Le second film réalisé par Anne Cazenave Cambet https://fr.wikipedia.org/wiki/Anna_Cazenave_Cambetest « Love me tender », https://fr.wikipedia.org/wiki/Love_Me_Tender_(film,_2025) sur une éprouvante bataille judiciaire familiale. Il est sorti le 10 décembre dernier.

Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.

Anne Cazenave Carbet

Le budget prévisionnel de cette adaptation du roman éponyme de Constance Debré, a un budget prévisionnel de 3,4 millions €, soit une peu moins que le budget prévisionnel médian des films français de fiction de notre dernier baromètre. https://siritz.com/financine/barometre-des-budgets-previsionnels/ Pour la préparation, 37 jours de tournage et la post-production la rémunération de la réalisatrice est de 98 000 €, dont 50 000 € d’à-valoir sur droits d’auteur et 48 000 € de salaire de technicien. C’est 15% de plus que la rémunération médiane des réalisateurs. https://siritz.com/financine/le-barometre-de-la-remuneration-des-realisateurs-2/ Elle a écrit le scénario pour 67 000 € et les droits d’adaptation du roman ont été acquis pour 75 000 €. Le coût total du scénario est donc 142 000 €, soit 90% du coût médian des scénarios. https://siritz.com/financine/budget-des-scenarios-en-2025-et-2024/

La musique a été confiée à Maxence Dussere pour 36 000 € ce qui est, là encore, 90% du budget médian de la musique de films. https://siritz.com/financine/remuneration-des-compositeurs-de-musique/Enfin les rôles principaux ont reçu 155 000 €, soit 40% de plus que leur rémunération médiane. https://siritz.com/financine/la-remuneration-des-roles-principaux-en-2025/

Pour bien illustrer la part du budget que la production de « Love me tender» a consacré aux quatre principaux postes de l’affiche par rapport à ce qui leur est consacré dans la moyenne des films le tableau ci-dessous est  éclairant :

Comme on le voit, en pourcentage du budget global du film, le pourcentage consacré à la rémunération de la réalisatrice, du scénario et des rôles principaux est nettement supérieure à celui de la moyenne des films. Pour le budget de la musique il est à peu près équivalent.

Le producteur délégué est Novoprod cinéma (Raphaëlle Delauche et Nicolas Sanfaute). Il a bénéficié du soutien d’une sofica garantie. France 2 cinéma est coproducteur. La Région Ile de France lui a accordé une aide au développement remboursable. Le département Lot et Garonne lui a accordé une aide au développement puis une aide  à la production toutes deux non remboursables. 3 soficas non garanties y ont investi. Le film a bénéficié d’une aide à la musique du CNC. Canal+, Ciné+ et France télévisions l’ont préacheté. Tandem a donné un minimum garanti pour les mandats de distribution France et Be for Be un minimum garanti pour les ventes à l’étranger.

Le premier film réalisé par Anne Cazenave Cambet était « De l’or pour les chiens », sorti en 2021. Son budget prévisionnel était 900 000 €. Il était produit par Partners crime et CG cinéma. Rezo films était le distributeur. Il avait rassemblé 3 000 spectateurs.

www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose de nombreuses archives et d’un puissant moteur de recherche. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples critères.

A deux semaines de la fin de l’année il est clair que la fréquentation cinématographique française de 2025 est catastrophique. Elle se situera à plus de au-dessous de 15% de celle de 2024 qui, avec 181 millions d’entrées, était déjà à 10% en-dessous du niveau d’équilibre moyen de l’exploitation avant la crise du Covid.

L’effet sur les exploitants, les producteurs et les distributeurs.

La situation est avant tout catastrophique pour notre réseau de salles qui était le plus puissant d’Europe et l’un des plus performants au monde. Avec 25% de chiffre d’affaires en moins il est très en-dessous de son point d’équilibre. Pour les producteurs l’impact est moins important car le financement par les salles, à travers les minima garantis, ne représente qu’une part limitée, sinon marginale de leur financement. Et plusieurs d’entre eux, notamment parmi les plus importants, ont développé une activité de production de série qui à priori rentable.

En ce qui concerne les distributeurs le pourcentage de films qui ne couvrent pas leur minimum garanti et leurs frais a fortement augmenté. Les plus importants sont également producteurs, notamment de série, ce qui constitue un filet de sécurité. Mais ils devront réduire leurs minima garantis à venir, ce qui aura une influence sur la production de films. En tout cas, si le niveau de fréquentation devait rester à ce niveau , une partie des salles risque de disparaître, ce qui aura pour effet de consolider  la baisse de la fréquentation.

Les deux causes de cette chute de la fréquentation

En fait, comme on le sait, cette baisse de la fréquentation est mondiale. Elle est due à deux facteurs. En premier lieu le développement de l’audience des plateformes et des réseaux sociaux  depuis le confinement de la crise du Covid. Ces deux nouvelles source d’images occupe une part importante de l’attention des citoyens. Face à une offre d’images qui a explosé les spectateurs sont beaucoup plus exigeants par rapport à la qualité des films de cinéma qui méritent leur déplacement. Le second facteur est le recul du cinéma américain qui générait la très grande majorité de la fréquentation mondiale avant le Covid.

Ce recul a été masqué par la grève des comédiens et des réalisateurs américains ainsi que la fermeture des salles pendant le Covid. En effet, ces deux évènements ont retardé la sortie de blocbusters conçus avant eux. Ils ont été fabriqués et sont sortis après le Covid. Mais après la crise du covid la plupart des majors ont changé de stratégie. Ils ont privilégié le développement de leur propre plateforme, au point de ne protéger que mollement la vitale fenêtre d’exclusivité de la diffusion en salle. Et ils ont massivement investi dans la production et la promotion de séries, moteurs de l’audience et de l’abonnement de leurs plateformes. Bien plus, ils ont confier les scénarios, la réalisation et l’interprétation de ces séries à certaines des plus brillantes stars de leurs films de cinéma.

Beaucoup dépend beaucoup de l’avenir de Warner

Est-ce que les majors américaines vont faire évoluer leur stratégie et redonner au cinéma, c’est à dire aux films destinés aux salles, la place qui était la sienne avant la crise du Covid ? C’est possible si c’est Netflix qui réussit à prendre le contrôle de Warner. Possible, car, désormais le développement de l’attrait de sa plateforme va reposer essentiellement sur l’acquisition des droits sportifs, mais aussi sur la création de variétés et de jeux. Beaucoup plus que sur les superproductions unitaires de fiction. Ses concurrents sont désormais les chaînes de télévision et, surtout YouTube. Si Netflix décidait de tout faire pour amortir le réseau de distribution de Warner et opérait ce retournement, il est probable que les autres majors suivraient. Mais rien ne garantit que Netflix opérera ce retournement.

Donc, pour sa survie, il est clair que  l’industrie cinématographique française doit apprendre à ne plus se reposer sur le cinéma américain. Comme les pays de l’Union européenne sont en train de l’apprendre pour leur défense à propos des États-Unis. Il se trouve que, à la différence du reste de son système économique, le système économique du cinéma français est l’un des plus remarquables d’Europe et du monde. Si les Français trouvent le moyen de compenser le recul du cinéma américain, il y a des chances que les autres pays de l’Union européennes les suivent.

À la profession de prendre l »initiative

Il est donc urgent de remettre à plat notre système pour l’adapter à la nouvelle situation. Il est vrai qu’aujourd’hui il ne faut pas compter sur le pouvoir politique pour en prendre l’initiative. Bien plus, la totale incompétence de l’extrême droite et d’une partie de la droite en la matière a de quoi inquiéter. A la profession donc de prendre l’initiative de cette réflexion. Comme dans le domaine des nouvelles technologiques les pistes existent. Elles nécessitent audace et volonté. En tout cas, nous avons la chance d’avoir à sa disposition le CNC qui, dans le domaine du cinéma et de l’audiovisuel, est une  administrations particulièrement compétente.

Le premier long métrage réalisé par le comédien suisse Damien Dorsaz https://fr.wikipedia.org/wiki/Damien_Dorsaz est « Lady Nazca » , sorti le 10 décembre dernier, https://fr.wikipedia.org/wiki/Lady_Nazca qui raconte la quête d’une jeune archéologue au Pérou. Il a rassemblé 11 000 spectateurs la première semaine.

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Fabien Dorsaz

Cette coproduction entre la France (36%) et l’Allemagne (54%) a un budget prévisionnel de 2,2 millions €, soit 60% du budget prévisionnel médian des films de fictions français de notre dernier baromètre. https://siritz.com/financine/barometre-des-budgets-previsionnels/ Pour la préparation, 27 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur est de 68 000 €, dont 43 000 € d’à-valoir sur droits d’auteur et 25 000 € de salaire de technicien. C’est 80% de la rémunération moyenne des réalisateurs. https://siritz.com/financine/le-barometre-de-la-remuneration-des-realisateurs-2/Le scénario a été écrit par Damien Dorsaz, Fadette Drouard, Aude Py, Raphaëlle Desplechin, Franck Ferriera Fenandes pour 62 000 €. Cela correspond à 40% du budget médian des scénarios. https://siritz.com/financine/budget-des-scenarios-en-2025-et-2024/ La musique a été confiée à Nacury Linares pour 15 000 €. Là encore c’est 40% du budget de la musique de films. Enfin la rémunération des rôles principaux est 25 000 €, soit 20% de la rémunération médiane des rôles principaux.

Pour bien illustrer la part du budget que la production de «Lady Nazca» a consacré aux quatre principaux postes de l’affiche par rapport à ce qui leur est consacré dans la moyenne des films le tableau ci-dessous est éclairant :

Comme on le voit, par rapport à la moyenne des films, en pourcentage du budget général, « Lady Nazca », a mieux rémunéré le réalisateur et beaucoup moins le scénarios, la musique et les rôles principaux.

Le producteur est Octopolis (Matthieu Zeller). Memento production est coproducteur. Le film a bénéficié de l’aide du  mini-traité franco-allemand et du soutien d’Eurimages. Ciné+ l’a préacheté. Memento Films a donné un minimum garanti pour les mandats de distribution France  et Pulsar Content un mandat de distribution pour les ventes à l’étranger.

Le producteur allemand est 27 films produktion (Olivier Damian). Il a reçu l’aide du FFA et du Medienboard Berlin-Brandebourg. Les chaînes Arte et BR l’ont préacheté. Tobis a donné un minimum garanti pour le mandat de distribution en Allemagne.

Le précédent film distribué par Memento Films était la Palme d’or du Festival de Cannes, « Un simple accident », réalisé par Jafar Panahi et sorti le 1er octobre dernier. Le budget prévisionnel de cette coproduction entre la France, le Luxembourg et l’Iran était de 1 millions €. Son producteur français était Les Films Pélléas. Il avait rassemblé 666 000 spectateurs.

www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose de nombreuses archives et d’un puissant moteur de recherche. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples critères.

Le premier long métrage réalisé par Alice Vial, https://fr.wikipedia.org/wiki/Alice_Vial qui a déjà réalisé 5 courts métrages, est « L’âme idéale », https://fr.wikipedia.org/wiki/L%27Âme_idéale, une comédie fantastique sur une passeuse d’âme amoureuse d’un mort.

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ALICE VIAL

Son budget prévisionnel est 7,3 millions €, soit 30% de plus que le budget prévisionnel moyen des films français de fiction de notre dernier baromètre. https://siritz.com/financine/barometre-des-budgets-previsionnels/. Pour la préparation, 35 jours de tournage et la post-production la rémunération de la réalisatrice est de 85 000 €, répartie en part égale entre à valoir sur droits d’auteur et salaire de technicien. C’est la rémunération médiane des réalisateurs. https://siritz.com/financine/le-barometre-de-la-remuneration-des-realisateurs-2/

Elle a écrit le scénario avec Jean Toussaint Bernard, Lily Lambert, Romain Compingt pour 160 000 €, soit, là encore, le budget médian des scénarios. https://siritz.com/financine/budget-des-scenarios-en-2025-et-2024/

La musique a été confiée à Olivier Marguerit pour 130 000 €. C’est plus du double du budget moyen de la musique de film français. https://siritz.com/financine/remuneration-des-compositeurs-de-musique/Enfin les rôles principaux ont reçu 425 000 €, soit 90% de plus que la rémunération moyenne des rôles principaux. https://siritz.com/financine/la-remuneration-des-roles-principaux-en-2025/

Pour bien illustrer la part du budget que la production de « L’âme idéale » a consacré aux quatre principaux postes de l’affiche par rapport à ce qui leur est consacré dans la moyenne des films le tableau ci-dessous est   éclairant :

Comme on le voit, « L’âme idéale » consacre à la rémunération des rôles principaux et à la musique un pourcentage de son budget total bien supérieur à celui de la moyenne des films alors que c’est l’inverse pour la rémunération du réalisateur et le budget du scénario.

Le producteur délégué est Les Films entre 2 et 4 (Benjamin Bellecour, Jean-Toussaint Bernard et Jonathan Cohen). A noter que Jonathan Cohen est un des deux interprètes principaux du film et Jean-Bernard Toussaint l’un des coscénaristes. TF1 films productions est coproducteur. Le film a eu l’aide aux films de genre du CNC. Le film a été préacheté par Netflix, TF1 et TMC. Gaumont a donné un minimum garanti pour tous les mandats de distribution.

Le dernier film distribué par Gaumont est « L’étranger », réalisé par François Ozon et sorti le 29 octobre de cette année. Son budget prévisionnel est 7,9 millions € et il est produit par Foz. Il va rassembler 750 000 spectateurs. https://siritz.com/cinescoop/un-geant-du-cinema-adapte-un-monument/

www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose de nombreuses archives et d’un puissant moteur de recherche. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples critères.

Le photographe animalier Vincent Munier https://fr.wikipedia.org/wiki/Vincent_Munierr, réalise son second long métrage, « Le chant des forêts » https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=321789.html qui est un hymne à la beauté du règne animal.

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Vincent Munier

Son budget prévisionnel est 1,190 millions €. C’est le budget prévisionnel le plus élevé des films documentaires français sortis cette année et trois fois le budget prévisionnel moyen. https://siritz.com/financine/le-barometre-financier-des-documentaires-en-2025/Pour la préparation, 35 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur est de 61 000 €, dont 40 000 € d’à valoir sur droits d’auteur et 21 000 € de salaire de technicien, soit 1,7 fois la rémunération moyenne d’un réalisateur de documentaire. Il a écrit le scénario (sujet et commentaire) pour 23 500 €. La musique a été confiée à Warren Ellis, Dom La Lena et Rosemary Standley pour 56 000 € ce qui revient à 90% du budget de la musique de films français, qu’ils soient de fiction, d’animation ou de documentaires. https://siritz.com/financine/remuneration-des-compositeurs-de-musique/

Les producteurs délégués sont Kobalann productions (Vincent Munier) et Paprika Films (Pierre-Emmanuel Florentin et Laurent Baujard). France 3 cinéma est coproducteur. Le film a bénéficié de 240 000 € d’avance sur recettes avant production. La région Grand Est et le département de la Vosges lui ont apporté une aide non remboursable. Ciné+ et France télévisions l’ont préacheté. Haut et court a donné un minimum garanti pour tous les mandats de distribution France et Le bureau film un minimum garanti pour les ventes à l’étranger.

Le précédent film réalisé par Vincent Munier était « La panthère des neiges », sorti en 2021.https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Panthère_des_neiges_(film)Son budget prévisionnel était 1 millions € et il avait les mêmes producteurs et les mêmes distributeurs. Il avait rassemblé 626 000 spectateurs.

www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose de nombreuses archives et d’un puissant moteur de recherche. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples critères.

Le premier long métrage pour le cinéma d’Amine Adjina https://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=1000018231.html est « La petite cuisine de Mehdi » https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Petite_Cuisine_de_Mehdi, un vaudeville sur la double culture.

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Amine Adjina

Son budget prévisionnel est 2,3 millions €, soit 60% du budget prévisionnel médian des films français de fiction de notre dernier baromètre. https://siritz.com/financine/barometre-des-budgets-previsionnels/ Pour la préparation, 29 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur est de 40 000 €, répartie en part égale entre à valoir sur droits d’auteur et salaire de technicien. C’est un peu moins de la moitié de la rémunération médiane des réalisateurs. https://siritz.com/financine/le-barometre-de-la-remuneration-des-realisateurs-2/.Il a écrit le scénario pour 48 000 €, soit 30% du budget médian des scénarios. https://siritz.com/financine/budget-des-scenarios-en-2025-et-2024/

La rémunération des rôles principaux est 30 000 €. C’est le quart de la rémunération médiane des rôles principaux. https://siritz.com/financine/la-remuneration-des-roles-principaux-en-2025/Enfin la musique a été confiée à Amine Bouhafa pour 37 000 €, soit un peu moins que le budget médian de la musique de films. https://siritz.com/financine/remuneration-des-compositeurs-de-musique/

Pour bien illustrer la part du budget que la production de « La petite cuisine de Mehdi » a consacré aux quatre principaux postes de l’affiche par rapport à ce qui leur est consacré dans la moyenne des films le tableau ci-dessous est éclairant :

Comme on le voit, en pourcentage du budget général du film, la rémunération du réalisateur, le budget du scénario et la rémunération des rôles principaux sont très inférieurs à ce qu’ils sont pour la moyenne des films. Seule le budget de la musique est supérieur.

Le producteur délégué est Agat Films & Cgie-Ex Nihilo (Nicolas Blanc). 3 sofica garanties par le producteur  et une sofica non garantie ont investi. Il a bénéficié de l’ aide non remboursables Région Auvergne-Rhône Alpes et de la Région sud. OCS et HBO Max l’ont préacheté. Pyramide a accordé un minimum garanti pour la distribution en France et un autre pour la distribution à l’étranger.

Le précédent film distribué par Pyramide était la coproduction internationale « Deux procureurs », réalisé par Sergeï Loznitsa et sorti le 5 novembre dernier. Il était produit par SBS production et son budget prévisionnel était 2,6 millions €. Il devrait rassembler 85 000 spectateurs.

www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose de nombreuses archives et d’un puissant moteur de recherche. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples critères.

Le séisme que représente la vente du groupe Warner est loin d’être terminé. https://siritz.com/editorial/netflixwarner-menace-ou-espoir/À la surprise générale, son conseil d’administration avait choisi une offre d’achat de Netflix pour 27,75 $ par action et un montant total de 82,7 milliards $. L’opération devait encore être autorisée par la Fédéral trust commission qui risquait de tiquer sur le rapprochement HBO Max, la troisième plateforme américaine et mondiale, avec Netflix, qui est, de loin, la première. Mais, voici que le groupe Paramount Skydance, associé au fonds d’investissement du gendre du président Trump, à un fonds du Quatar et à un fonds d’Abu Dhabi propose directement aux actionnaires de Warner de racheter leurs actions pour 30 $ par action et un total de 108,4 milliards $.
La bataille Paramount/Netflix ne fait que commencer
Il semble difficile au conseil d’administration de rejeter cette offre purement et simplement. S’il le faisait des actionnaires de Warner pourrait saisir un tribunal pour l’obliger à le faire. Il faut dire que les deux offres ne portent pas sur le même périmètre puisque celle de Netflix ne comprend pas les chaînes du câble de Warner. Celles-ci sont bénéficiaires mais en perte de vitesse. Le conseil d’administration de Warner a sans doute l’intention de les vendre. Quel est leur prix ? A priori elles n’intéressent pas Netflix, mais, pour contrer l’offre de Paramount il pourrait décider de les racheter, quitte à les revendre ensuite, pour augmenter son prix et dépasser celui de Paramount.
Mais pour Paramount ces chaînes ont une valeur « politique » considérable : elles comprennent CNN, la chaîne d’information continue que le président Trump estime son « ennemie ». Or les propriétaires de Paramount, comme leurs partenaires dans ce rachat, sont des soutiens  avérés du président et de ses affaires, qui, en contrepartie, est un soutien de leurs affaires.
Du point de vue du cinéma Paramount affirme que ce rachat lui permettra de devenir la première des majors du secteur  en distribuant 30 films par an. Ce qui est certain c’est qu’il fusionnera les deux réseaux de distribution, licenciant la moitié du personnel. Il sera alors peu probable qu’il produise et distribue 30 films par an. C’est ce que nous rappelle rachat passé de MGM et de Twenty Century Fox. A En revanche, il serait irrationnel pour Netflix de racheter le réseau de distribution mondial pour le supprimer. Et, s’il le conserve, il lui faudra continuer à produire les films nécessaires pour le rentabiliser. Bien entendu, cela suppose que la major soit dirigée par des responsables capables de produire de tels films.
L’effondrement du cinéma américain
Mais la conflagration que représente ce rachat ne doit pas nous faire oublier le vrai problème du cinéma mondial et qui tient à l’effondrement du cinéma américain. Jusqu’à la crise du Covid, celui-ci était le moteur du cinéma  en salle. Même en France, qui était, de loin, le premier producteur européen, les films américains réalisaient plus de la moitié des entrées. Or, depuis le Covid, toutes les majors, sauf Sony, ont lancé leur plate-forme. Et, pour favoriser le développement de celle-ci,  elles ont  choisi de réduire à 45 jours la fenêtre d’exclusivité des salles. N’oublions pas que, depuis 1948 les majors n’ont pas le droit de posséder des salles de cinéma aux États-Unis. Au contraire, en France, les 3 principaux réseaux de salles de cinéa-Pathé, UGC et CGR-sont aussi parmi les principaux distributeurs et producteurs. C’est pourquoi le cinéma Français est uni pour protéger le cinéma en salle en imposant des fenêtres d’exclusivités conséquentes. Et c’est ainsi que l’année dernière, les films français ont cumulé une fréquentation cumulée record, compensant en partie la forte chute des fins américains.
Ce qui est à noter c’est que les autorités américaines ont interdit aux majors de posséder des salles pour qu’elles ne faussent la concurrence en leur réservant leurs films. Mais elles leurs permettent de réserver l’exclusivité de leurs films à leurs plateformes.  Au contraire, en France, les circuits de salles n’hésitent pas à exploiter leurs films dans les salles de leurs concurrents. En somme, si Netflix veut développer le chiffre d’affaires de sa société de distribution aux États-Unis il a intérêt à réserver l’exclusivité de la diffusion de ses films à ses plateformes, mais en allongeant la fenêtre d’exclusivité de leur diffusion en salle.
Autre cause de la chute mondiale de la fréquentation : une partie des meilleurs réalisateurs et des stars du cinéma mondial se sont lancé dans des œuvres (séries ou films) destinées aux plateformes. Leurs œuvres manquent donc au cinéma et ils n’ont pas été remplacés. Quel que soit l’avenir de Warner, celui du cinéma dépend de la réponse que les américains donneront à ces deux évolutions. Ou de la capacité d’autres pays à remplacer la production américaine. En somme on navigue du séisme Warner à la crise du cinéma.

Le 8ème film réalisé par Jérôme Bonnell https://fr.wikipedia.org/wiki/Jérôme_Bonnellest une adaptation du roman « Amours » de  Léonor Recordo qui nous fait pénétrer derrière le paravent des conventions bourgeoises.

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Jérôme Bonnell

Son budget prévisionnel est 3 millions € soit 80% du budget prévisionnel médian de notre dernier baromètre des films français de fiction. https://siritz.com/financine/barometre-des-budgets-previsionnels/ Pour la préparation, 27 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur est de 124 000 €, répartie en part égale entre à valoir sur droits d’auteur et salaire de technicien. C’est légèrement en-dessous de la rémunération moyenne des réalisateurs. https://siritz.com/financine/le-barometre-de-la-remuneration-des-realisateurs-2/ Les droits d’adaptation du livre ont été acquis pour 35 000 €. Jérôme Bonnell a écrit le scénario avec Gaëlle Macé pour 80 000 €. Le budget global du scénario est donc 115 000 €, soit 70% du budget médian des scénarios. https://siritz.com/financine/budget-des-scenarios-en-2025-et-2024/La musique a été confiée à David Sztanke et le budget de la musique est 15 000 € ce qui revient au tiers du budget médian de la musique de films. https://siritz.com/financine/remuneration-des-compositeurs-de-musique/.La rémunération des rôles principaux est 84 000 €, soit 80% de leur rémunération médiane https://siritz.com/financine/la-remuneration-des-roles-principaux-en-2025/

Pour bien illustrer la part du budget que la production de « La condition » a consacré aux quatre principaux postes de l’affiche par rapport à ce qui leur est consacré dans la moyenne des films le tableau ci-dessous est éclairant :

Comme on le voit, en pourcentage du budget global du film, la rémunération du réalisateur et le budget du scénario sont bien supérieurs alors que la rémunération des rôles principaux et de la musique est très inférieure.

Le producteur délégué est Diaphana Films (Michel Saint-Jean). Il a bénéficié de 550 000 € d’avance sur recettes et de l’aide non remboursable Région de Normandie. 3 soficas y ont investi. Canal+ et Ciné+ l’ont préacheté. Diaphana distribution a donné un minimum garanti.

Le précédent film réalisé par Jérôme Bonnell était « Chère Léa », sorti en 2021. Il avait le même producteur et le même distributeur et avait rassemblé 45 000 spectateurs. https://siritz.com/cinescoop/la-remuneration-de-jerome-bonnel/

www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose de nombreuses archives et d’un puissant moteur de recherche. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples critères.

Le 9ème film réalisé par James Huth, https://fr.wikipedia.org/wiki/James_Huth,  « À la poursuite du père Noël » https://fr.wikipedia.org/wiki/À_la_poursuite_du_Père_Noël se veut la comédie familiale française de Noël.

Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.

James Huth

Le budget prévisionnel de cette coproduction entre la France (59%), la Belgique (23%) et le Luxembourg (18%) est 9,4 millions, soit 70% de plus que le budget prévisionnel moyen des fictions française de notre dernier baromètre.  https://siritz.com/financine/barometre-des-budgets-Pour la préparation, 41 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur est de 250 000 €, répartie en part égale entre à valoir sur droits d’auteur et salaire de technicien.C’est près de deux fois la rémunération moyenne des réalisateurs. https://siritz.com/financine/le-barometre-de-la-remuneration-des-realisateurs-2/Le scénario a été confié à Laurent Tirard et Benjamin Dupas, tandis que ceux-ci, James Huth et Sonja Shilitto ont écrit les dialogues avec eux. Le budget total du scénario est 425 000 €. C’est 2,3 fois le budget moyen des scénarios https://siritz.com/financine/budget-des-scenarios-en-2025-et-2024/La musique a été confiée à Tom Goodwing. Le budget de la musique est 100 000 €, ce qui revient à 60% de plus que le budget moyen de la musique de films. https://siritz.com/financine/remuneration-des-compositeurs-de-musique/Enfin les rôles principaux ont reçu 772 000 €, soit 3,4 fois la rémunération moyenne des rôles principaux. https://siritz.com/financine/la-remuneration-des-roles-principaux-en-2025/

Pour bien illustrer la part du budget que la production de « A la poursuite du père Noël  » a consacré aux quatre principaux postes de l’affiche par rapport à ce qui leur est consacré dans la moyenne des films le tableau ci-dessous est  éclairant :

Comme on le voit la part du budget consacré à la rémunération des rôles principaux est le double de la moyenne du film. La part consacré à la rémunération du réalisateur et au scénario est sensiblement supérieurs tandis que celle du budget de la musique est à peu près égale à la moyenne.

Les producteurs délégués sont SND et Les films sur Mesure (Olivia Lagache). M6 film est coproducteur. Le film a été préacheté par W9, Canal+ et Ciné+. SND a donné un minimum garanti pour tous les mandats de distribution en France et à l’international.

Le coproducteur belge est Umédia qui a bénéficié du Tax Shelter et reçu le soutien de Wallimage. Le coproducteur luxembourgeois est Bidibul qui a bénéficié du soutien de l’AFS.

Le précédent film réalisé par James Huth était « Le nouveau jouet », sorti en 2022. Il avait un budget de 12,4 millions €. Son producteur délégué était Eskwad et il était distribué par Sony France. Il avait rassemblé 916 000 entrées. https://siritz.com/cinescoop/la-remuneration-de-james-hut/

www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose de nombreuses archives et d’un puissant moteur de recherche. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples critères.

Frédéric Forestier  https://fr.wikipedia.org/wiki/Frédéric_Forestier et Antonin Fourlon https://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=634844.html réalise en commun, la comédie franco-belge « Chasse gardée 2 » https://fr.wikipedia.org/wiki/Chasse_gardée_2 alors qu’ils avaient déjà coréalisé « Chasse gardé ». C’est le 11ème film réalisé par Frédéric Forestier et le second réalisé par Antonin Foulon qui était essentiellement un scénariste jusque-là.

Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.

Frédéric Forestier

Antonin Fourlon

Il s’agit d’une coproduction entre la France (99%) et la Belgique (1%) pour un budget prévisionnel de 14,8 millions €, soit 2,7 fois le budget prévisionnel moyen des films français de fiction de notre dernier baromètre. https://siritz.com/financine/barometre-des-budgets-previsionnels/.C’est aussi le 14 ème budget prévisionnel le plus élevé depuis le début de l’année. Pour la préparation, 40 jours de tournage et la post-production la rémunération des deux réalisateurs est de 450 000 €, répartie en part égale entre à valoir sur droits d’auteur et salaire de technicien. C’est 3,5 fois la rémunération moyenne des réalisateurs. https://siritz.com/financine/le-barometre-de-la-remuneration-des-realisateurs-2/Et c’est aussi la 8ème rémunération de réalisateurs depuis le début de l’année. Le scénario, qui a été écrit par Antonin Fourlon a été payé 150 000 €, soit 80% du budget moyen des scénarios. https://siritz.com/financine/budget-des-scenarios-en-2025-et-2024/

La musique a été confiée à Erwan Chandon et le budget total de la musique est 200 000 €, ce qui revient à 3,2 fois le budget moyen des musiques de films. https://siritz.com/financine/remuneration-des-compositeurs-de-musique/Enfin la rémunération des rôles principaux est 1,33 millions €, soit près de 6 fois la rémunération moyenne des rôles principaux et la 8ème plus élevée depuis le début de l’année. https://siritz.com/financine/la-remuneration-des-roles-principaux-en-2025/

Pour bien illustrer la part du budget que la production de « Chasse gardée 2» a consacré aux quatre principaux postes de l’affiche par rapport à ce qui leur est consacré dans la moyenne des films le tableau ci-dessous est   éclairant :

Comme on le voit, en pourcentage du budget général, celui des rôles principaux est le double de la moyenne des films, celui de la rémunération des réalisateurs et du budget de la musique est plus élevé que la moyenne  alors que le budget du scénario n’est que les deux tiers de la moyenne.

Les producteurs délégués sont Curiosa Films (Olivier Delbosc) et Starman Films (Julien Arnoux). TF1 studio /UGC ainsi que  TF1 Films production sont coproducteurs. Le film a bénéficié de l’aide automatique et de l’aide sélective aux effets visuels et sonores du CNC. Pictanovo lui a apporté une aide remboursable. Canal+, Disney et TF1 l’ont préacheté. Et TF1 studio/UGC a donné un minimum garanti pour tous les mandats de distribution.

Le premier « Chasse gardée », était sorti en 2023. Il avait les mêmes producteurs délégué et le même distributeur. Il avait rassemblé 1,94 millions d’entrées. https://siritz.com/cinescoop/le-choc-de-bobos-contre-chasseurs/ Son budget prévisionnel était 9,4 millions €. On voit que la nouvelle comédie gonfle ses muscles.

www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose de nombreuses archives et d’un puissant moteur de recherche. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples critères.