« Beaux-parents », un succès pour UGC distribution

Le producteur a véritablement investi du numéraire pour financer le film

« Beaux-parents », que Canal+ a diffusé samedi soir, a un budget de 5,4 millions €. Il était sorti en salle le 16 juin 2019. Cinéfinances.info* fournit les données pour analyser son montage financier.

Le film, réalisé par Hector Cabello-Reyes https://siritz.com/cinescoop/la-remuneration-de-cabello-reyes-pour-beaux-parents/, a été produit par Kabo films (Christian Baumard). Le producteur délégué a investi  851 000 € en numéraire et 90 000 € en soutien financier. Il inclut dans ses sources de financement 847 000 € de crédit d’impôt prévisionnel. Il a également mis en participation 223 000 € sur 256 000 € et la totalité des 312 000 € de frais généraux.  A noter que les imprévus sont de 446 000 €. Si le producteur ne les a pas dépensés son investissement de départ en a été réduit de moitié. Mais, en tout cas, le film ne fait pas parti de ceux où le producteur délégué dégage une marge avant la sortie du film.

Orange Studio est coproducteur et a investi 400 000 €.

Pré-achat de 5 chaînes

Par ailleurs, le film a été pré-acheté 1,05 million € par Canal+ et 171 000 € par Multithématiques. Il a par ailleurs été pré-acheté par 3 chaînes en clair. Le premier passage par M6 pour 450 000 €. Puis, dans l’ordre des passages, par W9 pour 150 000 €, et C8 pour 200 000 €.

Enfin, UGC Distribution a pris le film en distribution sans minimum garanti, avec, en plus du mandat salle, celui de la vidéo. La sortie s’est faite sur 391 copies. Le film a atteint 506 000 entrées. C’est donc une bonne affaire pour le distributeur. Il a probablement versé une toute petite recette nette aux producteurs qui, en outre, ont touché du soutien financier.

Voir plus d’informations sur le film : 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Beaux-parents_(film

www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement,  destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie le budget, le plan de financement et la répartition des recettes de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il dispose d’un puissant moteur de recherche multicritères et de 10 ans d’archives.