Pour son 6ème film Rebecca Zlotowski https://fr.wikipedia.org/wiki/Rebecca_Zlotowski réalise « Vie privée » où la psy mène l’enquête. https://fr.wikipedia.org/wiki/Vie_privée_(film,_2025)

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Rebecca Złotowski

Le budget prévisionnel de ce film est 8 millions €, soit 45% de plus que le budget moyen des films français de fiction de notre dernier baromètre.https://siritz.com/financine/barometre-des-budgets-previsionnels/. Pour la préparation, 38 jours de tournage et la post-production la rémunération de la réalisatrice est de 335 000 €, répartie en part égale entre à valoir sur droits d’auteur et salaire de technicien, ce qui revient à deux fois et demi la rémunération moyenne d’une réalisateurs. https://siritz.com/financine/le-barometre-de-la-remuneration-des-realisateurs-2/Elle a écrit le scénario avec Anne Berest, Gaelle Mace pour 319 000 €, soit 75% de plus que le budget moyen des scénarios https://siritz.com/financine/budget-des-scenarios-en-2025-et-2024/

Elle a confié la musique à Rob pour 100 000 €, c’est-à-dire 60% de plus que les droits musicaux moyens. https://siritz.com/financine/remuneration-des-compositeurs-de-musique/Enfin la rémunération des rôles principaux est 490 000 €, soit 2,2 fois la rémunération moyenne des rôles principaux. https://siritz.com/financine/la-remuneration-des-roles-principaux-en-2025/

Pour bien illustrer la part du budget que la production de « Vie privée » a consacré aux quatre principaux postes de l’affiche par rapport à ce qui leur est consacré dans la moyenne des films le tableau ci-dessous est éclairant :

Comme on le voit le pourcentage du budget des quatre postes par rapport au budget total est supérieur à la moyenne des films. Mais, pour la rémunération de la réalisatrice, du scénario et des rôles principaux il est nettement supérieur.

Le producteur délégué est Les films du Velvet (Frédéric Jouve) et France 3 cinéma est coproducteur. Le film a bénéficié de 600 000 € d’avance sur recettes. 5 sofica non garanties y ont investi. Canal+, Ciné+ et France télévisions l’ont préacheté. Ad Vitam a donné un minimum garanti pour tous les mandats de distribution France et Goodfellas un minimum garanti pour les ventes à l’étranger.

Le précédent film réalisé par Rebecca Zlotowski était « Les enfants des autres », sorti en 2022 et dont le budget prévisionnel était 4,4 millions €. Il avait le même producteur et le même distributeur et avait rassemblé 401 000 spectateurs.

www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose de nombreuses archives et d’un puissant moteur de recherche. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples critères.

Le 10 ème film réalisé par Eugène Green, réalisateur français d’origine américaine https://fr.wikipedia.org/wiki/Eugène_Green est« L’arbre de la connaissance » https://fr.wikipedia.org/wiki/L%27Arbre_de_la_connaissance_(film,_2025), une coproduction franco-portugaise tournée en portugais au Portugal. C’est un film fantastique dans lequel un ogre mange les touristes en ragout.

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Eugène Green

Le budget prévisionnel de cette coproduction entre la France (30%) et le Portugal (70%) est 1 millions €, soit 30% du budget prévisionnel médian des films français de notre dernier baromètre. https://siritz.com/financine/barometre-des-budgets-previsionnels/. Pour la préparation, le tournage et la post-production la rémunération du réalisateur est de 51 000 €, dont 31 000 € d’à-valoir sur droits d’auteur et 20 000 € de salaire de technicien. C’est 60% de la rémunération médiane des réalisateurs. https://siritz.com/financine/le-barometre-de-la-remuneration-des-realisateurs-2/ Il a écrit le scénario pour 13 000 €, soit 8% du budget médian des scénarios.  https://siritz.com/financine/budget-des-scenarios-en-2025-et-2024/

Il n’y a pas de compositeur de la musique mais les droits musicaux sont de 4 500 €, ce qui revient à 10% de leur budget médian. https://siritz.com/financine/remuneration-des-compositeurs-de-musique/ Enfin, les rôles principaux ont reçu 28 000 €, c’est-à-dire le quart de la rémunération médiane des rôles principaux. https://siritz.com/financine/la-remuneration-des-roles-principaux-en-2025/

Pour bien illustrer la part du budget que la production de « L’arbre de la connaissance » a consacré aux quatre principaux postes de l’affiche par rapport à ce qui leur est consacré dans la moyenne des films le tableau ci-dessous est éclairant:

Comme on le voit la rémunération du réalisateur en pourcentage de l’ensemble du budget est très supérieure à la moyenne. Pour les trois autres poste c’est l’inverse.

Le producteur délégué français est Le plein de super (Thierry Niveau). Il a bénéficié de l’aide des cinémas du monde du CNC et a demandé l’aide remboursable de l’Ile de France. JHR a donné un minimum garanti pour tous les mandats de distribution en France.

Le producteur délégué portugais est O Som e a furia (Luis Urbano). Il a bénéficié de l’aide nationale à la production de l’ICA et de celle du Fonds de développement Lusitano-Italien. La RTP l’a préacheté. Fonds de développement Lusitano-Italien lui a également apporté son soutien. Desforra Appache a donné un minimum garanti pour le mandat de distribution au Portugal.

Le précédent film réalisé par Eugène Green était « Atarrabi et Mikelats , un mythe basque », tourné en langue basque et sorti en 2021. Cette coproduction franco-Belge avait un budget prévisionnel d’1 million €. Noodles production et UFO Distribution le distributeur. Il avait rassemblé 3 500 spectateurs. https://fr.wikipedia.org/wiki/Atarrabi_et_Mikelats

www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose de nombreuses archives et d’un puissant moteur de recherche. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples critères.

Le discours de Gaëtan Bruel, le président du CNC, lors des rencontres des Rencontres Animation Formation, a souligné un problème qui est l’un des plus importants de la France et le sera de plus en plus dans les années à venir : la formation. Il est devenu typique de notre pays depuis que l’État s’est fixé comme objectif 85% de bachelier, non en élevant le niveau des élèves, mais en abaissant celui du bac.

Dans le domaine de l’animation, la France a toujours été l’un des principaux producteurs du monde grace, notamment, à un prestigieux réseau d’écoles publiques et privées. Mais les écoles, dans ce secteur, comme dans tous les autres, se sont multipliées comme des petits pains. Le CNC recense 60 écoles d’animation et 230 parcours d’animation. Alors qu’Audiens recense 800 primo-entrants par an. C’est dire que la plupart de ces formations forment surtout des chomeurs. Et ce parce que l’on n’a pas mis en place les outils pour identifier les opérateurs sérieux des autres. C’est d’autant plus grave que les entreprises peinent à recruter tous les talents adaptés à leurs besoins parce que beaucoup partent en Amérique du Nord ou au Royaume-Uni.

Gaëtan Bruel prône la mise en place de ces outils d’identification, ce qui parait effectivement indispensable. D’autant plus qu’avec l’IA, il est plus que probable que chaque individu devra se former en permanence mais aussi changer de métier plusieurs fois dans sa vie. La formation va devenir l’un des tous premiers secteurs de notre économie.C’est pourquoi la labellisation rigoureuse des formations, contenant notamment des indications précises sur leurs performances en matière d’emploi, doit être imaginée et mise en place au plus vite. La labellisation des formations à l’animation est indispensable. Elle est urgente et doit-être facilement identifiable.

Bien entendu l’ensemble de l’industrie de l’animation traverse actuellement une crise. Dans le cinéma elle est liée celle que traverse l’ensemble du secteur. Quant aux chaînes de télévision elles se rendent compte qu’elles ont de plus en plus de mal à concurrence l’i-phone et You tube pour attirer l’attention des enfants et des jeunes. Le succès des programmes courts modifie profondément leur approche de l’image.

Mais l’animation est un métier de création, c’est à dire un métier qui existe parce qu’il ne cesse d’évoluer.

Le 8ème film réalisé par Dominik Moll https://fr.wikipedia.org/wiki/Dominik_Mollest « Dossier 137 », https://fr.wikipedia.org/wiki/Dominik_Moll, une enquête sur les violences policières.

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Dominik Moll

Son budget prévisionnel est 6,2 millions €, soit 10% de plus que le budget prévisionnel moyen des films français de fiction de notre dernier baromètre. https://siritz.com/financine/barometre-des-budgets-previsionnels/. Pour la préparation, 40 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur est de 150 000 €, répartie en part égale entre à valoir sur droits d’auteur et salaire de technicien. Là encore c’est 10% de plus que la rémunération moyenne des réalisateurs. https://siritz.com/financine/le-barometre-de-la-remuneration-des-realisateurs-2/Il a écrit le scénario avec Gilles Marchand pour 200 000 €, soit 10% de plus que le budget moyen des scénarios. La musique a été confiée à Olivier Marguerit pour 51 000 €. C’est 80% des droits musicaux moyens des films français. https://siritz.com/financine/remuneration-des-compositeurs-de-musique/Quant aux rôles principaux leur rémunération est 250 000 €, ce qui revient à 10% de plus que la rémunération moyenne des rôles principaux. https://siritz.com/financine/la-remuneration-des-roles-principaux-en-2025/

Pour bien illustrer la part du budget que la production de «Dossier 137″ a consacré aux quatre principaux postes de l’affiche par rapport à ce qui leur est consacré dans la moyenne des films le tableau ci-dessous est éclairant :

Comme on le voit le poids, en pourcentage du budget total, de la rémunération du réalisateur est légèrement supérieur à celui de la moyenne des films. Celui du budget du scénario et de la rémunération des rôles principaux est légèrement inférieure. Celui de la musique est plus nettement inférieur.

Le producteur délégué est Haut et Court (Carole Scotta, Caroline Benjo, Barbara Letellier et Simon Arnal). France 2 cinéma est coproducteur. Le film a bénéficié de 480 000 € d’avance sur recettes. Europe Creative Media lui a apporté son soutien. Une sofica garantie et cinq sofica non garanties y ont investi. Canal+, Ciné+ et France télévisions l’ont préacheté. Haut et court a donné un minimum garanti pour les mandats de distribution en France et un autre pour les ventes à l’étranger.

Le précédent film réalisé par Dominik Moll était « La nuit du 12 », sorti en 2022. https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Nuit_du_12. Son producteur était Haut et Court pour un budget prévisionnel 4,1 millions €. Haut et Court et Memento Films le distribuaient. Le film avait rassemblé 545 000 spectateurs.

www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose de nombreuses archives et d’un puissant moteur de recherche. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples critères.

Le 10ème film réalisé par Éric Besnard https://fr.wikipedia.org/wiki/Éric_Besnard_(réalisateur)est « Jean Valjean » qui est un huis clos sur la rédemption d’un bagnard. https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Valjean_(film)

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Éric Besnard

Son budget prévisionnel est 7 millions €, soit  un quart de plus que le budget prévisionnel moyen des films de fiction français de notre dernier baromètre. https://siritz.com/financine/barometre-des-budgets-previsionnels/.Pour la préparation, 33 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur est de 250 000 €, répartie en part égale entre à valoir sur droits d’auteur et salaire de technicien. C’est presque le double de la rémunération moyenne des réalisateurs. https://siritz.com/financine/le-barometre-de-la-remuneration-des-realisateurs-2/Il a écrit le scénario pour 150 000 €. C’est 20% de moins que le budget moyen des scénarios. https://siritz.com/financine/budget-des-scenarios-en-2025-et-2024/.La musique a été confiée à Christophe Julien pour 45 000 €, ce qui correspond aux trois quarts des droits musicaux moyens des films français. https://siritz.com/financine/remuneration-des-compositeurs-de-musique/.Les rôles principaux ont reçu 450 000 €, soit le double de leur rémunération moyenne.

Pour bien illustrer la part du budget que la production de « Jean Valjean » a consacré aux quatre principaux postes de l’affiche par rapport à ce qui leur est consacré dans la moyenne des films le tableau ci-dessous est éclairant :

Comme on le voit, la part de la rémunération des rôles principaux et de la rémunération du réalisateur dans le budget total du film est très supérieurs à la moyenne, alors que celle du scénario et de la musique est sensiblement inférieure.

Le producteur délégué est Radar Films (Clément Miserez). France 3 cinéma est coproducteur. Deux soficas non garanties y ont investi. La région Paca lui a apporté son soutien. OCS, Ciné+, HBO Max et France 3 l’ont préacheté. Warner Bros a donné un minimum garanti pour les mandats de distribution en France et Ginger & Fred un minimum garanti pour le mandat de ventes à l’étranger.

Le précédent film réalisé par Éric Besnard était « Louise Violet », sorti en 2024. Il était produit par Nord-Ouest Films pour un budget prévisionnel de de 6,7 millions €. Distribué par Orange Studio et Apollo Films, il avait rassemblé 675 000 spectateurs.

www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose de nombreuses archives et d’un puissant moteur de recherche. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples critères.

La comédienne et romancière Isabelle Carré réalise son premier film « Les rêveurs », tiré de son roman éponyme paru chez Gallimard, paru en 2018. C’est une plongée dans la santé mentale d’une jeune fille.

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Isabelle Carré

Son budget prévisionnel est 4,8 millions €, soit 90% du budget prévisionnel moyen des films français de fiction de notre dernier baromètre. https://siritz.com/financine/barometre-des-budgets-previsionnels/ Pour la préparation, 37 jours de tournage et la post-production la rémunération de la réalisatrice est de 55 000 €, dont 50 000 € d’à valoir sur droits d’auteur et 5 000 € de salaire de technicien. Les droits du livre ont été acquis 30 000 € et elle a écrit le scénario avec Agnès de Sacy  pour 36 000 €. Le budget total du scénario est donc 35% du budget médian du scénario.https://siritz.com/financine/budget-des-scenarios-en-2025-et-2024/

Elle a confié la musique à Benoît Carré pour 110 000 €. C’est presque le double du budget moyen des droits musicaux des films. https://siritz.com/financine/remuneration-des-compositeurs-de-musique/Les rôles principaux, dont Isabelle Carré, ont reçu 42 000 €, soit moins de 40% de la rémunération médiane des rôles principaux.https://siritz.com/financine/la-remuneration-des-roles-principaux-en-2025/

Pour bien illustrer la part du budget que la production de « La bonne étoile » a consacré aux quatre principaux postes de l’affiche par rapport à ce qui leur est consacré dans la moyenne des films le tableau ci-dessous est éclairant:

On voit que le poids de la musique dans le budget est plus du double que dans la moyenne des films. Au contraire, le poids des trois autres postes est très en dessous.

Pan cinéma (Philippe Godeau) est le producteur délégué. France 2 cinéma est coproducteur. Le film a bénéficié de 600 000 € d’avance sur recettes. La région Ile de France lui a accordé une aide remboursable. Canal+, Ciné+ et France télévisions l’ont préacheté. Pan Cinéma lui a donné un minimum garanti pour les mandats France et Play time pour les ventes à l’étranger.

Le précédent film produit par Pan Cinéma et distribué par pan distribution était « La fille d’un grand amour », réalisé par Agnès de Sacy et sorti le 8 janvier 2025. Isabelle Carré en était l’un des principales interprètes. Son budget prévisionnel était 4,2 millions € et il avait rassemblé 120 000 spectateurs. https://siritz.com/cinescoop/comedie-dramatique-sur-une-experience-vecue/

www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose de nombreuses archives et d’un puissant moteur de recherche. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples critères.

Il est est évident que les très mauvais résultats de la fréquentation cinématographique tiennent en grande partie aux changements structurels des comportements dans notre société du fait de sa numérisation https://siritz.com/editorial/les-films-qui-valent-le-deplacement/
Mais ces changements structurels ne conduisent pas inévitablement â une baisse de la fréquentation. Ainsi, dans l’industrie de la musique, la percée de Spotify et de son concurrent français Deezer n’a pas empêché le boom mondial des concerts. Aux États-Unis leurs prix d’entrée atteignent même parfois des prix astronomiques. Malgré l’i-phone et, peut-être même â cause de l’i-phone, jamais le besoin d’assister à un spectacle collectivement n’a été aussi fort. On le vit également dans le sport. Car  le spectacle dans un salle comme dans un stade procure une expérience émotionnelle unique par rapport à l’offre illimitée de distractions que l’on regarde seul sur son i-phone ou son téléviseur.
La cause principale de la baisse de la fréquentation est donc à rechercher dans l’inadéquation de l’offre. Celle-ci s’explique sans doute par la rapidité de la modification des attentes du public à la suite de la crise du Covid et du confinement. N’oublions pas que le cinéma a connu de nombreuses  crises. Ainsi, lors de l’introduction du parlant, une partie de l’industrie cherchait à rester au muet et  alors que l’autre ne voyait le salut que dans des opérettes à l’image du « chanteur de Jazz ».
En fait la  baisse de la fréquentation concerne essentiellement les salles et les distributeurs. Car, depuis la crise du Covid, la taille du secteur audiovisuel, dont le cinéma n’est qu’une composante, à explosé. De nombreux producteurs de cinéma sont parmi les principaux producteurs de séries. Et les emplois dans la production ont également explosé. Les plateformes, mais aussi You tube, ont considérablement élargi l’industrie par rapport aux chaînes de télévision linéaire.
Certes, il y actuellement un tassement, car les plateformes ont ralenti leurs commandes de séries. Mais les arbres ne montent jamais au ciel.
Ce qu’il ne faut pas oublier c’est que, à la différence de la production pour le petit écran, la production cinématographique est une industrie à risque, fondée sur l’innovation : quand les producteurs et les distributeurs ont vu juste, les profits sont considérables, couvrant largement leurs pertes. Ce principe est le moteur de l’économie du cinéma.

Le 8ème long métrage réalisé par Sebastien Betbeder est « L’incroyable femme des neiges », une comédie au bord du gouffre.

Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.

Sebastien Betbeder

Son budget prévisionnel est 2 millions €, soit la moitié du budget prévisionnel médian des films de fiction de notre dernier baromètre. https://siritz.com/financine/barometre-des-budgets-previsionnels/ Pour la préparation, 30 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur est de 42 000 €, dont 7 500 € d’à valoir sur droits d’auteur et 34 500 € de salaire de technicien. Là encore, c’est la moitié de la rémunération médiane des réalisateurs de films de fiction. https://siritz.com/financine/le-barometre-de-la-remuneration-des-realisateurs-2/. Il a écrit le scénario avec Mathieu Robert pour 53 000 €, soit le tiers du budget médian des scénarios. https://siritz.com/financine/budget-des-scenarios-en-2025-et-2024/

Les droits musicaux sont de 30 000 €, mais aucun compositeur ou responsable de la musique n’est crédit dans les documents à notre disposition. En tout cas, c’est les trois quarts du budget médian de la musique de films. https://siritz.com/financine/remuneration-des-compositeurs-de-musique/Enfin, les rôles  principaux ont reçu 130 000 €, soit  20% de plus que leur rémunération médiane.

Pour bien illustrer la part du budget que la production de « L’incroyable femme des neiges » a consacré aux quatre principaux postes de l’affiche par rapport à ce qui leur est consacré dans la moyenne des films le tableau ci-dessous est éclairant :

La production a très nettement mis l’accent sur la rémunération du casting. Le poids de la musique par rapport au budget total du film est légèrement supérieure à la moyenne des films. Celui de la rémunération du réalisateur et du scénario est sensiblement inférieur à la moyenne.

Le producteur délégué est Envie de tempête productions (Frédéric Dubreuil et Jessica Cressy). Sedna est coproducteur. Angoa/Procirep ainsi que la région Bourgogne France Comté lui ont apporté leur aide. Canal+ et Ciné+ l’ont préacheté. KMBO a donné un minimum garanti pour les mandats salle, vidéo, VàD, VàDA tandis que Be for Films a le mandat de vente à l’étranger sans minimum garanti.

Le précédent film de Sebastien Betbeder était « Tout fout le camp », sorti en 2022. Son budget prévisionnel était 1,2 millions €. Il avait le même producteur et Rezo films était le distributeur. Il avait rassemblé 5 000 spectateurs.

www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose de nombreuses archives et d’un puissant moteur de recherche. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples critères.

Le 4ème long métrage de la réalisatrice Melissa Drigeard, « Le gang des Amazones » nous raconté l’épopée d’un banditisme féminin de la débrouille.

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Mélissa Drigeard

Son budget prévisionnel est 8 millions €, soit 40% de plus que le budget moyen des films français de fiction de notre dernier baromètre.https://siritz.com/financine/barometre-des-budgets-previsionnels/ Pour la préparation, 40 jours de tournage (dont un au studio de Martigue) et la post-production la rémunération de la réalisatrice est de 200 000 €, répartie en part égale entre à valoir sur droits d’auteur et salaire de technicien. C’est une fois et demi la rémunération moyenne des réalisateurs. https://siritz.com/financine/le-barometre-de-la-remuneration-des-realisateurs-2/Elle a écrit le scénario avec Vincent Juillet pour 212 000 €, soit 20% de la moyenne des budgets des scénarios de films. https://siritz.com/financine/budget-des-scenarios-en-2025-et-2024/

La musique a été confiée à Chloé Thévenin pour 125 000 €. C’est le double de la moyenne des droits musicaux ? https://siritz.com/financine/remuneration-des-compositeurs-de-musique/La rémunération des rôles principaux est 320 000 €, soit 40% de plus que la moyenne des rémunérations des rôles principaux. https://siritz.com/financine/la-remuneration-des-roles-principaux-en-2025/

Pour bien illustrer la part du budget que la production de « La bonne étoile » a consacré aux quatre principaux postes de l’affiche par rapport à ce qui leur est consacré dans la moyenne des films le tableau ci-dessous est éclairant:

On voit que la production a consacré un budget conséquent à la musique. Les autres postes sont proches du pourcentage du budget total que leur consacre la moyenne des films.

Le producteur délégué est Cheyenne Fédération (Julien Madon). Single man productions, JM Films et France 2 cinéma sont coproducteurs. 2 sofica non garanties y ont investi et la région Sud lui a apporté son soutien. Netflix et France télévisions l’ont pré-acheté. Apollo films a donné un minimum garanti pour tous les mandats France et Ginger & Fred un minimum garanti pour les ventes à l’étranger.

Le précédent film réalisé par Melissa Drigeard était « Hawaii », sorti en 2023. Son budget était 7,9 millions €. Il était produit par Marvelous productions et distribué par Warner Bros.ll avait rassemblé 120 000 spectateurs.

www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose de nombreuses archives et d’un puissant moteur de recherche. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples critères.

Le comédien Pascal Elbé réalise son 4ème long métrage pour le cinéma avec la comédie dramatique« La bonne étoile » : un mec se fait passer pour juif en 1940.

Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.

Pascal Élbé

Son budget prévisionnel est 7 millions €, soit 30% de plus que le budget prévisionnel moyen des films français de fiction de notre dernier baromètre. https://siritz.com/financine/barometre-des-budgets-previsionnels/ Pour la préparation, 38 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur est de 200 000 €, répartie en part égale entre à valoir sur droits d’auteur et salaire de technicien. C’est 50% de plus que la rémunération moyenne des réalisateurs. https://siritz.com/financine/le-barometre-de-la-remuneration-des-realisateurs-2/.

Il a écrit le scénario pour 120 000 €, soit deux tiers du budget moyen des scénarios. https://siritz.com/financine/budget-des-scenarios-en-2025-et-2024/La musique a été confiée à Romain Allender et Valentin Couineau pour 35 000 €, ce qui est 90% de la rémunération médiane des compositeurs de films. https://siritz.com/financine/remuneration-des-compositeurs-de-musique/ Enfin la rémunération des rôles principaux est 650 000 €, soit 2,8 fois la rémunération moyenne des rôles principaux. https://siritz.com/financine/la-remuneration-des-roles-principaux-en-2025/

Pour bien illustrer la part du budget que la production de « La bonne étoile » a consacré aux quatre principaux postes de l’affiche par rapport à ce qui leur est consacré dans la moyenne des films le tableau ci-dessous est éclairant:

On voit ainsi que la production a mis l’accent sur le casting dont le budget dépasse plus du double du pourcentage du budget total que la moyenne des films lui consacre. Le réalisateur est également au-dessus de la moyenne. En revanche la part du scénario est relativement faible. Mais c’est aussi parce que c’est le réalisateur qui l’a écrit et qu’il cumule les deux rémunérations. En outre il fait partie des rôles principaux. La poids du budget de la musique est lui très au-dessous de la moyenne.

Le producteur délégué est Yann Zenou Entertainement (Yann Zenou). UGC Images et France 3 cinéma sont coproducteur.5 sofica non garanties y ont investi. Le film a bénéficié de l’aide à la musique originale du CNC ainsi que de l’aide de la Sacem. Il a également bénéficié des aides non remboursables de la région Grand Est, du département des Vosges et la Communauté d’agglomération d’Épinal. Canal+, Ciné+ et France télévisions l’ont préacheté. UGC Images a donné un minimum garanti pour tous les mandats de distribution.

Le précédent film réalisé par Pascal Elbé était « Je compte sur vous », sorti en 2015. Il était produit par Vito Films et distribué par Rezo Films. Avec un budget prévisionnel de 3,7 millions € il avait rassemblé 125 000 spectateurs.

www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose de nombreuses archives et d’un puissant moteur de recherche. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples critères.