RTBF/Producteurs indépendants et de l’achat de la RTBF. Il est distribué par Cinéart qui a donné un minimum garanti pour les mandats salle et vidéo.

Le précédent film produit par Kidam était « Freda », sorti le 13 octobre 2021 et réalisé par Gessica Généus. Son budget prévisionnel était de 600 000 €. C’était une coproduction entre la France (50%) et Haïti, Bénin, Pologne.

Le film était distribué par Nour Films et avait rassemblé 31 000 spectateurs.

Le précédent film distribué par Condor Distribution était « La voix d’Aïda », réalisé par Jasmila Zbanic. Sorti le 22 septembre 2019 c’était une coproduction entre 8 pays. Le producteur français Indie Sales avait 10%. Le budget prévisionnel était de 4 millions €.

Le film avait rassemblé 40 000 spectateurs.

*www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie le budget, le plan de financement et la répartition des recettes de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il dispose d’un puissant moteur de recherche multicritères et de 10 ans d’archives.

POUR LA RÉALISATION DE « VIENS JE T’EMMÈNE »

C’est son 6ème long métrage. https://fr.wikipedia.org/wiki/Alain_Guiraudie

Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.

Il a été produit par Charles Gillibert (CG Cinéma international) pour un budget prévisionnel de 3,4 millions €. https://fr.wikipedia.org/wiki/Viens_je_t%27emmène

Pour la préparation, 40 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur est de 70 000 €, répartie en part égale entre à valoir sur droits d’auteur et salaire de technicien.

C’est beaucoup moins que la rémunération médiane des réalisateurs de films de fiction français sortis en janvier 2022 et en 2021. https://siritz.com/financine/barometre-2022-remuneration-des-realisateurs/

Il a co-écrit le scénario avec Laurent Lunetta et ils se sont partagés 32 000 €.

Le film a bénéficié de 450 000 € d’avance sur recettes. Il a été soutenu par les régions Ile de France et Auvergne-Rhône-Alpes.

Arte et une sofica en sont coproducteurs.

OCS et Arte ont préacheté un passage.

Le film est distribué par Les films du Losange qui a donné deux minima garantis, un pour le mandat salle et vidéo, un pour le mandat international.

Le précédent film d’Alain Guiraudie était « Rester vertical », sorti le 27 août 2015. https://fr.wikipedia.org/wiki/Rester_vertical

Il était produit par Sylvie Pialat (Les films du Worso) pour un budget prévisionnel de 3,7 millions € et déjà distribué par Les films du Losange.

Pour la préparation, 44 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur était de 90 000 €, dont 50 000 € d’à valoir sur droits d’auteur et 40 000 € de salaire de technicien. Il avait en outre reçu 40 000 € pour l’écriture du scénario.

Le film avait bénéficié de 550 000 € d’avance sur recettes.

Il avait le soutien des régions Pyrénées, Languedoc-Roussillon et Poitou-Charente ainsi que du département Charent-Maritime.

Arte était coproducteur. Canal+, Multithématiques et Arte avaient préacheté un passage.

Les films du Losange avaient donné un minimum garanti pour les mandats salle et vidéo.

Le film avait rassemblé 74 000 entrées.

*www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie le budget, le plan de financement et la répartition des recettes de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il dispose d’un puissant moteur de recherche multicritères et de 10 ans d’archives

POUR LA RÉALISATION DE « ROBUSTE »

Cette comédie dramatique est son deuxième long métrage. Il est interprété par Gérard Depardieu que l’on vient de voir dans « Maigret », distribué par SND, et « Maison de retraite », distribué par UGC.

https://www.unifrance.org/annuaires/personne/380447/constance-meyer

Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.

Ce film est produit par Isabelle Madeleine (Dharamsala) pour un budget prévisionnel de 3,4 millions €. https://fr.wikipedia.org/wiki/Robuste_(film)

Pour la préparation, 38 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur est de 83 000 €, répartie en part égale entre à valoir sur droits d’auteur et salaire de technicien. C’est moins de la moitié de la rémunération des réalisateurs de films français de fiction sortis en janvier 2022 et moins que celle des réalisateurs de films français de fiction sortis en 2021.

Le scénario a été co-écrit avec Marcia Maciano et ils es sont partagés 68 000€.

La région Ile de France a apporté son soutien.  France 2 et 4 soficas y ont investi. Multithématiques a préacheté un passage tout comme France 2.

Diaphana a donné un minimum garanti pour les mandats salle et vidéo.

Le premier film de Constance Meyer était « Rhapsody », sorti en 2015.

Le précédent film produit par (Dharamsala) était « Proxima », réalisé par Alice Winocour pour un budget prévisionnel de 6,5 millions €. Ditribué par Pathé et sorti le 21 novembre 2019, il avait rassemblé 115 000 spectateurs.

Le précédent film distribué par Diaphana est «Un autre monde», sorti le 16 février dernier. La première semaine il a rassemblé 195 000 entrées. https://siritz.com/cinescoop/la-remuneration-de-stephane-brize/

*www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie le budget, le plan de financement et la répartition des recettes de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il dispose d’un puissant moteur de recherche multicritères et de 10 ans d’archives.

POUR LA RÉALISATIONS DE « ILS SONT VIVANTS »

Cette comédie dramatique est son premier film alors qu’il était jusqu’ici surtout comédien et, parfois, scénariste. https://fr.wikipedia.org/wiki/Jérémie_Elkaïm

Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Ils_sont_vivants

Le film produit par Albane de Jourdan (Super 8 production), pour un budget prévisionnel de 3,1 millions €.

Pour la préparation, 31 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur est de 70 000 €, dont 30 000 € d’à valoir sur droits d’auteur et 40 000 € de salaire de technicien.

C’est la moitié de la rémunération médiane des réalisateurs de films français de fiction sortis en 2022 et 70% celle des films sortis en 2021. https://siritz.com/financine/barometre-2022-remuneration-des-realisateurs/

Le réalisateur a en outre reçu 100 000 €. Il a coécrit le scénario avec Arthur Cahn et Gilles Marchand et ils se sont partagés 132 000 €.

Le producteur a investi du numéraire et mis son salaire et ses frais généraux en participation. Marc Simoncini (Reborn Production), 3 soficas et France 3 sont coproducteurs.

Canal+, Multithématiques et France 3 ont pré-acheté un passage.

Le film est distribué par Memento Films qui a donné un minimum garanti pour les mandats salle, vidéo et international.

Le film a démarré le premier jour avec 6000 entrées sur 113 copies.

Super 8 production avait produit, pour un budget prévisionnel de 5,4 millions €, « Petit pays », sorti le 26 août 2020 et réalisé par Éric Barbier. Il était distribué par Pathé et avait rassemblé 350 000 entrées.

A noter que sort également cette semaine « Selon la police », un drame policier réalisé par Frédéric Videau.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Frédéric_Videau

C’est son 4ème long métrage.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Selon_la_police

Il est produit par Philippe Liégeois (Bus films) pour un budget prévisionnel de 2,8 millions €.

Pour la préparation, 37 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur est de 78 000 €, dont 38 000 € d’à valoir sur droits d’auteur et 40 000 € de salaire de technicien. Il a en outre reçu 54 000 € pour le scénario.

Le film a bénéficié de 460 000 € d’avance sur recettes. Il a reçu le soutien des régions Occitanie et Paca. Canal+ et Mutithématiques l’ont préacheté.

Memento films a donné un minimum garanti pour les mandats salle et vidéo et un autre pour le mandat international.

Le premier jour le film a rassemblé 1 374 spectateurs sur 28 copies.

*www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie le budget, le plan de financement et la répartition des recettes de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il dispose d’un puissant moteur de recherche multicritères et de 10 ans d’archives.

MAIS PAS DISNEY+, APPLE TV ET AMAZONE PRIME

L’accord qui vient d’être signé entre les professionnels du cinéma et Netflix est évidemment positif. Les pouvoirs publics français avaient fixé la fenêtre de la plateforme américaine à 15 mois contre 6 mois pour Canal+, ce qui est logique car la chaîne française s’engage à investir 200 millions € par an dans la production cinématographique francophone et européenne, soit 5 fois plus que la Netflix. Pour les films coproduits par une chaîne en clair, la fenêtre de Netflix se fermera au bout de 7 mois, quand commence celle de la chaîne française. https://www.premiere.fr/Cinema/News-Cinema/Ca-y-est-laccord-historique-entre-Netflix-et-le-cinema-francais-est-signe

Mais Netflix insiste clairement sur sa volonté d’avancer sa fenêtre à 12 mois dans un an, comme les textes le permettraient. Néanmoins, une telle mesure remettrait en cause l’accord avec Canal+ et on voit mal ce que la plateforme pourrait offrir qui contrebalancerait les conséquences de  la remise en cause de l’accord avec Canal+.

Les avancées les plus importantes de cet accord sont l’engagement d’investir dans au moins 10 films par an et la clause de diversité, qui prévoit que 17% de ces investissements soient dans  des films de moins 4 millions €. C’est très important, car, faute de ces ajouts, la plateforme aurait, par exemple, pu investir ses 40 millions dans 4 films à très gros budget, voir moins,  en exigeant qu’ils ne passent ni sur Canal+ ou OCS, ni sur une chaîne en clair.

Disney +, qui appartient pourtant au premier producteur mondial de films de cinéma, a préféré, comme Apple TV + et Amazon Prime,  critiquer fondamentalement l’écosystème français.  Et, de ce fait, ne prendre aucun engagement supplémentaire. Leur fenêtre se situera à 17 mois. Disney + et Apple TV + investiront 4% de leur chiffre d’affaires dans la production francophone et européenne. Pour Amazon prime, dont le chiffre d’affaires n’est généré que très partiellement par l’offre de films, l’engagement d’investissement ne sera que de 10 millions €, alors que son chiffre d’affaires est bien plus considérable que celui de ses concurrents. Deux mois de retard dans la fenêtre ce n’est évidemment pas beaucoup. Mais il est évidemment probable que Netflix ne pré-achètera que les films qui ne sont pas pré-achetés par des plateformes concurrentes.

En revanche, ces trois plateformes ne sont tenues à aucun engagement de nombre de films ni de diversités. Elle pourront donc concentrer leurs investissements sur quelques très gros films à conditions qu’ils ne soient pré-achetés par aucune autre chaîne ni plateforme. Le prix d’achat de ces gros films devrait monter.

POUR LA RÉALISATION DE « COMPAGNONS »

C’est son 4ème film. https://fr.wikipedia.org/wiki/François_Favrat

Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.

Il est produit par Romain Brémond (Soyouz films) pour un budget prévisionnel de 4,6 millions €. https://fr.wikipedia.org/wiki/François_Favrat

Pour la préparation, 38 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur est de 145 000 €, dont 75 000 € d’à valoir sur droits d’auteur et 70 000 € de salaire de technicien.

C’est à peu près la rémunération médiane des réalisateurs de films français sortis en janvier 2022. https://siritz.com/financine/barometre-2022-remuneration-des-realisateurs/

Il a en outre reçu 140 000 € pour le scénario qui a été co-écrit avec Johanne Bertrand qui a reçu 30 000 €.

Wild Bunch, France 2 et une sofica sont coproducteurs. Le film a bénéficié du soutien de la région des pays de la Loire. Il a été préacheté par Canal+, Multithématiques, France 2 et C8.

Wild Bunch a donné un minimum garanti pour les mandats salle et international.

Le précédent film réalisé par François Favrat était «Boomerang», sorti le 23 septembre 2015. Il était produit par François Kraus et Denis Pineau-Valencienne (Les Films du kiosque) pour un budget prévisionnel de 3,6 millions €.

C’était l’adaptation d’un livre de  Tatiana de Rouvray dont les droits ont été acquits 80 000 €.

Pour la préparation, 37 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur était de 106 000 €, dont 85 000 € d’à valoir sur droits d’auteur et 31 000 € de salaire de technicien. Il avait en outre reçu 85 000 € pour l’écriture du scénario.

TF1 DA et deux sofica étaient coproducteurs. OCS avait acheté la première fenêtre de télévision à péage, Multithématiques la seconde et France 2 un passage à la télévision gratuite.

TF1 DA avait donné un minimum garanti pour les mandats salle, vidéo et international. UGC était le distributeur.

Le film avait rassemblé 322 000  spectateurs.

*www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie le budget, le plan de financement et la répartition des recettes de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il dispose d’un puissant moteur de recherche multicritères et de 10 ans d’archives.

POUR LA RÉALISATION DE ZAÏ ZAÏ ZAÏ ZAÏ

Cette adaptation d’une célèbre bande dessinée est son 7eme film. https://fr.wikipedia.org/wiki/François_Desagnat

Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.

Il est produit par Mathias Weber et Thibault Gast (24 25 Films) pour un budget prévisionnel de 4,3 millions €. https://fr.wikipedia.org/wiki/Zaï_zaï_zaï_zaï_(film)

Pour la préparation, 31 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur est de 103 000 €, répartie en part égale entre à valoir sur droits d’auteur et salaire de technicien.

C’est un tiers de moins que la rémunération moyenne des réalisateurs de films français de fiction sortis en janvier 2022. https://siritz.com/financine/barometre-2022-remuneration-des-realisateurs/

Les droits d’adaptation de la BD ont été achetés 60 000 €.

Le scénario a été coécrit avec Jean-Luc Gaget et ils se sont partagés 82 500 €.

Apollo Films et France 3 sont coproducteurs ainsi que trois soficas. La région Occitanie a apporté son soutien.

Le film a été préacheté par Canal+, Multithématiques, France 3 et C8. Il est distribué par Apollo Films qui a donné un minimum garanti pour les mandats salle, vidéo et international.

Le précédent film de François Desagnat était « Le gendre de ma vie », sorti le 19 décembre 2018.

Pour la préparation, 41 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur était de 262 000 €, répartie en part égale entre à valoir sur droits d’auteur et salaire de technicien.

Le scénario avait été co-écrit avec Thomas Ruast et Jérôme L’Hostky et ils se sont partagés, 125 000 €.

Le film avait été préacheté par Canal+, Multithématiques, TF1, TMC et C8.

Pathé avait donné un minimum garanti pour les mandats salle, vidéo et international.

Le film avait rassemblé 400 000 spectateurs.

*www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie le budget, le plan de financement et la répartition des recettes de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il dispose d’un puissant moteur de recherche multicritères et de 10 ans d’archives.

POUR LA RÉALISATION DE « MAIGRET »

C’est son 34ème film. Et tous appartiennent à une grande variété de genres. https://fr.wikipedia.org/wiki/Patrice_Leconte

Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.

Celui-ci est une adaptation du roman « Maigret et la jeune morte » de George Simenon. Il a été produit par Philippe Carcassonne (@-Ciné) et Jean-Louis Livi (F comme Film), pour un budget de 6 millions €. https://fr.wikipedia.org/wiki/Maigret_(film)

Pour la préparation, 33 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur est de 305 000 €, dont 264 000 € d’à valoir sur droits d’auteur et 41 000 € de salaire de technicien.

C’est 50% de plus que la rémunération moyenne des réalisateurs de films de fiction français sortis en janvier 2022. https://siritz.com/financine/barometre-2022-remuneration-des-realisateurs/

Les droits d’adaptation du roman ont été achetés 190 000 €. Le scénario a été co-écrit avec Jérôme Tonnerre et ils se sont partagés 264 000 €.

SND est coproducteur, tout comme les auteurs et les agents qui ont mis une partie de leur rémunération en participation.

La région Ile-de-France a apporté son soutien. Canal+ a acheté une fenêtre et SND a donné un minimum garanti pour la mandats salle, vidéo, vod, s-vod et international.

Le précédent film de Patrice Leconte était un film à sketch dont il était l’un des réalisateurs.

Il avait entièrement réalisé « Une heure de tranquillité », sorti le 31 décembre 2014.

Le film était produit par Marc Missonier et Olivier Delbosc (Fidélité Films) pour un budget de 6 millions €.

Pour la préparation, 27 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur était de 300 000 €, répartie en part égale entre à valoir sur droits d’auteur et salaire de technicien.

Il s’agissait d’une adaptation d’une pièce de théâtre de Florian Zeller, achetée 150 000 €. Il avait coécrit le scénario avec le dernier et ils s’étaient partagés 364 000.

TF1 était coproducteur et avait acheté un passage, Canal+ avait acheté la première fenêtre de télévision à péage et OCS Cinéma séries la seconde.

Wild bunch avait donné un minimum garanti pour les mandats salle, vidéo et international.

Le film avait rassemblé 1 040 000 spectateurs.

*www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie le budget, le plan de financement et la répartition des recettes de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il dispose d’un puissant moteur de recherche multicritères et de 10 ans d’archives.

POUR LA RÉALISATION DE « AFTER BLUE »   (« PARADIS SALE »)

C’est son 2ème long métrage. https://fr.wikipedia.org/wiki/Bertrand_Mandico

Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.

Il est produit par Emmanuel Chaumet (Ecce films) pour un budget prévisionnel de 2,1 millions €. https://fr.wikipedia.org/wiki/After_Blue_(Paradis_sale)

Pour la préparation, 35 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur est de 51 000 €, dont 20 000 € d’à valoir sur droits d’auteur et 31 000 € de salaire de technicien.

C’est le tiers de la rémunération médiane des réalisateurs de films français sortis en janvier 2022. https://siritz.com/financine/barometre-2022-remuneration-des-realisateurs/

Il a en outre reçu 25 000 € pour le scénario.

Le film a bénéficié de 450 000 € d’avance sur recettes et des investisseurs privés y ont investi pour 200 000 €. Deux soficas y ont également investi et il a obtenu le soutien de la région Nouvelle Aquitaine.

Multithématiques a acheté une fenêtre de télévision à péage. UFO a donné un minimum garanti pour les mandats salles et vidéo.

Son premier film était « Les garçons sauvages », sorti le 28 février 2018. Il avait le même producteur, pour un budget prévisionnel de 2 millions €.

Pour la préparation, 40 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur était de 25 500 €, dont 7 500 € d’à-valoir sur droits d’auteur et 18 000 € de salaire de technicien. Il avait en outre reçu 7 500 € pour le scénario.

Le film avait bénéficié de 420 000 € d’avance sur recettes et d’une aide aux œuvres cinématographiques d’outre-mer du CNC. Deux soficas y ont investi et la Réunion lui a apporté son soutien.

Multithématiques avait acheté une fenêtre et UFO avait donné un minimum garanti pour les mandats salle et vidéo.

Le film avait rassemblé 46 000 spectateurs.

*www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie le budget, le plan de financement et la répartition des recettes de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il dispose d’un puissant moteur de recherche multicritères et de 10 ans d’archives.

Les rumeurs, non confirmées, d’arrêt prochain de la diffuion par France 3 de son feuilleton quotidien « Plus Belle la vie », sont une occasion de se pencher sur les faiblesses de l’audiovisuel français et d’en tirer les leçons.

Quand ce programme  est lancé en 2006 la télévision française ne diffuse aucun feuilleton (« soap ») quotidien, alors que chacune des grandes chaînes des grands pays (USA, Royaume-Uni, Allemagne, Italie, etc..) en diffuse un. Soit trois à quatre feuilletons par pays, chacun étant l’un des programmes à plus forte audience de sa chaîne. Or le feuilleton, avec des personnages et des histoires auxquels le public s’attache a toujours été un des genres à succès de la littérature et les auteurs français y excellaient.

Son  producteur privé est Telfrance, qui avait déjà produit pour France 2 le sitcom, « Maguy ». Mais cette adaptation du sitcom américain « Maud » était du théâtre filmé. Un feuilleton suit plusieurs aventures parallèles ou entrecroisées dans plusieurs décors, avec du suspense et des rebondissements. Et il a un lien avec l’actualité. Alexandre Dumas ou Balzac y excellaient.

Donc, France 3 s’y lance. Le tournage s’effectue à Marseille où sont créés à cet effet les studios de La Belle de Mai, formés des techniciens et recrutés des comédiens. Soit environ 200 emplois permanents, qui génèrent 1000 emplois indirects. Les studios sont évidemment indispensables car, pour livrer un épisode de 26 minutes chaque jour de la semaine, il faut des décors récurrents et pouvoir tourner plusieurs scènes simultanément.

La série est diffusée en access prime time. Et, au début, l’audience s’effondre,  comme nos auteurs n’ont aucune expérience le programme est très mauvais. Mais Mais Remy Pflimlin, le directeur général de France 3, et Marc Tessier le président de France télévisions ne baissent pas les bras. Car leur producteur suit la méthode utilisée dans tous les autres pays :  le lendemain de la diffusion de chaque épisode les réactions d’un panel du public sont recueillies et envoyées à l’équipe des auteurs. Celle-ci va en tenir compte et modifier ou supprimer des personnages, développer ou supprimer certains sujets. Et, au bout de quelques semaines l’audience va commencer à monter. Au point qu’avec une audience qui dépassera largement les 6,8 millions de spectateurs, le programme va devenir le champion de la chaîne. En outre, l’un des avantages des feuilletons est qu’ils s’exportent et génèrent nombre de produits dérivés. Enfin, pour la ville et la région, outre les emplois, c’est un outil de promotion.

Normalement TF1 aurait dû se lancer à son tour dans cette voie qui est celle de la plupart des grandes chaînes du monde. Mais il faudra attendre…. 11 ans pour que la chaîne privée lance son propre feuilleton quotidien, « Demain nous appartient », produit par Telfrance qui, entre-temps a été racheté par la chaîne. Il sera fabriqué à Sète, en grande partie dans des studios créés à cette effet. Bien évidemment ce sera un succès.

Mais, plus incroyable encore, ce n’est qu’en 2018, soit 12 ans plus tard, que France 2, qui appartient au même groupe que France 3, lancera son propre feuilleton, « Un si grand soleil ». Là encore un succès.

A noter qu’en 2020, TF1, sans doute au vu du succès de « Demain nous appartient » », lancera un nouveau feuilleton, « Ici tout va bien ».

De cet exemple on peut tirer plusieurs leçons. En premier lieu, que dans un univers audiovisuel qui explose et où les bouleversements s’accélèrent, nos diffuseurs, comme nos producteurs, devraient investirent beaucoup plus pour suivre les succès et les innovations partout dans le monde.

En second lieu, comme cela a été le cas avec les feuilletons, le secteur audiovisuel offre d’énormes potentiels de création d’emploi. Or, il faut savoir que le plan à long terme de la France, celui dont est en charge Monsieur Bayrou, n’en tient absolument pas compte. Les professionnels du secteur doivent se mobiliser pour que cela change. Et ils ont du poids.

D’autant plus que, lorsqu’il est venu à Marseille en septembre dernier, le président de la République a suggéré aux édiles locaux de créer de grands studios de tournage, sources d’emplois. Il s’appuyait sur une étude commandée par Film France et publiée en 2019, « Les studios de tournage, enjeu de la production », qui démontrait que le développement de notre production dépendait largement de l’existence de grands studios. https://www.cnc.fr/professionnels/etudes-et-rapports/rapport/les-studios-de-tournage-un-enjeu-primordial-pour-la-production-en-france_990068

Or, la ville étudie désormais  un projet de 50 hectares dans ce sens qui s’ajouterait au grand projet de l’Essonne.

En fait, et c’est la troisième leçon  : ce sont désormais les villes et les régions qui sont les plus à même d’être moteurs dans ce domaine.