A la différence de bien d’autres secteurs de notre industrie la France dispose d’un système de soutien au cinéma et â l’audiovisuel remarquable. Le problème c’est qu’un nombre croissant de responsables politiques n’ont pas la moindre idée de ses vertus. Ils affirment notamment que notre cinéma est largement financé par le contribuable, ce qui est totalement inexacte. Le pire c’est que ça n’est même pas de la mauvaise fois, mais bien de l’incompétence. N’oublions pas que notre dernier prix Nobel d’économie, Philippe Aghion, a expliqué qu’il avait été sidéré par l’incompétence économique de certains députés.
Ainsi, comme tous les professionnels du cinéma et de l’audiovisuel le savent, le compte de soutien au cinéma n’est pas financé par le budget général de l’État. C’est une partie de la recette des entreprises qu’elles ne peuvent utiliser que pour de nouveaux investissements. C’est donc une épargne forcée. Et c’est en plus, un droit de douane sur les films américains, puisque ceux-ci n’ont pas droit à cette recette. Comme ils représentent 50% de cette recette globale, cela permet de redistribuer aux entreprises françaises plus que leur recette et, donc, de gonfler leurs investissements. Et il est d’autant plus efficace qu’il n’est pas géré par l’État, mais par le CNC, qui fonctionne un peu comme la DARPA, l’agence américaine qui a permis à l’industrie des États-Unis de prendre une telle avance dans les nouvelles technologies.
Le compte de soutien un modèle pour notre économie
Ce qui est surprenant c’est que l’État n’ai jamais eu l’idée d’étendre ce mécanisme à d’autres secteurs de notre économie puisque l’économie moderne démontre que la croissance provient principalement des investissements dans de nouvelles technologies. Peut-être que si on avait créé un compte de soutien pour notre industrie automobile en obligeant les entreprises à investir leur épargne forcée dans de nouvelles technologies cette industrie de serait pas à ce point à la traine en matière de voiture électrique, au point de risquer d’être rayée de la carte.
270 000 emplois dans l’audiovisuel français
Une partie la la classe politique s’attaque par ailleurs au service public de l’audiovisuel-France télévisions et Radio France, mais aussi Arte – qui, lui est très majoritairement financé par le contribuable. Mais sa privatisation, comme certains le proposent, entraînerait la faillite des chaînes commerciales privées puisque la publicité télévisuelle, qui ne cesse de reculer au profit des réseaux sociaux et de Youtube, deviendrait alors totalement insuffisante pour les faire vivre. Et ce, bien que le compte de soutien s’applique aussi à l’ensemble de notre secteur audiovisuel. Et l’effondrement des chaînes de télévision entrainerait l’effondrement de la production audiovisuelle française.
Or le secteur audiovisuel dans son ensemble, comprenant le cinéma et l’audiovisuel, représente plus 270 000 emplois, c’est à dire presqu’autant que l’ensemble de la filière automobile. Cela ferait bondir le chômage et le déficit du budget tout en faisant plonger nos exportation.
Cela reviendrait en outre à livrer nos citoyens aux plateformes américaines et, surtout aux réseaux sociaux et à YouTube, au moment où l’on commence à se rendre compte à quel point elles constituent une menace pour notre cohésion sociale et qu’il est vital de fortement les encadrer. En défendant son modèle économique le monde du cinéma et de l’audiovisuel français a donc aujourd’hui un rôle politique essentiel à jouer dans le débat politique en France, mais aussi en Europe.
UN DRAME SUR LA VIEILLESSE ET LA RÉSIGNATION
CinéscoopLa comédienne espagnole Maryam Touzani https://fr.wikipedia.org/wiki/Maryam_Touzani réalise son 3èmelong métrage pour le cinéma avec « Rue Malaga », https://fr.wikipedia.org/wiki/Rue_Málaga ,un drame sur la vieillesse et la résignation.
Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.
Marina Touzani
Cette coproduction entre la France (35%), L’Espagne (35%), l’Allemagne (18%) et la Belgique (12%) a un budget prévisionnel de 3,6 millions €, soit le budget prévisionnel médian des films français de fiction sortis en 2025. https://siritz.com/financine/le-barometre-des-budgets-previsionnels-2025-24-23/ Pour la préparation, 35 jours de tournage au Maroc et en espagnol ainsi que la post-production la rémunération da la réalisatrice est de 225 000 €, dont 92 000 € d’à valoir sur droits d’auteur et 133 000 € de salaire de technicien. C’est 70% de plus que la rémunération moyenne des réalisateurs. https://siritz.com/financine/remuneration-en-2025-24-23-des-realisateurs/.Elle a écrit le scénario pour 95 000 €, soit la moitié du budget moyen des scénarios. https://siritz.com/financine/le-budget-total-des-scenarios-en-2025-24-23/. La musique a été confiée à Freya Arde pour 4 000 €. C’est moins de 10% du budget moyen de la musique de films. https://siritz.com/financine/le-barometre-2025-24-23-de-la-musique-de-films/.Enfin la rémunération des rôles principaux est 196 000 €. C’est 20% de plus que la rémunération médiane des rôles principaux. https://siritz.com/financine/remuneration-des-roles-principaux-2025-24-23/
Pour bien illustrer la part du budget que la production de « Rue Malaga» a consacré aux quatre principaux postes de l’affiche par rapport à ce qui leur est consacré dans la moyenne des films le tableau ci-dessous est éclairant :
Comme on le voit une pourcentage du budget beaucoup plus important que la moyenne des films est consacrée à la rémunération de la réalisatrice et des rôles principaux, moins au au scénario et beaucoup moins (un dixième) à la musique.
Le producteur délégué est Les films du Nouveau Monde (Jean-Rémi Ducourtioux). Arte est coproducteur. Le film a bénéficié de l’aide aux cinémas du monde et de l’aide d’Eurimages. Canal+ et Ciné+ l’ont préacheté. Ad Vitam a donné un minimum garanti pour les mandats de distribution en France et Les Films Boutique pour le mandat de vente à l’étranger.
Le coproducteur espagnol est Mod Producciones. TVE et Movistarlui ont préacheté le film et il a bénéficié du soutien d’Eurimages ainsi que du crédit d’impôt. Le coproducteur Allemand est One Two films qui a bénéficié de l’aide de Medienboard Berlin-Brandeburg ainsi que d’Eurimages. Arte l’a préacheté et Pandora a donné un minimum garanti pour le mandat de distribution en Allemagne. Le coproducteur belge est Velvet Films qui a bénéficié de l’aide de la Fédération de Wallonie et d’Eurimages ainsi que du tax shelter. BeTV et Proximus l’ont préacheté.
Le précédent film produit par Les Films du nouveau monde était « Everybody Loves Touda », réalisé par Nabil Ayouch et sorti en 2024. Son budget était 2,4 millions €. Ad Vitam était le distributeur et le film avait rassemblé 44 000 spectateurs. https://siritz.com/cinescoop/une-femme-marocaine-vie-lemancipation/
www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma. Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose de nombreuses archives et d’un puissant moteur de recherche. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples critères.
UNE COMÉDIE SUR LES CONSÉQUENCES D’UN GROS LOT
CinéscoopC’est le comédien et auteur Emmanuel Patron https://fr.wikipedia.org/wiki/Emmanuel_Patron qui a porté à l’écran la pièce à succès « Chers parents »https://fr.wikipedia.org/wiki/Chers_parents_(film,_2026)qu’il avait écrite avec sa sœur Armelle Patron. C’est sa première réalisation pour le cinéma. Une comédie sur les conséquences d’un gros lot.
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Emmanuel Patron
Son budget prévisionnel est 4,5 millions €, soit 80% du budget prévisionnel des films de fiction français sortis en 2025. https://siritz.com/financine/le-barometre-des-budgets-previsionnels-2025-24-23/ Pour la préparation, 23 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur est de 90 000 €, répartie en part égale entre à valoir sur droits d’auteur et salaire de technicien. C’est 10% de plus que la rémunération médiane des réalisateurs. https://siritz.com/financine/remuneration-en-2025-24-23-des-realisateurs/Les droits d’adaptation de la pièce ont été acquis 61 000 € et le scénario écrit par Emmanuel et Armelle Patron pour 30 000 €. C’est la moitié du budget moyen des scénarios. https://siritz.com/financine/le-budget-total-des-scenarios-en-2025-24-23/
La musique a été confiée à Romain Trouillet pour 149 000 €, soit plus du double du budget moyen de la musique de films. https://siritz.com/financine/le-barometre-2025-24-23-de-la-musique-de-films/. Enfin la rémunération des rôles principaux est 600 000 €. C’est un peu moins du double de la rémunération moyenne des rôles principaux.https://siritz.com/financine/le-barometre-2025-24-23-de-la-musique-de-films/
Pour bien illustrer la part du budget que la production de «Chers parents» a consacré aux quatre principaux postes de l’affiche par rapport à ce qui leur est consacré dans la moyenne des films le tableau ci-dessous est éclairant :
Comme on le voit, par rapport à la moyenne des films, le pourcentage du budget consacré à la rémunération des rôles principaux est le triple tout comme celle consacrée à la musique. En revanche celle consacrée à la rémunération du réalisateur et du scénario est sensiblement inférieure.
Les producteurs délégués sont Bonne Pioche cinéma (Yves Darrondeau, Emmanuel Priou et Clément Renouvin) et SND (Thierry Desmichelle). M6 films est coproducteur tout comme le producteur belge Umédia. Le film a été préacheté par Canal+, Ciné+, M6 et W9. SND a donné un minimum garanti pour tous les mandats de distribution.
Le précédent film distribué par M6 était « A la poursuite du père Noël», réalisé parJames Huth et sorti le 10 décembre 25. Produit par Les Films sur Mesure son budget prévisionnel était de 9,4 millions €. Il avait rassemblé 135 000 spectateurs.https://siritz.com/cinescoop/la-comedie-familiale-francaise-de-noel/
www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma. Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose de nombreuses archives et d’un puissant moteur de recherche. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples critères.
UN WESTERN CHEZ LES TRAVESTIS CHILIENS
CinéscoopLe premier long métrage du réalisateur chilien Diego Céspedes https://fr.wikipedia.org/wiki/Diego_Céspedesest « Le mystérieux regard du Flamant rose », https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Mystérieux_Regard_du_flamant_rose, un western chez les travestis chiliens.
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Diego Cespedes
Le budget prévisionnel de cette coproduction entre la France (46%), l’Allemagne (15%), le Chili (13%), l’Espagne (15%) et la Belgique (11%) est 1,8 millions €, soit la moitié du budget prévisionnel médian des films de fiction français sortis en 2025. https://siritz.com/financine/le-barometre-des-budgets-previsionnels-2025-24-23/ Pour la préparation, 30 jours de tournage au Chili et en espagnol ainsi que la post-production la rémunération du réalisateur est de 10 000 € en de salaire de technicien. C’est 12% de la rémunération médiane des réalisateurs. https://siritz.com/financine/remuneration-en-2025-24-23-des-realisateurs/ Celui-ci a écrit le scénario pour 40 000 €, soit 25% du budget médian des scénarios. https://siritz.com/financine/le-budget-total-des-scenarios-en-2025-24-23/
La musique a été confiée à Florencia Di Concillio pour 45 000 €, soit le budget médian de la musique de films. Quant à la rémunération des rôles principaux elle est 29 000 €. https://siritz.com/financine/le-barometre-2025-24-23-de-la-musique-de-films/C’est un peu plus de 15% de la rémunération médian des rôles principaux. https://siritz.com/financine/remuneration-des-roles-principaux-2025-24-23/
Pour bien illustrer la part du budget que la production de « Le mystérieux regard du Flamant rose» a consacré aux quatre principaux postes de l’affiche par rapport à ce qui leur est consacré dans la moyenne des films le tableau ci-dessous est éclairant :
Comme on le voit le film a consacré une part de son budget très inférieure à la moyenne des films pour la rémunération du réalisateur et des rôles principaux ainsi que pour le budget de son scénario. En revanche il a consacré à la musique une part beaucoup plus importante.
Le producteurs délégué est Les valseurs (Damien Megherbi et Justin éPechberty). Arte cinéma France est coproducteur. Le film a bénéficié du CNC de l’aide aux cinémas du monde, de l’aide au développement, et mini traité franco-allemand. Il a également reçu le soutien d’Eurimages. La Région Nouvelle Aquitaine, le département de la Charente et le département de la Charente-Maritime lui ont également apporté leur soutien. Arte l’a préacheté. Arizona distribution a donné un minimum garanti pour le mandat de distribution France et Charades pour les ventes à l’étranger. Le producteur allemand est Weydemann Bros Film. Le producteurs chilien est Qijote Films & Ramapante. Le producteur espagnol est Irusion et le producteur belge est Wrong men.
Le précédent film distribué par Arizona était « Laurent dans le vent » réalisé par Léo Couture, Anton Balkdjian et Mattéo Eustachon. Sorti le 31 décembre 2025 il était produit par Mabel film pour un budget prévisionnel de 1,5 millions €. Il avait rassemblé 34 000 spectateurs.
www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma. Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose de nombreuses archives et d’un puissant moteur de recherche. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples critères.
ÉVALUER LES PERFORMANCES DES CHOIX DES FILMS
ÉditorialLe système français de soutien au cinéma est remarquable et pourrait même être un modèle pour d’autres secteurs. https://siritz.com/cinescoop/le-compte-de-soutien-un-modele-pour-notre-economie/Mais il peut encore être amélioré. Un moyen d’y parvenir serait d’en évaluer les performances. C’est un moyen assez peu utilisé dans l’action publique en France alors qu’il relève du bon sens et qu’il est largement utilisé par l’action privée. Il s’agit tout simplement pour chaque type d’intervention publique de définir clairement objectifs visés et de vérifier dans quelle mesure ils ont été atteints.
Évaluer les performances de l’Avance sur recettes
On peut notamment évaluer les performances des choix des films. Prenons l’exemple de l’avance sur recettes pour le premier et deuxième film. Elle permet à des réalisateurs de réaliser chaque année leur premier ou deuxième film. Mais si aucun de ces films ne réalise plus que quelques milliers d’entrées, ni n’est primé ou même sélectionné dans un grand festival, ni qu’aucun de ces réalisateurs ne réalise un troisième film, cette avance sur recettes permet de produire plus de films mais ne contribue en aucune façon au nécessaire constant renouvellement des réalisateurs de talent du cinéma français. Il parait donc logique de suivre les performances des bénéficiaires de cette avance de chaque année au regard de chacun de ces trois critères : entrées, festivals, carrière ultérieure. Afin d’affiner l’analyse de ces performances, pour chaque décision de la commission d’avance chaque membre devrait indiquer, en les classant par ordre d’importance, les critères retenus pour sa décision : scénario, courts métrages du réalisateur, producteur, casting, sujet , etc… Certains de ces critères seraient être suggérés, d’autres imaginés par le décideur. Et pour les avances sur recettes après réalisation les critères devraient concernent outre divers aspects de cette réalisation comme la direction d’acteur, le montage, etc.. Il est probable que certains décideurs dont les choix se révèleraient pertinents indiqueraient des critères auxquels on n’aurait pas pensé et qui seraient progressivement adoptés par leurs collègues.
Indices de performance et critères de choix
Il est probable que d’une année sur l’autre et d’une commission à l’autre les trois indices de réussite soient très variables. En tout cas, au fil des années, le rapport entre chacun des différents critères et chacun des trois indices de performance devrait apparaître. De même que certains décideurs ou certaines commissions devaient se révéler plus performants que d’autres.
Bien entendu l’analyse de ces données devrait être grandement facilitée par l’intelligence artificielle. Ces données ne pourront commencer à fournir des résultats vraiment significatifs qu’au bout des quelques années. Surtout le pourcentage de réalisateurs sélectionnés qui sont devenus des réalisateurs établis et reconnus, qui est l’indice de performances le plus significatif, ne peut être établi que sur une longue durée. Mais on pourrait très rapidement établir les trois indices de performance des commissions des années passées, sans disposer des critères de décision. Les résultats pourraient déjà être significatifs et accélérer la possibilité d’analyser les années à venir.
Ces outils-critères de décisions et indices de performances- pourraient être mis en place par d’autres intervenants dans le financement des films, comme par exemple les chaînes ou les soficas. Avec, bien entendu des indices de performances qui leur sont propres. L’analyse de ces outils devrait permettre d’améliorer les performances à venir des décideurs. Mais ces outils ne permettront en aucun cas de le remplacer les décideurs, c’est à dire les professionnels. Car l’intelligence artificielle n’est pas de l’intelligence. Elle n’est qu’un extèment rapide et puissant tri de données.
ENQUÊTE SUR UN CRIME DANS LA HAUTE SOCIÉTÉ
CinéscoopLe 10ème long métrage réalisé par Pascal Bonitzer https://fr.wikipedia.org/wiki/Pascal_Bonitzer est « Maigret et le mort amoureux », une adaptation du roman de Georges Simenon « Maigret et le crime de la rue de Bellechasse » : une enquête sur un crime dans la haute-société.
Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.
Pascal Bonitzer
Le budget prévisionnel de cette coproduction entre la France (95%) et la Belgique (5%) est 3,7 millions €, soit le budget médian des films français de fiction sortis en 2025. https://siritz.com/financine/le-barometre-des-budgets-previsionnels-2025-24-23/ Pour la préparation, 25 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur est de 45 400 €, dont 17 500 € d’à valoir sur droits d’auteur et 27 900 € de salaire de technicien. C’est la moitié de la rémunération médiane des réalisateurs. https://siritz.com/financine/remuneration-en-2025-24-23-des-realisateurs/Les droits d’adaptation du roman de Georges Simenon ont été acquis pour 150 000 € et Pascal Bonitzer a écrit le scénario pour 54 500 €. Le coût total du scénario est donc 10% au-dessus du budget moyen des scénarios. https://siritz.com/financine/le-budget-total-des-scenarios-en-2025-24-23/
La musique a été confiée à Alexeï Aïgui pour 80 000 €. C’est 10% de plus que le budget moyen de la musique de films. https://siritz.com/financine/le-barometre-2025-24-23-de-la-musique-de-films/. Enfin la rémunération des rôles principaux est 154 000 €, soit un peu moins que la rémunération médiane des rôles principaux. https://siritz.com/financine/remuneration-des-roles-principaux-2025-24-23/
Pour bien illustrer la part du budget que la production de «Maigret et le mort amoureux » a consacré aux quatre principaux postes de l’affiche par rapport à ce qui leur est consacré dans la moyenne des films le tableau ci-dessous est éclairant :
Comme on le voit le film consacre au scénario et à la musique une part du budget général bien supérieure à celle de la moyenne des films. La part qu’il consacre aux rôles principaux est équivalente. En revanche celle qu’il consacre à la rémunération du réalisateur est bien inférieure.
Le producteur délégué est SBS productions (Saïd Ben Saïd). 5 sofica garanties par le producteur y ont investi. Le film a bénéficié d’une aide remboursable de la région Ile de France. Canal+ et Ciné + l’ont préacheté. Pyramide distribution et SBS productions ont donné un minimum garanti pour tous les mandats de distribution en France hors télévision et les ventes à l’étranger hors Bénélux.
Le producteur Belge est Versus qui a bénéficié du tax shelter et d’une prévente télévision.
Le précédent film réalisé par Pascal Bonitzer est « Le tableau volé », sorti en 2024. Produit par SBS productions son budget prévisionnel était 4 millions €. Il était distribué par Pyramide distribution et avait rassemblé 370 000 spectateurs. https://siritz.com/cinescoop/portrait-acerbe-du-marche-de-lart/
www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma. Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose de nombreuses archives et d’un puissant moteur de recherche. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples critères.
UNE SUCCESS STORY FRANÇAISE DANS LA NBA
CinéscoopAnthony Marciano https://fr.wikipedia.org/wiki/Anthony_Marciano réalise son 4ème long métrage avec « Le rêve américain »https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Rêve_américain_(film) une success story française dans la NBA .
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ANTHONY MARCIANO
Son budget prévisionnel est 11,5 millions €, soit plus du double du budget prévisionnel moyen des films français de fiction sortis en 2025. https://siritz.com/financine/le-barometre-des-budgets-previsionnels-2025-24-23/ Pour la préparation, 40 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur est de 150 000 €, répartie en part égale entre à valoir sur droits d’auteur et salaire de technicien. C’est 10% de plus que la rémunération moyenne des réalisateurs. https://siritz.com/financine/remuneration-en-2025-24-23-des-realisateurs/ . Il a écrit le scénario pour 400 000 €, soit 2,2 fois le budget moyen des scénarios. https://siritz.com/financine/le-budget-total-des-scenarios-en-2025-24-23/
La musique a été confiée à Dédouze (de son vrai nom Anthony) pour 300 000 € ce qui revient à plus de 4 fois le budget moyen de la musique de films.https://siritz.com/financine/le-barometre-2025-24-23-de-la-musique-de-films/ Enfin la rémunération des rôles principaux est 1,6 millions €. C’est près de 5 fois la rémunération moyenne des rôles principaux. https://siritz.com/financine/remuneration-des-roles-principaux-2025-24-23/. Et c’est la rémunération la plus élevée des films sortis depuis le début de l’année derrière celle de « Coutures » https://siritz.com/cinescoop/les-femmes-et-maladie-dans-le-monde-de-la-mode/ et « Le mage du Kremlin » https://siritz.com/cinescoop/la-conquete-du-pouvoir-par-lincarnation-du-mal/
Pour bien illustrer la part du budget que la production de « Le rêve américain » a consacré aux quatre principaux postes de l’affiche par rapport à ce qui leur est consacré dans la moyenne des films le tableau ci-dessous est éclairant :
Comme on le voit la production consacre à la rémunération des rôles principaux une part du budget plus de 3 fois supérieure à la moyenne des films. Il consacre à la musique une part plus du double de la moyenne des films. En revanche la rémunération du scénario et du réalisateur bénéficient d’une part inférieur à la moyenne. Mais le réalisateur reçoit la totalité de ces rémunération.
Le producteur délégué est ADN/Quad films (Nicolas Duval et Margaux Dourdin Marciano). Gaumont est coproducteur ainsi que France 2 cinéma. Le film a bénéficié d’une aide remboursable de la région Ile de France. Disney+, Amazon Prime et France télévisions l’ont préacheté. Gaumont a donné un minimum garanti pour tous les mandats de distribution.
Le précédent film réalisé par Anthony Marciano était « Play », sorti en 2020. Produit par Chapter 2 et Mooshaker II pour 7,9 millions €, le film était distribué par Mars et Gaumont. Il avait rassemblé 253 000 entrées. https://siritz.com/cinescoop/la-remuneration-danthony-mariano/
www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma. Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose de nombreuses archives et d’un puissant moteur de recherche. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples critères.
LES FEMMES ET LA MALADIE DANS LE MONDE DE LA MODE
CinéscoopLe 5ème long métrage réalisé par Alice Winocour https://fr.wikipedia.org/wiki/Alice_Winocour est « Coutures », les femmes et la maladie dans le monde de la mode.
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Alice Winocour
Son budget prévisionnel est 11,6 millions €, soit plus du double du budget prévisionnel moyen des films français de fiction sortis en 2025. https://siritz.com/financine/le-barometre-des-budgets-previsionnels-2025-24-23/ Pour la préparation, 45 jours de tournage (dont 4 en studio) et la post-production la rémunération de la réalisatrice est de150 000 €, répartie en part égale entre à valoir sur droits d’auteur et salaire de technicien. C’est 10% de plus que la rémunération moyenne des réalisateurs. https://siritz.com/financine/remuneration-en-2025-24-23-des-realisateurs/.Elle a écrit le scénario pour 353 000 €, soit le double du budget moyen des scénarios.
La musique a été confiée à Filip Leyman et Anna Von Hosswolff pour 155 000 €, soit plus du double du budget moyen de la musique de film. https://siritz.com/financine/le-barometre-2025-24-23-de-la-musique-de-films/Enfin la rémunération des rôles principaux, dont la star internationale américaine Angela Jolie, est 2 millions €. C’est plus de 6 fois la rémunération moyenne des rôles principaux et c’est la plus forte rémunération des rôles principaux de tous les films français sortis depuis le début de l’année. https://siritz.com/financine/remuneration-des-roles-principaux-2025-24-23/
Pour bien illustrer la part du budget que la production de «Coutures» a consacré aux quatre principaux postes de l’affiche par rapport à ce qui leur est consacré dans la moyenne des films le tableau ci-dessous est éclairant :
Comme on le voit, par rapport à la moyenne des films, la production a consacré à la rémunération de la réalisatrice et du scénario un pourcentage moins élevé du budget total. Elle a consacré à la musique une part légèrement supérieure. En revanche elle a consacré à la rémunération des rôles principaux une part plus de quatre fois plus importante.
Le producteur délégué est CG Films (Charles Gillibert). France 3 cinéma est coproducteur. Le film a obtenu une aide remboursable de la région Ile de France. Canal+, Ciné+ et France 3 l’ont préacheté. Pathé a donné un minimum garanti pour tous les mandats de distribution France (hors TV) et le distributeur britannique Hanway Films a donné untrès gros minimum garanti pour les mandats de vente à l’étranger.
Le précédent film réalisé par Alice Winocour est « Revoir Paris », sorti en 2022. Son budget prévisionnel était 5,8 millions €. Il était produit par Dharamsala et Darius Films et distribué par Pathé Films. Il avait rassemblé 533 000 spectateurs.
www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma. Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose de nombreuses archives et d’un puissant moteur de recherche. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples critères.
UNE CHRONIQUE ADOLESCENTE DANS LE SUD
CinéscoopLe second long métrage réalisé par Caroline Deruas Peano https://fr.wikipedia.org/wiki/Caroline_Deruas est « Les immortelles » une chronique adolescente dans le sud de la France.
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Caroline Derua Peano
Cette coproduction entre la France (73%) et le Canada (27%) a un budget prévisionnel de 1,5 millions €, soit 40% du budget prévisionel médian des films français de fiction sortis en 2025. https://siritz.com/financine/le-barometre-des-budgets-previsionnels-2025-24-23/ Pour la préparation, 23 jours de tournage et la post-production la rémunération de la réalisatrice est de 30 000 €, dont 5 000 € d’à valoir sur droits d’auteur et 25 000 € de salaire de technicien. C’est 36% de la rémunération médiane des réalisateurs. https://siritz.com/financine/remuneration-en-2025-24-23-des-realisateurs/Elle a écrit le scénario avec Jihane Chouaib, Maud Ameline et Victoria Kaarlo pour 45 000 €, soit moins de 30% du budget médian des scénarios. https://siritz.com/financine/le-budget-total-des-scenarios-en-2025-24-23/
La musique a été confiée à Calypso Valois pour 37 000 €. C’est 80% du budget médian de la musique de film. https://siritz.com/financine/le-barometre-2025-24-23-de-la-musique-de-films/Enfin les rôles principaux ont reçu 15 000 €, soit moins de 10% de la rémunération médiane des rôles principaux. https://siritz.com/financine/remuneration-des-roles-principaux-2025-24-23/
Pour bien illustrer la part du budget que la production de « Les immortelles » a consacré aux quatre principaux postes de l’affiche par rapport à ce qui leur est consacré dans la moyenne des films le tableau ci-dessous est éclairant :
Les producteurs délégués sont Les films du capitaine (Laurine Pelassy) et La Feline Films (Grassiant Jimmy et Sosa Soria Edouardo). Les Films de Force Majeure et Srab films sont coproducteurs. Le film a bénéficié de l’aide à la musique de film du CNC et de la Sacem, ainsi que de l’aide au développement de Média. Il a également bénéficié d’une aide remboursable de la région Sud, du département des Alpes maritimes et de la ville de Nice. New story lui a donné un minimum garanti pour les mandats de distribution France et Celluloïd Dreams un minimum garanti pour le mandat de vente à l’étranger.
Le producteur canadien est Possible média. Il a bénéficié des aides de la Sodec, et de Téléfilm Canada, ainsi que du crédit d’impôt du Québec, et du crédit d’impôt du Canada. K.Films Amérique lui a donné un minimum garanti pour le mandat de distribution au Canada.
Le premier film réalisé par Caroline Deruas Peano était « L’indomptée », sorti en 2017. Produit par Thelma Films son budget était 1,6 millions € et il était distribué par Les films du Losange. Il avait rassemblé 5 000 spectateurs.
www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma. Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose de nombreuses archives et d’un puissant moteur de recherche. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples critères.
LE COMPTE DE SOUTIEN UN MODÈLE POUR NOTRE ÉCONOMIE
CinéscoopUNE COMÉDIE POLICIÈRE DE TRAVESTISSEMENT
CinéscoopLe comédien et humoriste franco-sénégalais Ahrmed Sylla https://fr.wikipedia.org/wiki/Ahmed_Sylla réalise avec « L’infiltrée » son premier long métrage dont il est également l’un des interprètes principaux. https://fr.wikipedia.org/wiki/L%27Infiltrée. C’est une comédie policière du travestissement.
Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.
Ahmed Sylla
Son budget prévisionnel est 9 millions €, soit 60% de plus que le budget moyen des films français de fiction sortis en 2025. https://siritz.com/financine/le-barometre-des-budgets-previsionnels-2025-24-23/Pour la préparation, 40 jours de tournage (dont 12 en studio) et la post-production la rémunération du réalisateur est de 150 000 €, répartie en part égale entre à valoir sur droits d’auteur et salaire de technicien. C’est 10% de plus que la rémunération moyenne des réalisateurs. https://siritz.com/financine/remuneration-en-2025-24-23-des-realisateurs/Le scénario a été écrit par Daive Cohen pour 200 000 €, soit 10% de plus que le budget moyen des scénarios. https://siritz.com/financine/le-budget-total-des-scenarios-en-2025-24-23/
La musique a été confiée à Maxime Desprez et Michaël Tordjman pour 250 000 €. C’est 3,5 fois le budget moyen de la musique de films. https://siritz.com/financine/le-barometre-2025-24-23-de-la-musique-de-films/. Enfin la rémunération des rôles principaux est 617 000 €, soit 90% de plus que la rémunération moyenne des rôles principaux. https://siritz.com/financine/remuneration-des-roles-principaux-2025-24-23/
Pour bien illustrer la part du budget que la production de « L’infiltrée » a consacré aux quatre principaux postes de l’affiche par rapport à ce qui leur est consacré dans la moyenne des films le tableau ci-dessous est éclairant :
Comme on le voit la production a consacré à la musique et à la rémunération des rôles principaux un pourcentage du budget total bien supérieur à la moyenne des films. Par contre elle a consacré à la rémunération du réalisateur et du scénario un pourcentage inférieur à la moyenne des films.
Le producteur est 74 films (Daniel Tordjman). M6 film est coproducteur. Canal+, Ciné+, M6 et W9 l’ont préacheté. Pan Distribution et StudioCanal ont donné un minimum garanti pour tous les mandats de distribution.
Le précédent film produit par 74 films était « L’heureuse élue », réalisé par Franck Bellocq. Il est sorti en 2024. Distribué par SND il avait rassemblé 518 000 spectateurs.
www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma. Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose de nombreuses archives et d’un puissant moteur de recherche. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples critères.