POUR LA RÉALISATION DE « AVANT L’EFFONDREMENT »

Cette comédie dramatique est le premier film de cinéma de la romancière Alice Zeniter et de Benoit Volnais qui a exercé de nombreux métiers, dont réalisateur de télévision. https://fr.wikipedia.org/wiki/Alice_Zeniter et http://distrib.pyramidefilms.com/pyramide-distribution-catalogue/alice-zeniter-et-benoit-volnais.html

Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.

Il est produit par Elzévir Films (Denis Carot,  Marie Masmonteil et Ulysse Payet)  pour un budget prévisionnel de 2,4 millions €. C’est la moitié du budget moyen des films français de  fiction sortis en 2022. https://siritz.com/financine/le-barometre-des-films-francais-de-fictio/

Pour la préparation, 30 jours de tournage et la post-production la rémunération de la réalisatrice et du réalisateur est de 70 000 €, dont 30 000 € d’à valoir sur droits d’auteur et 40 000 € de salaire de technicien. C’est 70% de la rémunération médiane des réalisateurs de ces films. Ils ont écrit le scénario pour 57 000 € ce qui est 50% du budget médian des scénarios de ces films. Les rôles principaux ont reçu 97 000 €, ce qui est 80% de la rémunération médiane des premiers rôles de ces films.

Après le déluge (Jacques Van Dorsale) et France 2 sont coproducteurs. Trois soficas y ont investi et la région Bretagne lui a apporté son soutien.

Le film a été préacheté par Canal+, Ciné+ et France 2. Pyramide a apporté un minimum garanti pour le mandat de distribution salle et un autre pour le mandat de vente à l’étranger.

www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples critères.

Le département recherche du groupe ESRA, dirigé par José Moure, a organisé mercredi dernier, un colloque sur un thème fort à propos : Faire du cinéma à l’heure des séries. » Des personnalités (René Bonnel, l’ex-responsable du cinéma de Canal+ et Éric Lavaine, le réalisateur à succès) étaient interviewés. Plusieurs professionnels  ont échangé leurs points de vue dans un débat tandis qu’une partie de l’équipe de la production de « Les trois mousquetaires » faisaient part de leur expérience.

Le sujet est évidemment d’actualité car l’explosion de la demande et de la production de séries a bouleversé tous les médias du cinéma.

Tout d’abord parce que, pour les producteurs, les créatifs, les comédiens et les techniciens elle concoure à un fort élargissement du champ d’activité. A tel point que, comme le notait le producteur de cinéma Jean-Luc Ormières (Cinéfrance studios) il y a pénurie de techniciens à contrats de longue durée (directeurs de production, décorateurs, monteurs, etc…). Ce qui ne veut pas dire que, comme le croyait ce dernier, le déficit du régime UNEDIC des intermittents ait le moins du monde disparu. En effet, après vérifications et selon la Cour des comptes, il reste toujours à au moins un milliard d’euros par an. C’est que le nombre de salariés du secteur, et donc d’emplois, a lui même fortement augmenté et que, sauf pour les techniciens à contrat de longue durée, les périodes d’inactivité font structurellement partie du métier.

René Bonnel(économiste du cinéma et qui a eu d’importantes responsabilités chez Canal+ ainsi que Gaumont) estime que, par rapport à la série, le cinéma doit rester un produit haut de gamme. Selon lui, seul le cinéma crée les stars (interprètes comme réalisateurs) et, pour le rester, les stars doivent se faire rare «car c’est la rareté qui crée la valeur ».

LA PRIMAUTÉ DU SCÉNARIO

En revanche les producteurs de séries estiment tous que c’est le scénario qui compte, et que le scénario ce sont les personnages et les situations beaucoup plus que les dialogues. Or l’on constate une amélioration régulière des scénarios des séries françaises, à l’image des grandes séries internationales. Dans ces conditions, le public du cinéma français ne se contente plus d’un bon réalisateur, il exige de plus en plus un bon scénario.

En tout cas, ce qui est certain, c’est que, malgré l’explosion de l’offre de séries de qualité, le public français a retrouvé le goût de la salle de cinéma. René Bonnell a cité une étude récente qui indiquait que 66% des français avaient envie d’aller au cinéma contre 33% dans les années 80.

POUR LA RÉALISATION DE « HABIB LA GRANDE AVENTURE »

Cette comédie est la cinquième réalisation de ce Belge https://fr.wikipedia.org/wiki/Benoît_Magimel

Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.

Il s’agit d’une coproduction entre la Belgique (53%), la France (30%) et la Suisse (17%) pour un budget prévisionnel de 4,5 millions € https://fr.wikipedia.org/wiki/Habib,_la_grande_aventure

C’est presque le budget prévisionnel moyen des films français de fiction sortis en 20222.

Pour la préparation, 34 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur est de 110 000 €, dont 50 000 € d’à valoir sur droits d’auteur et 60 000 € de salaire de technicien. C’est 10% de plus que la rémunération médiane des réalisateurs de ces films. Benoit Magimel a écrit le scénario pour 50 000 €. C’est 45% du budget des scénarios de ces films. Les rôles principaux ont reçu 90 000 €.  C’est 25% de moins que leur rémunération médiane dans ces films.

Le producteur Belge est Daylight Films (Michaël Goldberg) qui a bénéficié du Tax Shelter. Wallonie-Bruxelles, Screen Bruxelles, Eurimages et Media Slate Funding lui ont apporté leur soutien. La RTBF et Be TV & Proximus sont coproducteurs et ont effectué un pré-achat. Badafeu a donné un minimum garanti pour la distribution au Bénélux.

Les producteurs français sont Formosa Productions (Boris Van Gils, Michael Goldberg) & Polaris Films (Christophe Mazodier, Thierry Potok).  Eurimages, Procirep/Angoa, Media Slate funding et la région Ile-de-France ont apporté leur soutien.  Deux soficas y ont investi. OCS l’a préacheté.

KMBO a donné un minimum garanti pour tous les droits de distribution France et Be for Films  a le mandat de vente à l’étranger sans minimum garanti.

En Suisse CAB Productions (Gérard Ruey) est le producteur. Eurimages, OFC et Cinéforum ont apporté leur soutien. La RTS est coproducteur et a effectué un préachat.

Le dernier film réalisé par Benoit Mariage était « Les rayures du zèbre » sorti le 5 février. 2014. C’était une coproduction entre la Belgique (55%), la France (35%) et la Suisse (10%) pour un budget prévisionnel de 5,4 millions €.

Pour la préparation, 46 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur était de 231 000 €, dont 118 000 € d’à valoir sur droits d’auteur et 113 000 € de salaire de technicien. Le film avait les mêmes producteurs belge et français. ARP Sélection était le distributeur pour la France en ayant donné un minimum garanti pour les mandats, salle, vidéo et vod. Le film avait rassemblé 70 000 spectateurs.

Ce matin Siritzky.com a, dans un premier temps, écrit Benoit Magimel à la place et de Benoit Mariage. Et mis la photo du premier. Nous présentons nos excuses à nos lecteurs et à cet acteur et à ce réalisateur.

www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples critères.

POUR LA RÉALISATION DE « LA PLUS BELLE POUR ALLER DANSER »

C’est son premier long métrage en tant que réalisatrice. https://fr.wikipedia.org/wiki/Victoria_Bedos

Elle avait été l’un des scénaristes de « La famille Bélier », réalisé par Éric Lartigau, sorti le 17 décembre 2014 et qui avait rassemblé 7,45 millions de spectateurs.

Il s’agit d’une coproduction entre la France (88%) et la Belgique (12%) pour un budget prévisionnel de 5,9 millions €. C’est 25% au-dessus du budget moyen des films français de fiction sortis en 2022. https://siritz.com/financine/le-barometre-des-films-francais-de-fictio/

Pour la préparation, 40 jours de tournage et la post-production la rémunération de la réalisatrice est de 50 000 €, dont 15 000 € d’à valoir sur droits d’auteur et 35 000 € de salaire de technicien. C’est la moitié de la rémunération médiane des réalisateurs de ces films.

Elle a coécrit le scénario avec Elalie Elsker et Louis Penicaut pour 168 000 €, la plus grande partie de cette somme lui revenant. C’est 90% du budget moyen des scénarios de ces films.Les rôles principaux ont été rémunérés 307 000 €. C’est deux tiers de plus que la moyenne des ces films.

Le film est produit en France par Lionceau films (Hélène Cases) en coproduction avec Rhône-Alpes Cinéma et Bidibul productions (Christel Henon et Lilian Heche). La Procirep lui a apporté son soutien.

Universal Studio lui a donné un minimum garanti pour les mandats salle et vidéo, un autre pour le mandat vente TV et un troisième pour le mandat ventes à l’étranger.

Le producteur Belge est Frakas Productions (Mathieu Pereira et Cassandre Warnauts) qui a bénéficié du tax shelter.

www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples critères.

POUR LA RÉALISATION DE « LA VIE POUR DE VRAI »

C’est la 7ème réalisation pour le cinéma de celui qui est aussi un très célèbre acteur. https://fr.wikipedia.org/wiki/Dany_Boon

Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.

Il s’agit d’une coproduction entre la France (75%) et la Belgique (25%) pour un budget prévisionnel de 29,5 millions €. C’est le 3ème budget des films français de fiction sortis en 2023 derrière « Astérix et Obélix, l’empire du milieu » https://siritz.com/cinescoop/la-remuneration-de-guillaume-canet-2/ et « Les Trois Mousquetaires-d’Artagnan » https://siritz.com/cinescoop/les-trois-mousquetaires-dartagnan/. Tous les trois sont produit et distribués par Pathé. https://siritz.com/financine/le-barometre-des-films-francais-de-fictio/

Pour la préparation, 52 jours de tournage (en France, en Italie et en Belgique) et la post-production, la rémunération du réalisateur est de 2 520 000 €, dont 1 620 000 € d’à valoir sur droits d’auteur et 900 000 € de salaire de technicien. C’est, de loin, la rémunération la plus élevée des réalisateurs de films français de fiction sortis l’année dernière et depuis le début de 2023.

Le scénario, écrit par Dany Boon, a été rémunéré 4,5 millions €. Là encore, c’est de loin le budget le plus élevés des scénarios de ces films. Enfin, les rôles principaux, parmi lesquels Dany Boon, ont été rémunérés 1,33 millions €, ce qui les situerait en 2ème position l’année dernière et aussi cette année.

En France Pathé est producteur et TF1 coproducteur. Le film a bénéficié du tax credit italien. Canal+, Ciné+ et TF1 (2 passages) l’ont préacheté. Pathé, qui n’a pas donné de minimum garanti, est distributeur avec tous mandats. Le coproducteur Belge est 26 DB Productions (Dany Boon) qui a bénéficié du tax credit et du soutien de Wallimage.

Le précédent film réalisé par Dany Boon était « La Ch’tite famille ». C’était une coproduction entre la France (98%) et le Belgique (2%) pour un budget prévisionnel de 26,8 millions €. Il était sorti en France le 28 févier 2018.

Pour la préparation, 48 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur était de 3 500 000 €, dont 2 100 000 € d’à valoir sur droits d’auteur et 1 400 000 € de salaire de technicien. Dany Boon avait écrit le scénario pour 4 153 000 €. Les principaux comédiens, dont Dany Boon, avaient reçu 3,6 millions €.

Pathé était le producteur, en coproduction avec Productions du Ch’timi  (Dany Boon) et TF1. La Région Hauts-de-France avait apporté son soutien. OCS et TF1 (2 passages) l’avaient préacheté.

Pathé avait les mandats de distribution sans MG. Le coproducteur belge était 26 DB Productions. En France le film avait rassemblé 5 627 000 spectateurs.

www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples critères.

POUR LA RÉALISATION DE « UNE HISTOIRE D’AMOUR »

C’est le deuxième film réalisé parc cet acteur qui est aussi auteur et metteur en scène de théâtre.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Alexis_Michalik

Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.

Il est produit par  ACME films (Yves Tulli) & Full Dawa Films (Boris Mendza, Gaël Cabouat, David Atrakchi et Élodie Baradat) pour un budget prévisionnel de 3,7 millions €. https://fr.wikipedia.org/wiki/Une_histoire_d%27amour_(film,_2022) . C’est les trois quarts du budget moyen des films français de fiction sortis l’année dernière. https://siritz.com/financine/le-barometre-des-films-francais-de-fictio/

Pour la préparation, 31 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur est de 80 000 €, répartie en part égale entre à valoir sur droits d’auteur et salaire de technicien. C’est 80% de la rémunération médiane des réalisateurs de ces films.

Il s’agit d’une adaptation de la pièce d’Alexis Michalik  dont les droits ont été acquis 70 000 € tandis que son scénario a été payé également 70 000 €. C’est trois quarts du budget total moyen des scénarios de ces films. Les rôles principaux ont été rémunérés 66 000 €. C’est la moitié de la rémunération médiane des principaux rôles de ces films.

Le Pacte et France 2 sont coproducteurs. La région Corse lui a apporté son soutien. 4 soficas y ont investi. Canal+, Ciné+ et France 2 l’ont préacheté. Le Pacte a donné un minimum garanti pour tous les droits monde. Ce week-end il avait rassemblé 31 000 spectateurs et réalisait le 5ème score des films qui démarraient.

Le précédent et premier film réalisé par Alexis Michalik était « Edmond », sorti le 9 janvier 2019. Il s’agissait d’une coproduction entre la France (89%) et la Belgique (11%) pour un budget prévisionnel de 10,9 millions €.

Pour la préparation, 42 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur était de 180 000 €, répartie en part égale entre à valoir sur droits d’auteur et salaire de technicien. La encore il s’agissait de l’adaptation d’une pièce du réalisateur qui a écrit le scénario pour 125 000 €.  Les rôles principaux ont reçu 350 000 €.

Les producteurs français étaient Gaumont et Légende. France 2 étaient coproducteurs. Canal+, OCS et France 2 l’avaient préacheté. Gaumont avait donné un minimum garanti pour les mandats de distribution salle, vidéo et étranger. En France le film avait rassemblé 712 000 spectateurs.

Le coproducteur belge était Nexus Factory qui avait bénéficié du tax shelter.

www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples critères.

C’EST UN OUTIL PUISSANT POUR LA CRÉATION 

Chat GPT est va sans doute autant bouleverser nos vies qu’internet ou l’iphone. Et, tout particulièrement dans l’univers de la création ou de l’information.

Chaque lecteur de Siritz.com doit donc, s’il ne l’a pas encore fait, impérativement l’utiliser pour se rendre compte de sa puissance, puis, surtout, pour réfléchir aux conséquences de son existence.

Tout d’abord y accéder ne prend que quelques minutes. Il suffit d’aller sur le site et s’y inscrire. Puis, immédiatement poser une question. La réponse arrive dès que la question est partie. A titre d’exemple, je cherchais un bon titre pour un livre. Dans ma question j’ai résumé le livre en quelques phrases. Il m’a proposé 5 titres, avec pour chacun, leurs avantages résumés en 3 ou 4 lignes.

Seul le premier me semblait acceptable, mais il ne tenait pas compte d’un aspect important du livre que je ne lui avais pas soumis. J’ai donc précisé ce point dans une autre question et il m’a immédiatement proposé quatre autres titres.

Mais je lui ai dit qu’ils étaient trop descriptifs et, surtout, trop longs et pas vendeurs. Il m’a alors répondu : « je comprends votre point de vue », comme s’il était une personne avec qui je discutais. La conversation s’est poursuivie et j’avoue que bien qu’il m’ait proposé plusieurs titres intéressants aucun ne me convenais.

Au bout d’un quart d’heure j’ai cessé ce dialogue mais j’ai été me promener en réfléchissant par moi-même dans les directions qu’il avait tracées. Et, au bout d’une heure j’ai trouvé un titre qui m’a paru parfait. Je l’ai testé auprès d’une dizaine de personnes, dont la moitié ne connaissait même pas le sujet de mon livre et qui, tous ont trouvé que c’était un très bon titre, accrocheur et qui donnait envie de lire le livre.

La leçon à tirer de cette expérience est que Chat GPT est un puissant outil qui aiguise la réflexion mais ne remplace pas la création humaine. Il est vrai qu’il s’agit de la version 4 et que la version 5, qui devrait sortir bientôt, sera beaucoup plus puissante….

RISQUE DE VIOL DU DROIT D’AUTEUR

Il est possible que ce logiciel puisse aider à faire un devoir de mathématique ou à écrire un roman policier, à partir de quelques idées. Mais, à ce stade, il n’est qu’un outil qui accélère le travail humain. Il ne peut remplacer la créativité humaine. Néanmoins, attention : Chat GPT agit en consultant avec la rapidité de l’éclair l’ensemble de l’internet. Il se contente de donner la réponse statistiquement la plus probable. Il est incapable, au stade actuel en tout cas, de fournir une réponse que l’intelligence humaine n’a pas créée. Mais-et c’est essentiel- il ne donne pas ses sources. En s’appuyant sur ses suggestions un auteur peut donc, sans le savoir, copier une œuvre existante et, donc, violer le droit d’auteur.

En revanche, comme la presse le souligne, il a déjà de puissantes capacités à réaliser des fake vidéos d’actualités. Or, compte tenu de la place qu’ont pris les réseaux sociaux dans la vie et l’information d’une grande partie des citoyens de nos démocraties, les fake news fragilisent ces démocraties. Le décuplement de leur puissance pose un problème fondamental. L’endiguement de ces fake news est un enjeu essentiel pour nos démocraties.

POUR LA RÉALISATION DE « LES COMPLICES »

C’est son troisième long métrage. https://fr.wikipedia.org/wiki/Cécilia_Rouaud

Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.

Il est produit par Firelight 4 (Frank Mettre & Stan Collet) pour un budget prévisionnel de 4,5 millions €. C’est à peu près le budget moyen des fims français de fiction sortis en 2022. https://siritz.com/financine/le-barometre-des-films-francais-de-fictio/

Pour la préparation, 30 jours de tournage et la post-production la rémunération de la réalisatrice est de 90 000 €, répartie en part égale entre à valoir sur droits d’auteur salaire de technicien de ces films. C’est 10% de moins que la rémunération médiane des réalisateurs de ces films. La réalisatrice a écrit le scénario pour 64 000 €. C’est 60% du budget médian de ces films. C’est environ la moitié du budget médian de ces films. Les rôles principaux ont reçu 450 000 € soit deux fois et demi de la moyenne pour ces films. C’est deux fois et demi ce qu’ils ont reçu dans ces films.

SND est coproducteur. Le film a reçu plusieurs aides du CNC et une de la Sacem. La région Occitanie lui a apporté son soutien. Le film a été préacheté par Canal+ et Ciné+. SND lui a accordé un minimum garanti pour tous les mandats de distribution.5 septembre 2018.

Le précédent film de Cécilia Rouaud était « photo de famille », sorti le 5 septembre 2018. Il était produit par Firelight et Jéricho Films pour un budget prévisionnel de 4,5 millions €. Pour la préparation, 47 jours de tournage et la post-production la rémunération de la   réalisatrice était de 83 000 €, dont 39 000 € d’à valoir sur droits d’auteur et 44 000 € de salaire de technicien. Le scénario était écrit par la réalisatrice pour 52 000 €. Les rôles principaux étaient payés 306 000 €.

Le film était coproduit par Cinéfeel, SND et France 3. 2 soficas y avaient investi. Le film avait bénéficié de l’aide du CNC, de la Sacem et de la région Ile de France. Canal+, Multithématiques et France 3 l’avaient préacheté. SND avait donné un minimum garanti pour tous les mandats. Le film avait rassemblé 585 000 spectateurs.

www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples critères.

POUR LA RÉALISATION DE « 10 JOURS ENCORE SANS MAMAN »

C’est son cinquième film. https://fr.wikipedia.org/wiki/Ludovic_Bernard

Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.

Il est coproduit par Soyouz Films (Romain Bremond) et StudioCanal pour un budget prévisionnel de 10 millions €. C’est plus du double du budget moyen des films français de fiction sortis en 2022. https://siritz.com/financine/le-barometre-des-films-francais-de-fictio/

Pour la préparation, 39 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur est de 350 000 €, répartie en part égale entre à valoir sur droits d’auteur et salaire de technicien. C’est deux fois et demi la rémunération moyenne des réalisateurs de ces films. https://siritz.com/financine/barometre-des-realisateurs-de-fiction-en-2022/

Le budget du scénario, coécrit par le réalisateur et Mathieu Ouillon, qui comprend les droits d’adaptation d’une franchise, est de 655 000 €. Il se situe au 5ème rang des budgets des scénarios des films français de fiction sortis l’année dernière. https://siritz.com/financine/le-barometre-des-scenarios-en-2022/ Les rôles principaux sont rémunérés 1 080 000 €. Cela le situerait au 2ème rang dans le baromètre de ces films. https://siritz.com/financine/le-barometre-des-interpretes-principaux/

Le précédent film de Ludovic Bernard était “10 jour sans maman », sorti le 19 février 2020. C’est lui qui, avec 1 177 000 entrées, a lancé la franchise. Son budget prévisionnel était 8,9 millions €. Il avait les mêmes producteurs.

Pour la préparation, 39 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur était de 300 000 €, répartie en part égale entre à valoir sur droits d’auteur et salaire de technicien. Le budget du scénario était de 385 000 € et celle de la rémunération des rôles principaux de 352 000 €.

La région Paca et le département des Alpes maritimes lui avaient apporté leur soutien. Le film avait été pré-vendu à Canal+ et Multithématiques. StudioCanala avait donné un minimum garanti pour les mandats de distribution.

www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples critères.

POUR LA RÉALISATION DE « LES AMES SŒURS »

C’est son 24ème long métrage de fiction. https://fr.wikipedia.org/wiki/André_Téchiné

Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.

Il est produit par Curiosa Films (Olivier Delbosc) pour un budget prévisionnel de 4,2 millions €. C’est 10% de moins que le budget prévisionnel des films français de fiction sortis en 2022. https://siritz.com/financine/le-barometre-des-films-francais-de-fictio/

Pour la préparation, 35 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur est de 200 000 €, répartie en part égale entre à valoir sur droits d’auteur et salaire de technicien. C’est une fois et demi la rémunération des réalisateurs de ces films. La rémunération pour d’autres de ces films a également été analysée : https://siritz.com/cinescoop/la-remuneration-dandre-techine/

Le scénario a été écrit avec Cédric Anger et ils se sont partagés 200 000 €. C’est 10% de moins que le budget moyen de ces films. Les rôles principaux ont reçu 90 000 €. C’est 20% de la rémunération des rôles principaux de ces films.

La région Occitanie a apporté son soutien. Canal+, Ciné+ et Arte l’ont préacheté. Ad Vitam a donné un minimum garanti pour les mandats salle, vidéo et Vod.

Le précédent film d’André Téchiné était « L’adieu à la nuit », sorti en salle le 24 avril 2019. https://siritz.com/cinescoop/la-remuneration-du-realisateur-andre-techine/  C’était une coproduction entre la France (80%) et l’Allemagne (20%).

Pour la préparation, 35 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur était de 120 000 €, répartie en part égale entre à valoir sur droits d’auteur et salaire de technicien. Il avait coécrit le scénario avec Léa Mysus et ils se sont partagés 274 000 €. Les rôles principaux avaient reçu 130 000 €.

En France le producteur était déjà Curiosa Films en coproduction avec Bellini Films. Le CNC avait apporté l’aide du mini-traité franco-allemand et la région Occitanie son soutien. OCS, et Arte l’avaient préacheté.

Ad Vitam avait donné un minimum garanti pour le mandat salle. Le film avait rassemblé 261 000 entrées. Le coproducteur allemand était Films boutique.

www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples critères.