Après le baromètre des budgets prévisionnels des films français de fiction et des documentaires voici le baromètre de la rémunération des réalisateurs de fiction et de documentaires. Celle-ci englobe la rémunération pour droit d’auteur et le salaire. Il s’agit ici des minima garantis, le réalisateur touchant par ailleurs, au titre du droit d’auteur, un pourcentage sur les différentes recettes.

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En ce qui concerne la rémunération garantie des réalisateurs de fiction, en 2025 la rémunération moyenne a progressé de 4% par rapport à celle de l’année dernière. Mais 2024 était en recule de 6% par rapport à 2023. Mais la rémunération moyenne de 2023 était poussée vers le haut par la rémunération de Dany Boon pour « La vie pour de vrai » dont il était également l’interprète principal du film et avait touché 2,190 millions € en tant que réalisateur https://siritz.com/cinescoop/la-vie-pour-de-vrai/Rappelons qu’avec 812 000 entrées le film, dont le budget prévisionnel était de presque 30 millions €, avait été un échec et un premier signal que le public avait changé.

La rémunération médiane, qui n’est pas influencée par les chiffres exceptionnels d’un ou de quelques films, est plus significative. Elle n’a cessé d’augmenter d’une année sur l’autre : de 2,5% en 2025 par rapport à 2024 et de 9,5% en 2024 par rapport à 2023.

Cette année deux films se partagent la rémunération la plus élevée qui est de 900 000 €, soit 50% de plus que celle de l’année dernière mais seulement 41% de celle de Dany Boon. C’est celle de Cedric Jimenez pour «Chien 41» dont le budget prévisionnel est 42 millions €. Le score du film, qui était très attendu, a été lui aussi une grande déception, ne rassemblant que 1,385 millions d’entrées. https://siritz.com/cinescoop/un-thriller-danticipation-a-300-a-lheure/Pour « Jeunes mères », dont ils sont également les producteurs et dont le budget prévisionnel est 6 millions €,  les frères Dardenne ont eu la même rémunération. https://siritz.com/?s=Jeunes+mères&cat=cinescoop. Le film avait rassemblé 154 000 spectateurs.

En ce qui concerne la rémunération des réalisateurs de documentaires ont constate que la rémunération moyenne ne cesse de progresser d’une année sur l’autre : de 13% en 2025 par rapport à 2024 qui avait progressé d’autant par rapport à 2023. En revanche la rémunération médiane a progressé de 40% de 2023 à 2024, puis s’est stabilisé en 2025.

La rémunération la plus élevée en 2025 est 178 000 €. C’est celle de Jean Libon et Yves Hinant qui ont réalisé Strip Tease intégral dont le budget prévisionnel est 1,381 millions €. https://siritz.com/cinescoop/gros-plan-sur-nimporte-qui/. Le film a rassemblé 24 000 spectateurs. Leur rémunération est 2,4 fois du champion de 2024 qui est celle de Raoul Peck pour la réalisation de « Ernest Cole, Photographe » qui est 74 000 €. Le film qui avait un budget prévisionnel de 1,6 millions € avait rassemblé 55 000 spectateurs. En 2023 la rémunération de Pascal Plisson pour « We have a dream » est, avec 125 000 €, intermédiaire entre les champions des deux années suivantes. Son film, qui avait un budget de 3 millions €, avait rassemblé 150 000 spectateurs.

www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose de nombreuses archives et d’un puissant moteur de recherche. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples critères.

Il est désormais possible d’établir le baromètre des budgets prévisionnels des films français de l’année 2025 comparés à celui des années 2024 et 2023. Pour ces deux dernières années ils sont un peu différents de ceux que nous avions publié car ils comprennent quelques films dont nous avons pu récupérer les budgets ultérieurement. Voici donc le baromètre des budgets prévisionnels 2025/24/23.

Commençons par les budgets des films de fiction.

Comme on le voit le budget moyen a augmenté de 8,4% en 2025 par rapport à 2024 qui avait lui-même augmenté de 4,3 % par rapport à 2023. En ce qui concerne le budget médian il a également augmenté chacune des années, mais seulement de 1,4% de 2024 à 2025. En revanche de 2023 à 2024 il avait augmenté de 14,2%.

L’année 2023 avait été marqué par un énorme budget prévisionnel, celui de « Asterix et Obelix : l’empire du milieu » qui était de 64 millions €. https://siritz.com/cinescoop/la-remuneration-de-guillaume-canet-2/ En 2023 le budget il avait rassemblé 4, 622 millions de spectateurs. En 2024 le budget prévisionnel le plus élevé était celui de « Le comte de Monte-Cristo » qui était de 43 millions, soit un tiers de moins. Mais il avait atteint 9,451 millions de spectateurs soit bien plus du double. https://siritz.com/cinescoop/et-de-trois-alexandre-dumas/En 2025 le budget prévisionnel le plus élevé est celui de « Dracula » : 42 millions €, soit à peu près le même que celui de l’année précédente. Mais il n’a rassemblé que 650 000 spectateurs. https://fr.wikipedia.org/wiki/Dracula_(film_français,_2025)

Il est intéressant de voir qu’il y a des films de fiction qui ont des budgets prévisionnels minuscules. En 2025 la comédie « Le bonheur est une bête sauvage» avait un budget prévisionnel de 207 000 €. Sorti dans une salle il avait totalisé 37 entrées.  https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=1000020057.html.En 2024 le budget de « Push it to the limit » était même de 56 000 € et  nous n’avons pas pu trouver trace de sa sortie ni de ses entrées. https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=323556.html

En ce qui concerne les documentaires les écarts entre les budgets prévisionnels sont beaucoup moins élevés. Nous avons donc pu mettre tous les résultats dans un seul tableau.

Comme on le voit le budget prévisionnel moyen avait diminué de 30% en 2024 par rapport à 2023. Il est remonté d’un pu moins de 20% en 2025.

Le budget prévisionnel médian est plus significatif car il ne dépend pas de quelques films à gros budget. Il est à peu près équivalent sur les trois années, ne diminuant que de 5% en 2025 par rapport à 2024.

Pour les budgets prévisionnels les plus élevés de l’année, d’une année sur l’autre les écarts sont beaucoup plus importants Ainsi, en 2023, c’est « Kina et Yuk, renards de la banquise » qui arrive en tête, avec un budget prévisionnel de 3,7 millions €, légèrement inférieur au budget prévisionnel média des films de fiction. Il a rassemblé 296 000 spectateurs. https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=304378.html

En 2024, « Ernest Cole photographe », avec 1,6 millions €, se situe à moins de la moitié. Il avait rassemblé 55 000 spectateurs. https://fr.wikipedia.org/wiki/Ernest_Cole,_photographe

Enfin, en 2025 « France, une histoire d’amour », se situe à 3 millions €. Il n’a rassemblé que 8 000 spectateurs. https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=316616.html

Entre les budgets prévisionnels les moins élevés il y a aussi de gros écarts. Ainsi, en 2023, celui de « En plein jour » se situe à 37 000 €. Sorti dans 2 salles le film n’a attiré aucun spectateur. https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=302936.html En 2024 on remonte à 200 000 € avec « Rue du conservatoire », réalisé par Valérie Donzelli. Sorti dans 23 salles le film rassemble 5 400 spectateurs.https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=1000006909.html

Enfin en 2025 « Jour d’éclipse » a un budget prévisionnel de 108 000 €. Sorti dans une salle il a rassemblé 1 700 spectateurs. https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=1000009784.htm

Le 4ème long métrage de fiction réalisé par Antonin Peretjatko https://fr.wikipedia.org/wiki/Vade_Retro_(film) est « Vade retro » https://fr.wikipedia.org/wiki/Vade_Retro_(film) une histoire de vampires comico-absurde.

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Antonin Peretjatko

Son budget prévisionnel est 1,2 millions €, soit le tiers du budget prévisionnel médian des films français de fiction de notre dernier baromètrede notre dernier baromètre. https://siritz.com/financine/barometre-des-budgets-previsionnels/ . Pour la préparation, 26 jours de tournage à la Réunion (5 en studio) et la post-production la rémunération du réalisateur est de 27 000 €, dont 10 000 € d’à valoir sur droits d’auteur et 17 000 € de salaire de technicien. C’est, là encore, le tiers de la rémunération médiane des réalisateurs de films français de fiction. https://siritz.com/financine/le-barometre-de-la-remuneration-des-realisateurs-2/ Il a écrit le scénario pour 45 000 €, soit 30% du budget médian des scénarios.

La musique a été confiée à Josselin Bordat pour 5 000 €, soit un plus de 10% du budget médian des musiques des films. https://siritz.com/financine/remuneration-des-compositeurs-de-musique/Enfin la rémunération des rôles principaux et 22 000 €, ce qui revient à 20% de la rémunération médiane des rôles principaux. https://siritz.com/financine/la-remuneration-des-roles-principaux-en-2025/

Pour bien illustrer la part du budget que la production de «Vade retro » a consacré aux quatre principaux postes de l’affiche par rapport à ce qui leur est consacré dans la moyenne des films le tableau ci-dessous est éclairant :

Comme on le voit, comparé à la moyenne des films, la production a consacré au scenario une part du budget supérieure , une part équivalente à la rémunération du réalisateurs et une part bien inférieure à la rémunération des rôles principaux et à la musique.

Le producteur délégué est Aqua Alta (Christophe Gougeon.) Plubo productions, Magnolia Films, L’Appart Post-production et The hot line sont coproducteurs. Le film a bénéficié de 550 000 € d’avance sur recettes et d’une aide non remboursable de la région Réunion. Ciné+ l’a préacheté. Paname distribution lui a donné un minimum garanti pour les mandats France, sauf tv, et Best Friend Forever un minimum garanti pour le mandat de vente à l’étranger.

Le précédent film réalisé par Antonin Peretjatko était « La pièce rapportée », sorti en 2021. Son budget prévisionnel est 3,1 millions €. Il était produit par Atelier de production et distribué par Diaphana . Il avait rassemblé 64 000 spectateurs.

https://siritz.com/?s=Antonin+Peretjatko

www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose de nombreuses archives et d’un puissant moteur de recherche. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples critères.

L’année 2025 s’est terminée en France avec une fréquentation de 157 millions d’entrées. Peut-on modifier le système économique du cinéma français pour lui permettre de retrouver une la fréquentation annuelle qui se situe au-dessus de 200 millions d’entrées, niveau indispensable pour maintenir son réseau de salles et ses emplois?

La réduction du nombre de films « populaires  » de 1 à 5 millions d’entrées

Bien entendu cet objectif dépend en grande partie du cinéma américain qui assurait avant la crise du Covid au moins 50% des entrées, c’est à dire au moins 100 millions d’entrées. Mais il serait suicidaire de continuer à assoir l’économie du cinéma français sur le cinéma américain.https://siritz.com/editorial/ne-plus-se-reposer-sur-le-cinema-americain/ Comme on l’a vu, le principal responsable de la baisse de la fréquentation depuis la crise du Covid est la forte diminution des films réalisant en 1 et 5 millions d’entrées. Des films dont on se disait avant : ça à l’air pas mal, allons le voir. Ce sont ce que l’on appelle des films « populaires », par oppositions aux films « d’auteurs » qui sont des succès avec moins, et parfois beaucoup moins, que 1 million de spectateurs. Ce ne sont pas les films « évènement » à plus de 5 millions d’entrées qui font la différence. Ainsi, en 1981, avec 2 films français réalisant l’un plus de 9 millions d’entrées et l’autre plus de 10 millions d’entrées, mais aussi 3 films américains se situant à 5,3 millions, 8,1 millions et 9,4 millions d’entrées, la fréquentation annuelle a été 10% en-dessous du plancher de 200 millions d’entrées.

Une vraie différence avec les année à 200 millions d’entrées d’avant la crise du Covid c’est que cette année 6 films français ont réalisé entre 1 et 5 millions d’entrées contre une vingtaine en moyenne avant. On constate la même chute pour les films américains. Or ce sont ces films « populaires » qui sont indispensables pour assurer l’équilibre économique du cinéma en France.

Le grand nombre de films est devenu un handicap pour le cinéma

Autre constatation importante : nous continuons à sortir en moyenne 700 films par an, soit 14 par semaine, comme avant le Covid. Et la moitié de ces films réalisent moins de 20 000 entrées. Cette moitié de films totalise ainsi moins de 4 millions d’entrées. Et certaines stars apparaissent souvent dans deux films en un mois. Car les producteurs savent que la présence de ces stars augmente les chances d’avoir un préfinancement télévisuel. Or, aujourd’hui, « le public  ne  plus au cinéma mais va voir un film » ! Avant, le spectateur décidait d’aller au cinéma et se renseignait sur les films offerts. Cette variété était l’une des forces du cinéma. Aujourd’hui le spectateur va voir un film d’abord parce qu’il en a entendu parlé Dans ces conditions au milieu de ce flot de propositions, de publicités et de critiques, beaucoup moins de films ont la capacité d’attirer l’attention des spectateurs. D’autant plus que s’ils ne réalisent pas dès leur démarrage un nombre suffisant d’entrées par écran, leur nombre de séances sont immédiatement réduits et ils disparaissent très vite des écrans.Notre système économique qui favorise la production et la sortie d’un grand nombre de film, dont la moitié réalise moins de 20 000 entrées,  n’est donc plus en adéquation avec les nouvelles réalités du marché. La diversité de l’offre était un atout de l’économie du cinéma français. Aujourd’hui une offre trop large est un handicap pour le cinéma.

Mais aujourd’hui il ne suffit pas qu’un spectateurs ait identifié un film pour qu’il  décide qu’il vaut le déplacement. Il faut en plus que quelqu’un ou un média auquel on fait confiance lui ait chaudement recommandé. Pas mal ne suffit plus. Donc, bien entendu, réduire le nombre de films qui sortent ne suffira pas à multiplier les films « populaires » français que le public décidera d’aller voir.

La coproduction franco-arménienne  « Le pays d’Arto » https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Pays_d%27Arto est le premier long métrage de la réalisatrice arménienne Tamara Stepanyan https://fr.wikipedia.org/wiki/Tamara_Stepanian. Une femme y part à la recherche des morts de la guerre arménienne.

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Tamara Stepanyan

Le budget prévisionnel entre la France (80%) et l’Arménie (20%) est de 2,6 millions €, soit les deux tiers du budget prévisionnel médian des films de fiction de notre dernier baromètre. https://siritz.com/financine/barometre-des-budgets-previsionnels/ Pour la préparation, 35 jours de tournage (dont 34 en Arménie)et la post-production la rémunération de la réalisatrice est de 75 000 €, dont 35 000 € d’à-valoir sur droits d’auteur et 40 000 € de salaire de technicien. C’est 90% de la rémunération médiane des réalisateurs. https://siritz.com/financine/le-barometre-de-la-remuneration-des-realisateurs-2/.Elle a écrit le scénario avec  Jean Breschand, Jean-Christophe Ferrari, Romy Coccia Di Ferro, Jihane Chouaib pour 110 000 €, soit deux tiers du budget médian des scénarios.  https://siritz.com/financine/budget-des-scenarios-en-2025-et-2024/

La musique a été confié à Marc Ribot pour 30 000 €, soit les trois quarts du budget médian de la musique de films. Enfin la rémunération des rôles principaux est de 186 000 €. https://siritz.com/financine/remuneration-des-compositeurs-de-musique/C’est 70% de plus que la rémunération médiane des rôles principaux. https://siritz.com/financine/la-remuneration-des-roles-principaux-en-2025/

Pour bien illustrer la part du budget que la production de « Le pays d’Arto » a consacré aux quatre principaux postes de l’affiche par rapport à ce qui leur est consacré dans la moyenne des films le tableau ci-dessous est éclairant :

Comme on le voit la production consacre une part du budget à la rémunération de la réalisatrice, à celle des scénaristes, au budget de la musique et surtout à la rémunération des rôles principaux bien supérieure à la moyenne des films.

Les producteurs délégués sont Pan Cinéma (Philippe Godeau) et La Huit (Stéphane Jourdain). Le film a bénéficié de 450 000 € d’avance sur recettes et du soutien d’Eurimages. Canal+ et Ciné+ l’ont préacheté. Pan distribution a donné un minimum garanti pour tous les mandats.

Le producteur arménien est Visan (Tamara Stepanyan). Il a bénéficié d’une aide nationale et d’un crédit d’impôt. La télévision publique l’a coproduit et préacheté.

Le précédent film distribué par Pan Distribution était « Les rêveurs », réalisé et interprété par Isabelle Carré. Il était produit par Pan Cinéma et était sorti le 12 novembre 2025. Son budget prévisionnel était 4,8 millions € et il a rassemblé 87 000 spectateurs. https://siritz.com/cinescoop/plongee-dans-la-sante-mentale-dune-jeune/

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La comédienne Joséphine Japy https://fr.wikipedia.org/wiki/Joséphine_Japy réalise son premier long métrage, «Qui brille au combat», un film dramatique sur le handicap au cœur de la fratrie https://fr.wikipedia.org/wiki/Qui_brille_au_combat

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Joséphine Japy

Son budget prévisionnel est 3,3 millions €, soit 90% du budget prévisionnel médian des films de fiction français de notre dernier baromètre. https://siritz.com/financine/barometre-des-budgets-previsionnels/ Pour la préparation, 30 jours de tournage et la post-production la rémunération de la réalisatrice est de 62 000 €, dont 35 000 € d’à valoir sur droits d’auteur et 27000 € de salaire de technicien. C’est 85% de la rémunération médiane des réalisateurs. https://siritz.com/financine/le-barometre-de-la-remuneration-des-realisateurs-2/Elle a écrit le scénario avec Olivier Torres pour 124 000 €, soit 80% du budget médian des scénarios. https://siritz.com/financine/budget-des-scenarios-en-2025-et-2024/

La musique a été confiée à Odezenne pour 30 000 €, ce qui correspond aux trois quarts du budget médian de la musique de film.https://siritz.com/financine/remuneration-des-compositeurs-de-musique/ Enfin la rémunération des rôles principaux est 193 000 €, soit trois quart de plus que la rémunération médiane des rôles principaux.

Pour bien illustrer la part du budget que la production de « Qui brille au combat » a consacré aux quatre principaux postes de l’affiche par rapport à ce qui leur est consacré dans la moyenne des films le tableau ci-dessous est éclairant :

Comme on le voit la production consacre à la rémunération des rôles principaux une part beaucoup plus importante que la moyenne des films. Il consacre au scénario une part un peu plus importante et à la rémunération de la réalisatrice comme au budget de la musique une part moins importante.

Le producteur délégué est Cowboys films (Antoine Playoust). Cowboys films invest, France 3 cinéma et The man sont coproducteurs. Le film a bénéficié du CNC de l’aide « Les uns et les autres ». Il s’agit d’un soutien à l’insertion des professionnels du cinéma et de l’audiovisuel en situation de handicap. Il a également bénéficié des aides non remboursables du département des Alpes maritime et de la Ville de Nice. Deux sofica non garanties y ont investi.

Canal+, Ciné+ et France télévisions l’ont pré-acheté. Apollo France a les mandats de distribution France sans minimum garanti. Pulsar a donné un minimum garanti pour les ventes à l’étranger.

Le dernier film distribué par Apollo, était « Louise », réalisé par Nicolas Keitel et sorti le 10 décembre dernier. Il était produit par Gabman et son budget prévisionnel était 3,7 millions €. Apollo n’avait pas donné de minimum garanti et le film devrait rassembler 30 000 spectateurs. https://fr.wikipedia.org/wiki/Louise_(film,_2025)

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Le premier film réalisé par Louise Hémon https://fr.wikipedia.org/wiki/Louise_Hémon est « L’engloutie », https://fr.wikipedia.org/wiki/L%27Engloutie dans lequel une jeune institutrice combat les préjugés.

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Louise Hémon

Son budget prévisionnel est 3,2 millions €, soit 90% du budget prévisionnel médian des films français de fiction de notre dernier baromètre. https://siritz.com/financine/barometre-des-budgets-previsionnels/ Pour la préparation, 38 jours de tournage et la post-production la rémunération de la réalisatrice est de 40 000 €, répartie en part égale entre à valoir sur droits d’auteur et salaire de technicien. C’est la moitié de la rémunération médiane des réalisateurs. https://siritz.com/financine/le-barometre-de-la-remuneration-des-realisateurs-2/ Elle a écrit le scénario avec  Anaïs Tellenne et Maxence Stamatiadis pour 57 000, soit un peu plus du tiers du budget médian des scénarios . https://siritz.com/financine/budget-des-scenarios-en-2025-et-2024/

La musique a été confiée à Émile Sornin pour 30 000 €, ce qui correspond à 650 000, soit 75% du budget médian de la musique de film. Enfin les rôles principaux ont reçu 30 000 €, soit à peine 30% de la rémunération médian des rôles principaux. https://siritz.com/financine/la-remuneration-des-roles-principaux-en-2025/

Pour bien illustrer la part du budget que la production de « L’engloutie » a consacré aux quatre principaux postes de l’affiche par rapport à ce qui leur est consacré dans la moyenne des films le tableau ci-dessous est éclairant :

Comme on le voit la part du budget qu’il consacre à la rémunération de la   du scénario, au budget de  la musique et à la rémunération des rôles principaux est très inférieure à celle de la moyenne des films.

Le producteur délégué est Take shelter (Corentin Bleuze et Clémence Juvenal) tandis que France 3 cinéma est coproducteur. Le film a bénéficié de 650 000 € d’avance sur recettes. Le CNC lui a accordé une aide aux effets sonores et visuels ainsi qu’une aide à la musique. La région Paca lui a accordé une aide non remboursable. 2 sofica y ont investi. Canal+, Ciné+ et Arte l’ont préacheté. Tandem lui a accordé un minimum garanti pour les mandats de distribution en France et Kinology pour le mandat de distribution à l’étranger.

Le précédent film distribué par Tandem était « Love me tender », sorti le 10 décembre dernier. Il était réalisé par Anne Cazenave Cambet. Produit par Novoprod cinéma son budget prévisionnel était 3,4 millions €. En 2 semaines il avait rassemblé 30 000 spectateurs. https://siritz.com/cinescoop/une-eprouvante-bataille-judiciaire-familiale/

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L’année 2025 qui est bien une année de crise du cinéma, en France et un peu partout dans le monde. Et pourtant elle se termine par deux semaines avec une fréquentation très supérieure à celle de l’année dernière et semblable à celle des années pré-covid. C’est dû à « Avatar 3 » qui, avec plus de 2,5 millions d’entrées la première semaine réalise un score proche des opus 1 et 2 qui avaient totalisé plus de 15 et 14 millions d’entrées en fin de carrière. C’est dû aussi à un autre film distribué par Disney, le dessin animé «  Zootopie 2 » qui, avec déjà plus de 6 millions d’entrées est le champion de l’année et atteindra sans doute 7, voire 8 millions d’entrées au total.

Le triomphe du Disney de Bob Iger

A noter que le troisième film à dépasser les 5 millions d’entrées cette année est un autre Disney, « Lilo et Stich ». Or Disney est dirigé par Bob Iger aux capacités qui s’apparentent â celles des fondateurs et patrons légendaires des grands studios américains. Il avait été rappelé pour remplacer son successeur qui était en train de couler le groupe par une politique éditoriale woke de son cinéma et de es parcs d’attraction. Mais Bob Iger repart à la fin de l’année. Son successeur aura-t’il le même calibre ?

Car le cinéma est un marché d’offre. Et, comme on n’a cessé de le rappeler, il l’est plus que jamais : les spectateurs ne vont plus au cinéma, ils vont voir des films. Tout dépend donc de la capacité des producteurs, des distributeurs et des réalisateurs à proposer des films pour lesquels le spectateur est prêt à se déplacer, alors qu’avec les plateformes et son téléphone il est sollicité par une multitude d’offres d’images et de distractions. L’année dénière un film français « Le comte de Monte-Christo » a dépassé les 9 millions d’entrées et un autre, « Un p’tit truc en plus », les 10 millions d’entrées. Mais l’année 2024 n’a atteint que 181 millions d’entrées, c’est à dire 10% en dessous des plus mauvaises années pré-covid.

Ce sont les films de 1 à 5 millions d’entrées qui font la différence

En fait, depuis de nombreuses années, de 700 à 750 films sont distribués chaque année en France. Mais ce qui explique le chute de la fréquentation, ce n’est pas l’absence de film à plus de 5, voir plus de 10 millions d’entrées. C’est la forte réduction due nombre de films réalisant de 1 à 5 millions d’entrées. Ainsi, cette année 28 films ont réalisé de 1 à 5 millions d’entrées. Il y en avait autant en 2024. Avant le Covid, en 2019 (213 millions d’entrées) il y en avait 41, soit près de 50% en plus. Et en 2010 (207 millions d’entrées) il y en avait 50. En 2025 les 28 films réalisant entre 1 et 5 millions d’entrées ont rassemblé 48 millions de spectateurs. En 2024 ils avaient rassemblé 54 millions d’entrées. En 2019 cette catégorie de films avait rassemblé 88 millions de spectateurs, soit 40 millions de plus qu’en 2025 et 34 millions de plus qu’en 2024. En 2010 ils en avaient rassemblé 100 millions, soit 52 millions de plus qu’en 2025 et 46 millions de plus qu’en 2024. Et en 2010 un seul film avait rassemblé 5,4 millions de spectateurs et seul un autre 6 millions de spectateurs.

Si l’on regarde en détail les offres de films on se rend compte avant tout que certaines stars qui « avant » garantissaient le succès, soudain, sont rejetées par les spectateurs. Ce sont souvent des films à budget relativement élevé, parce que le succès semblait assuré. C’est aussi le cas de films américains de super héros, qui ont encore du succès aux États-Unis, mais plus chez nous. C’est le signe que les goûts du public ont brusquement changé. Mais cela ne veut pas dire qu’il n’est pas près à aller au cinéma s’il estime que les films en valent la peine. Ainsi, pendant les actuelles fêtes de Noël il  se déplace en masse pour aller  à la fois « Avatar 3 », « Zootopie 2 » et « La femme de ménage », mais aussi le documentaire « Le chant des forêts » qui est une ode au monde animalier et à la nature ainsi que l’incroyable comédie noire brésilienne « L’agent secret ».

Des raisons d’être optimiste pour le cinéma

Il y a donc des raisons d’être optimiste. C’est aux producteurs, distributeurs et réalisateurs d’imaginer les films pour lesquels les spectateurs sont prêts à se déplacer. C’est leur métier. Bien entendu la problématique aux États-Unis est différente, car les dirigeants des studios sont souvent accaparés par d’autres enjeux,  notamment le développement de leur plateforme. C’est pourquoi, beaucoup plus qu’avant, pour compenser les recul des films américains, la France doit donner la priorité à la recherche de ce qu’attend le public https://siritz.com/editorial/ne-plus-se-reposer-sur-le-cinema-americain/

Or rappelons la leçon des grands économistes et, notamment, des prix Nobel français : ils expliquent la formidable avance économique des États-Unis par la capacité des entrepreneurs à y lever des capitaux pour investir dans la recherche et les nouvelles technologie. Et  à réaliser des investissements à risque pour mettre au point des produits ou des services innovants qui vont devenir irremplaçables. Or la France dispose du meilleur système économique mondial pour lever des capitaux à investir dans les films. Sachons le rendre plus performant.

La scénariste Camille Lugan  https://scenaristesdecinemaassocies.fr/annuaire/camille-luganréalise son premier long métrage, “Selon Joy », https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=324994.htmlun film noir dans un univers chrétien .

Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.

Camille Lugan

Son budget prévisionnel est 712 000 €, soit à peine 20% du budget prévisionnel des films de fiction de notre dernier baromètre.  C’est un peu plus que le budget prévisionnel d’un autre film « chrétien », « Sacré cœur », sorti le 10 octobre dernier  dont le budget prévisionnel était 689 000 € et qui a rassemblé plus de 462 000 € de spectateurs.https://siritz.com/financine/barometre-des-budgets-previsionnels/ Pour la préparation, 22 jours de tournage et la post-production la rémunération de la réalisatrice est de 20 000 €, répartie en part égale entre à valoir sur droits d’auteur et salaire de technicien. C’est moins du quart de la rémunération médiane des réalisateurs. https://siritz.com/financine/le-barometre-de-la-remuneration-des-realisateurs-2/

Elle a écrit le scénario avec Salvatore Lista pour 15 000 €, soit moins de 10% du budget médian des scénarios. https://siritz.com/financine/budget-des-scenarios-en-2025-et-2024/ La musique a été confiée à Rémi Boubal pour 12 000 €. C’est le tiers du budget médian de la musique de films. https://siritz.com/financine/remuneration-des-compositeurs-de-musique/.Enfin les rôles principaux ont reçu 17 000 €, soit 15% de la rémunération médiane des rôles principaux.

Pour bien illustrer la part du budget que la production de «Selon Joy » a consacré aux quatre principaux postes de l’affiche par rapport à ce qui leur est consacré dans la moyenne des films le tableau ci-dessous est  éclairant :

Comme on le voit le pourcentage du budget consacré à la rémunération de la réalisatrice et au budget de la musique  est supérieur à la moyenen des films. Celle consacré au scénario et à la rémunération des rôles principaux est inférieure.

Le producteur délégué est Barney production (Saïd Hamich Benlarbi). La Ruche est coproducteur par un apport en industrie. Le CNC lui a accordé une aide à la musique de film et il a bénéficié d’une aide non remboursable de la région Normandie. The Jokers films a donné un minimum garanti pour les mandats France et Split Screen pour le mandats de vente à l’étranger.

Le précédent film français distribué par The Jokers films était « La Casa », réalisé par Caroline  Bernarrosh et sorti le 3 septembre de cette année. Ce documentaire a rassemblé 350 spectateurs.

www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose de nombreuses archives et d’un puissant moteur de recherche. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples critères.

Le premier film réalisé par Pierre Mazingarbe https://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=578608.html est la comédie « La pire mère au monde » : univers de la justice et conflits familiaux.

Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.

Pierre Mazingarbe

Son budget prévisionnel est 4 millions €, soit 10% au-dessus du budget médian des films de fiction français de notre dernier baromètre. https://siritz.com/financine/barometre-des-budgets-previsionnels/ Pour la préparation, 48 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur est de 75 000 €, répartie en part égale entre à valoir sur droits d’auteur et salaire de technicien. C’est 90% de la rémunération médiane des réalisateurs. https://siritz.com/financine/le-barometre-de-la-remuneration-des-realisateurs-2/ Il a écrit le scénario avec Thomas Pujol pour 83 000 €, soit la moitié du budget médian des scénarios.

La musique a été confiée à Julie Roué pour 50 000 €. https://siritz.com/financine/remuneration-des-compositeurs-de-musique/.C’est 25% de plus que le budget médian de la musique de films. Enfin les rôles principaux ont reçu 225 000 €, ce qui correspond à leur rémunération moyenne et au double de leur rémunération médiane https://siritz.com/financine/la-remuneration-des-roles-principaux-en-2025/

Pour bien illustrer la part du budget que la production de « La pire mère au monde » a consacré aux quatre principaux postes de l’affiche par rapport à ce qui leur est consacré dans la moyenne des films le tableau ci-dessous est éclairant :

Comme on le voit la production a consacré une part du budget beaucoup plus importante à la rémunération des rôles principaux, légèrement supérieure au budget de la musique mais sensiblement inférieur à la rémunération du réalisateur et des scénaristes que la moyenne des films.

Les producteurs délégués sont Ballade sauvage productions (Charlotte Vande Vyvre et Francesca Betteni-Barbes)  et 247 films (Marc-Antoine Robert et Xavier Rigault). TF1 films production est coproducteur. Le film a bénéficié de l’aide du CNC à l’écriture, à la musique et aux effets visuels et sonore. La Procirep-Angoa et Media lui ont également apporté leur soutien. Il a reçu des aides remboursables au développement et à la production de la Région Auvergne Rhône-Alpes et de Pictanovo. 2 sofica y ont investi. Moonlight Films Distribution a donné un minimum garanti pour les mandats de distribution salle, vidéo et vàd en France et WT films un minimum garanti pour le mandat de vente à l’étranger. Deux coproducteurs belges sont également associés, Panache Film et la Cgie Cinématographique.

Le précédent film distribué par Moonlight Film Distribution était la comédie « On aurait dû aller en Grèce », réalisé par Nicolas Benamou et sorti en 2024. Son budget prévisionnel était 3 millions € et il était produit par Witertz. Il avait rassemblé 120 000 spectateurs. https://fr.wikipedia.org/wiki/On_aurait_dû_aller_en_Grèce

www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose de nombreuses archives et d’un puissant moteur de recherche. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples critères.