Le démarrage en force du film « Michael », réalisé par Antoine Fuqua et distribué par Universal,  confirme que le cinéma a retrouvé ses couleurs d’avant-Covid. Un résultat d’autant plus remarquable que de nombreux critiques lui reprochaient avec véhémence d’être une pâle hagiographie de la star, cachant les côtés sombres du personnage. En outre  le beau temps couvrant l’hexagone n’était pas du tout un temps de cinéma.Mais le public, notamment les jeunes, s’est précipité pour voir ce qu’il savait être un grand spectacle musical comme les américains savent le faire.
Le premier jour le film a rassemblé 285 000 spectateurs. C’est le troisième démarrage de l’année, derrière « Super Mario Galaxy le film » qui avait rassemblé 315 000 spectateurs et « Marsupilami » qui en avait rassemblé 308 000. Mais il n’est sorti que dans 540 salles, alors que « Super Mario » est sorti dans 779 salles et « Marsupilami » dans 673. Il rassemble donc 529 spectateurs par salle, contre respectivement 404 et 458. Soit 33% et 20% de plus.
La première semaine « Super Mario » a rassemblé 1,8 millions de spectateurs, soit 5,7 fois le premier jour. Et le film est bien parti pour largement dépasser le 6 millions d’entrées. « Marsupilami », la première semaine a rassemblé 1,4 millions de spectateurs, soit 4,5 fois le premier jour. Et il a déjà dépassé les 6 millions d’entrées.
Si pour « Michael » le coefficient d’entrées entre le premier jour et la semaine se situe entre les deux, c’est à dire 5, qui est d’ailleurs le coefficient moyen pour les succès, le film va rassembler 1,4 millions de spectateurs la première semaine. Et si on lui applique le coefficient moyen pour les succès entre le résultat final et la premiére semaine, qui est 3, le film dépassera les 4 millions d’entrées.
Donc, en 3 mois et demi, 4 films sortis cette année vont dépasser les 4 millions d’entrées. L’année dernière sur l’ensemble de l’année il y en avait 4, mais sont sortis le dernier mois.
En 2019, une année où la fréquentation a dépassé les 213 millions d’entrées, 4 films ont dépassé le 4 millions d’entrées. Mais 34 ont dépassé le million d’entrées. A ce jour, cette année, 11 films déjà sortis vont dépasser le million d’entrées. Mais sur les 5 derniers mois, 6 films ont dépassé les 4 millions d’entrées et 14 films vont dépasser  le 1 million d’entrées. « Michaël » nous fait sourire.

Le troisième long métrage pour le cinéma réalisé par la tunisienne Leyla Bouzid  https://fr.wikipedia.org/wiki/Leyla_Bouzid est « À voix basse » https://fr.wikipedia.org/wiki/À_voix_basse , une chronique du tabou de l’homosexualité en Tunisie.

Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.

Leyla Bouzid

Le budget prévisionnel de cette coproduction entre la France (98%) et la Tunisie (2%) est 2,6 millions €, soit 70% du budget prévisionnel médian des films français de fiction sortis en 2025. https://siritz.com/financine/le-barometre-des-budgets-previsionnels-2025-24-23/ Pour la préparation, 36 jours de tournage et la post-production la rémunération de la réalisatrice est de 90 000 €, dont 43 000 € d’à valoir sur droits d’auteur et 47 000 € de salaire de technicien. C’est 10% au-dessus de la rémunération médiane des réalisateurs. https://siritz.com/financine/remuneration-en-2025-24-23-des-realisateurs/Elle a écrit le scénario pour 35 000 €. C’est 20% du budget médian des scénarios. https://siritz.com/financine/remuneration-des-roles-principaux-2025-24-23/

La musique a été confiée à Yom pour 60 000 €, soit 30% de plus que le budget médian de la musique de film. https://siritz.com/financine/le-barometre-2025-24-23-de-la-musique-de-films/Enfin, la rémunération des rôles principaux est 84 000 €, ce qui est la moitié de la rémunération médiane des rôles principaux.

Pour bien illustrer la part du budget que la production de « À voix basse » a consacré aux quatre principaux postes de l’affiche par rapport à ce qui leur est consacré dans la moyenne des films le tableau ci-dessous est éclairant :

Comme on le voit, par rapport à la moyenne des films, « À voix basse » consacre un pourcentage du budget général bien supérieur à la rémunération de la réalisatrice et au budget de la musique. En revanche, il consacre un pourcentage bien inférieur au budget du scénario et à la rémunération des rôles principaux.

Le producteur délégué est Unité (Bruno Nahon). La production a prévu 550 000 € d’avance sur recettes. Une sofica garantie y a investi. Canal+, Ciné+ et France télévisions l’ont préacheté. Memento a donné un minimum garanti pour les mandats de distribution en France et Playtime pour les ventes à l’étranger.

Le précédent film réalisé par Leyla Bouzid était « Une histoire d’amour et de désir », sorti en 2021. Il avait été produit par Blue Monday productions et distribué par Pyramide distribution. Le film avait rassemblé    35 000 spectateurs.

www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose de nombreuses archives et d’un puissant moteur de recherche. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples critères.

Le premier long métrage pour le cinéma réalisé par Sophie Beaulieu https://www.ubba.eu/fiche/realisateur/sophie-beaulieu est « La poupée » https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Poupée_(film,_2026), une comédie sur une poupée qui prend vie.

Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.

Sophie Beaulieu

Son budget prévisionnel est 3,1 millions €, soit 80% du budget prévisionnel médian des films de fictions français sortis en 2025. https://siritz.com/financine/le-barometre-des-budgets-previsionnels-2025-24-23/Pour la préparation, 30 jours de tournage et la post-production la rémunération de la réalisatrice est de 70 000 €, dont 40 000 € d’à valoir sur droits d’auteur et 30 000 € de salaire de technicien. https://siritz.com/financine/remuneration-en-2025-24-23-des-realisateurs/ . C’est  85% de la rémunération médiane des réalisateurs. https://siritz.com/financine/remuneration-en-2025-24-23-des-realisateurs/Elle a écrit le scénario pour 45 000 €, soit le quart du budget médian des scénarios. https://siritz.com/financine/le-budget-total-des-scenarios-en-2025-24-23/

La musique a été confiée à Alexis Delong pour 34 000 €. C’est 70% du budget médian de la musique de film. https://siritz.com/financine/le-barometre-2025-24-23-de-la-musique-de-films/ Enfin la rémunération des rôles principaux est 90 000 €, soit un peu plus de la moitié de la rémunération médiane des rôles principaux. https://siritz.com/financine/remuneration-des-roles-principaux-2025-24-23/

Pour bien illustrer la part du budget que la production de « La poupée » a consacré aux quatre principaux postes de l’affiche par rapport à ce qui leur est consacré dans la moyenne des films le tableau ci-dessous est éclairant :

Comme on le voit par rapport à la moyenne des films, « La poupée » consacre à la rémunération du réalisateur et à la musique un pourcentage de son budget général égal à la moyenne. En revanche il consacre au budget du scénario et à la rémunération des rôles principaux un pourcentage bien moindre.

Le producteur délégué est Novoprod Cinéma (Nicolas Sanfaute). Atelier de Production, Borsalino productions, 31 juin Films et Paprika Films sont coproducteurs. 2 sofica non garanties y ont investi. Le film a bénéficié de l’aide non remboursable de de la région Bourgogne-Franche-Comté. Canal+, Ciné+, C8 et TV5 Monde l’ont préacheté. Ad Vitam lui a donné un minimum garanti pour les mandats de distribution en France et Urban Sales pour les ventes à l’étranger.

Le précédent film produit par Novoprod cinéma était « Àplein temps, « réalisé par Éric Gavel et sorti en 2022. Son budget prévisionnel était 2,7 millions € et il était distribué par Haut et court. Il avait rassemblé 212 000 spectateurs. https://fr.wikipedia.org/wiki/À_plein_temps_(film)

www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose de nombreuses archives et d’un puissant moteur de recherche. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples critères.

Le 8ème  film réalisé par Marie-Castille Mention-Schaar https://fr.wikipedia.org/wiki/Marie-Castille_Mention-Schaar est une comédie-dramatique, « Pour le meilleur », https://fr.wikipedia.org/wiki/Pour_le_meilleu,r sur le combat d’un handicapé pour l’amour.

Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.

Marie-Castille Mention-Schaar

Le budget prévisionnel de cette coproduction entre la France (92%) et la Belgique (8%) est 6,5 millions €, soit 10% de plus que le budget prévisionnel moyen des films de fiction français sortis en 2025. https://siritz.com/financine/le-barometre-des-budgets-previsionnels-2025-24-23/ Pour la préparation, 43 jours de tournage et la post-production, la rémunération de la réalisatrice est de 120 000 €, répartie en part égale entre à valoir sur droits d’auteur et salaire de technicien. C’est 90% de la rémunération moyenne des réalisateurs. https://siritz.com/financine/remuneration-en-2025-24-23-des-realisateurs/

Il s’agit d’une adaptation du roman de Philippe Croizon, « J’ai décidé de vivre », dont les droits d’adaptation ont été acquis pour 115 000 €. La réalisatrice a écrit le scénario avec Christian Soredegger pour 214 000 € . Le coût total du scénario, 329 000 €, dépasse donc de 80% le budget moyen des scénarios. https://siritz.com/financine/le-budget-total-des-scenarios-en-2025-24-23/

La musique a été confiée à Erwan Kermovant pour 156 000 €, soit plus du double du budget moyen des musique de films.  https://siritz.com/financine/le-barometre-2025-24-23-de-la-musique-de-films/ En revanche la rémunération des rôles principaux est 77 000 €, soit moins de la moitié de la rémunération médiane des rôles principaux. https://siritz.com/financine/remuneration-des-roles-principaux-2025-24-23/

Pour bien illustrer la part du budget que la production de « Pour le meilleur » a consacré aux quatre principaux postes de l’affiche par rapport à ce qui leur est consacré dans la moyenne des films le tableau ci-dessous est éclairant :

Comme on le voit, « Pour le meilleur », consacre au scénario et à la musique un pourcentage bien supérieur du budget général que la moyenne des films. En revanche il consacre à la rémunération du réalisateur et surtout de rôles principaux un pourcentage considérablement inférieur.

Les producteurs délégués sont Fédération studios (Pacal Breton) et Willow Films (Marie-Castille Mention-Schaar). Impact Films et Vendredi Films sont coproducteurs ainsi que France 2 cinéma. Trois sofica non garanties y ont investi. Le CNC lui a accordé une aide « Les Uns et les autres ». Le film a bénéficié d’une aide nom remboursable des régions Pays de la Loire, Sud et Nouvelle Aquitaine. Le Pacte a donné un minimum garanti pour les mandats France et Ginger & Fred pour les ventes à l’étranger.

Le producteur belge est Versus production qui a prévendu le film a la RTBF, BE TV et Proximus.

Le précédent film réalisé par Marie-Castille Mention-Schaar était « Divertimento », sorti en 2023. Il était produit par Easy Tiger et Estello Films et son budget prévisionnel était 4,3 millions €. Il était déjà distribué par Le Pacte et avait rassemblé 267 000 spectateurs.

www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose de nombreuses archives et d’un puissant moteur de recherche. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples critères.

Le 8ème film du réalisateur espagnol Jaime Rosales https://fr.wikipedia.org/wiki/Jaime_Rosalesest un film français, « Morlaix », https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=299969.htm, une chronique adolescente en Bretagne.

Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.

Jaime Rosales

Le budget prévisionnel de cette coproduction entre la France (67%) et l’Espagne (33%) est 1,4 millions €, soit le tiers du budget prévisionnel médian des films français de fiction sortis en 2025. https://siritz.com/financine/le-barometre-des-budgets-previsionnels-2025-24-23/Pour la préparation, 26 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur est de 37 000 €, dont 22 000 € d’à valoir sur droits d’auteur et 15 000 € de salaire de technicien. C’est un peu moins que la rémunération médiane des réalisateurs. https://siritz.com/financine/remuneration-en-2025-24-23-des-realisateurs/. Le scénario a été écrit par  Delphine Gleize, Fanny Burdino, Samuel Doux et Jaime Rosales, Leonor Rosales March  pour 215 000 €. C’est à peine 15% du budget médian des scénarios. https://siritz.com/financine/le-budget-total-des-scenarios-en-2025-24-23/

La musique a été confiée à Leonor Rosales March pour 10 000 €, ce qui revient à 20% du budget médian de la musique de films. Enfin la rémunération des rôles principaux est 11 000 €, soit 7% de la rémunération médiane des rôles principaux. https://siritz.com/financine/remuneration-des-roles-principaux-2025-24-23/

Pour bien illustrer la part du budget que la production de «Morlaix» a consacré aux quatre principaux postes de l’affiche par rapport à ce qui leur est consacré dans la moyenne des films le tableau ci-dessous est éclairant :

Comme on le voit, par rapport à la moyenne des films, « Morlaix », consacre au scénario, aux rôles principaux et à la musique un pourcentage du budget général bien inférieur à la moyenne des films. Seul le pourcentage consacré à la rémunération du réalisateur est supérieur.

Les producteurs délégués sont Iwaso Films (Jérôme Dopffer) et Balthazar (Jerôme Dopffer). Ils ont bénéficié du soutien d’Eurimages. Les régions Bretagne et Aquitaine lui ont accordé une aide non remboursable. Ciné+ l’a préacheté. Condor distribution a donné un minimum garanti pour la distribution en salle et un autre pour la distribution en vidéo. Alpha Violet en a donné un pour les ventes à l’étranger.

Le producteur espagnol est Fredesdal qui a bénéficié des aides nationales de ICAA et ICEC et du soutien d’Eurimages. Les chaînes TVC, TVE et Movistar l’ont préacheté. A Contracorriente a donné un minimum garanti.

Le précédent film réalisé par Jaime Rosales était un film espagnol, « Les Tournesols sauvages », sorti en France en 2022 et distribué par Condor Distribution. Il avait rassemblé 24 000 spectateurs.

www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose de nombreuses archives et d’un puissant moteur de recherche. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples critères.

Malgré l’omniprésence des médias portés par l’internet, le cinéma reste un média extrêmement puissant dans nos sociétés. C’est ce que démontre les nombreuses controverses que suscite le nouveau film de Xavier Giannoli, « Les rayons et les ombres » sur l’Occupation de la France au cours de la dernière gelure mondiale . https://siritz.com/cinescoop/les-annees-folles-de-loccupation/

« Les rayons et les ombres » déclenche une polémique

Ces controverses ne portent pas sur la qualité du film, une majorité de critique étant élogieux et le bouche à oreille excellent. Ils portent sur ce que certains considèrent comme une tentative du film de travestir la réalité historique. Le film suit deux hommes qui ont joué un rôle pendant l’occupation allemande de la France. Le Français, Jean Luchaire, et l’Allemand, Otto Abetz étaient devenus amis après la première guerre mondiale. Tous deux, socialistes, n’ont cessé d’œuvrer pour éviter que se renouvelle une telle boucherie entre leurs deux pays. Mais, de fil en aiguille, cette action va les conduire à être des acteurs  participer à  la collaboration entre la France et les nazis. Abetz comme ambassadeur d’Allemagne en France et Luchaire, à la fois comme directeur d’un journal influent et parce que son amitié avec Abetz lui donnait un incontestable pouvoir.

Tous deux n’étaient pas nazis et avaient bonnes conscience , étant persuadés qu’ils agissaient pour éviter le pire. Ce qui, comme le film le rappelle, ne les a pas empéchés de se noyer dans l’ignonimie. Ainsi, le film montre que Luchaire n’a pas hésité à écrire à Ferdinand Céline, qui trouvait Vichy trop mou à l’égard des juifs, « rassurez-vous, je suis devenu antisémite. ». Ceux qui dénoncent le film, et parmi eux des historiens reconnus,  reprochent à Giannolli d’avoir choisi comme personnage principal un collaborateur français issu de la gauche dans le but de faire oublier que cette collaboration était essentiellement de droite et d’extrême droite. Mais, ce reproche est excessif : même si Vichy était bien un régime d’extrême droite, Jean Luchaire n’est pas une exception. Pierre Laval, le chef du gouvernement de Vichy, venait de la SFIO et avait dirigé le Cartel des Gauches. Plusieurs des dirigeants de la collaboration de Jacques Doriot à Marcel Déat venaient également de la gauche. Et, pendant le Pacte Germano-soviétique, les communistes français se sont bien gardé de critiquer les nazis et Vichy. De même, toute l’extrême-droite ne soutenait pas la Collaboration. Ainsi, Charles Maurras, anti-sémite notoire et grande figure de l’extrême-droite était anti-collaborationniste parce que profondément nationaliste.

D’autres estiment que Jean Luchaire n’était qu’un personnage secondaire de la collaboration ce qui ne justifierait pas qu’on en fasse le personnage principale d’un film sur la Collaboration. Mais ce n’est rien comprendre au cinéma. Si le cinéma trouve un personnage intéressant, peu importe qu’il soit historiquement important.

Peut-on encore faire un film de 3h15 ?

Le seul défaut de ce film c’est sans doute sa durée : 3 heures 15. Non qu’il ne soit passionnant de bout en bout. Mais nous sommes à l’heure de l’-phone, de you tube et des réseaux sociaux. Fut une époque où les plus grands succès du cinéma mondial, depuis « Au temps en emporte le vent » jusqu’à une pléiade de péplums et de westerns, dépassant largement les trois heures, fleuretaient avec les records historiques de fréquentation. Aujourd’hui, les habitudes de vie font que les citoyens sont sollicités par un volume et une diversité incroyable de distractions. Au point de ne plus vouloir consacrer autant de temps à voir un film. Rappelons qu’alors qu’il  qu’une nouvelle version des  Trois Mousquetaire méritait 4 heures, habilement, le producteur Dimitri Rassam en a fait 2 films de 2 heures chacun. En un film de 4 heures il n’aurait sans doute pas approché le 6 millions d’entrées.

Ce qui est certain c’est que « Les rayons et les ombres » oblige interpelle société  sur un pan important de notre histoire.

Luc Gaget est un réalisateur, scénariste, dialoguiste et monteur de nombreuses fictions ou films de cinéma (dont 2 avec Solveig Anspach. https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Luc_Gaget . « Une fille en or », qui  est son 4ème film  https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=327335.html , est une comédie dramatique sur l’ambition.

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Luc Gaget

Son budget prévisionnel est 1,2 millions €. C’est le tiers du budget médian des films de fiction français sortis en 2025. https://siritz.com/financine/le-barometre-des-budgets-previsionnels-2025-24-23/ Pour la préparation, 26 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur est de 16 000 €, répartie en part égale entre à valoir sur droits d’auteur et salaire de technicien. C’est 20% de la rémunération médiane des réalisateurs. https://siritz.com/financine/remuneration-en-2025-24-23-des-realisateurs/. Il a écrit le scénario avec Raphaële Moussafir pour 75 000 €, soit un peu moins de la moitié du budget médian des scénarios.https://siritz.com/financine/le-budget-total-des-scenarios-en-2025-24-23/

La musique a été confiée à Frédéric Norel pour 43 000 €. C’est le budget médian de la musique de films https://siritz.com/financine/le-barometre-2025-24-23-de-la-musique-de-films/. Enfin, la rémunération des rôles principaux est 28 000 €. Ce n’est même pas 20% de la rémunération médiane des rôles principaux. https://siritz.com/financine/remuneration-des-roles-principaux-2025-24-23/

Pour bien illustrer la part du budget que la production de «Une fille en or » a consacré aux quatre principaux postes de l’affiche par rapport à ce qui leur est consacré dans la moyenne des films le tableau ci-dessous est éclairant :

Comme on le voit, par rapport à la moyenne des films, « Une fille en or » a consacré aux rôles principaux, à la musique et à la rémunération du réalisateur moitié moindre et à la rémunération du réalisateur le double en pourcentage du budget général.

Les producteurs délégués sont La Féline Films (Edouardo Sosa Soria) et Les Films de la Capitaine (Laurine Pelassy). Karé production est coproducteur. Une sofica non garantie y a investi. Le CNC lui a accordé une aide à la musique originale de film. Il a bénéficié d’une aide remboursable de la Région Ile de France et d’une aide non remboursable de la  Région Normandie. Ciné+ l’a préacheté. Nour Films a donné un minimum garanti pour le mandat de distribution en France et MPM pour les ventes à l’étranger.

Le précédent film réalisé par Lucien Gachet était avec Solveig Anspach. C’était « L’effet aquatique » sorti en 2016. Son budget prévisionnel était 1,4 millions €. Ex Nihilo était son producteur délégué et le Pacte son distributeur. Le film avait rassemblé 241 000 spectateurs.

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www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose de nombreuses archives et d’un puissant moteur de recherche. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples critères.

Le premier film pour le cinéma réalisé par Julien Royal, le fils de François Hollande et Ségolène Royal, https://fr.wikipedia.org/wiki/Julien_Royal est « Bagarre » https://fr.wikipedia.org/wiki/Bagarre_(film,_2026), une comédie sur une bagarreur de rue.

Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.

Julien Royal

Son budget prévisionnel est 11 millions €, soit le double du budget prévisionnel moyen des films français de fiction sortis en 2025. https://siritz.com/financine/le-barometre-des-budgets-previsionnels-2025-24-23/ Pour la préparation, 40 jours de tournage (dont un jour en studio) et la post-production la rémunération du réalisateur est de 250 000 €, répartie en part égale entre à valoir sur droits d’auteur et salaire de technicien. C’est presque le double de la rémunération moyenne des réalisateurs. https://siritz.com/financine/remuneration-en-2025-24-23-des-realisateurs/. Il a écrit le scénario est de Julien Royal ainsi que Nassim Lyes (qui est également l’un des principaux interprètes du film) pour 250 000 €  soit 40% de plus que le budget moyen des scénarios. https://siritz.com/financine/le-budget-total-des-scenarios-en-2025-24-23/

Le budget de la musique est 400 000 €, soit le plus élevé de ceux des films sortis cette année, au même niveau que « Juste une illusion ». Mais nous n’avons pu trouver nulle part à qui elle a été confiée. https://siritz.com/financine/le-barometre-2025-24-23-de-la-musique-de-films/. Enfin la rémunération des rôles principaux est 490 000 €, soit le double de la rémunération moyenne des rôles principaux. https://siritz.com/financine/remuneration-des-roles-principaux-2025-24-23/

Pour bien illustrer la part du budget que la production de « Bagarre » consacré aux quatre principaux postes de l’affiche par rapport à ce qui leur est consacré dans la moyenne des films le tableau ci-dessous est éclairant :

Comme on le voit,  « Bagarre », consacre à la musique un pourcentage du budget global triple de la moyenne des films. Il conscacre à la rémunération des rôles principaux et du réalisateur un pourcentage légèrement supérieur et au scénario un pourcentage inférieur.

Le producteur délégué est CHI-FOU-MI productions (Hugo Sélignac) et CKWA7 est coproducteur. Le film a bénéficié de l’aide remboursable de la région PACA et de la Métropole Aix-Marseille-Provence. Il a été prévendu à Netflix pour 6 millions € et Netflix est coproducteur à hauteur de 10%. En revanche, le distributeur, StudioCanal n’a donné aucun minimum garanti.

Le précédent film produit par CHI-FOU-MI est « Les enfants vont bien », réalisé par Nathan Ambrosioni et sorti le 3 décembre dernier. Il était distribué par Studio Canal et avait rassemblé 425 000 spectateurs.

Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.

www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose de nombreuses archives et d’un puissant moteur de recherche. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples critères.UNE COMÉDIE SUR UN BAGARREUR DE RUE

Le 9ème long métrage pour le cinéma que Éric Toledano https://fr.wikipedia.org/wiki/Éric_Toledano#et Olivier Nakache https://fr.wikipedia.org/wiki/Olivier_Nakache ont écrit et réalisé ensemble, « Juste une illusion » https://fr.wikipedia.org/wiki/Juste_une_illusion_(film) nous présente les question et les doutes d’un adolescent en 1985.

Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.

Éric Toledano

Olivier Nakache

Son budget prévisionnel est 15,5 millions €, soit  près de trois fois le budget prévisionnel moyen des films français de fiction sortis en 2025. https://siritz.com/financine/le-barometre-des-budgets-previsionnels-2025-24-23/. C’est aussi le 4ème budget le plus élevé des films sortis cette année, derrière « Le rayon et les ombres » (31 millions €), « Marsupilami » (28 millions €) et « Le mage  du Kremlin » (20 millions €).

Pour la préparation, 51 jours de tournage, dont 25 en studio, et la post-production la rémunération des réalisateurs est de 300 000 €, dont 120 000 € d’à valoir sur droits d’auteur et 180 000 € de salaire de technicien. C’est plus de deux fois la rémunération moyenne des réalisateurs. https://siritz.com/financine/remuneration-en-2025-24-23-des-realisateurs/ C’est aussi la 5ème rémunération la plus élevé des films sortis cette année. Ils ont écrit le scénario pour 310 000 €. C’est 70% de plus que le budget moyen des scénarios. https://siritz.com/financine/le-budget-total-des-scenarios-en-2025-24-23/

La musique a été confiée à Gogo Penguin, un groupe de Jazz britannique. Elle comprend aussi des morceaux de The Cure, de Francis Cabrel, Simply Red, Earth, Wind and Fire, Joy Division ou  Telegraph. Son budget  est 400 000 €. C’est 5,6 fois le budget moyen des musiques de films. C’est aussi le budget de la bande musicale le plus élevé des films sortis cette année, à égalité avec celle de « Bagarre », qui sort aussi cette semaine. https://siritz.com/financine/le-barometre-2025-24-23-de-la-musique-de-films/. Quant aux rôles principaux, leur rémunération est 310 000 €, ce qui est un peu au-dessous de la rémunération moyenne des rôles principaux. https://siritz.com/financine/remuneration-des-roles-principaux-2025-24-23/

Pour bien illustrer la part du budget que la production de «Juste une illusion » a consacré aux quatre principaux postes de l’affiche par rapport à ce qui leur est consacré dans la moyenne des films le tableau ci-dessous est éclairant :

On constate que, par rapport à la moyenne des films, « Juste une illusion » consacre à la rémunération des réalisateurs, des scénaristes et des rôles principaux un pourcentage du budget général inférieur. En revanche il consacre au budget de sa bande musique un pourcentage qui est plus du double.

Le producteur délégué est ADNP /Quad Films (Nicolas Duval-Adassovsky). Gaumont et TF1 films productions sont coproducteurs. 7 sofica non garanties y ont investi. Il a bénéficié d’un prêt remboursable de la Région Ile de France. Can1 (2 passages) et TMC l’ont préacheté. Gaumont a, sans minimum garanti, tous les mandats de distribution sauf les reventes TV et S-vod restées au producteur délégué.

Le précédent film de Éric Toledano et Olivier Naccache était « Une année difficile ». Il avait le même producteur délégué et le même distributeur. Son budget prévisionnel était à peu près identique et il avait rassemblé 900 000 spectateurs.

www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose de nombreuses archives et d’un puissant moteur de recherche. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples critères.

Le deuxième long métrage pour le cinéma réalisé par Camille Ponsin https://fr.wikipedia.org/wiki/Camille_Ponsin est « Sauvage », https://fr.wikipedia.org/wiki/Sauvage_(film,_2026)sur la difficulté de vivre loin des villes.

Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.

Camille Ponsin

Son budget prévisionnel est 3 millions €, soit 80% du budget prévisionnel médian des films français de fiction sortis en 2025. https://siritz.com/financine/le-barometre-des-budgets-previsionnels-2025-24-23/ Pour la préparation, 33 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur est de 78 000 €, dont 30 000 € d’à valoir sur droits d’auteur et 48 000 € de salaire de technicien. C’est à peu près la rémunération médiane des réalisateurs. https://siritz.com/financine/remuneration-en-2025-24-23-des-realisateurs/ Il a écrit le scénario avec Jean-Baptiste Delafon pour 65 000 €. C’est 40% du budget médian des scénarios. https://siritz.com/financine/le-budget-total-des-scenarios-en-2025-24-23/

Aucun auteur n’est crédité de la musique du film. Mais le budget de celle-ci est tout de même de 40 000 €, soit 80% du budget médian de la musique de film. https://siritz.com/financine/le-barometre-2025-24-23-de-la-musique-de-films/Enfin la rémunération des rôles principaux est 70 000 €, ce qui revient à 40% de la rémunération médiane des rôles principaux. https://siritz.com/financine/remuneratiodes-roles-principaux-2025-24-23/

Pour bien illustrer la part du budget que la production de « Sauvage » a consacré aux quatre principaux postes de l’affiche par rapport à ce qui leur est consacré dans la moyenne des films le tableau ci-dessous est éclairant :

Comme on le voit, par rapport à la moyenne des films, « Sauvage » consacre à la rémunération du réalisateur et à la musique un pourcentage du budget général supérieur à la moyenne des films et au scénario comme à la rémunération des rôles principaux un pourcentage inférieur.

Le producteur délégué est Dharamsala (Isabelle Madeleine). Minima productions est coproducteur. Le film a prévu une avance sur recette de 630 000 €. Il a également bénéficié de l’aide remboursable de la région Occitanie. Canal+, Ciné+ et France télévisions l’auraient préacheté. Memento a donné un minimum garanti pour les mandats de distribution France et Elle Drive a le mandat de vente à l’étranger sans minimum garanti.

Le premier film réalisé par Camille Ponsin est « La combattante », sorti en 2022. Il avait le même producteur délégué et son budget prévisionnel était 468 000 €. KMBO le distribuait et il avait rassemblé 5 800 spectateurs. https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Combattante_(film)

www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose de nombreuses archives et d’un puissant moteur de recherche. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples critères.

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