Le 3ème long métrage pour le cinéma (il en a réalisé plusieurs pour la télévision ou internet) du photographe et écologique Yann Arthus-Bertrand  (qui a aussi été comédien) https://fr.wikipedia.org/wiki/Yann_Arthus-Bertrand a été co-réalisé avec Michaël Pitiot qui a réalisé de nombreux documentaires ou reportages pour la télévision et déjà un long métrage avec Yann Arthus-Bertrand. https://fr.wikipedia.org/wiki/Michael_Pitiot« France, une histoire d’amour  » est un road movie sur la France et les français.

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Emmanuel Pitiot

Yann Arthus-Bertrand

Son budget prévisionnel était 3,8 millions, mais son budget définit est 3 millions €. C’est, de loin, le budget le plus élevé de l’année pour un documentaire, le budget prévisionnel le plus élevé de notre dernier baromètre étant de 968 000 €. https://siritz.com/financine/barometre-des-budgets-previsionnels/ Pour la préparation, 57 jours de tournage et la post-production la rémunération des deux réalisateurs est de 176 000 €, dont 70 000 € d’à valoir sur droits d’auteur et 106 000 € de salaire de technicien. C’est plus du double de la rémunération la plus élevée de notre baromètre. https://siritz.com/financine/le-barometre-de-la-remuneration-des-realisateurs-2/

Le sujet a été rémunéré 112 000 € et la musique (pour laquelle aucun compositeurs n’est crédité dans les documenta à notre disposition) a un budget de 212 000 €, ce qui est trois fois et demi le budget moyen des droits musicaux d’un film.

Le producteur délégué est Hope productions  (Marc Stanimirovic et Florent Gilard) tandis que France 2 cinéma est coproducteur. France télévisions l’a préacheté. Intermarché a également fait un gros apport. Renault en a également fait un sous forme d’échange marchandise. Apollo distribution est distributeur, mais sans minimum garanti.

Le précédent film co-réalisé par Yann Arthus-Bertrand et Michaël Pitiot était « Legacy, notre héritage » sorti en 2021, uniquement en Vod.

www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose de nombreuses archives et d’un puissant moteur de recherche. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples critères.

Étant donné les énormes menaces que fait peser la chute de la fréquentation sur le cinéma français il est normal que l’on se demande quelles sont les causes de cette évolution et s’il ne faut pas modifier le système économique de notre cinéma.
Or, en ce qui concerne les causes, elle tiennent principalement à la chute de l’audience des films américains. De même que, depuis la Libération, la France et l’Europe avaient confié leur sécurité aux États-Unis, ce qui leur évitait d’avoir un budget de la défense conséquant, la fréquentation cinématographique européenne était largement assurée par les films américains. Même en France, qui avait un très efficace système de soutien au cinéma français, les films américains représentaient au moins 55% de la fréquentation et les films français seulement 35%. Ailleurs, la part du cinéma américain était bien supérieure.
La chute constatée après la crise du Covid est essentiellement due au recul des films américains. Avant cette crise l’économie du cinéma américains, avec notamment son mécanisme de copyright, était purement capitalistique. Mais la force des studios et de leurs films reposait essentiellement sur leur constantes innovations. Ils étaient dirigés par des capitaines d’industrie à la recherche permanente de cette innovation et de nouveaux talents. Â l’image des dirigeants actuelle des géants du numérique et du capitalisme mondial qui sont tous des innovateurs.
Or, aujourd’hui il semble que les dirigeants de ces studios pensent que les films qui vont marcher doivent ressembler aux films qui ont déjà marché. Comme si leurs investissement étaient décidés par Chat GPT. ,Espérons qu’au vu des décevants résultats de cette vision ils reviendront à la recherche de l’innovation ou seront remplacés par des dirigeants tablant sur l’innovation et la recherche de nouveaux talents. Mais cela ne dépend pas de nous.
Le cinéma européen, et à commencer par son leader, le cinéma français, doit donc prendre entièrement en main son destin, comme il tente enfin de le faire en matière de défense. Mais, dans le domaine de la culture les européens sont plus avancés que dans le domaine de la défense. Car, depuis longtemps ils ont adopté le principe de l’exception culturelle et reconnu que la culture-et donc le cinéma- n’est pas un produit comme les autres. C’est un besoin public qui justifie l’intervention de la collectivité publique.
Bien entendu, comme pour la sécurité sociale ou la radio- télévision publique, que tous les pays européens ont adopté, l’exception culturelle ne peut ignorer les lois économiques. Mais l’innovation comme l’innovation permanente  et la diversité ont un coût que la collectivité est en droit de partiellement prendre en charges. D’ailleurs, aux Etats-Unis, les innovations des géants du numérique ont été et sont encore largement financées par l’État fédéral. Bien entendu, en 2025, on se rend compte que notre système n’a pas permis de faire apparaître des films français attirant des millions de spectateurs pour remplacer les block-busters américains. Mais l’année dernière il y a bien eu trois films français entrant dans cette catégorie. Bien plus, les films français ont cumulé pèse de 82 millions d’entrées, un record d’entrées depuis de très nombreuses années. Et 45% de part de marché contre 37% pour le cinéma américain.
Depuis le début de l’année le cinéma américain est remonté à 51% et le cinéma français retombé à 35%. Mais les films américains ne comprennent qu’un blockbuster à au moins 5 millions d’entrées (« Lilo et Stich ») contre 3 l’année dernière. Et le cinéma français, zéro blockbuster contre trois l’année dernière. En somme, il est clair qu’il faut absolument conserver notre système. Ce qui ne veut évidemment pas dire ne rien changer. Ce qu’il faut c’est imaginer le moyen de compenser la défaillance américaine en matière de films innovants populaires. Cela repose évidemment sur les créateurs-réalisateurs, scénaristes et producteurs- et sur la capacité de la collectivité à soutenir ces innovations. C’est dans cette direction que notre système de soutien au cinéma doit innover. Et il est indispensable que cette direction débouche sur un succès sinon c’est le parc de salle, fer de lancé du cinéma en France, qui est menacé. En plus des mécanismes qui favorisent le diversité de la création il faut donc favoriser des films populaires parce qu’innovants.

Le 5ème film réalisé par l’Ukrainien Sergeï Loznitsa https://fr.wikipedia.org/wiki/Sergueï_Loznitsa   est     « Deux procureurs ». https://fr.wikipedia.org/wiki/Deux_Procureurs. Cette une adaptation du roman russe éponyme de Georgui Demidov t une fable virtuose sur le totalitarisme.

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Sergueï Loznitsa

Le budget prévisionnel de cette coproduction entre la France (33%), l’Allemagne (26%), la Roumanie (11%), la Lettonie (10%), les Pays-Bas (10%) et la Lituanie (10%) est 2,6 millions €, soit 60% du budget prévisionnel médian des films de fiction français de notre dernier baromètre. https://siritz.com/financine/barometre-des-budgets-previsionnels/. Pour la préparation, 18 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur est de 75 000 €, répartie en part égale entre à valoir sur droits d’auteur et salaire de technicien. C’est 90% de la rémunération médiane des réalisateurs. https://siritz.com/financine/le-barometre-de-la-remuneration-des-realisateurs-2/  Les droits du livre ont été acquis pour 100 000 € le réalisateur a écrit le scénario pour 175 000 €. Le budget total du scénario est donc à peu près le budget moyen des scénarios.

La musique a été confiée à Christiaan Verbeek pour 15 000 €, soit le tiers de la rémunération médiane des compositeurs de musique de film. https://siritz.com/financine/remuneration-des-compositeurs-de-musique/ Les rôles principaux ont reçu 25 000 €, soit 22% de la rémunération médiane des rôles principaux. https://siritz.com/financine/la-remuneration-des-roles-principaux-en-2025/

Le producteur délégué français est SBS productions (Saïd Ben Saïd). Il a reçu du CNC l’aide au cinéma du monde et l’aide du mini-traité franco-allemand. La distribution a été confiée à Pyramide qui a donné un minimum garanti pour la distribution en France. SBS distribution a donné un minimum garanti pour les ventes à l’étranger.

Le producteur allemand est EA looks qui a bénéficié des aides du Mini-traité franco-allemand, de MDM et du Medienboard. La chaîne RBB l’a préacheté. Le producteur néerlandais est Atoms & Void qui a bénéficié du Dutch film Fund.

Le producteur roumain est Avantpost Media qui a reçu le soutien du CNC Romania. Le producteur letton est White Picture qui a bénéficié de l’aide du Riga Film Fund et de LIAA. Enfin le producteur Lituanien est Uljana Kim studio. Il a reçu l’aide du Lithuanian Film center. La chaîne publique nationale l’a préacheté.

Le précédent film réalisé par Sergeï Loznitsa était le film ukrainien « Donbass », sorti en France en 2018. Il était déjà distribué par Pyramide et avait rassemblé 14 000 spectateurs.

www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose de nombreuses archives et d’un puissant moteur de recherche. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples critères.

Le troisième long métrage réalisé par Thomas Kruithof https://fr.wikipedia.org/wiki/Thomas_Kruithof est « Les Braises » https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Braises_(film): une plongée au cœur des gilets jaunes.

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Thomas Kruitof

Son budget prévisionnel est 5,7 millions €, soit le budget prévisionnel moyen des films de fiction français de notre dernier baromètre. https://siritz.com/financine/barometre-des-budgets-previsionnels/ Pour la préparation, 31 jours de tournage (dont 1 en studio)et la post-production la rémunération du réalisateur est de 120 000 €, répartie en part égale entre à valoir sur droits d’auteur et salaire de technicien. C’est un peu moins que la rémunération moyenne des réalisateurs. https://siritz.com/financine/le-barometre-de-la-remuneration-des-realisateurs-2/Il a écrit le scénario avec Jean-Baptiste Delafon pour 170 000€. Là encore c’est légèrement moins que le budget des scénarios. https://siritz.com/financine/budget-des-scenarios-en-2025-et-2024/

La musique a été confiée à Grégoire Auger pour 70 000€. C’est 10% de plus que la rémunération moyenne des compositeurs de musique de film. https://siritz.com/financine/remuneration-des-compositeurs-de-musique/ La rémunération des rôles principaux est 318 000 €. C’est 40% de plus que la rémunération moyenne des rôles principaux.

Pour bien illustrer la part du budget que la production de «Les Braises » a consacré aux quatre principaux postes de l’affiche par rapport à ce qui leur est consacré dans la moyenne des films le tableau ci-dessous est éclairant:

On voit que l’accent du budget est surtout porté sur la rémunération du casting et un peu de la musique du film.

Le producteur délégué est 24 25 films (Thibault Gast). Il a bénéficié de l’investissement d’une sofica garantie. France 3 cinéma,  Wild Bunch, Srab Films, Kallouche cinema, Les films Velvet et Atelier production sont coproducteurs. Le CNC lui a accordé une aide aux effets spéciaux visuels et sonores ainsi qu’une aide à la musique. La Sacem lui a également accordé une aide à la musique. La région Aquitaine lui a apporté son soutien et la région Ile de France une aide remboursable. Canal+, Ciné+ et France télévisions l’ont préacheté. Wild Bunch et Elle Driver lui ont donné un minimum garanti pour tous les mandats.

Le précédent film réalisé par Thomas Kruithof était « Les promesses », sorti en 2022. Son budget prévisionnel était 4,6 millions €. Il avait le même producteur et Wild Bunch était son distributeur. Le film avait rassemblé 337 000 spectateurs.

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La troisième réalisation pour le cinéma de l’humoriste Jérôme Commandeur https://fr.wikipedia.org/wiki/Jérôme_Commandeur est « T’as pas changé ». Ce remake du film suédois « Klassefesten », réalisé par Mans Herngren et Hannes Holm, distribué par Buena vista international, est une comédie chorale  nostalgique sur 4 quinquas.

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Jérôme Commandeur

Son budget prévisionnel est 14 millions €, soit deux fois et demi le budget prévisionnel moyen des fictions françaises de notre dernier baromètre. https://siritz.com/financine/barometre-des-budgets-previsionnels/Pour la préparation, 53 jours de tournage (dont 2 en studio) et la post-production la rémunération du réalisateur est de 400 000 €, répartie en part égale entre à valoir sur droits d’auteur et salaire de technicien. C’est trois la rémunération moyenne des réalisateurs. https://siritz.com/financine/le-barometre-de-la-remuneration-des-realisateurs-2/

Les droits d’adaptation du film suédois ont été acquis 430 000 € et Jérôme Commandeur a écrit le scénario avec Kevine Knepper  pour 37 500 €. Le budget total du scénario est donc de l’ordre de 430 000 €, soit 2,4 fois le budget moyen des scénarios. https://siritz.com/financine/budget-des-scenarios-en-2025-et-2024/ 

A noter que, dans le budget prévisionnel, le budget du sujet, qui comprend les droits de remake, est de 957 000 €.

Dans le budget prévisionnel la musique a été confiée à  Maxime Desprez et Michael Tordjman pour 356 000 €. C’est 13 fois la rémunération moyenne des compositeurs de musique de film ! https://siritz.com/financine/remuneration-des-compositeurs-de-musique/Ce serait le 3ème plus élevé de l’année derrière celui de « Chien 41 » et « Dracula ». Les rôles principaux, dont Jérôme Commandeur, ont reçu 1,550 millions €. C’est 7 fois la rémunération moyenne des rôles principaux. https://siritz.com/financine/la-remuneration-des-roles-principaux-en-2025/ Cette rémunération se situe au 4ème rang des films sortis cette année, derrière « Dracula », « God save the Tuche » et « Chien 51 ».

Pour bien illustrer la part du budget que la production de «T’as pas changé» a consacré aux quatre principaux postes de l’affiche par rapport à ce qui leur est consacré dans la moyenne des films le tableau ci-dessous est éclairant:

On voit que la priorité est nettement donnée à la rémunération des rôles principaux.  La rémunération du réalisateur et, surtout, le budget de la musique représentent un pourcentage du budget total plus élevé que dans la moyenne des films. La part du budget du scénario (droits de remake+ scénario) est moins élevée. Mais si on prenait en compte l’ensemble du budget « sujet », elle serait, elle aussi, bien supérieure à la moyenne.

Les producteurs délégués sont Eskwad (Richard Grandpierre) et Chapter 2(Mathieu Prada).F1 films production est coproducteur. La région Grande Est a apporté son soutien. Le film a été préacheté par Canal+, Ciné+, TF1 et TMC. Le total de leurs prix d’achat couvre 50% du budget prévisionnel. Le film est distribué par StudioCanal qui a donné un minimum garanti pour tous les mandats de distribution. Le producteur belge Umédia est coproducteur pour 1,5% et a bénéficié du tax shelter.

Le précédent film réalisé et interprété par Jérôme Commandeur était la comédie « Irréductible », dont il était également l’un des principaux interprètes. Son budget prévisionnel était 11,6 millions €. Il était produit et distribué par SND et avait rassemblé 760 000 spectateurs.

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Avec « Une vie ordinaire », https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=1000016921.html le réalisateur russe Alexandre Kuszentsov réalise son 4ème long métrage pour le cinéma. Entièrement tourné en Russie il nous raconte 2 jeunes femmes russes dans la Russie de Poutine.Il s’agit de deux femmes retrouvant la vie « normale » après un séjour dans un hôpital psychiatrique.

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Alexandre Kousznestov

Le budget prévisionnel de cette coproduction entre la France (84%) et la Suisse (16%) a un budget prévisionnel de 288 000 €, soit 60% du budget prévisionnel moyen des documentaires de notre baromètre. https://siritz.com/financine/barometre-des-budgets-previsionnels/ Pour la préparation, 30 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur est de 20 000 €, dont 50 000 € d’à valoir sur droits d’auteur et 20 000 € de salaire de technicien. C’est 60% de la rémunération moyenne des réalisateurs de films documentaires. https://siritz.com/financine/le-barometre-de-la-remuneration-des-realisateurs-2/ Il a écrit le scénario pour 10 000 €.

Le producteur délégué est Petit à petit production (Rebecca Houzel). Le film a reçu 140 000 € d’avance sur recettes. La châine Current Time TV l’a préacheté. Current Time TV est une chaîne russe installée à Prague et soutenus par le Congrès américain. https://en.wikipedia.org/wiki/Current_Time_TV Norte distribution a donné u minimum garanti pour le mandat de distribution.

Le producteur Suisse est Intermezzo films. La chaîne publique suisse de télévision RTS l’a préacheté.

Le précédent film distribué par Norte distribution était « Peaches goes bananas ». Le producteur français de cette coproduction entre la France et la Belgique, dont le budget prévisionnel était 269 000 € était Tamara Films. Le film, sorti dans deux salles,  avait  rassemblé 2 800 spectateurs.

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Dans de précédents articles nous rappelions qu’en règle général, un film qui a un bon bouche à oreille, par ce qu’il correspond effectivement à ce que le public visé souhaitait voir, chute de 30% ou moins en seconde semaine et totalise à la fin de sa carrière au moins 3 fois les entrées de la première semaine. https://siritz.com/editorial/la-lecon-des-gros-echecs-des-films-francais/ et https://siritz.com/editorial/deux-films-phenomenes-a-suivre/. Cette évolution s’explique parfois parce que les exploitants constatent dès la première semaine un bon taux de remplissage chez eux ou chez leurs concurrents et augmentent le nombre de séances ou décident de programmer en seconde semaine ce film qu’ils ne programmaient pas en première semaine. Parfois aussi, cette évolution s’explique par le fait que le film, surtout des films pour enfants ou pour les jeunes, a démarré la semaine juste avant les vacances scolaires.

Mais peut-on prévoir la carrière d’un film dès la 2ème semaine d’exploitation ? Nous avons testé cette « règle » sur tous les films sortis en 2025 depuis la fin des vacances scolaires de Noël jusqu’à avant les vacances de la Toussaint. Nous en avons répertorié 518. 49, soit 9,5% ont chuté de 30% ou moins en seconde semaine. 30, soit 62 %, ont totalisé en troisième semaine plus de 3 fois les entrées de la première semaine. C’est dire que 38%, qui n’ont chuté que de 30% ou moins en seconde semaine, n’ont pourtant pas totalisé trois fois leurs entrées de la première semaine à la fin de leur exploitation. Mais  les 62%  montent à 71% si l’on ne prend en compte que les films qui ont chuté de 25% ou moins en seconde semaine.

Parmi ces films qui ont chuté de 30% ou moins en seconde semaine, il  y a eu des « films phénomènes » comme le dessin animé « Elio », produit par Pixar et distribué par Disney https://fr.wikipedia.org/wiki/Elio .Il réalisé a 167 000 entrées dans 591 salles la première semaine et a bondi à 455 000 entrées la seconde semaine (+72% ) dans 609 salles. Or il est sorti le 18 juin et la seconde semaine se situait avant le démarrage des vacances scolaires. C’était donc encore une semaine « normale ». Au total il a rassemblé 1,240 millions de spectateurs, soit 7,4 fois ceux de la première semaine. C’est donc, de loin, le film record de cette période.

Comme on l’a vu pour « Muganga-celui qui soigne » et « Sacré cœur » ces « films phénomènes » se détectent particulièrement vite. « Muganga » devrait dépasser le coefficient de 7 en fin  de carrière et « Sacré coeur » le coefficient 8.

En tout cas la bonne tenue en seconde semaine n’est pas une garantie absolue que le film va au moins multiplier par au moins 3 ses entrées de la semaine. C’est le cas de 4 films sortis le 19 mars : « On ira »https://fr.wikipedia.org/wiki/On_ira_(film)n’a reculé que de 9% en seconde semaine, mais son multiplicateur n’a été que de 2,79. « The Insider » a reculé de 20% alors que son multiplicateur n’est que de 2,4. https://fr.wikipedia.org/wiki/The_Insider_(film) .« Délocalisé » n’a reculé que de 19% et n’a, au total, fait que doubler ses entrées. https://fr.wikipedia.org/wiki/Délocalisés « Black box diaries » n’a chuté que de 21% et son multiplicateur n’est que 2,88. https://fr.wikipedia.org/wiki/Black_Box_Diaries

Parmi ces 49 films prometteurs cités plus haut, un autre a eu un multiplicateur dépassant 5 : Le dessin aminé franco-suisse (moyen métrage) pour enfant « Une guitare à la mer » n’avait chuté que de 8% en seconde semaine, et a multiplié finalement ses entrées de la première semaine par 5,7. https://fr.wikipedia.org/wiki/Une_guitare_à_la_mer Mais sa seconde semaine était le début des vacances scolaires de février.

A noter que 6 films ont eu un multiplicateur qui a dépassé 4.

Mais ce qui est impressionnant c’est que plus de 90% de films sortis ont fortement chuté dès la seconde semaine et que leur multiplicateur est nettement inférieur à 3. Le public fait donc son choix très rapidement. Ce qui est inévitable quand, en moyenne, 15 nouveaux films sortent chaque semaine. Ou bien le film se fait remarquer par une part importante de son public potentiel et les premiers spectateurs vont propager un bon bouche à oreille ou le film va très vite tomber aux oubliettes.

Le chanteur de rapp Orelsan (Aurélien Cotentin de son vrai nom) est la star de « Yoroï » https://fr.wikipedia.org/wiki/Yoroï un autoportrait azimuté, entre comédie et tendresse. C’est le premier  long métrage pour le cinéma réalisé par son copain artiste numérique David Tomaszewski https://fr.wikipedia.org/wiki/David_Tomaszewski

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David Tomazewski

Le budget prévisionnel de cette coproduction entre la France(95%) et la Belgique (5%) est 14 millions €, soit deux fois et demi le budget prévisionnel moyen des films de fiction de notre dernier baromètre. https://siritz.com/financine/barometre-des-budgets-previsionnels/ Pour la préparation, 48 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur est de 230 000 €, répartie en part égale entre à valoir sur droits d’auteur et salaire de technicien. C’est 80% de plus que la rémunération moyenne des réalisateurs. https://siritz.com/financine/le-barometre-de-la-remuneration-des-realisateurs-2/

La musique a été confiée à Eddie Purple, Orelsan, Phazz, Skead et David Soltany, mais son budget n’apparait pas dans le devis. En fait ces chanteurs sont édités par Sony Music et, comme on va le voir, la groupe Sony est une des sources de financements importante du film. Pour l’écriture du scénario Orelsan et David Tomaszewski ont reçu 300 000 €, soit deux tiers de plus que le budget moyen des scénarios. https://siritz.com/financine/budget-des-scenarios-en-2025-et-2024/

Enfin la rémunération des rôles principaux est 95 000 €, ce qui correspond à 40% de la rémunération moyenne des rôles principaux. https://siritz.com/financine/la-remuneration-des-roles-principaux-en-2025/

Pour bien illustrer la part du budget que la production de «Yoroï» a consacré aux quatre principaux postes de l’affiche par rapport à ce qui leur est consacré dans la moyenne des films le tableau ci-dessous est éclairant.

On voit que les sommes consacrées à la rémunération du réalisateur, au scénario et aux rôles principaux sont proportionnellement très inférieures à celles de la moyenne des films de fiction. C’est que l’effort de ce budget élevé de ce film fantastique porte sur le tournage en studio et les effets spéciaux. Pour Sony c’est aussi un outil de promotion de sa star musicale.

Les producteurs délégués sont Cinéfrance studios (Julien Deris et David Gauquié) et Attita (Matthieu Le Carpentier). France 2 cinéma est coproducteur. Le film a reçu l’aide aux techniques d’animation du CNC et une aide remboursable de la région Ile de France. Amazon et France 2 l’ont préacheté. Sony Brands et Sony Music ont fait des apports. Sony a donné un minimum garanti pour tous les mandats de distribution.

Dans le devis déposé au RCA et à l’agrément il y a un coproducteur Japonais. Mais il semble que les coproducteurs soient les sociétés Belge Compagnie cinématographique et Panache films qui ont sans doute bénéficié de Tax shelter tandis que la chaînes Proximus avait acheté le film pour le Bénélux. Néanmoins le film a peut-être bénéficié d’un crédit d’impôt du Japonais.

Le précédent film produit par Cinéfrance studios était « La voie du Serpent », réalisé par Kioshi Kurosawa et sorti le 3 septembre 2025. Le budget prévisionnel de cette coproduction entre la France, la Belgique, le Luxembourg et le Japon était 3 millions €. Le film, distribué par  Art House, avait rassemblé 15 000 spectateurs. https://siritz.com/cinescoop/a-la-recherche-dune-enfant-disparue/

www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose de nombreuses archives et d’un puissant moteur de recherche. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples critères.

Le 6ème film réalisé par Thierry Klifa est inspiré de l’affaire Bettencourt qui avait défrayé la chronique. https://fr.wikipedia.org/wiki/Thierry_Klifa « La femme la plus riche du monde » est une comédie grinçante sur une histoire vraie. https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Femme_la_plus_riche_du_monde_(film,_2025)

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Le budget prévisionnel de cette coproduction entre la France (65%) et la Belgique (35%) est de 4,2 millions €.  C’est 80% du budget prévisionnel moyen de notre dernier baromètre. https://siritz.com/financine/barometre-des-budgets-previsionnels/Pour la préparation, 32 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur est de  55 000 €, dont 10 000 € d’à valoir sur droits d’auteur et 45 000 € de salaire de technicien, soit deux tiers de la rémunération médiane des réalisateurs.https://siritz.com/financine/le-barometre-de-la-remuneration-des-realisateurs-2/

Il a écrit le scénario avec Cédric Anger et Jacques Fieschi pour 243 000 €. C’est 10% de plus que le budget moyen des scénarios. https://siritz.com/financine/la-remuneration-des-roles-principaux-en-2025/La musique a été confiée à Alex Beaupain pour 55 000 €, soit 90% de la rémunération des compositeurs de musique de films. https://siritz.com/financine/remuneration-des-compositeurs-de-musique/ Enfin la rémunération des rôles principaux est 400 000 €. C’est 75% de plus que la rémunération des rôles principaux. https://siritz.com/financine/la-remuneration-des-roles-principaux-en-2025/

Pour bien illustrer la part du budget que la production de « La femme la plus riche du monde » a consacré aux quatre principaux postes de l’affiche par rapport à ce qui leur est consacré dans la moyenne des films le tableau ci-dessous est éclairant.

On voit que l’accent est mis sur le scénario et sur les rôles principaux. La rémunération du réalisateur comme le budget de la musique sont très inférieurs à la moyenne.

Le producteur délégué est  Récifilms (Matthias Rubin). Trois Sofica garanties par lui et 4 sofica non granties ont investi dans le film. CB Partners, ICE et Madeleine Films Playtime sont coproducteurs. Il a bénéficié d’une aide à la musique originale de la Sacem.Netflix l’a préacheté et Haut et court a donné un minimum garanti pour tous les mandats de distribution France.

Le coproducteur belge est Nexus production qui a v-bénéficié du soutien de la région Wallonie et BETV et Proximus l’ont préacheté.

Le précédent film réalisé par Thierry Klifa était la comédie « Les rois de la piste » sortie en 2024. Son budget prévisionnel était de 4,4 millions €. Il était produit par Nolita Films et distribué par Apollo films. Il avait rassemblé 70 000 spectateurs. https://siritz.com/cinescoop/une-comedie-qui-rend-le-spectateur-heureux/

www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose de nombreuses archives et d’un puissant moteur de recherche. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples critères.

Pour le 25 ème film qu’il réalisé,  François Ozon https://fr.wikipedia.org/wiki/François_Ozon a adapté et produit le chef d’œuvre d’Albert Camus, « L’étranger ». Avec « L’étranger », un géant du cinéma adapte un monument de la littérature. https://fr.wikipedia.org/wiki/L%27Étranger_(film,_2025). Le film est tourné en noir et blanc.

Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.

François Ozon

Le budget prévisionnel de cette coproduction entre France (92%) et la Belgique (8%) est 7,9 millions €, soit 40% de plus que le budget prévisionnel moyen des films français de fiction de notre dernier baromètre. https://siritz.com/financine/barometre-des-budgets-previsionnels/ Pour la préparation, 32 jours de tournage (dont 30 au Maroc)  et la post-production la rémunération du réalisateur est de 220 000 €, répartie en part égale entre à valoir sur droits d’auteur et salaire de technicien, soit 70% de plus que la rémunération moyenne des réalisateurs. https://siritz.com/financine/le-barometre-de-la-remuneration-des-realisateurs-2/Les droits d’adaptation du livre ont été acquis pour 370 000 € et pour son scénario François Ozon a reçu 280 000 €. Le budget total du scénario est donc 670 000 €, soit plus de 3,7 fois le budget moyen des scénarios de films de fiction français. https://siritz.com/financine/budget-des-scenarios-en-2025-et-2024/

La musique a été confiée à Fatima Al Quadiri, koweitienne née à Dakar. Dans le devis initial sa rémunération serait de 100 000 €. C’est 60% de plus que le budget moyen des droits musicaux. https://siritz.com/financine/remuneration-des-compositeurs-de-musique/ Enfin les rôles principaux ont reçu 629 000 €, soit 2,7 fois leur rémunération moyenne. https://siritz.com/financine/la-remuneration-des-roles-principaux-en-2025/

Pour bien illustrer la part du budget que la production de « L’Étranger » a consacré aux quatre principaux postes de l’affiche par rapport à ce qui leur est consacré dans la moyenne des films le tableau ci-dessous est éclairant.

La part consacré à la rémunération du réalisateur et à la musique est supérieure à la moyenne. Mais l’accent a été clairement mis sur le budget du scénario (du fait l’acquisition des droits d’adaptation du roman) et la rémunération des 5 rôles principaux qui sont sur l’affiche.

Le producteur du film est la société de production de François Ozon, FOZ. Gaumont et France 2 cinéma sont coproducteurs.Quatre soficas non garanties y ont investi. Le film a été préacheté par Canal+, Ciné+ et France télévisions. Gaumont a donné un minimum garanti pour les mandats de distribution en France et un autre pour le mandat de vente à l’étranger hors Benelux. Le producteur Marocain b Lions production & service qui a bénéficié  du Crédit d’impôt Marocain. Le producteur belge est Scope Picture qui a bénéficié du Tax shelter.

Il est probable que ce film sera un best-seller de L’École au cinéma.

Le précédent film réalisé et produit par François Ozon était « Quand vient l’automne », sorti en 2024 https://siritz.com/cinescoop/lamitie-de-deux-vielles-femmes-comme-un-thriller/. Diaphana avait donné un minimum garanti pour la distribution. Le film, qui avait un budget prévisionnel de 4,8 millions €, avait rassemblé 675 000 spectateurs

www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose de nombreuses archives et d’un puissant moteur de recherche. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples critères.