On estime que les entrées d’un film qui bénéficie d’un bon bouche à oreille chute d’environ 30% par semaine chacune des semaines suivantes et finira sa carrière avec entre trois et quatre fois les entrées de la première semaine. La très grande majorité des films chutent de beaucoup plus.
Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.
Mais, depuis fin septembre, deux films ont une carrière totalement atypique qu’il est intéressant d’analyser. Ce sont véritablement deux films phénomènes à suivre. Il s’agit tout d’abord de « Muganga, celui qui soigne » https://siritz.com/category/cinescoop/page/2/ C’est un premier film, réalisé par Marie-Helène Roux. https://fr.wikipedia.org/wiki/Muganga_-_Celui_qui_soigne

Cette coproduction entre la France et la Belgique et tournée au Ghana, a un budget prévisionnel de 5,3 millions €, ce qui est le budget moyen des films français. Son distributeur, l’Atelier distribution, est ce qu’on appelle un petit distributeur qui se spécialise dans « des films engagés qui posent un regard sur des problèmes sociétaux importants. » Le film « Mugamba » sur l’action de deux médecins dans le Congo ravagé par la guerre, correspond à cet engagement.
Il est sorti le 29 septembre dans 131 salles. Mais, dans beaucoup de ces salles il n’a bénéficié que d’un nombre limité de séances par jour, voir par semaine. Il a tout de même rassemblé 51 000 spectateurs. La seconde semaine 29 salles supplémentaires ont rejoint les premières, mais, là encore, avec un nombre réduit de séances. Et il a rassemblé 62 000 entrées, progressant de 23% par rapport à la première semaine ! En troisième semaine 106 salles se sont encore rajoutées, et le film a rassemblé 53 000 spectateurs, soit un recul de 15% par rapport à la semaine précédente, mais un niveau total supérieur à celui de la première semaine. En trois semaine il en était donc à un total cumulé de 168 000 entrées, soit déjà 3,3 fois les entrées de la première semaine.
Deuxième film atypique, « Sacré coeur » un docu-fiction qui est, là aussi, un premier film, réalisé et produit par Steven et Sabrina Gunnel. https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=1000026320.htmlIl traite d’un évènement que l’église catholique considère comme un vrai miracle. Le film, sorti le 3 octobre, est distribué par Sage, spécialisé dans les films d’inspiration chrétienne. A noter que la régie de la SNCF a refusé les affiches publicitaires de ce film « en vertu du principe de laïcité que doit respecter un service public ». Dans ce cas, elle aurait sans doute également refusé les affiches de « Les 10 commandements » de Cécile B de Mille ou les différents chefs d’œuvres consacrés à Jeanne d’Arc…

« Sacré cœur » a un budget prévisionnel de 690 000 €. Il a été pré-acheté par les chaînes du groupe Bolloré (Canal +, Ciné+, OCS et C8) pour 360 000 € et par KTO pour 20 000 €, alors que Saje a donné un minimum garanti de 20 000 €. https://siritz.com/cinescoop/les-mystere-du-sacre-coeur-de-jesus/Le film est sorti dans 149 salles, avec, là encore, un nombre très réduit de séances. Il a rassemblé 47 000 entrées la première semaine. La deuxième semaine 79 salles se sont ajoutées, soit 50% de plus et la fréquentation a progressé de 54%. Le film totalisait alors 119 000 entrées, soit déjà 2,5 fois les entrées de la première semaine. Il est clair que pour ces deux films très ciblés, le public visé estime qu’ils « valent le déplacement ».

Mais, mercredi dernier sont sortis, avec la perspective des vacances scolaires la semaine suivante, 15 nouveaux films (dont 8 français) dans plus de 3 000 salles. Les budget cumulatif de 3 des films français atteint près de 80 millions € et d’un 4ème, 10 millions €. Il sera intéressant de voir comment ces deux films phénomènes ont résisté à ce déferlement qui a dû leur retirer de nombreuses salles et séances.
*www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma. Il publie le budget, le plan de financement et la répartition des recettes de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il dispose d’un puissant moteur de recherche multicritères et de 15 ans d’archives.
UNE FABLE ÉCOFUTURISTE EN ANIMATION
CinéscoopUgo Bienvenu est connu pour ses clips, ses court-métrages et ses bandes dessinées. https://fr.wikipedia.org/wiki/Ugo_Bienvenu Son premier long métrage pour le cinéma est une fable écofuturiste en animation. Il a reçu le Cristal du long métrage au Festival international du film d’animation d’Annecy 2025.
Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.
Hugo Bienvenu
Son budget prévisionnel est 9,6 millions €. La rémunération du réalisateur est 184 000 €. Il a écrit le scénario avec Felix Lesueur de Givry pour 150 000 €. La musique a été confiée à Arnaud Toulon pour 83 000 €. Les voix du film ont reçu 30 000 €.
Les producteurs du films sont Remembers (Philippe de Givry et Ugo Bienvenu) et Moutain A France (la star américaine Nathalie Potrtman et Sophie Mas). France 3 cinéma est coproducteur. Le film a reçu du CNC 500 000 € d’avance sur recettes et une aide aux techniques d’animation. La région Ile de France lui a apporté une aide remboursable.
Le film a également reçu le soutien de la fondation Gan et de la fondation Chanel. Il a été préacheté par Netflix et France télévisions. Diaphana a donné un minimum garanti pour le mandat salles et une autre pour le mandat vidéo/vod. Goodfellahs et River Road ont donné un minimum garanti pour les ventes à l’étranger.
A noter que, pour ces vacances scolaires, « Arco » est en compétition avec plusieurs autres films d’animation français, dont 3 ont un budget conséquent https://siritz.com/cinescoop/un-biopic-sur-un-geant-de-notre-culture/ « Marcel et Monsieur Pagnol » https://siritz.com/cinescoop/un-biopic-sur-un-geant-de-notre-culture/, « Hopper et le secret des Marmottes » https://siritz.com/cinescoop/un-biopic-sur-un-geant-de-notre-culture/ et « Le secret des mésanges » https://siritz.com/cinescoop/un-biopic-sur-un-geant-de-notre-culture/
Il parait intéressant de comparer certains postes essentiels de leur budget.
A noter que le distributeur Ad vitam a à l’heure actuelle un autre film qui vient de sortir : « La petite dernière ».
www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma. Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose de nombreuses archives et d’un puissant moteur de recherche. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples critères.
LEÇON DES GROS ÉCHECS DES FILMS FRANÇAIS
Éditorial. Pour les films américains comme pour les films français. Mais pas forcément de la même façon dans tous les pays. Ainsi, dans l’Amérique de Trump, le dernier « Superman » est un succès alors qu’en France il est une déception. En tout cas, malheureusement, les producteurs français des films à gros budget sortis cette année n’ont pas su prévoir et comprendre l’évolution du public français.
www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma. Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose de nombreuses archives et d’un puissant moteur de recherche. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples critères.
LES DEUX FILMS PHÉNOMÈNES FONT MIEUX QUE RÉSISTER
CinéscoopMalgré la sortie de 14 nouveaux films mercredi dernier, « Muganga- celui qui soigne » et « Sacré cœur » https://siritz.com/editorial/deux-films-phenomenes-a-suivre/ ont vu le nombre de salles qui les diffusent augmenter sensiblement. Le premier est passé de 266 salles à 375 et le second de 228 salles à 337 salles. Même si, dans celles qui le diffusaient déjà, le nombre et la qualité des séances a diminué pour faire de la place aux nouveaux films. Mais de plus en plus d’exploitants veulent présenter à leurs clients des films qui valent le déplacement.
De ce fait, en 4ème semaine « Muganga-celui qui soigne » ne baisse que de 15%, la fréquentation passant de 53 000 à 45 000 entrées, totalisant déjà 213 000 entrées ,soit 4,1 fois les entrées de la première semaine. Quant à « Sacré cœur » sa fréquentation passe de 72 961 entrées à 73 198 entrées (contre 47 374 entrées en première semaine). Et il totalise déjà 193 000 entrées. Soit, lui aussi, 4,1 fois les entrées de la première semaine.
Incontestablement les deux films phénomènes font mieux que résister.
Bien entendu, il y a d’autres films qui ont une carrière remarquable.
C’est notamment le cas du film américain « Une bataille après l’autres » qui, en 4ème semaine ne recule que de 12% et atteint 1,146 millions d’entrées, soit 2,6 fois les entrées de la première semaine. https://fr.wikipedia.org/wiki/Une_bataille_après_l%27autre
La coproduction franco-espagnole, « Sirat », en 6ème semaine, baisse de 30% et totalise 647 000 entrées, soit 3,4 fois les entrées de la première semaine. https://fr.wikipedia.org/wiki/Sirāt
Ou bien la palme d’or du dernier festival de Cannes, « Un simple accident » qui ne recule que de 3% en 3èmesemaine et totalise 468 000 entrées, soit 2,1 fois les entrées de la première semaine. https://siritz.com/cinescoop/vengeance-contre-pardon-avec-humour/
JEUNE FEMME À LA CROISÉE DES CHEMINS
CinéscoopHafsia Herzi
Le 3ème long métrage réalisé par la comédienne Hafsia Herzi https://fr.wikipedia.org/wiki/Hafsia_Herzi a été sélectionné au dernier Festival de Cannes où son interprète principale, Nadia Melliti, a reçu le prix d’interprétation féminine. « La petite dernière » est une adaptation du roman éponyme de Fatima Daas. https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Petite_Dernière_(film). C’est le récit d’une jeune femme à la croisée des chemins.
Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.
Le budget prévisionnel de cette coproduction entre la France (79%) et l’Allemagne (21%) est 3,4 millions €, soit 90% du budget médian des films français de fiction de notre baromètre. https://siritz.com/financine/barometre-des-budgets-previsionnels/ Pour la préparation, 48 jours de tournage et la post-production la rémunération de la réalisatrice est de 56 000 €, répartie en part égale entre à valoir sur droits d’auteur et salaire de technicien. C’est deux tiers de la rémunération médiane des réalisateurs. https://siritz.com/financine/le-barometre-de-la-remuneration-des-realisateurs-2/ Elle a écrit le scénario pour 221 000 € et les droits du livre ont été acquis pour 33 000 €. Le budget total du scénario, 254 000 €,d’ est donc 40% supérieur au budget moyen des scénarios. https://siritz.com/financine/budget-des-scenarios-en-2025-et-2024/
La musique a été confiée à Amine Bouhafa pour 70 000 €. C’est 15% de plus que la rémunération moyenne des compositeurs de musique de film.https://siritz.com/financine/remuneration-des-compositeurs-de-musique/Les rôles principaux ont reçu 31 000 €, soit moins de 30% de la rémunération médian des rôles principaux. https://siritz.com/financine/la-remuneration-des-roles-principaux-en-2025/
Le producteur délégué est June Films (Julie Billy et Naomi Benamur). Il a bénéficié de l’aide au développement du mini-traité franco-allemand, de l’aide Média au codéveloppement ainsi que de d’une aide du CNC aux coproductions étrangères et d’une aide du CNC à la diversité. Eurimages a également apporté son soutien. Il a également bénéficié des aides non remboursables de la région Grande-Est, de la métropole Nancy et de la région Ile de France.
Un Sofica non garantie y a investi. OCS France et OCS Suisse ainsi qu’Arte France l’ont pré-acheté. Ad Vitam lui a accordé un minimum garanti pour tous les mandats France hors TV et MK2 a donné un minimum garanti pour les ventes à l’étranger hors Allemagne et Espagne.
Le producteur Allemand est Katuh studio (Vanessa Ciszewski). Il a également bénéficié de l’aide d’Eurimages ainsi que de l’aide au codéveloppement du mini-traité en production. Il a été préacheté par Arte Allemagne.
Le précédent film réalisé par Hafsia Herzi était « Bonne mère », sorti en 2021. Son budget prévisionnel était 1,7 millions €. Il était produit par Quat’sous films et distribué par Rezo Films. Il avait rassemblé 30 000 spectateurs.
www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma. Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose de nombreuses archives et d’un puissant moteur de recherche. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples critères.
ENTRE COMÉDIE LÉGENDAIRE ET AVENTURE ÉPIQUE
CinéscoopLe monteur, producteur, compositeur et musicien Alexandre Astier réalise son 5ème long métrage. C’est la suite de « Kaameloot : premier volet ». Comme pour le premier de la série, il y est aussi producteur, interprète, scénariste compositeur et musicien. « Kaamelott : deuxième volet » partie oscille entre comédie légendaire et aventures épiques.
Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.
Alexandre Astier
Son budget prévisionnel est 18,7 millions €, soit 3,4 fois le budget moyen prévisionnel moyenne des films de fiction de notre dernier baromètre. https://siritz.com/financine/barometre-des-budgets-previsionnels/ Pour la préparation, 49 jours de tournage (dont 16 en studios) et la post-production la rémunération du réalisateur est de 185 000 €, répartie en part égale entre à valoir sur droits d’auteur et salaire de technicien. C’est un peu moins d’une fois et demi la rémunération moyenne des réalisateurs. https://siritz.com/financine/le-barometre-de-la-remuneration-des-realisateurs-2/
Il a écrit le scénario pour 954 000 €, soit 7,3 fois le budget moyen des scénarios de film. C’est le 8èmebudget le plus élevé de l’année. Il a composé et interprété la musique du film pour 75 000 €, soit 20% de plus que le budget moyen de la musique de films. https://siritz.com/financine/remuneration-des-compositeurs-de-musique/ Les rôles principaux ont reçu 224 000 €, ce qui est le budget moyen des rôles principaux. https://siritz.com/financine/la-remuneration-des-roles-principaux-en-2025/,
Le producteur délégué est la société d’Alexandre Astier, Régular production dont Agathe Socher est gérante. SND et M6 films son coproducteurs. Il a bénéficié d’une avance remboursable de la région Auvergne-Rhône-Alpes Cinéma et d’une aide de la région Aquitaine et de la Sacem. Le CNC lui a accordé des aides pour les effets spéciaux visuels et sonores. OCS, M6 et W9 l’ont préacheté. SND a donné un minimum garanti pour tous les mandats de distribution. Le producteur belge Beside production est coproducteur pour un tout petit montant.
Le précédant film réalisé par Alexandre Astier était « Kaamelott : premier volet », sorti en 2021. Sont budget prévisionnel était 14,7 millions €. Il avait le même distributeur et avait rassemblé 2,660 millions d’entrées.
www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma. Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose de nombreuses archives et d’un puissant moteur de recherche. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples critères.
GRAND FILM SUR UN PETIT HOMME
CinéscoopL’éclectique Jan Kounen https://fr.wikipedia.org/wiki/Jan_Kounenconsacre son 6ème long métrage à « L’homme qui rétrécit » adapté du film américain « l’homme qui rétrécit » sorti en 1957 et adapté du roman de Richard Matheson. C’est un grand film sur un petit homme. https://fr.wikipedia.org/wiki/L%27Homme_qui_rétrécit_(film,_2025)
Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.
Jan Kounen
Le budget de cette coproduction entre la France (82%) et la Belgique (18%) est 21 millions €. C’est quatre fois le budget prévisionnel moyen des films de fiction de notre dernier baromètre.https://siritz.com/financine/barometre-des-budgets-previsionnels/Et c’est le 5ème budget prévisionnel le plus élevé des films français sortis depuis le début de l’année. Pour la préparation, 55 jours de tournage (dont 48 en studio) et la post-production la rémunération du réalisateur est de 350 000 €, répartie en part égale entre à valoir sur droits d’auteur et salaire de technicien. C’est 2,7 fois la rémunération moyenne des réalisateurs de films de fiction. https://siritz.com/financine/le-barometre-de-la-remuneration-des-realisateurs-2/
Les droits de remake du film américain ont été achetés à Universal 370 000 €. Jan Kounen a écrit le scénario avec Christophe Deslandes pour 505 000 €. Le budget total du scénario est donc 875 000 €, soit 4,8 fois le budget moyen des scénarios. https://siritz.com/financine/budget-des-scenarios-en-2025-et-2024/ La musique a été confiée à Alexandre Desplat pour 220 000 €. C’est 3,7 fois le coût des droits musicaux.https://siritz.com/financine/remuneration-des-compositeurs-de-musique/.Les rôles principaux ont reçu 954 000 €, soit 3,3 fois la rémunération moyenne des rôles principaux.
Le producteur délégué est Pitchipoï production (Alain Goldman). TF1 films production est coproducteur. Le CNC a apporté une aide aux effets visuels et sonores. Le film a été prévendu à OCS, Amazon, TF1 (2 passages) et TMC (2 passages). Universal a donné un minimum garanti pour tous les mandats de distribution France sauf la télévision.
Le coproducteur Belge est Umedia production qui a obtenu le soutien de Wallimage, Screen Flanders et Sceern Brussels et a bénéficié du tax shelter.
La précédent film réalisé par Jan Kounen était « Mon cousin », sorti en 2020. Il l’a réalisé avec Vanessa Zenati. Son budget prévisionnel était 12 millions €. Eskwad était le producteur délégué et Pathé le distributeur. Le film avait rassemblé 360 000 spectateurs. https://siritz.com/cinescoop/la-remuneration-de-jan-kounen/
*www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma. Il publie le budget, le plan de financement et la répartition des recettes de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il dispose d’un puissant moteur de recherche multicritères et de 15 ans d’archives.
RETOUR SUR UN PASSÉ DOULOUREUX
CinéscoopLe 15ème long métrage pour le cinéma, et le deuxième de l’année, réalisé par Arnaud Desplechin https://fr.wikipedia.org/wiki/Arnaud_Desplechin est « Deux pianos » https://fr.wikipedia.org/wiki/Deux_pianos_(film) qui nous compte un retour sur un passé douloureux.
Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.
Arnaud Desplechin
Son budget prévisionnel est 3,7 millions €, soit le budget médian des films de fiction français dans notre dernier baromètre. https://siritz.com/financine/barometre-des-budgets-previsionnels/ Pour la préparation, 30 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur est de 100 000 €, répartie en part égale entre à valoir sur droits d’auteur et salaire de technicien. C’est 10% de plus que la rémunération médiane des réalisateurs. https://siritz.com/financine/le-barometre-de-la-remuneration-des-realisateurs-2/C’est lui qui a écrit le scénario pour 101 000 €. Là encore c’est 90% du budget médian des scénarios. La musique a été confiée à Grégoire Hetzel pour 50 000 €, soit 80% du budget médian des droits musicaux. https://siritz.com/financine/les-barometres-2024-des-films-de-fiction/Les rôles principaux ont reçu 226 000 €. C’est 80% du budget moyen de la rémunération des rôles principaux. https://siritz.com/financine/la-remuneration-des-roles-principaux-en-2025/
Le producteur délégué est Why not productions (Pascal Caucheteux). Arte France cinéma est coproducteur tout comme Auvergne-Rhône-Alpes cinéma. Huit sofica non garanties y ont investi. Canal+ et Ciné+ et Arte France l’ont préacheté. Le distributeur est Le Pacte qui n’a donné aucun minimum garanti.
Le précédent film réalisé par Arnaud Desplechin. Il est sorti le 15 février dernier. Son budget prévisionnel était 2,2 millions €. Le producteur était CG cinéma International et le distributeur Les Films du Losange qui a donné deux minima garantis, un pour le mandat salles et un pour le mandat télévision. Le film avait rassemblé 23 000 spectateurs.
*www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma. Il publie le budget, le plan de financement et la répartition des recettes de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il dispose d’un puissant moteur de recherche multicritères et de 15 ans d’archives.
DEUX FILMS PHÉNOMÈNES À SUIVRE
ÉditorialOn estime que les entrées d’un film qui bénéficie d’un bon bouche à oreille chute d’environ 30% par semaine chacune des semaines suivantes et finira sa carrière avec entre trois et quatre fois les entrées de la première semaine. La très grande majorité des films chutent de beaucoup plus.
Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.
Mais, depuis fin septembre, deux films ont une carrière totalement atypique qu’il est intéressant d’analyser. Ce sont véritablement deux films phénomènes à suivre. Il s’agit tout d’abord de « Muganga, celui qui soigne » https://siritz.com/category/cinescoop/page/2/ C’est un premier film, réalisé par Marie-Helène Roux. https://fr.wikipedia.org/wiki/Muganga_-_Celui_qui_soigne
Cette coproduction entre la France et la Belgique et tournée au Ghana, a un budget prévisionnel de 5,3 millions €, ce qui est le budget moyen des films français. Son distributeur, l’Atelier distribution, est ce qu’on appelle un petit distributeur qui se spécialise dans « des films engagés qui posent un regard sur des problèmes sociétaux importants. » Le film « Mugamba » sur l’action de deux médecins dans le Congo ravagé par la guerre, correspond à cet engagement.
Il est sorti le 29 septembre dans 131 salles. Mais, dans beaucoup de ces salles il n’a bénéficié que d’un nombre limité de séances par jour, voir par semaine. Il a tout de même rassemblé 51 000 spectateurs. La seconde semaine 29 salles supplémentaires ont rejoint les premières, mais, là encore, avec un nombre réduit de séances. Et il a rassemblé 62 000 entrées, progressant de 23% par rapport à la première semaine ! En troisième semaine 106 salles se sont encore rajoutées, et le film a rassemblé 53 000 spectateurs, soit un recul de 15% par rapport à la semaine précédente, mais un niveau total supérieur à celui de la première semaine. En trois semaine il en était donc à un total cumulé de 168 000 entrées, soit déjà 3,3 fois les entrées de la première semaine.
Deuxième film atypique, « Sacré coeur » un docu-fiction qui est, là aussi, un premier film, réalisé et produit par Steven et Sabrina Gunnel. https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=1000026320.htmlIl traite d’un évènement que l’église catholique considère comme un vrai miracle. Le film, sorti le 3 octobre, est distribué par Sage, spécialisé dans les films d’inspiration chrétienne. A noter que la régie de la SNCF a refusé les affiches publicitaires de ce film « en vertu du principe de laïcité que doit respecter un service public ». Dans ce cas, elle aurait sans doute également refusé les affiches de « Les 10 commandements » de Cécile B de Mille ou les différents chefs d’œuvres consacrés à Jeanne d’Arc…
« Sacré cœur » a un budget prévisionnel de 690 000 €. Il a été pré-acheté par les chaînes du groupe Bolloré (Canal +, Ciné+, OCS et C8) pour 360 000 € et par KTO pour 20 000 €, alors que Saje a donné un minimum garanti de 20 000 €. https://siritz.com/cinescoop/les-mystere-du-sacre-coeur-de-jesus/Le film est sorti dans 149 salles, avec, là encore, un nombre très réduit de séances. Il a rassemblé 47 000 entrées la première semaine. La deuxième semaine 79 salles se sont ajoutées, soit 50% de plus et la fréquentation a progressé de 54%. Le film totalisait alors 119 000 entrées, soit déjà 2,5 fois les entrées de la première semaine. Il est clair que pour ces deux films très ciblés, le public visé estime qu’ils « valent le déplacement ».
Mais, mercredi dernier sont sortis, avec la perspective des vacances scolaires la semaine suivante, 15 nouveaux films (dont 8 français) dans plus de 3 000 salles. Les budget cumulatif de 3 des films français atteint près de 80 millions € et d’un 4ème, 10 millions €. Il sera intéressant de voir comment ces deux films phénomènes ont résisté à ce déferlement qui a dû leur retirer de nombreuses salles et séances.
*www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma. Il publie le budget, le plan de financement et la répartition des recettes de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il dispose d’un puissant moteur de recherche multicritères et de 15 ans d’archives.
UN BIOPIC SUR UN GÉANT DE NOTRE CULTURE
CinéscoopLe 3 ème long métrage d’animation réalisé par le scénariste et dessinateur de bandes dessinées, Sylvain Chomet https://fr.wikipedia.org/wiki/Sylvain_Chomet (qui avait en outre réalisé un film en live) est « Marcel et Monsieur Pagnol » https://fr.wikipedia.org/wiki/Marcel_et_Monsieur_Pagnol. C’est un biopic sur un géant de notre culture.
Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.
Sylvain Chomet
Le budget prévisionnel de cette coproduction entre la France (41%), le Luxembourg (20%) et la Belgique (39%) est 16,8 millions €. C’est plus du triple du budget moyen des fiction françaises de notre dernier baromètre https://siritz.com/financine/barometre-des-budgets-previsionnels/. Nous n’avons pas encore sorti notre baromètre des films d’animation, mais, à titre de comparaison, « Hopper et le secret de la Marmotte » qui sort la même semaine, a un budget prévisionnel de 22 millions €. https://fr.wikipedia.org/wiki/Hopper_et_le_Secret_de_la_marmotte
La rémunération de Sylvain Chomet en tant que réalisateur et graphiste est 152 000 €, dont 70 000 € comme auteur et 82 000 € comme technicien réalisateur/graphiste. A titre de comparaison c’est à peu près la rémunération moyenne des réalisateurs des films de fiction. https://siritz.com/financine/le-barometre-de-la-remuneration-des-realisateurs-2/ Il a écrit le scénario à partir du livre « Confidences de monsieur Pagnol », publié par les éditions de la Treille. Les droits ont été acquis pour 137 000, ce qui revient aux trois quarts du budget total des scénarios de films de fiction. https://siritz.com/financine/la-remuneration-des-roles-principaux-en-2025/
La musique a été confiée à Stefano Bollani. Le total des droits musicaux est 70 000 €, ce qui correspond 15% de plus que la moyenne des droits musicaux. https://siritz.com/financine/remuneration-des-compositeurs-de-musique/La rémunération des comédiens qui font les voix, dont Laurent Laffite, s’élève à 320 000 €. C’est 15% de plus que la rémunération moyenne des rôles principaux des films de fiction. https://siritz.com/financine/la-remuneration-des-roles-principaux-en-2025/
Le producteur délégué français est Onyx Films (Aton Soumache). What the prod (Ashargin Poiré) est coproducteur. Le film a reçu le soutien d’Eurimages et une aide CVS du CNC ainsi qu’une aide non remboursable de la région Normandie. Une sofica garantie par Onyx et une sofica non garantie y ont investi. Le film a bénéficié de placements de produits et Netflix l’a préacheté. Wild Bunch a donné un minimum garanti pour les mandats salle, vidéo et VàDA France et Sony pour l’étranger.
Le producteur Luxembourgeois est Bidibul qui a bénéficié d’aides nationales et du soutien d’Eurimages. Le producteur Belge est Walking the Dog qui a bénéficié du tax shelter et reçu le soutien d’Eurimages, de Screen Flanders, Bruxelles Flanders, du VA et de la Communauté française.
Le précédent film réalisé par Sylvain Chomet était une comédie live, « Attila Marcel », sorti en 2013. Son budget prévisionnel était 7,1 millions €. Il était produit par Eurowide Film production et distribué par Pathé. Il avait rassemblé 47 000 spectateurs.
*www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma. Il publie le budget, le plan de financement et la répartition des recettes de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il dispose d’un puissant moteur de recherche multicritères et de 15 ans d’archives.
LE MAUVAIS JOUR J POUR 2 SOLDATS
CinéscoopLe 5ème film réalisé par Claude Zidi Jr est de nouveau une comédie. https://fr.wikipedia.org/wiki/Claude_Zidi_Jr.#:~:text=Claude%20Zidi%20Jr.%2C%20né%20le,Claude%20Zidi%20Jr. Dans « Le Jour J » c’est le mauvais Jour J pour 2 soldats. https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Jour_J_(film,_2025)
Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.
Claude Zidi Jr
Son budget prévisionnel est 10,4 millions €, soit un peu moins du double du budget moyen des films de fiction françaises de notre dernier baromètre. https://siritz.com/financine/barometre-des-budgets-previsionnels/Pour la préparation, 33 jours de tournage (dont 1 eun studio) et la post-production la rémunération du réalisateur est de 70 000 €, répartie en part égale entre à valoir sur droits d’auteur et salaire de technicien. C’est 10% de moins que la rémunération médiane des réalisateurs. https://siritz.com/financine/remuneration-des-realisateurs-2025-comparee-a-2024/ Il a écrit le scénario avec Hector Cabello Reyes, Simon Astier, Claire Alexandrakia, Stanislas Graziani pour 135 000 €, soit les trois quarts du budget moyen des scénarios. https://siritz.com/financine/budget-des-scenarios-en-2025-et-2024/
La musique a été confiée à Laurent Perez Del Mar pour 70 000 €. C’est 10% de plus que la rémunération moyenne des compositeurs de musique de films. https://siritz.com/financine/remuneration-des-compositeurs-de-musique/Quant aux rôles principaux ils ont reçu 1,138 millions €, soit près de 4 fois la rémunération moyenne des rôles principaux. https://siritz.com/financine/la-remuneration-des-roles-principaux-en-2025/
Les producteurs délégués sont Radar Film (Clément Miserez) et First step production (Dimitri Veret et Rafaël Benoliel). M6 Films est coproducteur. Le film a été pré-acheté par Canal+, M6 (2 passages) et W9. StudioCanal et Apollo Films ont donné un minimum garanti pour tous les mandats.
Le précédent film réalisé par Claude Zidi Jr était « Maison de retraite 2 », sorti le 14 février de cette année. Cette comédie avait un budget prévisionnel de 11,5 millions €. Elle était produite par My Family et The Man France. Apollo Films était le distributeur. Le film avait rassemblé 1,575 millions de spectateurs.
*www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma. Il publie le budget, le plan de financement et la répartition des recettes de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il dispose d’un puissant moteur de recherche multicritères et de 15 ans d’archives.