Le 80ème Congrès de la FNCF, qui se tient à Deauville, est plus que jamais un événement essentiel dans la vie de notre industrie cinématographique qui reste, de loin, la première d’Europe. Il intervient à un moment où toute la profession reconnaît qu’elle traverse une crise. Il sera l’occasion d’en débattre entre les différentes branches de l’exploitation et avec les distributeurs.
La table ronde « Éducation au cinéma à l’occasion de la présentation du rapport Geffray » sera à cet égard particulièrement bien venue. Car une des causes de la désaffection des jeunes est sans aucun doute la place qu’ont pris dans l’existence des jeunes les réseaux sociaux et les jeux vidéos qui concourent à leur repliement sur eux-mêmes. C’est un défi majeur qui se pose non seulement à l’éducation nationale mais aussi à notre vie sociale. Or, le cinéma, c’est à dire la démarche de se déplacer pour aller voir, à plusieurs, un film, dans une salle, et d’en parler avant et après, est un outil essentiel pour habituer les jeunes à devenir des citoyens qui s’insèrent dans la société.
Conséquence de l’exode des grands réalisateurs vers les plateformes
L’analyse des causes de la baisse de la fréquentation et des moyens d’y remédier sera sans doute le sujet central du Congrès. A ce sujet, notons la très intéressante étude de Ciné Conseil sur l’impact de la S-Vod sur la fréquentation en France. Son principe est simple : elle a recensé les grands réalisateurs de films de cinéma qui ont réalisé des fictions ou des séries sur les plate-formes plutôt que de réaliser des films de cinéma. Et, sur la base de leur box-office moyen en salle auparavant, l’étude calcule le box-office perdu en France. Cela représente 20 millions d’entrées en 2023, 26 millions en 2024 et dèjà 23,5 millions en 2025. Cf : « Les feux de la rampe. »www.cine-conseil.com.
Il sera évidemment impossible d’empêcher les grands talents du cinéma de travailler pour les plateformes, d’autant plus que celles-ci contribuent à l’explosion de l’offre et de l’emploi du secteur audiovisuel dans son ensemble. Dans ces conditions, que peut faire le cinéma ? Il faut qu’il trouve le moyen de remplacer ces grands talents qui, inévitablement, partageront leur activité entre cinéma et plateformes, par de nouveau grands talents. Donc, augmenter le nombre de grands talents qui font le box-office. Mais pour y parvenir, comment faire ?
Comment de cinéma doit-il réagir ?
Sans doute le cinéma devrait-il revoir entièrement la formation de ses réalisateurs et le mode soutien à leurs films. A ce sujet, un livre économique qui fait fureur aux États-Unis-malheureusement non traduit en France- analyse, les causes des échecs et des succès des politiques économiques américaines. Il s’agit de « Abundance » de Ezra Klein et Dereck Thompson.
Il étudie notamment les politiques américaines de soutien à l’innovation. A cette fin, il compare les performances des deux organismes fédéraux de soutien créés après-guerre : le National Institutes of Health (NIH) et le Defense Advanced Research Projectd Agency (DARPA). Le premier, qui a un mécanisme proche de notre avance sur recettes, a eu des performances médiocres. Il a même refusé pendant 20 ans de soutenir toute recherche sur l’ARN, qui, pourtant, permettra de mettre au point un vaccin contre la Covid et de le fabriquer en des dizaines de millions d’exemplaires, le tout en quelques mois. Quant au DARPA, son fonctionnement ressemble plutôt à celui qui a permis, comme vient de s’en féliciter la Cour des Comptes, de restaurer les Tours de Notre Dame ou d’organiser les Jeux Olympiques, en un temps record, sans dépassement de budget. Et bien le DARPA, lui, a financé l’invention d’internet, du GPS, de l’ordinateur personnel, de l’Intelligence Artificielle et de la conduite automobile sans conducteur. Bien plus, c’est lui qui a financé le laboratoire Moderna qui a mis au point l’ARN messager. Le DARPA a donc permis de financer une grande partie des innovations qui, aujourd’hui, font progresser notre économie et notre société.
Enfin, peut-être le cinéma pourrait-il s’inspirer de l’exemple du PSG en foot-ball. Pendant des années, le club a investi des fortunes pour débaucher les meilleurs joueurs du monde sans pouvoir s’imposer dans la Champions League. Finalement, c’est une équipe largement constituée de talentueux recrues de son école de formation de jeunes joueurs, qui se révèle la meilleure du monde, qui l’a remporté.
Savoir innover pour reconquérir ses spectateurs. Tel devrait être le mot d’ordre de l’industrie du cinéma. Et, pour innover, c’est à dire former et sélectionner les nouveaux grands talents il faut sans doute changer de méthode.
DANS L’INTIMITÉ D’UN COUPLE MYTHIQUE DU CINÉMA
CinéscoopLe 15 ème film réalisé par la comédienne, scénariste et productrice Diane Kurys sort cette semaine. https://fr.wikipedia.org/wiki/Diane_Kurys . « Moi qui t’aimais » nous fait pénétrer dans l’intimité d’un couple mythique du cinéma. https://fr.wikipedia.org/wiki/Moi_qui_t%27aimais
Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.
Diane Kurys
Son budget prévisionnel est 6 millions €, soit 20% de plus que le budget prévisionnel moyen des fictions françaises de notre baromètre. https://siritz.com/financine/budgets-previsionnels-en-2025/ Pour la préparation, 30 jours de tournage et la post-production la rémunération de la réalisatrice est de 148 000 €, dont 100 000 € d’à valoir sur droits d’auteur et 48 000 € de salaire de technicien. Là encore c’est 20% de plus que la rémunération moyenne des réalisateurs. https://siritz.com/financine/remuneration-des-realisateurs-2025-comparee-a-2024/
Elle a écrit le scénario avec Martine Moricuri et Sacha Sperling pour 390 000 €, soit près de 2,2 fois le budget moyen des scénarios. https://siritz.com/financine/budget-des-scenarios-en-2025-et-2024/.La musique a été confiée au grand compositeur Philippe Sarde qui a composé la musique de tous les films dont parle le film et dans lesquels Signoret et Montand ont joué. https://siritz.com/financine/remuneration-des-compositeurs-de-musique/ Sa rémunération est 40 000 €, soit deux tiers de la rémunération moyenne des compositeurs de films. https://siritz.com/financine/remuneration-des-compositeurs-de-musique/ La rémunération des rôles principaux est 500 000 €, ce qui revient à 1,8 fois la rémunération moyenne des rôles principaux. https://siritz.com/financine/la-remuneration-des-roles-principaux-en-2025.
Le producteur délégué du film est New Light films (Alexandre Arcady et Diane Kurys). Alexandra films et France 2 cinéma sont coproducteur. Une sofica non garantie y a investi. Le film a bénéficié de l’aide au développement du CNC. Canal+, Ciné+ et France télévisions l’ont préacheté. Le distributeur est Pan-Européenne qui n’a pas donné de minimum garanti. Rappelons que c’est l’heureux distributeurs de « Un p’tit truc en plus » (11 millions entrées). https://siritz.com/cinescoop/le-premier-demmarrage-de-lannee/.Le producteur belge est coproducteur à un petit niveau.
Le précédent film de Diane Kurys était « Ma mère est folle », sorti en 2018. Son budget prévisionnel était 4,5 millions €. Il était produit par Alexandra Films et distribué par Rezo films qui avait donné un minimum garanti. Le film avait rassemblé 65 000 spectateurs.
*www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma. Il publie le budget, le plan de financement et la répartition des recettes de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il dispose d’un puissant moteur de recherche multicritères et de 15 ans d’archives.
UN VOLEUR PEINE À RENDRE SON VOL
CinéscoopL’acteur et scénariste Grégoire Vigneron https://fr.wikipedia.org/wiki/Grégoire_Vigneron réalise son deuxième long métrage. Dans la comédie franco-belge, « Le million », un voleur peine à rendre son vol.
Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.
Grégoire Vigneron
Le budget prévisionnel de cette coproduction entre la France (72%) et la Belgique (22%) est 7,5 millions €. C’est 50% de plus que le budget moyen des fictions françaises de notre baromètre. https://siritz.com/financine/budgets-previsionnels-en-2025/
Pour la préparation, 33 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur est de 150 000 €, répartie en part égale entre à valoir sur droits d’auteur et salaire de technicien, soit un tiers de plus que la rémunération moyenne des réalisateurs. https://siritz.com/financine/remuneration-des-realisateurs-2025-comparee-a-2024/Il a écrit le scénario avec Isabelle Jaquet et Julie Ponsonnet pour 167 000 €. C’est 90% du budget moyen des scénarios. https://siritz.com/financine/budget-des-scenarios-en-2025-et-2024/ La musique a été confiée à Sylvain Goldberg pour 70 000 €. C’est 10% de plus que la rémunération moyenne des compositeurs de musique de films. https://siritz.com/financine/remuneration-des-compositeurs-de-musique/Les rôles principaux ont reçu 1 100 000 €, soit 3,8 fois la rémunération moyenne des rôles principaux. https://siritz.com/financine/la-remuneration-des-roles-principaux-en-2025/
Le producteur délégué est Curiosa Films (Olivier Delbosc). Grégoire Vigneron production et M6 films sont coproducteurs. 5 soficas non garanties y ont investi. Canal+, Ciné+ et M6 l’ont préacheté. Apollo films a donné un minimum garanti pour les mandats de distribution en France. Umédia est le coproducteur belge.
Le premier film réalisé par Grégoire Vigneron était « Sans laisser de traces », sorti en 2010. Il était produit par Fidélité et distribué par Mars Films. Il avait rassemblé 82 000 spectateurs. https://fr.wikipedia.org/wiki/Sans_laisser_de_traces_(film,_2010)
*www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma. Il publie le budget, le plan de financement et la répartition des recettes de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il dispose d’un puissant moteur de recherche multicritères et de 15 ans d’archives.
LE PAYS DES CINÉMAS EST LE PAYS DU CINÉMA
ÉditorialLe 80 ème Congrès de la Fédération Nationale des Cinémas Français qui vient d’avoir lieu à Deauville a tenu toutes ses promesses. Bien évidemment la crise que traverse le cinéma a été au cœur des débats.
La crise du cinéma
Les Président du CNC, Gaëtan Bruel, a confirmé que si la fréquentation retrouvait les 180 millions de spectateurs de l’année dernière c’était tout de même insuffisant pour assurer l’équilibre économique du secteur qui reposait sur une fréquentation supérieure à 200 millions de spectateurs. Or, les 9 premiers mois de l’années sont en baisse de 15% par rapport à l’année dernière. Et ce n’est qu’un moyenne. Dans la petite et moyenne exploitation il y a de nombreuses salles à moins 25%, voire moins 35 %. Et les charges (loyers, énergies,etc…) ont explosé. Le CNC constate que 90% du soutien automatique de la petite exploitation n’est pas utilisé car, souvent, les exploitants ne savent même pas comment payer leurs factures courantes.
Une offre de bien meilleure qualité
Le CNC, qui ouvre donc dès ce lundi une cellule d’urgence pour les petits et moyens exploitants, pense pouvoir notamment utiliser sa trésorerie qui encore confortable pour résoudre une partie des problèmes. L’IFCIC est également là pour les aider. Mais, d’’une manière générale, Gaetan Bruel estime que le cinéma va devoir revoir son modèle économique s’il veut pouvoir vivre avec 180 millions d’entrées. Un niveau qui semble à tous pouvoir être atteint car les piètres résultats de cette année sont avant tout tout dûs à une offre très insuffisante. Or, de ce qui a été vu de la présentation du line-up des distributeurs il apparaît que, à partir des sorties de fin septembre, l’offre sera de bien meilleure qualité et que, d’ici la fin de l’année, il y aura au moins un, et parfois 2 ou 3 succès par semaine. Et, l’année 2026 semble prometteuse.
Des idées pour développer École au Cinéma
Le remarquable rapport d’Édouard Geffray sur l’École au cinéma et ses 19 propositions pour une « éducation au cinéma et à l’image de qualité » est évidement une voie vers la reconquête des spectateurs. D’ors et déjà il y a près de 2 millions d’élèves (15% de toutes les élèves) et plus de 20 000 enseignants concernés qui assurent près de 4 millions d’entrées par an. À Deauville Édouard Geffray a fait deux brillantes propositions pour élargir cette opération. Tout d’abord il a suggéré de faire suivre La Fête du cinéma, qui a lieu juste avant les vacances scolaires de l’été, par une Fête de l’École au cinéma qui augmenterait le nombre d’entrées générées. Certes, à l’heure actuelle on ne peut compter sur des financements publics supplémentaires. Mais pour une opérations qui concerne 2 millions de jeunes il doit être possible de trouver des sponsors privés.
Autre suggestion du rapporteur : bâtir la marque « École au cinéma », en la mettant en-avant dans les salles, par des bandes annonces et l’affichage. Les mairies pourraient également y participer. Et il a rappelé que l’objectif devait être de doubler, voir de tripler les nombre d’ėlèves concernés, ce qui pourrait mener jusqu’à 10 millions de spectateurs. C’est la moitié du chemin pour repasser de 180 millions de spectateurs aux 200 millions d’avant Covid. Et, là encore, il faut avoir de l’imagination pour trouver des sponsors, surtout si École au cinéma devient une marque qui mobilise 5 à 6 millions de jeunes.
Et là on revient au cœur de l’enjeu du cinéma. Car, comme l’a dit un exploitant, « la France est le pays du cinéma parce que c’est le pays des cinémas ». Ainsi, dans le bus qui nous menait à un dîner, je me suis trouvé assis à côté d’un exploitant qui se trouvait être le responsable du cinéma Jean Vigo (2 écrans) à Gennevilliers. Je lui ai demandé quel impact la crise avait eu sur ses entrées. Il m’a dit qu’il avait progressé. Devant ma surprise il m’a expliqué qu’il avait un taux de pénétration d’École au cinéma bien supérieur aux taux habituels et que, comme il avait été un des premiers à mener cette opération, il avait de nombreux élèves qui y avaient découverts le cinéma, qui étaient devenus des spectateurs réguliers et dont les enfants participaient à leur tour à cette formation. Et, surtout, lui et le personnel de la salle organisaient 180 présentations de films par an qui faisaient salle comble.
Face à tous les autres médias qui présentent des images, le cinéma en salle a donc des atouts structurels qu’il doit savoir utiliser. Le pays des cinémas est le pays du cinéma et doit bâtir sa force sur ce principe.
UN PRIX NOBEL EN ACTION
Cinéscoop« Muganga-Celui qui soigne », suit Denis Wikwedge, qui soigne des milliers de femmes violés pendant la guerre du Congo. Il deviendra prix Nobel de la Paix. C’est le premier film réalisé par Marie-Hélène Roux. Il est tiré du livre « Panzi » de Denis Mukwege et Guy-Bernard Cadiège. C’est donc un film sur un Prix Nobel en action.
Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.
Marie-Hélène Roux
Cette coproduction entre la France (67%) et la Belgique (33%) a un budget prévisionnel de 5,3 millions €. C’est un peu plus que le budget moyen des fictions française de notre baromètre. https://siritz.com/financine/budgets-previsionnels-en-2025/ Pour la préparation, 35 jours de tournage et la post-production la rémunération de la réalisatrice est de 160 000 €, répartie en part égale entre à valoir sur droits d’auteur et salaire de technicien, soit une fois et demi la rémunération moyenne des réalisateurs de fiction.https://siritz.com/financine/remuneration-des-realisateurs-2025-comparee-a-2024/ Elle a écrit le scénario avec Jean-René Lemoine pour 175 000 €, tandis que les droits du livre ont été acquis pour 50 000 €. Le budget total du scénario est donc de 225 000 €. C’est un quart de plus que le budget moyen des scénarios. https://siritz.com/financine/budget-des-scenarios-en-2025-et-2024/
La musique a été confiée à Alexandre Dudermel pour 90 000 €, soit 50% de plus que les droits musicaux moyens. https://siritz.com/financine/remuneration-des-compositeurs-de-musique/ Les rôles principaux ont reçu 444 000 €. Là encore c’est 50% de plus que la rémunération moyenne des rôles principaux. https://siritz.com/financine/la-remuneration-des-roles-principaux-en-2025/
Le producteur délégué du film est Petite poupée production (Cynthia Pinet). Palermo films, Impact films et France 3 cinéma sont coproducteurs. Des privés, Becari et Gordé, ont également investi. Total a donné une subvention et Eurimages a apporté son soutien. Le film a bénéficié d’une avance sur recettes de 450 000 € du CNC. L’Atelier distribution a donné un minimum garanti.
Le producteur Belge est Scope Pictures. Il a bénéficié du tax shelter, d’aides nationales et du soutien d’Eurimages. La RTBF, Proximus et Telescope l’ont préacheté.
Le précédent film distribué par L’Atelier distribution était « Le monde est à eux », réalisé par Jérémie Fontamieux et sorti en mars de cette année. le budget prévisionnel de ce documentaire était 250 000 € et il avait rassemblé 1 600 spectateurs.
*www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma. Il publie le budget, le plan de financement et la répartition des recettes de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il dispose d’un puissant moteur de recherche multicritères et de 15 ans d’archives.
UNE COMÉDIE NOIRE SUR LA LUTTE DE CLASSE
CinéscoopPour son 4ème long métrage, Anthony Cordier https://fr.wikipedia.org/wiki/Antony_Cordier réalise « Classe moyenne », une comédie noire sur la lutte des classes. https://fr.wikipedia.org/wiki/Classe_moyenne_(film)#:~:text=Classe%20moyenne%20est%20une%20comédie,Cordier%20et%20sortie%20en%202025.&text=Pour%20plus%20de%20détails%2C%20voir,la%20section%20Quinzaine%20des%20cinéastes.
Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.
Anthony Cordier
Le budget prévisionnel de cette coproduction entre la France (94%) et la Belgique (6%) est 3,5 millions €, soit le budget prévisionnel médian de notre baromètre. https://siritz.com/financine/budgets-previsionnels-en-2025/. Pour la préparation, 25 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur est de 132 000 €, dont 87 000 € d’à valoir sur droits d’auteur et 45 000 € de salaire de technicien. C’est un peu plus que la rémunération moyenne des réalisateurs. https://siritz.com/financine/remuneration-des-realisateurs-2025-comparee-a-2024/ Il a écrit le scénario avec Steven Mitz, Julie Peur et Jean-Alain Laban pour 91 000 €, soit 80%du budget median des scénarios. https://siritz.com/financine/budget-des-scenarios-en-2025-et-2024/
La musique a été confiée à Clémence Ducreux pour 50 000 €, soit un quart de plus que les droits musicaux medians. https://siritz.com/financine/remuneration-des-compositeurs-de-musique/.Les rôles principaux ont reçu 352 000 €. C’est 50% de plus que leur rémunération moyenne. https://siritz.com/financine/la-remuneration-des-roles-principaux-en-2025/
Le producteur délégué est Cheyenne Fédération (Julien Madon). Il a bénéficié de l’investissement de La banque postale image et du soutien de la région Occitanie. Canal+, Ciné+ et C8 y ont investi. Tandem a donné un minimum garanti pour les mandats de distribution France tandis que Pulsar content et Indie sales en ont donné un pour les ventes à l’étranger.
Le producteur belge est Umédia qui a bénéficié du Tax shelter.
Le précédent film réalisé par Anthony Cordier est « Gaspar va au mariage », sorti en 2017. Son budget prévisionnel était 3 millions €. Il était produit par Agat Films et distribué par Pyramide. Il avait rassemblé 132 000 spectateurs.
*www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma. Il publie le budget, le plan de financement et la répartition des recettes de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il dispose d’un puissant moteur de recherche multicritères et de 15 ans d’archives.
UN THRILLER ENTRE NUCLÉAIRE ET ART
CinéscoopLe 9ème long métrage réalisé par Pierre Schoeller, https://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Schoeller « Rembrandt » https://fr.wikipedia.org/wiki/Rembrandt_(film,_2025) est un thriller entre nucléaire et art.
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Pierre Schoeller
Son budget prévisionnel est 7,5 millions €. C’est 50% de plus que le budget prévisionnel moyen des fictions françaises de notre baromètre. https://siritz.com/financine/budgets-previsionnels-en-2025/Pour la préparation, 31 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur est de 250 000 €, répartie en part égale entre à valoir sur droits d’auteur et salaire de technicien. C’est le double de la rémunération moyenne des réalisateurs. https://siritz.com/financine/remuneration-des-realisateurs-2025-comparee-a-2024/Il a écrit le scénario pour 234 000 €, soit 30% de plus que le budget moyen des scénarios. https://siritz.com/financine/budget-des-scenarios-en-2025-et-2024/ La musique a été confiée à Pavel Mikyetin pour 100 000 €, soit deux tiers de plus que la moyenne des droits musicaux. https://siritz.com/financine/remuneration-des-compositeurs-de-musique/
Les rôles principaux ont reçu 600 000 €, ce qui revient à plus du double de la moyenne des rémunérations des rôles principaux. https://siritz.com/financine/la-remuneration-des-roles-principaux-en-2025/
Le producteur délégué est Trésor Films (Yvan Attal). France 3 cinéma et Zinc sont coproducteurs. 2 sofica garanties et 5 sofica non garanties y ont investi. Le film a été préacheté par Canal+ Netflix et France télévisions.
Zinc a donné un minimum garanti pour les mandats de distribution en France et Playtime un minimum garanti pour le mandat de vente à l’étranger.
Le producteur belge Artemis a bénéficié d’un tax shelter.
Le précédent film réalisé par Pierre Shoeller était « Un peuple et son roi », sorti en 2018. Son budget prévisionnel était 16,8 millions €. Son producteur délégué était Archipel 35 et StudioCanal son distributeur. Il avait rassemblé 340 000 spectateurs.
*www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma. Il publie le budget, le plan de financement et la répartition des recettes de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il dispose d’un puissant moteur de recherche multicritères et de 15 ans d’archives.
LE POUVOIR DE FASCINATION DES CONTES
CinéscoopLe 4ème long métrage réalisé par Lucile Hadzihalilovic https://fr.wikipedia.org/wiki/Lucile_Hadžihalilović#/media/Fichier:Lucile_Hadžihalilović.jpg, « La tour de glace », https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Tour_de_glace est un drame fantastique qui explore le pouvoir de fascination des contes.
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Lucile Hadzihalilovic
Le budget prévisionnel de cette coproduction entre la France (82%) et l’Allemagne (18%) est 6,1 millions €. C’est 20% de plus que le budget moyen des films français de fiction sortis depuis le début de l’année et 10% de plus que le budget moyen de l’année dernière https://siritz.com/financine/budgets-previsionnels-en-2025/. Pour la préparation, 33 jours de tournage et la post-production la rémunération de la réalisatrice est de 77 000 €, dont 32 000 € d’à valoir sur droits d’auteur et 45 000 € de salaire de technicien. C’est à peu près la rémunération médiane des réalisateurs.https://siritz.com/financine/remuneration-des-realisateurs-2025-comparee-a-2024/
Elle a écrit le scénario avec Geof Cox pour 71 500 €, soit les trois quarts du budget médian des scénarios. https://siritz.com/financine/budget-des-scenarios-en-2025-et-2024/ Quant aux rôles principaux ils ont reçu 206 000 €. C’est 70% de la rémunération moyenne des rôles principaux.
Le producteur délégué est 3B productions (Rachid Bouchareb). Davis films et Arte cinéma France sont coproducteurs. Le film a bénéficié du soutien du mini-traité franco-allemand, de l’aide aux effets spéciaux du CNC et de l’aide de la région Sud. La région Ile de France a apporté une aide remboursable. Quatre sofica non garanties y ont investi. Canal+, Ciné+ et Arte l’ont préacheté. Metropolitan films a donné un minimum garanti pour les mandats de distribution France et Goodfellahs en a donné un pour les ventes à l’étranger.
Le coproducteur allemand est Sutor Kolonko (Ingmar Trost). Il a également bénéficié de l’aide du mini-traité franco-allemand. BR TV l’a préacheté. Pandora a donné un minimum garanti pour les mandats de distribution en Allemagne et en Autriche.
Le précédent film de Lucile Hadzihalilovic était « Earwig », sorti en 2021. Son budget prévisionnel était 2,7 millions €. Il était produit par Petit Film et distribué par New Story. Il avait rassemblé 2 000 spectateurs.https://fr.wikipedia.org/wiki/Earwig_(film,_2021)
*www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma. Il publie le budget, le plan de financement et la répartition des recettes de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il dispose d’un puissant moteur de recherche multicritères et de 15 ans d’archives.
SAVOIR INNOVER POUR RECONQUÉRIR SES SPECTATEURS
ÉditorialLe 80ème Congrès de la FNCF, qui se tient à Deauville, est plus que jamais un événement essentiel dans la vie de notre industrie cinématographique qui reste, de loin, la première d’Europe. Il intervient à un moment où toute la profession reconnaît qu’elle traverse une crise. Il sera l’occasion d’en débattre entre les différentes branches de l’exploitation et avec les distributeurs.
La table ronde « Éducation au cinéma à l’occasion de la présentation du rapport Geffray » sera à cet égard particulièrement bien venue. Car une des causes de la désaffection des jeunes est sans aucun doute la place qu’ont pris dans l’existence des jeunes les réseaux sociaux et les jeux vidéos qui concourent à leur repliement sur eux-mêmes. C’est un défi majeur qui se pose non seulement à l’éducation nationale mais aussi à notre vie sociale. Or, le cinéma, c’est à dire la démarche de se déplacer pour aller voir, à plusieurs, un film, dans une salle, et d’en parler avant et après, est un outil essentiel pour habituer les jeunes à devenir des citoyens qui s’insèrent dans la société.
Conséquence de l’exode des grands réalisateurs vers les plateformes
L’analyse des causes de la baisse de la fréquentation et des moyens d’y remédier sera sans doute le sujet central du Congrès. A ce sujet, notons la très intéressante étude de Ciné Conseil sur l’impact de la S-Vod sur la fréquentation en France. Son principe est simple : elle a recensé les grands réalisateurs de films de cinéma qui ont réalisé des fictions ou des séries sur les plate-formes plutôt que de réaliser des films de cinéma. Et, sur la base de leur box-office moyen en salle auparavant, l’étude calcule le box-office perdu en France. Cela représente 20 millions d’entrées en 2023, 26 millions en 2024 et dèjà 23,5 millions en 2025. Cf : « Les feux de la rampe. »www.cine-conseil.com.
Il sera évidemment impossible d’empêcher les grands talents du cinéma de travailler pour les plateformes, d’autant plus que celles-ci contribuent à l’explosion de l’offre et de l’emploi du secteur audiovisuel dans son ensemble. Dans ces conditions, que peut faire le cinéma ? Il faut qu’il trouve le moyen de remplacer ces grands talents qui, inévitablement, partageront leur activité entre cinéma et plateformes, par de nouveau grands talents. Donc, augmenter le nombre de grands talents qui font le box-office. Mais pour y parvenir, comment faire ?
Comment de cinéma doit-il réagir ?
Sans doute le cinéma devrait-il revoir entièrement la formation de ses réalisateurs et le mode soutien à leurs films. A ce sujet, un livre économique qui fait fureur aux États-Unis-malheureusement non traduit en France- analyse, les causes des échecs et des succès des politiques économiques américaines. Il s’agit de « Abundance » de Ezra Klein et Dereck Thompson.
Il étudie notamment les politiques américaines de soutien à l’innovation. A cette fin, il compare les performances des deux organismes fédéraux de soutien créés après-guerre : le National Institutes of Health (NIH) et le Defense Advanced Research Projectd Agency (DARPA). Le premier, qui a un mécanisme proche de notre avance sur recettes, a eu des performances médiocres. Il a même refusé pendant 20 ans de soutenir toute recherche sur l’ARN, qui, pourtant, permettra de mettre au point un vaccin contre la Covid et de le fabriquer en des dizaines de millions d’exemplaires, le tout en quelques mois. Quant au DARPA, son fonctionnement ressemble plutôt à celui qui a permis, comme vient de s’en féliciter la Cour des Comptes, de restaurer les Tours de Notre Dame ou d’organiser les Jeux Olympiques, en un temps record, sans dépassement de budget. Et bien le DARPA, lui, a financé l’invention d’internet, du GPS, de l’ordinateur personnel, de l’Intelligence Artificielle et de la conduite automobile sans conducteur. Bien plus, c’est lui qui a financé le laboratoire Moderna qui a mis au point l’ARN messager. Le DARPA a donc permis de financer une grande partie des innovations qui, aujourd’hui, font progresser notre économie et notre société.
Enfin, peut-être le cinéma pourrait-il s’inspirer de l’exemple du PSG en foot-ball. Pendant des années, le club a investi des fortunes pour débaucher les meilleurs joueurs du monde sans pouvoir s’imposer dans la Champions League. Finalement, c’est une équipe largement constituée de talentueux recrues de son école de formation de jeunes joueurs, qui se révèle la meilleure du monde, qui l’a remporté.
Savoir innover pour reconquérir ses spectateurs. Tel devrait être le mot d’ordre de l’industrie du cinéma. Et, pour innover, c’est à dire former et sélectionner les nouveaux grands talents il faut sans doute changer de méthode.
FEEL GOOD MOOVIE AVEC STARS
CinéscoopLe troisième long métrage réalisé par Emmanuel Poulain-Arnaud https://www.allocine.fr/personne/fichepersonne-621394/filmographie/, « Regarde » », https://fr.wikipedia.org/wiki/Regarde est un feel good movie avec stars.
Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.
Emmanuel Poulain-Arnaud
Le budget prévisionnel de cette coproduction entre la France (90%) et la Belgique (10%) est de 8 millions €. C’est 60% de plus que le budget prévisionnel moyen des films français de fiction sortis au début de cette année. https://siritz.com/financine/budgets-previsionnels-en-2025/ Pour la préparation, 41 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur est de 130 000 €, répartie en part égale entre à valoir sur droits d’auteur et salaire de technicien. C’est légèrement plus que la rémunération moyenne des réalisateurs. https://siritz.com/financine/remuneration-des-realisateurs-2025-comparee-a-2024/.Il a écrit le scénario avec Julien Rigoulot et Jean-André Yerlès pour 452 000 €, soit 2,5 fois le budget moyen des scénarios. https://siritz.com/financine/budget-des-scenarios-en-2025-et-2024/
La musique a été confiée à Julien Glabs pour 150 000 €. C’est, là encore, 2,5 fois la moyenne des droits musicaux. https://siritz.com/financine/remuneration-des-compositeurs-de-musique/ La rémunération des rôles principaux est 1,470 millions €. C’est plus de 5 fois la rémunération moyenne des rôles principaux. https://siritz.com/financine/la-remuneration-des-roles-principaux-en-2025/C’est la troisième rémunération des rôles principaux de 2025, derrière « Dracula » (2,7) et « God save la Tuche » (2,250). Cela prouve que le film repose bien sur le face à face entre deux stars, Audrey Fleurot et Dany Boon.
Le film est coproduit par Chapka Films (Laetitia Galitzine) et TF1 studio. SND et TF1 films production sont coproducteurs. Canal+, Disney+, TF1 et TMC l’ont préacheté.TF1 studio et SND ont donné un minimum garanti pour tous les droits de distribution.
Le producteur belge est Beside productions qui l’a financé essentiellement avec son tax shelter.
Le précédent film réalisé par Emmanuel Poulain-Arnaud était « Le test », sorti en 2021. Son budget prévisionnel était 5,4 millions €. Il était produit par 24 25 films et Apollo Films avait donné un minimum garanti pour les droits de distribution. Le film avait rassemblé 306 000 spectateurs. https://siritz.com/cinescoop/pour-la-realisation-de-le-test/
*www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma. Il publie le budget, le plan de financement et la répartition des recettes de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il dispose d’un puissant moteur de recherche multicritères et de 15 ans d’archives.
L’HISTOIRE D’UNE ÉPIPHANIE SELON BELVAUX
CinéscoopLe 10ème long métrage écrit et réalisé par le belge Lucas Belvaux est une adaptation de son roman « Les tourmentés ». Le film, « Les tourmentés », est une coproduction franco-belge. C’est l’histoire d’une épiphanie selon Belvaux lui-même. Épiphanie est le terme utilisé pour signifier qu’une personne a trouvé la dernière pièce d’un puzzle et voit désormais la chose dans son intégralité.
Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.
Lucas Belvaux
Le budget prévisionnel de cette coproduction entre la France (85%) et la Belgique (15%) a un budget prévisionnel de 5 millions €, ce qui est le budget prévisionnel moyen des films français de fiction de notre baromètre des budgets. https://siritz.com/financine/budgets-previsionnels-en-2025/ Pour la préparation, 37 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur est de 137 500 €, répartie en part égale entre à valoir sur droits d’auteur et salaire de technicien, soit 10% de plus que la rémunération des réalisateurs. https://siritz.com/financine/remuneration-des-realisateurs-2025-comparee-a-2024/ Les droits du livre ont été acquis pour 59 000 € et il a écrit le scénario pour 82 000 €. Le coût total du scénario est donc 141 000 €, soit 80% du budget moyen des scénarios. La musique a été confiée à Frédéric Vercheval pour 50 000 €. C’est 20% de moins que le budget moyen des droits musicaux.https://siritz.com/financine/remuneration-des-compositeurs-de-musique/Enfin, les rôles principaux ont reçu 400 000 €. C’est 40% de plus que la rémunération moyenne des rôles principaux. https://siritz.com/financine/la-remuneration-des-roles-principaux-en-2025/
Le producteur délégué est Bizibi (Emmanuel Agnerey). Le film a bénéficié de 650 000 € d’avance sur recettes avant réalisation. Une sofica garantie et deux sofica non garantis y ont investi. Les régions Ile de France et Rhône-Alpes ont apporté une aide remboursable. UGC Images a donné un minimum garanti pour tous les mandats de distribution.
Le producteur belge est Artemis productions. Il a bénéf icié de l’aide de Wallonie-Bruxelles. La RTBF, Be TV et Proximus l’ont coproduit et préacheté.
Le précédent film réalisé par Lucas Belvaux était « Des hommes », sorti en 2021. Son budget prévisionnel était 5,6 millions €. Il était produit par Synecdoche et distribué par Ad Vitam. Il avait rassemblé 174 000 spectateurs. https://siritz.com/cinescoop/la-remuneration-de-lucas-belvaux/
*www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma. Il publie le budget, le plan de financement et la répartition des recettes de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il dispose d’un puissant moteur de recherche multicritères et de 15 ans d’archives.