« La nouvelle femme » le drame historique sur la méthode de Montessori pour enfants handicapés https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Nouvelle_Femme est le premier long métrage de fiction réalisé par Léa Todorov qui a réalisé des documentaires, est auteur de livres et productrice. https://festival-villerupt.com/name-item/lea-todorov/

Ciné.info* a fourni les données financières de cet article.

Léa Todorov

Il s’agit d’une coproduction entre la France (79%) et l’Italie (21%) pour un budget prévisionnel de 3,6 millions €, soit 70% du budget prévisionnel moyen des films de fiction français sortis en 2023. https://siritz.com/financine/le-budget-des-films-de-fiction-explose/ Pour la préparation, 32  jours de tournage en France et en Italie ainsi que la post-production la rémunération du réalisateur est de 50 000 €, répartie en part égale entre à valoir sur droits d’auteur et salaire de technicien. Cela représente 70% de la rémunération médiane des réalisateurs de ces films en 2023. https://siritz.com/financine/realisateurs-les-ecrats-de-realisation-saccroissent/ Elle a écrit le scénario pour 74 000 €, soit trois quarts du budget médian des scénarios de ces films.  https://siritz.com/financine/budget-du-scenario-remuneration-du-realisateur/ Les rôles principaux ont reçu 250 000 €, soit 20% de plus que ce qu’ils ont reçu en moyenne l’année dernière. https://siritz.com/financine/les-stars-ne-garantissent-pas-le-succes/

Le producteur délégué français est Geko Films (Grégoire Debailly). Le film a bénéficié de 530 000 € d’avance sur recettes. Deux soficas y ont investi. Canal+ et Ciné+ l’ont préacheté. Ad Vitam a donné un minimum garanti pour les mandats de distribution en salle et en vidéo. Indie Sales MG international en a donné un pour le mandat de distribution international. Le producteur italien est Tempesta Films (Carlo Cresta-Dina) qui a bénéficié du crédit d’impôt et du fonds de coproduction minoritaire.

Le précédent film produit par Geko films était « Sages-femmes » sorti le 30 août 2023. C’était un téléfilm, réalisé par Léa Fehner et qui avait rassemblé 3000 spectateurs. https://siritz.com/cinescoop/un-telefilm-sort-en-salle/

www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples critères.

La comédie noire « Dans la peau de Blanche Houellbecq »https://fr.wikipedia.org/wiki/Dans_la_peau_de_Blanche_Houellebecq est le 15ème film réalisé par Guillaume Nicloux qui est romancier, scénariste et réalisateur. https://fr.wikipedia.org/wiki/Guillaume_Nicloux Michel Houellbeck en personne  est l’un des principaux interprètes

Ciné.info* a fourni les données financières de cet article.

Guillaume Nicloux

Son budget prévisionnel est de 2,2 millions €, soit 60% du budget médian des films de fiction français sortis en 2023. https://siritz.com/financine/le-budget-des-films-de-fiction-explose/

Pour la préparation, 17 jours de tournage en Guadeloupe et la post-production la rémunération du réalisateur est de 50 000 €, dont 27 500 € d’à valoir sur droits d’auteur et 22 500 € de salaire de technicien. Cela revient à 70% de la rémunération médiane des réalisateurs de ces films l’année dernière.  https://siritz.com/financine/realisateurs-les-ecrats-de-realisation-saccroissent/Il a écrit le scénario pour 70 000 €, soit, là encore, 70% de la rémunération médiane des scénaristes en 2023. Les rôles principaux ont reçu 77 000 €, soit 90% de leur rémunération médiane en 2023. https://siritz.com/financine/les-stars-ne-garantissent-pas-le-succes/

Le producteur délégué est Les Films du Kiosque (Denis Pineau-Valencienne et François Kraus). Les films du Worso (Sylvie Pialat) est coproducteur. 9 soficas, dont 6 garanties par le producteur, y ont investi. La région Guadeloupe lui a apporté son soutien. OCS, et Amazon Prime l’ont préacheté. Bac Films a donné un minimum garanti pour tous les mandats.

Le précédent film de Guillaume Nicloux, qui était un réalisateur très éclectique, est « La Petite », sorti le 29 septembre 2023. https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Petite_(film,_2023) Son budget prévisionnel était de 7,4 millions €. Pour la préparation, 29 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur était de 180 000 €, répartie en part égale entre à valoir sur droits d’auteur et salaire de technicien. https://siritz.com/cinescoop/un-realisateur-qui-se-veut-inclassable/Le film était déjà produit par Les films du Kiosque. SND était son distributeur. Il avait rassemblé 460 000 spectateurs.

www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples critères.

« Les rois de la piste » se veut une comédie qui rend les spectateurs heureux.https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Rois_de_la_piste#:~:text=5%20Liens%20externes-,Synopsis,sa%20fortune%20et%20sa%20renommée. C’est le 5ème film réalisé par Thierry Klifa. https://fr.wikipedia.org/wiki/Thierry_Klifa

Ciné.info* a fourni les données financières de cet article.

Thierry Klifa

Son budget prévisionnel est 4,5 millions €, soit 85% du budget moyen des films de fiction français sortis en 2023. https://siritz.com/financine/le-budget-des-films-de-fictiifaon-explose/

Pour la préparation, 33 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur est de 70 000 €, répartie en part égale entre à valoir sur droits d’auteur et salaire de technicien. C’est la rémunération médiane des réalisateurs de ces films. https://siritz.com/financine/realisateurs-les-ecrats-de-realisation-saccroissent/

Il a écrit le scénario avec Benot Graffin pour 260 000 €. C’est 30% de plus que le budget moyen des scénarios. https://siritz.com/financine/budget-du-scenario-remuneration-du-realisateur/ Les rôles principaux ont reçu 269 000 €, soit 30% de plus que ce qu’ils ont reçu en moyenne l’année dernière. Dans ses investissements le producteur, Nolita cinéma (Mathieu Ageron), a donc donné la priorité au scénario et aux rôles principaux. LDRP I I Laurent Dassault, Because, Les Canards sauvages et Elephant story sont coproducteurs. 2 soficas garanties y ont investi.

Le film a bénéficié d’une aide à la musique du CNC ainsi que d’un soutien de la Sacem, de la Région Normandie, de l’Agglomération du Cotentin, du Département de la Manche, et d’Attitude Manche. Canala+, Ciné+ et TV5  Monde l’ont préacheté. Apollo Films a les mandats de distribution en France et Média Rights  a donné un minimum garanti pour le mandat de vente à l’étranger.

La précédente réalisation de Thierry Klifa était  « Tout nous sépare », sorti le 8 novembre 2017. https://fr.wikipedia.org/wiki/Tout_nous_sépare . C’était un film a suspense. Son budget prévisionnel était de 3,2 millions €. Pour la préparation, 35 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur était de 55 000 €, dont 20 000 € d’à valoir sur droits d’auteur et 35 000 € de salaire de technicien. Il était produit par Les Films du Kiosque et Nolita cinéma. TF1 DA/Mars films avaient donné un minimum garanti pour les mandats de distribution. Le film avait rassemblé 167 000 spectateurs.

www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples critères.

La comédie à sketchs, « Heureux gagnants » dépeint les conséquences inattendues d’une victoire au Loto.https://fr.wikipedia.org/wiki/Heureux_gagnants#:~:text=Heureux%20gagnants%20est%20un%20film,sortie%20est%20prévue%20pour%202024est réalisée par Maxime Govare, dont c’est le 5ème film https://fr.wikipedia.org/wiki/Maxime_Govare. Il l’a co-réalisé avec Romain Choay, dont c’est le premier film en tant que réalisateur et qui avait été co-scénariste du précédent film de Maxime Govare.

Ciné.info* a fourni les données financières de cet article.

Maxime Govare

Le film a un budget prévisionnel de 5,6 millions €, soit un peu plus que le budget prévisionnel moyen des films de fiction français sortis en 2023. https://siritz.com/financine/le-budget-des-films-de-fiction-explose/

Pour la préparation, 33 jours de tournage et la post-production la rémunération des réalisateurs est de 140 000 €, répartie en part égale entre à valoir sur droits d’auteur et salaire de technicien, ce qui correspond à la rémunération moyenne des réalisateurs de ces films. https://siritz.com/financine/realisateurs-les-ecrats-de-realisation-saccroissent/Ils ont co-écrit le scénario pour 12 000 €, soit seulement 6% du budget moyen des scénarios des fictions françaises. https://siritz.com/financine/budget-du-scenario-remuneration-du-realisateur/Les rôles principaux ont reçu 236 000 €, soir 15% de plus que ce qu’ils ont reçu en moyenne en 2023. https://siritz.com/financine/les-stars-ne-garantissent-pas-le-succes/

Le producteur délégué est Les Improductibles (Renaud Chelelekian). France 2 et C8 sont coproducteurs. Région Sud, et le Conseil départemental des Alpes Maritimes ont apporté une aide. Canal+, HBO, France 2 et C8 l’ont préacheté. Warner Bros France a donné un minimum garanti pour tous les mandats de distribution.

Le précédent film réalisé par Maxime Govare, avec Cédrick Le Gallo, était « La revanche des crevettes pailletées », sorti le 13 avril 2022 https://siritz.com/cinescoop/remuneration-de-cedric-le-gallo-et-maxime-govare/

Ìl avait un budget prévisionnel de 6,6 millions €. Pour la préparation, 39 jours de tournage et la post-production la rémunération des réalisateurs était de 216 000 €, répartie en part égale entre à valoir sur droits d’auteur et salaire de technicien. Ceux-ci avaient écrit le scénario avec Romain Choay. Les Improductifs était coproducteur à 50/50 avec Kaly Production. Universal avait donné des minima garantis pour des mandats de distribution. Le film avait rassemblé 145 000 spectateurs.

www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples critères.

L’équilibre financier de notre industrie cinématographique repose largement sur le cinéma américain. Avant l’épidémie de Covid il générait jusqu’à 55% des entrées de nos salles de cinéma et permettait, chaque année, de dépasser les 200 millions de spectateurs, niveau indispensable pour assurer l’équilibre financier des salles.

Depuis, cet 2020 cet équilibre a été rompu parce que la production des grands studios de Hollywood s’est interrompue pendant l’épidémie, puis, de nouveau â la suite d’une grève de 6 mois des scénaristes et des comédiens. Normalement, cette production ayant repris, les indispensables blockbusters de Hollywood vont réapparaitre à partir du second semestre. C’est évidemment vital pour nos salles qui sont l’épine dorsale de notre industrie du cinéma..

Mais un article d’ Alain Le Diberder sur son site « Après la révolution numérique »,  analyse la crise sans précédent que traversent les grands studios américains et qui menace leur survie. Rappelons que Alain Le Diberder, qui a eu des fonctions importantes dans l’audiovisuel français, de Canal + à Arte, est aussi un des meilleurs économistes de l’audiovisuel. https://fr.wikipedia.org/wiki/Alain_Le_Diberder . En fait, : « Le vieil Hollywood : anatomie d’une chute » est le premier de 6 articles. Ils  nous obligent à nous interroger sur ce qui se passerait si Hollywood n’était plus au rendez-vous. https://alain.le-diberder.com/le-vieil-hollywood-anatomie-dune-chute/

Alain Le Diberder

Dans le premier article Il fait trois constatations. Tout d’abord l’effondrement du cours de bourse des majors depuis trois ans, de -15% pour Fox Broadcasting à -84% à Warner Discovery, en passant par -43% pour Disney. Or cette évolution est totalement à contre-courant de la bourse américaine. Nous avions souligné les menaces de démantèlement qui pèsent sur Paramount. https://siritz.com/editorial/vers-une-major-historique-de-moins/ Certes, certains de ces groupes sont encore bénéficiaires et ont de la trésorerie. Mais une grande part de leur capital est détenu par des fonds d’investissement. Or, l’évolution est telle que  ceux-ci risquent de se réveiller et d’exiger un grand nettoyage.

Cette évolution s’explique tout d’abord par l’effondrement des abonnements au câble outre-Atlantque. C’est grave parce qu’aux États-Unis les chaînes de télévision étaient toutes reçues par le câble et non par le hertzien. L’accès au câble est payant (en moyenne 150 $ par mois) et les réseaux payent très cher toutes les chaînes, généralistes ou thématiques. Cette importante recette est donc en train de chuter. Or la plupart des chaînes, à commencer par les 4 grandes généralistes appartiennent aux studios. Certes les foyers américains ont quitté le câble pour les opérateurs internet. Mais ceux-ci ne payent pas le même prix aux chaînes et les foyers ont abandonné l’abonnement à des chaînes au profit d’autres services.

Seconde constatation : Internet a vu la réussite d’un opérateur de S-vod, Netflix. Alain le Diberder décrit de manière édifiante l’aveuglement des majors à l’égard de ce nouveau service et leur incapacité à comprendre le numérique. Jusqu’à ce que chacun crée son propre service de S-Vod, en cumulant les erreurs, et qu’ils y perdent, en cumulé, 10 milliards $ par an. Leur diversification dans la S-vod est un véritable tonneau des danaïdes.

Enfin, troisième constatation, et qui explique la seconde, est le grand âge des dirigeants de ces groupes (75 ans en moyenne) alors que l’âge moyen des dirigeants du numérique est de 48 ans. Les dirigeants des majors sont d’une génération qui ne comprend ni les enjeux et ni les impératifs de ces nouvelles technologies. Et, en outre ils sont excessivement bien payés, même quand leurs résultats sont désastreux.

En conclusion Alain Le Diberder n’exclut pas l’entrée dans le secteur audiovisuel et cinématographique d’Apple et de Google.tv et le renforcement de celui d’Amazon. Tandis que 2025 devrait voir l’entrée en force de lIA dans la création. Les 5 articles suivants analyseront chacun des 5 grands studios survivants.

Bien entendu, au cours de leur histoire,  Hollywood, comme le cinéma, leur plusieurs fois semblé à l’aube de sa disparition et, à chaque fois trouvé les chemins de leur résurrection. Mais le cinéma français ne peut se désintéresser des nouvelles menaces qui pèsent sur le cinéma américain.

« Comme un fils »https://fr.wikipedia.org/wiki/Comme_un_fils, dans lequel un enseignant cherche à sauver un jeune délinquant, est le 9ème film réalisé par Nicolas Boukhrief. https://fr.wikipedia.org/wiki/Nicolas_Boukhrief

Ciné.info* a fourni les données financières de cet article.

Nicolas Boukhrief

Il a un budget de 3,1 millions €, soit 90% du budget prévisionnel médian des films de fiction français sortis en 2023. https://siritz.com/financine/le-budget-des-films-de-fiction-explose/

Pour la préparation, 28 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur est de 100 000 €, répartie en part égale entre à valoir sur droits d’auteur et salaire de technicien, ce qui revient à 75% de la rémunération moyenne des réalisateurs de ces films. https://siritz.com/financine/realisateurs-les-ecrats-de-realisation-saccroissent/ Il a écrit le scénario avec Éric Besnard pour 150 000 €, soit trois quarts du budget moyen des scénarios. https://siritz.com/financine/budget-du-scenario-remuneration-du-realisateur/ Les rôles principaux ont reçu 100 000€ ce qui revient à un quart de plus que leur rémunération médiane l’année dernière.

Le producteur délégué est Eskwad (Richard Grandpierre). Une sofica adossée y a investi. La région Ile de France l’a soutenu. Canal+ et Ciné+ l’ont préacheté. Le Pacte a donné un minimum garanti pour le mandat de distribution salle et un autre pour les mandats vidéo, vod et s-vod. Wild Bunch en a donné un pour le mandat de distribution internationale.

Le précédent film de Nicolas Boukhrief était le drame psychologique « Trois jours et une vie «, sorti en France le 18 septembre 2019.  Il s’agissait d’une coproduction entre la France (58%) et la Belgique (42%) pour un budget prévisionnel de 7,2 millions €.

Pour la préparation, 34 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur était de 250 000 €, répartie en part égale entre à valoir sur droits d’auteur et salaire de technicien. Il s’agissait d’une adaptation du roman éponyme de Pierre Lemaitre, dont les droits d’adaptation avaient été acquis 75 000 €. Le réalisateur avait écrit le scénario avec Perrine Margaine pour 225 000 €.

Les producteurs français étaient MAHI films (Julien Colombani) & Gaumont (Sidonie Dumas). France 3 était coproducteur. Canal+, Multithématiques et France 3 l’avaient préacheté. Gaumont avait donné un minimum garanti pour tous mandats de distribution France et un autre pour le mandat international. Le producteur belge était Umedia (Adrian Politowski) qui avait bénéficié du Tax shelter et du soutien de Wallimage. En France le film avait rassemblé 100 000 spectateurs.

www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples critères.

La comédie “14 jours pour aller mieux »https://fr.wikipedia.org/wiki/14_Jours_pour_aller_mieux est la première réalisation d’Edouard Pluvieux qui est un auteur de théâtre et un scénariste de films. Un entrepreneur obsessionnel en thérapie zen. https://fr.wikipedia.org/wiki/14_Jours_pour_aller_mieux

Ciné.info* a fourni les données financières de cet article.

Édouard Pluvieux

Son budget prévisionnel est de 4 millions €, soit trois quarts du budget prévisionnel moyen des films de fiction français sortis en 2023.  https://siritz.com/financine/le-budget-des-films-de-fiction-explose/Pour la préparation, 40 jours de tournage et la  -production la rémunération du réalisateur est de 80 000 €, répartie en part égale entre à valoir sur droits d’auteur et salaire de technicien. C’est environ 10% de plus que la rémunération médiane des réalisateurs de ces films. https://siritz.com/financine/realisateurs-les-ecrats-de-realisation-saccroissent/ Il a écrit le scénario avec Lionel Dutemple et Maxime Gasteuil pour 168 000 €.  C’est une peu plus de 80% du budget moyen des scénarios de films de fiction français l’année dernière. https://siritz.com/financine/budget-du-scenario-remuneration-du-realisateur/ Les rôles principaux ont reçu 170 000 €, soit 80% de ce qu’ils ont reçu en moyenne en 2023.   https://siritz.com/financine/les-stars-ne-garantissent-pas-le-succes/

Les producteurs délégués sont Nolita Cinéma (Mathieu Ageron) & Las Palmeras (Benjamin Demay). Wild Bunch et Princess Béli et M6 sont co-producteurs. Le film a bénéficié de l’aide à la musique du CNC et de la Sacem. Le département de la Charente lui a apporté son soutien. OCS, Disney+, et M6 (2 passages) l’ont préacheté. Wild Bunch a donné un minimum garanti pour les mandats de distribution  salle, video, vod et étranger.

www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples critères.

« Boléro, le mystère Ravel » https://fr.wikipedia.org/wiki/Boléro_(film,_2024)est le 19 ème film, de la réalisatrice, scénariste et comédienne franco-luxembourgoise Anne Fontaine . https://fr.wikipedia.org/wiki/Boléro_(film,_2024). Rappelons qu’en 1980 c’est le Boléro de Ravel qui avait été l’une des principaux ingrédients du succès du film de Claude Lelouch, « Les uns et les autres », qui avait rassemblé 3,2 millions de spectateurs.

Ciné.info* a fourni les données financières de cet article.

Il s’agit d’une coproduction entre la France (95%) et la Belgique (5%) pour un budget de 12,4 millions €, soit 2,4 fois le budget moyen des films de fiction français en 2023. https://siritz.com/financine/le-budget-des-films-de-fiction-explose/ C’est le 3ème budget le plus élevé des films français sortis depuis le début de l’année.

Pour la préparation, 40 jours de tournage et la post-production la rémunération de la  réalisatrice est de 150 000 €, répartie en part égale entre à valoir sur droits d’auteur et salaire de technicien. Cela revient à 10% de plus que le budget moyen des réalisateurs en 2023. https://siritz.com/financine/realisateurs-les-ecrats-de-realisation-saccroissent/

Il s’agit d’une adaptation du livre « Maurice Ravel »  de Marcel Marnat, dont les droits  ont été acquis pour 58 000€. La réalisatrice a écrit le scénario avec Claire Barré pour 368 000 €. Le budget de ce scénario est donc plus du double du budget moyen des films de l’année dernière. https://siritz.com/financine/budget-du-scenario-remuneration-du-realisateur/ Les rôles principaux ont reçu 197 000 €, soit 90% de ce qu’ils ont reçu en moyenne en 2023. https://siritz.com/financine/les-stars-ne-garantissent-pas-le-succes/

Les producteurs délégués sont  Ciné-@(Philippe Carcassonne)  et Cinéfinances Studio (Julien Déris). Cinéfrance Studio (Julien Déris), SND, F Comme Films (Jean-Louis Livi) et France 2 sont coproducteurs. Le film a bénéficié de 700 000 € d’avance sur recettes. Netflix et France 2 l’ont préacheté. Deux soficas, dont une garantie, y ont investi.

SND est le distributeur. Il a donné quatre minima garantis séparés. Un pour les salles, un autre pour le vidéo, la vod et la s-vod, un troisième pour la télévision et un quatrième pour l’international. SND va-t-il poursuivre sa série de succès, notamment après « Cocorico » qui en est déjà à plus de 1,4 millions d’entrées et se dirige vers les 2 millions. https://siritz.com/cinescoop/cocorico-pour-le-demarrage-de-cococico/ Le producteur belge est Artemis Productions (Pascal Quinet) qui a bénéficié du Tax shelter.

Le précédent film d’Anne Fontaine était « Présidents https://fr.wikipedia.org/wiki/Présidents#:~:text=Présidents%20est%20un%20film%20français,politiques%20de%20bords%20politiques%20opposés. Il était sorti le 30 juin 2021 et  avait rassemblé 431 000 spectateurs. https://siritz.com/cinescoop/la-remuneration-dune-realisatrice/Il était produit par Philippe Carcassonne (Ciné-@) pour un budget de 4,5 millions €. Pour la préparation, 34 jours de tournage et la post-production la rémunération de la réalisatrice était de 150 000 €, répartie en part égale entre à valoir sur droits d’auteur et salaire de technicien. Elle avait écrit le scénario pour 150 000 € et les deux rôles principaux avaient reçu 297 000 €. Universal Pictures International avait donné un minimum garanti pour le mandat de distribution.

www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples critères.

« Eureka », https://fr.wikipedia.org/wiki/Eureka_(film,_2023) un western schizophrène de science-fiction, est le 6ème film réalisé par l’Argentin Lisandro Alonso. https://fr.wikipedia.org/wiki/Lisandro_Alonso

Ciné.info* a fourni les données financières de cet article.

Lisandro Alexandro

C’est un exemple de la façon dont les coproductions internationales peuvent permettre de financer un film. En effet, il s’agit d’une coproduction, tournée en anglais, entre la France (30%), l’Argentine (10%), le Portugal (20%) , Mexique (20%) et l’Allemagne(20%),  pour un budget prévisionnel de 2,4 millions € , soit 70% du budget prévisionnel médian des films de fictionfrançais sortie en 2023. https://siritz.com/financine/le-budget-des-films-de-fiction-explose/

Pour la préparation, 26 jours de tournage au Mexique, aux USA et au Portugal, ainsi que la post-production, la rémunération du réalisateur est de 88 000 €, dont 30 000 € d’à valoir sur droits d’auteur et 58 000 € de salaire de technicien. C’est 10% de plus que la rémunération médiane des réalisateurs de ces films de fiction français. https://siritz.com/financine/realisateurs-les-ecrats-de-realisation-saccroissent/Il a écrit le scénario avec Fabian Casas et Martin Caamano pour 134 000 €, ce qui revient à 30% de plus que le budget médian des scénarios. https://siritz.com/financine/budget-du-scenario-remuneration-du-realisateur/ Les rôles principaux ont reçu 16 000 €, soit 20% de leur rémunération médiane l’année dernière. https://siritz.com/financine/les-stars-ne-garantissent-pas-le-succes/

Slot Machine (Marianne Slot)  et Arte sont coproducteur en France. Le film a bénéficié de l’aide aux cinémas du monde du CNC, de celle du mini-traité franco-allemand et d’Eurimages. Arte l’a préacheté. Le Pacte a donné un minimum garanti pour les mandats de distribution salle et vidéo.

Le producteur portugais est Rosa Filmes (Joaquim Sapinho) qui a bénéficié des soutiens de l’ institut du cinéma Portugais, franco-portugais, et d’Eurimages, ainsi que du  Tourismo fund incentive. Le producteur allemand est Komplizen films (David Keitsch). Il a bénéficié des soutiens du mini-traité franco-Allemand, du Worl Cinema fund, et d’Eurimages. Arte est coproducteur en Allemagne et l’a préacheté avec SWR. Le producteur argentin est 4 L Argentina (Lisandro Alonso). Il a bénéficié des soutiens de INCAA et d’Eurimages. Le producteur mexicain est Pina Film. Il a bénéficié des soutiens de Eficine et d’Oxaca.

Le précédent film de Lissandro Alonso était « Jauja », sorti en France le 24 avril 2015. https://fr.wikipedia.org/wiki/Jauja_(film) Il avait rassemblé 32 000 spectateurs.

www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples critères.

L’information de nos citoyens repose de plus en plus largement sur toutes les formes de l’audiovisuel. Or le monde des médias et de la politique est secoué par la décision du Conseil d’État, enjoignant à l’Arcom, à la suite d’une plainte de Reporters sans frontière, de faire respecter à C-News l’obligation faites aux chaînes hertziennes, par la loi de 1986, de « respecter l’honnêteté, le pluralisme et l’indépendance de l’information ».

La plus grande partie des de ce qui s’expriment critique cette décision qui porterait atteinte à la liberté d’expression. Elle serait par ailleurs absurde puisque ces obligations n’existent pas pour la majorité des outils d’information, notamment la presse écrite, les réseaux sociaux et tout internet.

En tout cas, l’expérience américaine devrait nous rappeler à quel point la question est importante pour notre démocratie. En effet, en 1949, les États-Unis ont adopté une loi imposant aux chaînes le respect de la Fairness doctrine, sous le contrôle de la  Federal Trade Commission. Elles devaient notamment, sur les sujets importants présenter la « pluralité des points de vue ». En 1987, sous l’influence des néo-conservateurs et de Reagan, cette loi a été abolie pour assurer la totale liberté d’expression. Cela a conduit à Fox News, première chaîne d’information et, souvent, première de toutes les chaînes. Et Fox News a conduit à Trump.

Le Conseil d’État reproche à l’Arcom d’accepter que C-News applique les principes fixés par la loi en ne décomptant que le temps de parole des personnalités politiques invitées. La haute juridiction estime qu’au contraire, il faut prendre en compte  » la diversité des courants de pensée et d’opinions représentés par l’ensemble des participants aux programmes diffusés, y compris les chroniqueurs, animateurs et invités  » . Elle rappelle en outre que cette obligation ne s’impose pas uniquement à  C-News mais à toutes les chaînes. Mais selon quels critères objectifs ranger chacun de ces derniers dans un courant politique ? C’est évidemment impossible font à juste titre remarquer les opposants ã cette décision.

Or, ce n’est pas ce que dit le Conseil d’État. Il précise même que «  dans le respect de ces principes, le régulateur dispose d’un large pouvoir d’appréciation dans l’exercice des prérogatives qui lui sont conférées par la loi. »  Ce qui veut dire, en fait, qu’il ne doit pas établir des quotas mais fixer des principes plus précis. Ce n’est pas simple de les définir. Mais c’est à ça que sert cette instance chargée de lourdes responsabilités.

Ce que Reporters sans frontière reproche à C-News n’est pas toute sa grille, mais essentiellement son prime time (8-9 h et 18-21 h). Il estime qu’en prime-time tous les intervenants n’abordent que les sujets que l’extrême droite met en avant et ne développent que les analyses et les arguments de celle-ci. Le reste de la journée les informations sont beaucoup plus équilibrées et plusieurs intervenants ne sont pas du tout d’extrême droite.  Mais, comme pour toutes les chaînes, l’audience du reste de la journée est beaucoup plus faible et compte donc moins.

Le Conseil d’État donne à l’Arcom 6 mois pour élaborer ces principes. Par ailleurs, nul doute que si la fréquence de C-News est renouvelée en 2025, son cahier des charges comprendra ces principes beaucoup plus précis. Néanmoins, évidemment, il ne pourra condamner C-News rétroactivement pour ne pas avoir respectė des principes qui n’avaient pas encore été respectés.

Bien tendu C-News peut faire remarquer qu’on veut lui imposer des principes alors qu’elle est plongée dans un océan croissant d’informations numériques qui n’en respecte pratiquement aucun. Mais justement, le maintien de nos démocraties et de la paix social va reposer sur notre capacité à faire respecter par ces médias numériques des principes fondamentaux tels que l’honnêteté de l’information. Certains pensent que c’est impossible. Mais, il a peu on pensait qu’il ėtait impossible de réguler les plate-formes multinationales. Or l’Europe et la  France ont commencé à le faire. De même, la puissance de l’intelligence artificielle peut permettre de déceler les fake news pour les effaceret de révéler les sources et les émetteurs.

Aux États-Unis, en vue des prochaîne élections et sous prétexte de défendre la liberté d’expression, les États rėpublicains de Floride et du Texas ont voté une loi interdisant aux réseaux sociaux de mettre en place, comme ils en ont l’intention, des mécanismes pour effacer les fake news ou des messages appelant à mettre en cause la paix sociale.

Or, il semblerait que l’ultra-conservatrice Cour suprême s’apprête à annuler ces lois. On peut être pour la liberté de circulation et pour un code de la route. La bataille ne fait que commencer.

 

 

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