En 1947, alors que les Américains, dans le cadre du Plan Marshall, envisageaient d’accorder à la France un prêt de 3,5 milliards de dollars pour financer son redressement, Hollywood avait obtenu du président Truman de demander en contrepartie la suppression des quotas d’importation de films américains. Ils avaient su le convaincre que leurs films, qui présentaient « l’American way of Life » était le meilleur outil de propagande contre le communisme et le meilleur outil de promotion des produits américains.
Notre exception culturelle française et européenne relève relève du même raisonnement mais va beaucoup plus loin. Elle affirme que chaque nation a le droit, et même le devoir, de défendre sa culture, c’est à dire son identité, quitte à ne pas respecter les règles qui s’imposent dans les autres domaines de l’économie. Notre politique de soutien au cinéma, étendu à l’ensemble de l’audiovisuel, est un modèle de cette exception culturelle. Il permet, cas unique dans le monde occidental, à nos films de faire jeu égal avec le cinéma américain sur notre territoire et d’être, de loin, le premier cinéma européen. Les mécanismes qui ont permis cette réussite ont été mis au point pour le cinéma et transposés à l’audiovisuel.
Comme le savent tous les professionnels de ces deux secteurs, ils n’impliquent nullement un financement par les contribuables. Ainsi, le compte de soutien, alimenté par une taxe qui s’ajoute à la TVA, est à la fois une épargne forcée et un droit de douane sur les productions étrangères, particulièrement les américaines. Il est donc incroyable que, dans son programme, le RN prône la suppression du CNC et du compte de soutien pour réduire le déficit de l’État. C’est d’autant plus faux que l’État n’hésite pas à pomper sur la trésorerie de ce compte pour financer son propres déficit. Mais cela n’est qu’un exemple de l’incompétence abyssale du RN en matière économique. Heureusement, compte tenu de l’influence que semble avoir sur lui le propriétaire du groupe Canal +, et bientôt de l’UGC, il est probable qu’il obtienne que le RN n’applique pas son programme dans le domaine du financement du cinéma et de l’audiovisuel dont il est un acteur essentiel.
Mais si ces deux secteurs jouent un rôle capital dans le maintien de notre identité nationale, ils sont sont aussi un des moteurs de notre économie. Et, de même que la fréquentation cinématographique a retrouvé le niveau de ses belles années d’avant Covid, grâce notamment à des films français qui ont une part de Marché presqu’équivalente à celle des films américains, les tournages de films et séries américaines en France se multiplient. C’est dû à la qualité de nos techniciens mais aussi à un remarquable parc de studios de tournages et à un crédit d’impôt international qui est redevenu très compétitif. Ces derniers années, il l’était moins car d’autres pays, comme notamment la Hongrie, avaient renforcer leur compétitivité pour les tournages à très gros budgets des films et séries américaines.
Mais la France a eu l’intelligence d’appliquer les 30% de crédit d’impôt aux salaires des comédiens américains. Or, toutes les études montrent qu’un euro de crédit d’impôt rapporte bien plus qu’un euro aux finances publiques. En effet, le salaire de ces comédiens américains est soumis à l’impôt sur le revenu français. Et le tournage d’une série en France emploie de nombreux techniciens français qui vont payer des cotisations sociales et des impôts. Il fait travailler de nombreux prestataires et génère des dépenses de logement et d’alimentation, qui, là encore génèrent des recettes publiques.
Notre industrie audiovisuelle est un modèle, il est la preuve que, de nos jours, si la France sait mettre en œuvre une politique économique intelligente, elle a toutes les capacités nécessaires pour redevenir un des leaders de l’industrie mondiale. Nos responsables politiques devraient s’inspirer de la réussite du cinéma et de l’audiovisuelle français.
COMÉDIE SUR LES CONTRADICTIONS D’UNE MÈRE JUIVE
CinéscoopLe deuxième film pour le cinéma réalisé par Patrick Cassir https://fr.wikipedia.org/wiki/Patrick_Cassirest « Tout va super » https://fr.wikipedia.org/wiki/Tout_va_super,une comédie sur les contradictions d’une mère juive.
Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.
Patrick Cassir
Son budget prévisionnel est 4 millions €, soit 80% du budget prévisionnel médian des films français de fiction sortis depuis le début de l’année. https://siritz.com/financine/barometre-2026-25-des-budgets-previsionnels/ Pour la préparation, 30 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur est de 103 000 €, répartie en part égale entre à valoir sur droits d’auteur et salaire de technicien. C’est 25% de plus que la rémunération médiane des réalisateurs. https://siritz.com/financine/progression-de-la-remuneration-des-realisateurs/ Il a écrit le scénario avec Rudy Milstein pour 109 000 €. C’est 80% du budget médian des scénarios.
La musique a été confiée à Alexandre de la Baume pour 150 000 €. C’est pas loin du double du budget moyen des la musique de film. Enfin la rémunération des rôles principaux est 150 000 €, soit les trois quarts de la rémunération médiane des rôles principaux.https://siritz.com/financine/le-barometre-2026-25-de-la-remuneration-des-roles-principaux/
Pour bien illustrer la part du budget que la production de « Tout va super » a consacré aux quatre principaux postes de l’affiche par rapport à ce qui leur est consacré dans la moyenne des films le tableau ci-dessous est éclairant :
Comme on le voit la production a mis sur la musique un pourcentage du budget total plus du triple de la moyenne des fims. Il a mis un peu plus sur la rémunération du réalisateurs, mais bien moins sur la budget du scénario et surtout sur la rémunération des rôles principaux.
Le producteur délégué est Atelier de production (Thomas et Mathieu Varhaeghe). De l’autre côté du périphérique et TF1 films productions sont coproducteurs. 2 sofica non garanties et une sofica garantie y ont investi. Le film a reçu l’aide non remboursable de la région Aquitaine, du département de la Gironde et de la ville de Bordeaux. Zinc a donné un minimum garanti pour les mandats de distribution en France et WTF pour le mandat de ventes à l’étranger.
Le premier long métrage pour le cinéma réalisé par Patrick Cassir était « Premières vacances », sorti en 2019. Produit par The Film son budget prévisionnel était 5 millions € et Le Pacte était le distributeur. Il avait rassemblé 304 000 spectateurs.
www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma. Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose de nombreuses archives et d’un puissant moteur de recherche. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples critères.
CLASH ENTRE BOOMERS ET GÉNÉRATION Z
CinéscoopLe 6ème long métrage réalisé par la comédienne Agnès Jaoui https://fr.wikipedia.org/wiki/Agnès_Jaoui et dans lequel elle joue est « L’objet du délit » https://fr.wikipedia.org/wiki/L%27Objet_du_délit sur un clash entre boomers et génération Z.
Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.
Agnès Jaoui
Son budget prévisionnel est 8 millions €, soit 20% de plus que le budget prévisionnel moyen des films français de fiction sortis depuis le début de l’année.https://siritz.com/financine/barometre-2026-25-des-budgets-previsionnels/ Pour la préparation, 34 jours de tournage et la post-production la rémunération de la réalisatrice est de 140 000 €, répartie en part égale entre à valoir sur droits d’auteur et salaire de technicien. C’est la rémunération moyenne des réalisateurs. https://siritz.com/financine/progression-de-la-remuneration-des-realisateurs/Elle a écrit le scénario qui est budgété à 439 000 € ce qui est le double du budget moyen des scénarios. https://siritz.com/financine/les-barometre-des-scenarios-2026-25/
La musique a été confiée à Fernando Fizsbein pour 122 000 €. C’est 50% de plus que le budget moyen de la musique de films. Enfin la rémunération des rôles principaux est 832 000 € soit presque le double de la rémunération moyenne des rôles principaux.
Pour bien illustrer la part du budget que la production de « L’objet du délit » a consacré aux quatre principaux postes de l’affiche par rapport à ce qui leur est consacré dans la moyenne des films le tableau ci-dessous est éclairant :
On voit que la production a consacré à la rémunération des rôles principaux un pourcentage du budget total qui est plus du double de la moyenne des films. Le pourcentage qu’il a consacré au scénario et à la musique est également bien supérieur. Seul le pourcentage consacré à la rémunération de la réalisatrice est sensiblement inférieur. Mais elle est aussi scénariste et rôle principal.
Le producteur délégué est Les Films du Kiosque (Denis Pineau-Valencienne et François Kraus). Le film est coproduit par StudioCanal et France 2 cinéma. Un sofica garantie et trois sofica non garanties y ont investi et il a bénéficié d’aides non remboursable département du Vaucluse et région Paca. Canal+, Ciné+ et France télévisions l’ont préacheté. StudioCanal a donné un minimum garanti pour tous les mandats de distribution.
Le précédent film réalisé par Agnès Jaoui était « Place publique », sorti en 2018 https://fr.wikipedia.org/wiki/Place_publique_(film). Produit par SBS productions son budget prévisionnel était 6,8 millions €. Distribué par Le Pacte il avait rassemblé 535 000 spectateurs.
www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma. Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose de nombreuses archives et d’un puissant moteur de recherche. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples critères.
UN THRILLER SUR LES SERVICES SECRETS FRANÇAIS
CinéscoopLe troisième long métrage de la réalisatrice Rachel Lang https://fr.wikipedia.org/wiki/Rachel_Lang est « Mata » https://fr.wikipedia.org/wiki/Mata_(film), un thriller sur les services secrets français.
Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.
Rachel Lang
Le budget prévisionnel de cette coproduction entre la France (89%) et la Belgique (11%) est 7,5 millions €, soit 13% de plus que le budget prévisionnel moyen des films français de fiction sortis depuis le début de l’année. https://siritz.com/financine/barometre-2026-25-des-budgets-previsionnels/Pour la préparation, 34 jours de tournage et la post-production la rémunération de la réalisatrice est 139 000 €, dont 41 700 € d’à valoir sur droits d’auteur et 93 300 € de salaire de technicien. C’est 94% de la rémunération moyenne des réalisateurs des films de fiction. https://siritz.com/financine/progression-de-la-remuneration-des-realisateurs/ Elle a écrit seule le scénario pour 50 000 €, soit un tiers du budget médian des scénarios. https://siritz.com/financine/les-barometre-des-scenarios-2026-25/
La musique a été confiée à Yuksek https://fr.wikipedia.org/wiki/Yuksek pour 100 000 €. C’est 22% de plus que le budget moyen de la musique de films français sortis en 2026 que nous n’avons pas encore publié. Enfin la rémunération des rôles principaux est 270 000 €, soit un tiers de plus de la rémunération médiane des rôles principaux des films français sortis en 2026 que nous n’avons pas encore publié.
Pour bien illustrer la part du budget que la production de « Mata » a consacré aux quatre principaux postes de l’affiche par rapport à ce qui leur est consacré dans la moyenne des films le tableau ci-dessous est éclairant :
Comme on le voit, la production a consacré un pourcentage bien inférieur de son budget général à la rémunération de la réalisatrice et des rôles principaux ainsi qu’au scénario que la moyenne des films. En revanche il a consacré un pourcentage plus important de son budget à la musique.
Les producteurs délégués sont Nolita cinéma (Mathieu Ageron, Maxime Delauney et Romain Rousseau) et Chevaldeuxtrois (Jérémy Forni). Marvelous productions et France 3 cinéma sont coproducteurs. Une sofica garantie y a investi. Le CNC a apporté une aide au développement, une aide à la musique et une aide aux effets spéciaux. Le film a bénéficié d’une aide non remboursable de la région Grand Est, de Rhône-Alpes et de l’Eurométropole Strasbourg. Enfin Warner Bros a donné un minimum garanti pour tous les mandats de distribution.
Le coproducteur belge est Wrong men qui a bénéficié du tax shelter, du soutien Fédération Wallonie-Bruxelles ainsi que d’Eurimages. Voo, Proximus et la RTBF l’ont préacheté.
Le précédent film réalisé par Rachel Lang était « Mon légionnaire », sorti en 2021. Produit par Chevaldeuxtrois son budget prévisionnel était 3,8 millions €. Distribué par Bac Films il avait rassemblé 32 000 spectateurs.
www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma. Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose de nombreuses archives et d’un puissant moteur de recherche. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples critères.
LE BAROMÈTRE 2026/25 DE LA RÉMUNÉRATION DES RÔLES PRINCIPAUX
FinanCinéComme on l’a vu, sauf pour le plus élevé, le budget prévisionnel des films français de fiction sortis depuis le début de 2026 a eu tendance à augmenter, comme le montre la progression à la fois du budget moyen et du budget médian. https://siritz.com/financine/barometre-2026-25-des-budgets-previsionnels/
Il en est de même de la rémunération des réalisateurs de ces films. https://siritz.com/financine/progression-de-la-remuneration-des-realisateurs/ et aussi du budget total des scénarios. Qu’en est-il de la rémunération des rôles principaux ?
Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.
Et bien la rémunération la plus élevée a diminué. Elle était en 2025 de 2,727 millions € pour la rémunération des comédiens de « Dracula », réalisé et produit par Luc Besson https://fr.wikipedia.org/wiki/Dracula_(film_français,_2025) . En fait il s’agissait d’un film en anglais avec des comédiens anglo-saxons et un budget de 41 millions €, visant avant tout le marché nord-américain. En 2026 la rémunération la plus élevée est celle des comédiens du film « Coutures », réalisé par Alice Winocour. https://siritz.com/cinescoop/les-femmes-et-maladie-dans-le-monde-de-la-mode/
Elle est de 1,995 millions €, soit une baisse de 12% par rapport à la plus forte rémunération de 2025. Mais, là encore, ce montant s’explique parce que ce film, dont le budget prévisionnel est 11,6 millions €, a parmi ses principaux interprètes la star américaine Angélina Jolie. Rappelons que « Dracula » a rassemblé en France et 650 000 spectateurs et « Coutures » 126 000.
En ce qui concerne la rémunération moyenne on constate au contraire une augmentation puisqu’elle était de 326 000 € en 2025 et qu’elle est passée à 425 000 €, soit une progression de 30%. Même tendance pour la rémunération médiane qui était de 165 000 € en 2025 et progresse à 196 000 € soit une progression de 19%. Le baromètre de la rémunération des rôles principaux 2026/25 indique une augmentation des rémunérations en 2026 par rapport à 2025.
Ainsi on constate une tendance à augmentation de la rémunération des rôles principaux, comme à celle des réalisateurs et des scénarios et des budgets prévisionnels.
www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma. Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose de nombreuses archives et d’un puissant moteur de recherche. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples critères.
LES BAROMÈTRE DES SCÉNARIOS 2026/25
FinanCinéOn a vu que, sauf pour le budget prévisionnel le plus élevé, la tendance est à la hausse pour les budgets prévisionnels des films de fiction sortis depuis le début de l’année par rapport à ceux sortis en 2025. https://siritz.com/financine/barometre-2026-25-des-budgets-previsionnels/ En ce qui concerne la rémunération des réalisateurs de films de fiction la tendance est la même. https://siritz.com/financine/progression-de-la-remuneration-des-realisateurs/
Qu’en est-il pour le budget total du scénario ? À cette fin nous avons établi le baromètre des scénarios 2026/25, avec un gros plan sur le baromètre des adaptations de livres.
Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.
Et bien la tendance est à peu près la même. Tout d’abord le budget total de scénario le plus élevé de l’année est celui de « Marsupilami » qui est de 2,2 millions € https://siritz.com/cinescoop/une-comedie-tres-attendue-pour-tous-les-publics/. Notons qu’ il comprend non seulement la rémunération des scénaristes, mais aussi l’achat des droits d’adaptation de la bande dessinée de Franquin et des droits d’adaptation d’un précédent film de fiction tiré de cette bande dessinée. Mais ce coût total du scénario est bien inférieur à celui du champion de 2025, « God save the Tuche » qui était de plus de 4,7 millions € https://siritz.com/cinescoop/les-tuche-chez-la-reine-dangleterre/. Et lui aussi comprend non seulement la rémunération des scénaristes, mais aussi les droits d’adaptation des précédents « Tuche » qui étaient tous de grands succès du box-office.
Pour ce qui est du budget moyen des scénarios il est de 218 000 €, ce qui est exactement le budget moyen de 2025. Quant au budget médian, cette année il est de 137 000 €, soit une progression de 15% sur celui de l’année dernière.
Rappelons que, comme pour les réalisateurs, ces chiffres sont le minimum garanti que les producteurs payent pour le scénario. Les auteurs sont en fait rémunérés au pourcentage sur les différentes recettes et leur rémunération totale finale peut donc être supérieure à ce minimum garanti.
Par ailleurs, il nous a paru intéressant d’étudier pour la première fois la rémunération des œuvres qui sont adaptées de livres. Depuis le début de l’année c’est le cas de 10 films, soit 15% de la totalité des films. Les droits d’adaptation garantis les plus élevés sont ceux de la bande dessinée de Franquin pour « Marsupilami » et sont de 1 million €, soit 45% du minimum garanti total pour le scénario. Les droits moyens sont de 213 000 €, donc, à peu près le budget moyen du total des scénarios et le budget médian est 130 000 €, soit, là aussi à peu près le niveau du budget total médian des scénarios.
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PROGRESSION DE LA RÉMUNÉRATION DES RÉALISATEURS
FinanCinéNous avons vu que le budget prévisionnel moyen et médian des films français de fiction sortis depuis le début de l’année a augmenté. Qu’en est-il de la rémunération des réalisateurs ? Cette fois-ci, pour la première fois, nous avons distingué la rémunération des réalisateurs de films de fiction de celles des réalisateurs de films documentaires et d’animation dont les rémunérations sont en général moins élevées. https://siritz.com/financine/le-barometre-de-la-remuneration-des-realisateurs-2/
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Progression de la rémunération des réalisateurs de films de fiction
La plus forte rémunération est celle de Xavier Giannoli. Elle est de 590 000 € pour la réalisation de « Les rayons et les ombres », https://siritz.com/cinescoop/les-annees-folles-de-loccupation/le plus gros budget prévisionnel de l’année (31 millions €). C’est beaucoup moins que la rémunération la plus élevée de l’année dernière qui était de 900 000 € pour deux films : celle de Frédéric Jimenez pour la réalisation de « Chien 51 » (42 millions €) https://siritz.com/cinescoop/un-thriller-danticipation-a-300-a-lheure/ et celle des frères Dardenne pour la réalisation de « Jeunes mères » (6 millions €). https://siritz.com/cinescoop/un-film-choral-sur-adolescentes-meres/ A noter que les frères Dardenne sont également producteurs de leur film.
Ce qui est plus significatif c’est que la rémunération moyenne en 2026 est 148 000 €, ce qui est 12% de plus que la rémunération moyenne de 2025 qui était 133 000 €. Or, cette dernière comprenait les rémunérations des réalisateurs de films documentaires et de films d’animation qui étaient moins élevées que celles des réalisateurs de films de fiction. Et l’on constate la même évolution pour la rémunération médiane qui est 82 000 € contre 73 000 € en 2025, soit, là encore, une progression de 12%. Donc, on peut dire que la rémunération des réalisateurs de films de fiction a progressé.
En ce qui concerne la rémunération des réalisateurs de films documentaires, la plus élevée est celle de Thomas Balme : 134 000 € pour la réalisation de « À Demain sur la Lune », dont le budget prévisionnel était 1,530 millions €. La rémunération moyenne est 42 000 €. C’est 28% de la rémunération moyenne des réalisateurs de films de fiction. Quant à la rémunération médiane elle est de 39 000 €, soit pas très loin de la rémunération moyenne alors que pour les réalisateurs de films de fiction elle est moins de la moitié.
En ce qui concerne les réalisateurs des films d’animation nous n’avons pas assez de films pour faire un baromètre. Néanmoins la rémunération la plus élevée est celle de Guillaume Ivernel : 300 000 € pour « Les légendaires », un film dont le budget prévisionnel est 14,9 millions €. https://siritz.com/cinescoop/un-cheval-pour-le-dernier-souffle-de-vie/
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BAROMÈTRE 2026/25 DES BUDGETS PRÉVISIONNELS
FinanCinéLa fréquentation a retrouvé toutes ses couleurs d’avant Covid avec 26% de plus que l’année dernière. Si cette progression se poursuivait tout l’année elle se terminerait à 226 millions d’entrées. Cette progression est due aux blockbusters américains mais aussi à la bonne tenue des films français dont la part de marché est de 43% contre 48% aux films américains.
Il est donc intéressant d’établir un baromètre du budget prévisionnel des films français sortis depuis le début de l’année comparé à celui de l’ensemble de l’année dernière. A commencer par les films de fiction.
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Comme on le voit le plus gros budget de 2025 était « Dracula » de Luc Besson, https://fr.wikipedia.org/wiki/Dracula_(film_français,_2025) avec une budget prévisionnel annoncé de 42 millions € est beaucoup plus important que celui de 2026 qui est celui de « Les rayons et les ombres » de Xavier Giannoli https://siritz.com/cinescoop/les-annees-folles-de-loccupation/ qui est de 31 millions €, soit 35% de plus. Il est vrai que le premier était en anglais, et vise clairement le marché international, avec des stars anglo-saxonnes. En tout cas il n’avait cumulé que 651 000 spectateurs. Le second n’a pas terminé sa carrière, mais il va terminer aux alentours de 900 000 entrées et n’est donc pas du tout dans le peloton de tête du box-office français.
Le budget prévisionnel moyen, cette année est de 6,633 millions € progressant de 13% par rapport à celui de l’année dernière. Le budget prévisionnel médian (autant de budgets au-dessus que de budgets en-dessous) est le plus représentatif de la production française. Or, depuis le début de l’année il est de 5 millions €, progressant de 25% par rapport à 2025. Il est donc clair que, dans l’ensemble, les producteurs français ont réagi à une fréquentation inquiétante en augmentant le budget de leurs films. C’est un signe de leur dynamisme.
Le baromètre des budgets prévisionnels des documentaires ne comprend pas tous les documentaires car pour nombre d’entre eux les producteurs ne déposent pas leur budget prévisionnel au registre public et ne demandent pas l’agrément de production.
Néanmoins, la tendance est plutôt à la baisse.
En 2025 le budget le plus élevé était celui de « France, une histoire d’amour », réalisé par Michael Pitiot et Yann Arthus-Bertrand, avec plus de 3 millions € https://fr.wikipedia.org/wiki/Une_histoire_d%27amour_(film,_2022) . C’est le double de celui de 2026 « À demain la Lune », réalisé par Thomas Balmes. Là encore des budgets très élevés ne garantissent pas le succès puisque le premier a rassemblé un peu plus de 8 000 spectateurs et que le second sorti en février en a rassemblé à peine 200.
Le budget prévisionnel moyen depuis le début de l’année est 640 000 €, soit une chute de 12% par rapport à l’année dernière tandis que le budget médian est resté stable.
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UNE COMÉDIE DRAMATIQUE SUR LA SANTÉ MENTALE
CinéscoopLa comédienne et metteur en scène de théâtre Marie Rémond réalise son premier long métrage pour le cinéma, avec « Élise sous emprise », une comédie dramatique sur la santé mentale et dans lequel elle est l’un des rôles principaux.
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Marie Rémond
Le budget prévisionnel de cette coproduction entre la France (97%) et la Belgique (3%) est 2,4 millions €, soit les deux tiers du budget médian des films français de fiction sortis en 2025. https://siritz.com/financine/le-barometre-des-budgets-previsionnels-2025-24-23/Pour la préparation, 30 jours de tournage et la post-production la rémunération de la réalisatrice est de 40 000 €, répartie en part égale entre à valoir sur droits d’auteur et salaire de technicien. C’est la moitié de la rémunération médiane des réalisateurs. https://siritz.com/financine/remuneration-en-2025-24-23-des-realisateurs/. Elle a écrit le scénario pour 20 000 €, soit 12,5% du budget médian des scénarios. https://siritz.com/financine/le-budget-total-des-scenarios-en-2025-24-23/
La musique a été confiée au groupe pop rock Feu! Chatterton ainsi qu’à Clément Doumic, Sébastien Wolf et Antoine Wilson pour 20 000 €, ce qui est la moitié du budget médian de la musique de films. https://siritz.com/financine/le-barometre-2025-24-23-de-la-musique-de-films/. Enfin la rémunération des rôles principaux est 53 000 € ce qui est le tiers de la rémunération médiane des rôles principaux. https://siritz.com/financine/remuneration-des-roles-principaux-2025-24-23/
Pour bien illustrer la part du budget que la production de « Élise sous emprise » a consacré aux quatre principaux postes de l’affiche par rapport à ce qui leur est consacré dans la moyenne des films le tableau ci-dessous est éclairant :
Comme on le voit la production a consacré à ces quatre postes un pourcentage du budget total inférieur à celui que leur consacre la moyenne des films.
Le producteur délégué est Films Grand Huit (Pauline Seigland et Lionel Massol). Super 8 et Chapka sont coproducteurs. Le film a bénéficié de 550 000 € d’avance sur recettes avant réalisation, de l’aide remboursable Pictanovo et de l’aide non remboursable de Strasbourg. Une sofica non garantie y a investi. Canal+ et Ciné+ l’ont préacheté. KMBO a donné un minimum garanti pour tous les mandats de distribution en France et MPM Premium un minimum garanti pour les ventes à l’étranger. Le coproducteur belge est Panache productions.
Le précédent film distribué par KMBO était « Soumsoum, la nuit des astres », réalisé par Mahamat-Saleh Haroun et sorti le 22 avril 2026. Produit par Pili Films son budget prévisionnel était 1,2 millions € et il a rassemblé 5 600 spectateurs, son exploitant se poursuivant.
www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma. Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose de nombreuses archives et d’un puissant moteur de recherche. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples critères.
NOTRE INDUSTRIE AUDIOVISUELLE EST UN MODÈLE
ÉditorialEn 1947, alors que les Américains, dans le cadre du Plan Marshall, envisageaient d’accorder à la France un prêt de 3,5 milliards de dollars pour financer son redressement, Hollywood avait obtenu du président Truman de demander en contrepartie la suppression des quotas d’importation de films américains. Ils avaient su le convaincre que leurs films, qui présentaient « l’American way of Life » était le meilleur outil de propagande contre le communisme et le meilleur outil de promotion des produits américains.
Notre exception culturelle française et européenne relève relève du même raisonnement mais va beaucoup plus loin. Elle affirme que chaque nation a le droit, et même le devoir, de défendre sa culture, c’est à dire son identité, quitte à ne pas respecter les règles qui s’imposent dans les autres domaines de l’économie. Notre politique de soutien au cinéma, étendu à l’ensemble de l’audiovisuel, est un modèle de cette exception culturelle. Il permet, cas unique dans le monde occidental, à nos films de faire jeu égal avec le cinéma américain sur notre territoire et d’être, de loin, le premier cinéma européen. Les mécanismes qui ont permis cette réussite ont été mis au point pour le cinéma et transposés à l’audiovisuel.
Comme le savent tous les professionnels de ces deux secteurs, ils n’impliquent nullement un financement par les contribuables. Ainsi, le compte de soutien, alimenté par une taxe qui s’ajoute à la TVA, est à la fois une épargne forcée et un droit de douane sur les productions étrangères, particulièrement les américaines. Il est donc incroyable que, dans son programme, le RN prône la suppression du CNC et du compte de soutien pour réduire le déficit de l’État. C’est d’autant plus faux que l’État n’hésite pas à pomper sur la trésorerie de ce compte pour financer son propres déficit. Mais cela n’est qu’un exemple de l’incompétence abyssale du RN en matière économique. Heureusement, compte tenu de l’influence que semble avoir sur lui le propriétaire du groupe Canal +, et bientôt de l’UGC, il est probable qu’il obtienne que le RN n’applique pas son programme dans le domaine du financement du cinéma et de l’audiovisuel dont il est un acteur essentiel.
Mais si ces deux secteurs jouent un rôle capital dans le maintien de notre identité nationale, ils sont sont aussi un des moteurs de notre économie. Et, de même que la fréquentation cinématographique a retrouvé le niveau de ses belles années d’avant Covid, grâce notamment à des films français qui ont une part de Marché presqu’équivalente à celle des films américains, les tournages de films et séries américaines en France se multiplient. C’est dû à la qualité de nos techniciens mais aussi à un remarquable parc de studios de tournages et à un crédit d’impôt international qui est redevenu très compétitif. Ces derniers années, il l’était moins car d’autres pays, comme notamment la Hongrie, avaient renforcer leur compétitivité pour les tournages à très gros budgets des films et séries américaines.
Mais la France a eu l’intelligence d’appliquer les 30% de crédit d’impôt aux salaires des comédiens américains. Or, toutes les études montrent qu’un euro de crédit d’impôt rapporte bien plus qu’un euro aux finances publiques. En effet, le salaire de ces comédiens américains est soumis à l’impôt sur le revenu français. Et le tournage d’une série en France emploie de nombreux techniciens français qui vont payer des cotisations sociales et des impôts. Il fait travailler de nombreux prestataires et génère des dépenses de logement et d’alimentation, qui, là encore génèrent des recettes publiques.
Notre industrie audiovisuelle est un modèle, il est la preuve que, de nos jours, si la France sait mettre en œuvre une politique économique intelligente, elle a toutes les capacités nécessaires pour redevenir un des leaders de l’industrie mondiale. Nos responsables politiques devraient s’inspirer de la réussite du cinéma et de l’audiovisuelle français.
L’ISLAMISME ET LES RÉSEAUX SOCIAUX TUENT
CinéscoopFabriqué dans le plus grand secret et présenté hors compétition au Festival de Cannes, « L’Abandon », https://fr.wikipedia.org/wiki/L%27Abandon ,le 5ème long métrage pour le cinéma réalisé par Vincent Garenq https://fr.wikipedia.org/wiki/Vincent_Garenq , rappelle comment l’islamisme et les réseaux sociaux tuent.
Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.
Vincent Garenq
Cette coproduction entre la France (98%) et Belgique (2%) a un budget prévisionnel de 5,5 millions €, soit le budget prévisionnel moyen des films de fiction français sortis en 2025. https://siritz.com/financine/le-barometre-des-budgets-bbab pour 164 000previsionnels-2025-24-23/ Pour la préparation, 38 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur est de 96 000 €, répartie en part égale entre à valoir sur droits d’auteur et salaire de technicien. C’est 10% de plus que la rémunération médiane des réalisateurs. https://siritz.com/financine/remuneration-en-2025-24-23-des-realisateurs/. Le film s’appuie sur le livre de Stéphane Simon et Alexis Kebbab « Les derniers jours de Samuel Paty ». Les droits du livre ont été acquis pour 60 000 €. Le réalisateur a écrit le scénarios et Alexis Kebbab pour 164 000 €. Le budget total du scénario est donc 224 000 €. C’est un quart de plus que le budget moyen des scénarios. https://siritz.com/financine/le-budget-total-des-scenarios-en-2025-24-23/
Quant à la musique elle a été confiée à Nicolas Errèra pour 80 000 €, soit 10% de plus que le budget moyen de la musique de films. https://siritz.com/financine/le-barometre-2025-24-23-de-la-musique-de-films/. Enfin la rémunération des rôles principaux est 116 000 €, ce qui revient à 70% de la rémunération médiane des rôles principaux. https://siritz.com/financine/remuneration-des-roles-principaux-2025-24-23/
Pour bien illustrer la part du budget que la production de « L’abandon » a consacré aux quatre principaux postes de l’affiche par rapport à ce qui leur est consacré dans la moyenne des films le tableau ci-dessous est éclairant :
Comme on le voit le budget du film a mis l’accent sur le scénario et la musique. Au contraire il a consacré à la rémunération du réalisateur et surtout à celle des rôles principaux un pourcentage très inférieur à celui de la moyenne des films.
Les producteurs délégués sont Outside Films (Gilles de Maistre et Stéphane Simon) et Les Films du Kiosque (François Kraus et Denis Pineau-Valencienne). Un sofica garantie a investi. UGC Image et France 3 cinéma sont coproducteurs. Le film a bénéficié de l’avance sur recettes après réalisation. 4 sofica garanties y ont investi. Le film a bénéficié de l’aide remboursable de la région Ile de France. Canal+, Ciné+ et France télévisions l’ont préacheté et UGC a donné un minimum garanti pour tous les mandats de distribution. Le coproducteur belge est Umédia qui a bénéficié du tax shelter.
Le précédent film réalisé par Vincent Garenq était « Au nom de ma fille », sorti en 2016. Il était produit par LGM et Black Mask productions, pour un budget prévisionnel de 8 millions €. StudioCanal était le distributeur et le film avait rassemblé 352 000 spectateurs. https://fr.wikipedia.org/wiki/Au_nom_de_ma_fille_(film)
www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma. Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose de nombreuses archives et d’un puissant moteur de recherche. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples critères.