Le 6ème film réalisé par Cédric Jimenez, https://fr.wikipedia.org/wiki/Cédric_Jimenez, sera-t-il le très attendu premier blockbuster français de l’année ? « Chien 51 », tiré du roman éponyme de Laurent Gaudé, à la différence du roman ne se passe pas en Grèce mais en France. https://fr.wikipedia.org/wiki/Chien_51 C’est un thriller d’anticipation à 300 à l’heure

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Cédric Jimenez

C’est le deuxième budget prévisionnel de l’année : 42 millions €, derrière les 45 millions € de     « Dracula », réalisé par Luc Besson. https://siritz.com/financine/barometre-des-budgets-previsionnels/ qui avait rassemblé 651 000 spectateurs. Pour la préparation, 73 jours de tournage (dont 6 en studio) et la post-production la rémunération du réalisateur est de 900 000 €, répartie en part égale entre à valoir sur droits d’auteur et salaire de technicien. C’est la rémunération la plus élevée des films sortis cette année. Les droits d’adaptation du roman de Laurent Gaudé ont été achetés 290 000 €. Cédric Jimenez a écrit le scénario pour 935 000 € avec Olivier Demangel qui en a touché 330 000 €. Le budget total du scénario est donc 1550 000 €. C’est 25% de moins que le budget de scénario le plus élevé des films sortis depuis le début de l’année qui est celui de « God save the Tuche », écrit par 8 scénaristes. https://fr.wikipedia.org/wiki/God_Save_the_Tuche et qui avait rassemblé 3 millions de spectateurs.

La musique a été confiée à Guillaume Roussel pour 710 000 €. C’est, de loin, le budget le plus élevé, devant celui de « Dracula » qui était de 600 000 € et dont le compositeur était l’américain Danny Elfman. Les rôles principaux ont reçu 2 millions €. Les rôles principaux de   « Dracula » avaient reçu 2,7 millions € et ceux de « God save the Tuche » 2,250 millions. Ceux de « Chien 51 » arrivent donc en 3ème position.

Le producteur délégué est  CHI-FOU-MI productions (Hugo Selignac). StudioCanal et France 2 cinéma sont coproducteurs. Le film a bénéficié de l’aide aux effets visuels et sonores du CNC. La Région PACA, la Métropole Aix-Marseille-Provence et la Région Ile de France lui ont procuré une avance remboursable. Canal+, Netflix et France télévisions (2 passages) l’ont préacheté. StudioCanal a donné un minimum garanti pour tous les mandats. Le producteur belge Artemis production est un tout petit coproducteur.

Le précédent film réalisé par Cédric Jimenez était « Novembre », sorti en 2022. Son budget prévisionnel était de 16 millions €. Il avait le même producteur et le même distributeur. Il avait rassemblé 2,4 millions de spectateurs.

*www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie le budget, le plan de financement et la répartition des recettes de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il dispose d’un puissant moteur de recherche multicritères et de 15 ans d’archives.

Après le baromètre du budget prévisionnel ou devis des films de fiction au 1er octobre 2025 https://siritz.com/financine/barometre-des-budgets-previsionnels/, publié la semaine dernière, nous publions le baromètre des rémunérations des réalisateurs de films de fiction.

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Ce qui est frappant c’est que les chiffres évoluent très peu d’une année sur l’autre, comme le montre la comparaison avec le baromètre de mai 2025 qui comparait les résultats de l’ensemble de l’année 2024 aux résultats à mai 2025https://siritz.com/financine/remuneration-des-realisateurs-2025-comparee-a-2024/

Ainsi, la rémunération moyenne d’un réalisateur de films fiction était de 128 000 € l’année dernière, de 122 000 € pour les films sortis depuis le début de l’année jusqu’en mai 2024 et de 130 000 € pour les films sortis depuis le début de cette année jusqu’au 1er octobre. Il en est de même des rémunérations médianes (autant de rémunérations supérieures que de rémunérations inférieures) : 80 000 € sur l’ensemble de 2024, 90 000 € au mois de mai de cette année, 85 000 € au mois d’octobre de cette année.

En ce qui concerne la rémunération la plus élevée, en 2025, elle était de 900 000 €. C’était celle de Gilles Lellouch pour « L’amour ouf » au un budget prévisionnel de 35 millions € et qui a rassemblé près de 5 millions de spectateurs. https://siritz.com/cinescoop/blockbuster-romantique-et-violent-francais/Pour les films sortis en 2025 jusqu’au mois de mai, on est tombé à 600 000 €. C’est la rémunération de Tristan Seguela pour « Mercato », dont le budget prévisionnel était 13,3 millions € et qui n’a rassemblé que 240 000 entrées. https://siritz.com/cinescoop/compte-a-rebours-haletant-dans-le-foot/

Mais en octobre de cette année on est remonté à 900 000 €. C’est la rémunération des frères Dardenne pour « Jeunes mères », un film dont le budget prévisionnel n’est pourtant que de 6 millions €. Le film a rassemblé 154 000 spectateurs. Une rémunération des réalisateurs qui représente 15% du budget prévisionnel du film est hors norme. Mais, rappelons, comme pour toutes les informations que publie Cinéfinances.info, qu’il s’agit du budget prévisionnel sur la base duquel le producteur, Archipel 35 a monté son financement. Si l’on se réfère au contrat d’auteur des frères Dardenne déposé au registre public du cinéma aucune rémunération n’est indiquée.

Dans ce baromètre, la rémunération qui arrive en seconde position est de 550 000 €. C’est celle de Ken Scott pour « Mamère, Dieu et Sylvie Vartan » un film dont le budget prévisionnel est 15,5 millions € qui a rassemblé 1,5 millions de téléspectateurs. Mais on verra demain que la rémunération de Cedric Jimenez pour « Chien 51 », film est 42 millions €, est de 900 000 €.

Cedric Jimenez

En ce qui concerne le baromètre de la rémunération des réalisateurs des documentaires, là aussi les chiffres sont presque similaires. En 2024 la rémunération la plus élevé d’un réalisateur était 82 000 €. C’était celle de Anna Recalda Miranda pour « De la guerre froide à la guerre verte » dont le budget prévisionnel était 657 000 € et qui n’avait rassemblé que 250 spectateurs. Au 1er octobre 2025, elle est de 80 000 €, un film au budget prévisionnel de 970 000 € et qui vient de sortir.

*www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie le budget, le plan de financement et la répartition des recettes de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il dispose d’un puissant moteur de recherche multicritères et de 15 ans d’archives.

Le cinéma français traverse une crise comme il n’en a pas connue depuis 40 ans. Il est clair que c’est parce qu’il y a une modification structurelle du public potentiel du cinéma que l’on peut résumer en une phrase : pour le public d’aujourd’hui il y a les films qui valent le déplacement et les autres. https://siritz.com/editorial/les-films-qui-valent-le-deplacement/

En 2024, 6 films à 5 millions d’entrées et plus

En revanche, ce qui n’a pas changé, c’est que seule une toute petite minorité de films sont capables de drainer plusieurs millions de spectateurs. Or, il y en avait l’année dernière et pratiquement pas depuis le début de cette année. Ainsi, prenons les films réalisant au moins 5 millions d’entrées. L’année dernière, où, avec 181 millions d’entrées, la fréquentation annuelle avait été de 10% au-dessus de son niveau d’équilibre, qui est de 200 millions d’entrées, il y en avait eu 5 qui étaient des « blockkbusters », et avaient réalisé au moins 5 millions d’entrées : « Un p’tit truc en plus »(11 millions),« Le comte de Monte-Cristo » (9,45 millions), Vice et Versa 2 » (8,56 millions), « Vaïana 2 » (8,1 millions) et «  Mufasa, le roi lion » (5,3 millions). Auxquels il faut rajouter « L’amour ouf » qui vaut frôlé ce niveau (4,94 millions). Soit 47,4 millions de spectateurs pour 6 films, soit 26% des entrées totales.

Et il y avait encore 2 films à plus de 4 millions d’entrées et 2 à plus de 3 millions d’entrées. Soit au total 63 millions d’entrées, ce qui revient à 34% de la fréquentation totale de 2024. De plus, au début octobre, les films de cette liste qui étaient déjà sortis avaient cumulé 29 millions d’entrées.

Depuis le début  2024 un seul film à plus de 5 millions d’entrées

Au contraire, le début de l’année 2025, seul « Lilo & Stich » dépasse les 5,16 millions d’entrées. Soit un retard de 24 millions d’entrées. Mais le retard de la fréquentation totale par rapport à l’année dernière est 17 millions d’entrées. Si l’on prend en compte les films à plus de 3 millions d’entrées, cette année, aucun film ne dépasse les 4 millions d’entrées et 3 films dépassent les 3 millions d’entrées : « F1 » (3,3 millions d’entrées ), « Jurassic World : Renaissance » (3 millions d’entrées) et « God save the Tuche » (3 millions d’entrées). Ce qui fait 9,9 millions d’entrées. L’année dernière, à cette période de l’année, trois films, « D’une deuxième partie » (4,2 millions d’entrées, « Dreadpool & Wolverine » (3,8 millions d’entrées) et « Gladiator II » avaient dépassé les 3 millions d’entrée. Soit, 2,1 millions de plus que ceux de cette année. Donc, à ce stade de l’année, alors que jusqu’à présent la fréquentation des films à 3 millions d’entrées et plus a reculé de 24,1 millions d’entrées, la fréquentation globale n’a reculé que de 17 millions d’entrées.  Ce qui signifie que  les films à moins de 3 millions d’entrées de cette années ont totalisé 7, 1 millions d’entrées de plus que ceux de l’année dernière. Mais, pour atteindre 170 millions d’entrées en 2024 il faudrait en regagner 7 d’ici la fin de l’année. Et si on reste avec un retard de 17 millions d’entrées on atteindra 164 millions d’entrées.

Or, en 2025, après le début d’octobre, sont sortis 4 films qui a plus de 3 millions d’entrées, qui ont totalisé 21 millions d’entrées. Les blockbusters à venir pourront-ils faire beaucoup mieux ou même autant ?

8 ans après son premier film, « Petit paysan » qui, en 2017 avait obtenu le César du Premier film, Hubert Charuel https://fr.wikipedia.org/wiki/Hubert_Charuelréalise son second film avec « Météors », https://fr.wikipedia.org/wiki/Météors qui est le récit d’une amitié toxique.

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   Hubert Charuel                                                                       Claude Le Pape

Son budget prévisionnel est 4,5 millions €, soit 80% du budget prévisionnel moyen des films français de fiction de notre dernier baromètre. https://siritz.com/financine/barometre-des-budgets-previsionnels/ Pour la préparation, 36 jours de tournage (dont 8 en studios) et la post-production la rémunération du réalisateur est de 100 000 €, répartie en part égale entre à valoir sur droits d’auteur et salaire de technicien. Là encore c’est 80% de la rémunération moyenne des réalisateurs de films de fiction de notre dernier baromètre. https://siritz.com/financine/remuneration-des-realisateurs-2025-comparee-a-2024/

Il a écrit le scénario avec Claude Le Pape pour 100 000 €. C’est 55% du budget moyen des scénarios. https://siritz.com/financine/budget-des-scenarios-en-2025-et-2024/ La musique a été confiée à Maxime Denuc et Matthieu Gasnier pour 82 000 €, soit un tiers de plus que les droits moyens des musiques de films. https://siritz.com/financine/remuneration-des-compositeurs-de-musique/Enfin, les rôles principaux ont reçu 167 000 € ce qui est 60% de la rémunération moyenne des rôles principaux. https://siritz.com/financine/la-remuneration-des-roles-principaux-en-2025/

Le producteur délégué du film est Domino Films (Stéphanie Bermann et Alexis Dulguerian) qui a bénéficié d’une sofica adossée. Le film a reçu  615 000 € d’avance sur recettes. France 2 cinéma est coproducteur et 4 sofica non garanties y ont investi. Région Grande Est et Réseau Plato Grand Est ont accordé une aide remboursable. Canal+, Ciné+ et France télévisions l’ont préacheté. Pyramide distribution a donné un minimum garanti pour les mandats de distribution France hors TV et une autre pour le mandat de vente à l’étranger.

Le premier film de Hubert Charuel, « Petit paysan », avait un budget prévisionnel de 3,2 millions €. Claude Le Pape était déjà co-scénariste. Il avait le même producteur délégué et le même distributeur et avait rassemblé 547 000 spectateurs.

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Pour le premier long métrage qu’elle réalise, la comédienne Vinciane Millereau https://fr.wikipedia.org/wiki/Vinciane_Millereau choisit la comédie. « C’était mieux demain » nous fait passer du parfum d’antan au vent nouveau.

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Vinciane Millereau

Le budget prévisionnel de cette coproduction entre la France (73%) et la Belgique (27%)est 8,5 millions € , soit 50% de plus que le budget prévisionnel moyen des fictions françaises de notre dernier baromètre. https://siritz.com/financine/barometre-des-budgets-previsionnels/ Pour la préparation, 35 jours de tournage en Belgique (dont 8 au studio Monev) et la post-production la rémunération de la réalisatrice est de 80 000 €, dont 25 500 € d’à valoir sur droits d’auteur et 54 500 € de salaire de technicien. C’est deux tiers de la rémunération médiane de notre dernier baromètre da la rémunération des réalisateurs. https://siritz.com/financine/remuneration-des-realisateurs-2025-comparee-a-2024/Elle a écrit le scénario avec Julien Lambroschnini pour 76 000 €, soit, là encore, deux tiers du budget médian des scénarios. https://siritz.com/financine/budget-des-scenarios-en-2025-et-2024/

La musique a été confié à Romain Trouillet pour 130 000 € ce qui est plus du double de la rémunération moyenne des compositeurs de musique de films de fiction. https://siritz.com/financine/les-barometres-2024-des-films-de-fiction/ Quant aux rôles principaux ils ont reçu 710 000 €, soit deux fois et demi la rémunération moyenne des rôles principaux. https://siritz.com/financine/la-remuneration-des-roles-principaux-en-2025/

Le producteur délégué estLes Films du 24 (Yves Marmion) et TF1 films production est coproducteur. Le film a été préacheté par Canal+, Ciné+, TF1 et TMC. UGC Images a donné un minimum garanti pour tous les mandats de distributeur.

Le coproducteur belge est Umédia qui a bénéficié du Tax shelter et du soutien de Wallimage.

Le précédent film produit par Les Films du 24 était  » Doux Jésus « , réalisé par Dominique Quiring  et sorti en avril dernier. Son budget définitif était de 7,3 millions et il était distribué par UGC Images. Il avait rassemblé 511 000 spectateurs https://siritz.com/cinescoop/road-moovie-pour-une-bonne-soeur/

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Le 25ème film réalisé par Richard Linklater, le prolifique réalisateur, scénariste et producteur américain, est un faux making off d’un chef d’œuvre, « A bout de souffle », le film culte de Jean-Luc Godard.

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Richard Linklater

Son budget prévisionnel est 8 millions €. C’est 60% de plus que le budget prévisionnel moyen des films de fictions français selon notre dernier baromètre. https://siritz.com/financine/budgets-previsionnels-en-2025/Pour la préparation, 32 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur est de 250 000 €, dont 208 000 € d’à valoir sur droits d’auteur et 42 000 € de salaire de technicien. C’est le double de la rémunération moyenne des réalisateurs. https://siritz.com/financine/remuneration-des-realisateurs-2025-comparee-a-2024/ Le scénario a été écrit par Vince Palmo, Michèle Halberstadt, Holly Gent et Laetitia Masson pour 264 000 €, soit 45% de plus que le budget moyen des scénarios. Les rôles principaux ont reçu 206 000 €. https://siritz.com/financine/budget-des-scenarios-en-2025-et-2024/ C’est 70% de la rémunération moyenne des rôles principaux.

Le producteur délégué est ARP (Michèle Halberstadt et Laurent Pétin). Le film a reçu 500 000 € d’avance sur recettes. Il a bénéficié de l’aide automatique et de l’aide sélective du CNC aux effets visuels et sonores. La Région Ile de France lui a apporté une aide remboursable. Le film a bénéficié d’un partenariat de la maison Chanel. ARP sélection lui a donné un minimum garanti pour les mandats en France et un autre pour les mandats de vente à l’étranger, sauf les États-Unis où le film a été vendu à Netflix.

Le précédent film de Richard Linklater était « Hit man », https://fr.wikipedia.org/wiki/Hit_Man_(film,_2023) qui n’est pas sorti en salle mais sur les plateformes. En France il est sorti sur Canal+ en 2023.

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Nous avons publié un baromètre des budgets prévisionnels des films de fiction français sortis depuis le début de l’année lé 16 mais dernier https://siritz.com/financine/budgets-previsionnels-en-2025/et un baromètre des films documentaires le 5 juin dernier https://siritz.com/financine/le-barometre-financier-des-documentaires-en-2025/

Nous en publions deux nouveaux portant sur les films sortis jusqu’au 1er octobre 2025. Ils donnent des chiffres légèrement différents.

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Pour ce qui est des films de fiction, le budget prévisionnel le plus élevé est celui de « Dracula », produit et réalisé par Luc Besson. Il est de 45 millions €, c’est à dire beaucoup plus que les 19,4 millions € de « God save the Tuche » https://siritz.com/cinescoop/les-tuche-chez-la-reine-dangleterre/. À noter que le premier n’a atteint que 650 000 entrées alors que le second en a atteint 3 millions. Mais c’est à peu près le même budget que le plus élevé de l’année dernière, « Le comte de Monte-Christo », qui avait atteint 9,4 millions d’entrées.  https://siritz.com/cinescoop/les-tuche-chez-la-reine-dangleterre/

Le budget moyen est de 5,556 millions €, donc 10% de plus que dans le précédent baromètre, mais légèrement au-dessus des 5,4 millions € de l’ensemble de l’année dernière. Quant au budget prévisionnel médian, il est de 3,771 millions €. C’est un peu plus que les 3,5 au mois de mai et un peu moins que les quelques 4 millions € de l’année dernière.

Notons qu’il y a 9 films de fiction dont les budgets prévisionnels sont inférieurs à 1 millions € et que « « Le bonheur est une bête sauvage », réalisé par Bernard Guerry, a un budget prévisionnel de 206 000€. https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=1000020057.html

En ce qui concerne les films documentaires français, le budget prévisionnel le plus élevé est celui de « Things we said today », réalisé par Andrej Ujica. https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=1000007939.html

C’est beaucoup plus que les 661 000 € de « Personne n’y comprends rien », https://fr.wikipedia.org/wiki/Personne_n%27y_comprend_rien réalisé par Yannick Kergoat de notre baromètre de juin.  https://siritz.com/financine/le-barometre-financier-des-documentaires-en-2025/ Le budget moyen est 488 000€ et le budget médian presqu’au même niveau, avec 452 000€.

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Lors du dernier Congrès de la FNCF, Gaël Bruel, le président du CNC, estimait qu’il y avait une évolution structurelle du public du cinéma et qu’il fallait envisager que la fréquentation ne retrouverait pas le plancher de 200 millions de spectateurs par an d’avant-Covid et devait viser les 180 millions de spectateurs par an, soit 10% de moins. Et que, dans ce cas, le cinéma cinéma devrait modifier son modèle économique.

Modifier le modèle économique du cinéma

Mais qu’elle pourrait être cette modification ? D’une manière générale celle-ci pourrait prendre deux formes : baisser de 10% ses coûts ou trouver de nouvelles recettes du même montant. A priori ce ne sont pas des objectifs hors de portée. Néanmoins, à ce jour la baisse de la fréquentation par rapport à l’année dernière est de plus de 13%, ce qui nous amènerait à moins de 160 millions de spectateurs en 2025. Et là, réduire les coûts de 20% ou trouver de nouvelles recettes du même montant semble un objectif peu réaliste. En fait, le cinéma est confronté au même défi qu’il a rencontré à chacune des crises qui ont jalonné sa longue histoire : il doit modifier son offre.

L’offre de salles

La dernière crise a vu ses entrées chuter de 202 millions en 1982 à 116 millions en 1993. LE cinéma a mis 10 ans pour se rendre compte que c’ était un problème d’offre de salles : une part croissante du public préférait voir les films chez lui sur son écran de télévision que sur le petit écran et assis dans le fauteuil inconfortable d’un complexe multisalles. Quand les exploitants ont compris que leurs salles devaient offrir un grand écran, un très bon son et un fauteuil confortable, et, notamment, lancer les multiplexes, la fréquentation a retrouvé ses 200 millions de spectateurs. Cela avait été une profonde modification de son modèle économique. Peut-être les exploitants, dont les salles  vivent avec des séances à 11 spectateurs, doivent-ils réfléchir à un nouveau modèle économique, à l’image de celui entrepris par le commerce de détail.

L’offre de films

Mais l’offre c’est aussi celle des films. Et là on voit que, comme le dit un exploitant, que « le public ne veut plus se déplacer que pour les films qui valent le déplacement ». Ce ne sont pas forcément des films qui font des millions d’entrées, mais aussi des films qui bénéficient d’un excellent bouche à oreille et qui,  sans sortir dans un très grand nombre de salles, finissent par réaliser un excellent score.

Aujourd’hui nous en avons un exemple avec Sirat. Ce film franco-espagnol d’Olivier Laxe a un budget prévisionnel de 6,6 millions €, ce qui est 20% de plus que le budget moyen des films français de fiction. Il avait remporté le prix du jury au Festival de Cannes et bénéficiait de critiques dithyrambiques. Son distributeur français, Pyramide, a donné un minimum garanti de 60 000 € et  l’a sorti que dans 311 salles.

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Ce qui ne l’a pas en empécher de rassembler 19 000 entrées le premier jour, 188 000 entrées la première semaine. Il n’a baissé que de 17% la deuxième semaine et de 21% la troisième, avec 122 000 entrées. Or ce film est fait pour être vu en salle de cinéma. Notamment, la bande son y joue un rôle fondamental. Et il est fait pour être vu au milieu d’un public dont chaque spectateur partage les émotions. Or, du fait de l’actuel modèle économique du cinéma français, une grande partie de ses films sont avant tout faits pour être vus à la télévision, parce que les télévisions sont, de loi, sa principale source de financement. Ce sont des téléfilms, mais avec un budget plus élevé.

Les films qui valent le déplacement

En même temps que « Sirat », sortait le film d’une franchise américaine, « Conjuring : l’heure du jugement » qui, la première semaine, a attiré. 1, 108 millions de spectateurs dans 439 salles. Puis comme tous les films d’épouvante à succès, il chuté de 55% la seconde semaine et de 45% la troisième et va largement dépasser les 2 millions d’entrées, très au-dessus des films de la franchise. Le public auquel il s’adresse ne veut pas attendre pour le voir. C’est pourquoi,  en 5 eme semaine « Sirat » sera devant lui.

Cette même semaine est sorti,  aussi un autre film de franchise « Downtowns Abbey III : Le Film », Il a rassemblé 273 000 spectateurs dans 297 salles. Puis il a chuté de 34%, puis de 40%. Donc, en 3 eme semaine « Sirat » était déjà devant lui. Mais on peut dire qu’une partie du public pensait que chacun de ces trois films valaient le déplacement.

Et ce qui est notable c’est que sur les 14 films qui sortaient cette semaine, les 11 autres, alors qu’ils étaient sortis dans autant de salles, n’ont réalisé que 20% des entrées. Certes, cette polarisation des entrées sur quelques films a toujours existé. Mais ce qui est nouveau ce sont les écarts entre ceux qui trouvent leur public et tous les autres.

www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose de nombreuses archives et d’un puissant moteur de recherche. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples critères.

Steven Gunnel à la fin du boys band Alliage, en 2000, est tombé en dépression et dans l’alcoolisme.  Plus tard,  il a découvert la foi dans une église à Nice et a créé, avec sa femme Sabrina, une société de production réalisant des films documentaires sur les sujets religieux. https://www.voici.fr/news-people/steven-gunnell-l-ex-chanteur-d-alliage-metamorphose-25-ans-apres-la-fin-du-boys-band-805885.« Sacré cœur » est son premier documentaire pour le cinéma qui nous plonge dans les mystères du Sacré-Cœur de Jésus. https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=1000026320.html

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   Steven Gunnell

Le budget  prévisionnel de ce docu-fiction est 690 000 €. Dans notre dernier baromètre sur les documentaires, portant sur l’année 2025, le budget moyen des documentaires était 369 000 € et le plus élevé était de 661 000 € https://siritz.com/financine/le-barometre-financier-des-documentaires-en-2025/Pour  la préparation, 25 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur est de 49 000 €, dont 8 000 € d’à valoir sur droits d’auteur et 41 000 € de salaire de technicien. Dans notre baromètre la rémunération moyenne des réalisateurs était 36 000 €. Il a écrit le scénario pour 2 000 € et il y a des comédiens dans le film dont la rémunération est de 6 500 €.

Le producteur délégué est Kréa Film Makers (Steven et Sabrina Gunnell). Il a bénéficié d’un financement participatif de Credo Funding, des experts du financement pour les projets de la communauté chrétienne. Toutes les chaînes du groupe Canal+ l’ont préacheté ainsi que KTO.

La société de distribution Saje Distribution lui a donné un minimum garanti. Saje Distribution est spécialisé dans la diffusion de films chrétiens. Le dernier film que la société a distribué  était « De mauvaise foi », sorti le 7 mai dernier et produit par Saje production. Il avait rassemblé 77 000 spectateurs.

*www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie le budget, le plan de financement et la répartition des recettes de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il dispose d’un puissant moteur de recherche multicritères et de 15 ans d’archives.

Le 11ème film de cinéma réalisé par l’iranien, Jafar Panahi, en Iran, dans la clandestinité et, donc, avec courage,  a obtenu la Palme d’or au dernier festival de Cannes. https://fr.wikipedia.org/wiki/Jafar_Panahi  La tragi-comédie « Un simple accident” traite de la vengeance contre le pardon avec humour.

Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.

Jafar Panahi

Ce film, tourné en Iran, dans la clandestinité, est une coproduction entre la France (82%), l’Iran (11%) et le Luxembourg (7%). Son budget prévisionnel est 1 millions € .A titre de comparaison c’est 20% du prix moyen des fictions françaises dans notre dernier baromètre https://siritz.com/financine/budgets-previsionnels-en-2025/. La rémunération du réalisateur est 43 000 €, ce qui correspond à  la moitié de la rémunération médiane des réalisateurs https://siritz.com/financine/remuneration-des-realisateurs-2025-comparee-a-2024/. Il a écrit le scénario pour 70 000 €. C’est deux tiers du budget médian des scénarios. https://siritz.com/financine/la-remuneration-des-roles-principaux-en-2025/

Le producteur français est Les Films Pelléas (Philippe Martin). Pio & Cgie est coproducteur. Le film a bénéficié de l’aide aux cinémas du monde. Memento Films a donné un minimum garanti pour les mandats de distribution France hors télévision et MK2 un minimum garanti pour les ventes à l’étranger. Le coproducteur luxembourgeois est Bidibul productions qui a obtenu le soutien de Cineworld. Jafar Panahi est le producteur iranien.

Le dernier film iranien réalisé par Jafar Panahi est « Aucun ours », sorti en 2022 et distribué par ARP Sélection. Le film avait rassemblé 81 000 entrées. https://fr.wikipedia.org/wiki/Aucun_ours. Rappelons que « Taxi Téhéran », sorti en 2011 et déjà distribué par Memento Films avait rassemblé 634 000 entrées. https://fr.wikipedia.org/wiki/Taxi_Téhéran

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