A partir des données publiées par Cinéfinances.info sur le budget prévisionnel et le plan de financement des films français nous établissons des baromètres des budgets prévisionnels https://siritz.com/financine/barometre-2026-25-des-budgets-previsionnels/ et de certaines dépenses (rémunération du réalisateur https://siritz.com/financine/progression-de-la-remuneration-des-realisateurs/ , budget total du scénario https://siritz.com/financine/les-barometre-des-scenarios-2026-25/, rémunération des rôles principaux https://siritz.com/financine/le-barometre-2026-25-de-la-remuneration-des-roles-principaux/ et budget de la musique https://siritz.com/financine/le-barometre-2026-25-des-musiques-de-film/) ainsi que  d’une source de financement essentielle (le minimum garanti du distributeur en France https://siritz.com/financine/le-barometre-des-minima-garantis-2026-25/). Pour les budgets, les réalisateurs, le scénario et les minima garantis nous avons séparé les films de fiction des documentaires et de l’animation. Nous établissons ces baromètres chaque année, mai aussi en c.ours d’année

Et, cette année, tous les baromètres, à fin mai, c’est à dire au bout de 5 mois, pour les films de fiction, qui représentent le gros des films et des montants, est particulièrement significatif : tous les montants moyens et tous les montants médians ont progressé. C’est surtout le montant médian qui a une signification incontestable. En effet, le budget très élevé de quelques films pèse sur le budget moyen, alors que le budget médian concerne à chaque fois la moitié des films. Et cette évolution prolonge celles de ces dernières années, les chiffres ne cessant de progresser.

Cette évolution est à rapprocher du sentiment de la majorité des producteurs qu’il est de plus en plus difficile de monter le financement d’un film. Cela semble donc signifier que ceux qui concourent au financement des films, et avant tout les distributeurs et les chaînes ou les plateformes, concentrent leurs investissements sur des films plus coûteux.

Il n’y a peut-être pas de rapport de cause à effet, mais ces 5 derniers mois la part de marché et le nombre d’entrées de l’ensemble des films français ont progressé par rapport aux deux années précédentes, et notamment  l’année 2025 qui était une très mauvaise année puisqu’elle a terminé à 150 millions d’entrées, soit un quart de moins que le minimum d’avant la crise du Covid. Mais aussi l’année 2024 qui, avec 180 millions d’entrées se rapprochait à 89% du niveau d’avant crise. La progression des films français en 2026 en entrées et en part de marché est essentiellement due à la progression des films français millionnaires.

 

 

 

 

 

 

 

Bien entendu il faudra attendre la fin de l’année pour savoir si ces tendances sont pérennes et si on peut en tirer une leçon.

En France, tous les films, même ceux aux plus petits budgets et visant des une nombre d’entrées modeste ont intérêt à ce que la fréquentation globale soit la plus élevée possible. En effet, le principal atout du cinéma en France c’est d’avoir le plus beau et les plus dense parc de salles du monde. Or c’est le cas parce que chaque année, sauf depuis la crise du Covid, le cinéma en France rassemble au moins 200 millions de spectateurs chaque année. S’il ne réussissait pas à retrouver cet étiage, le système économique du cinéma français serait bouleversé, de nombreuses salles fermeraient et la production se réduirait sensiblement, à commencer par celle des films à budget modeste .
Or la fréquentation globale dépend avant tout des films qui sont en tête du box-office. À commencer par les films qui réalisent plus d’un million d’entrées. Ainsi, cette année, à la fin du mois de mai, 14 films sortis depuis le début de l’année vont rassembler au moins un million de spectateurs. 14 sur près de 300 sortis. Ces 14 films cumulent 42% de toutes les entrées. Parmi eux 8 films américains cumulent 73% de ces 42% et 6 films français 27%. Et, fait important, pour l’instant, le champion du box-office de l’année, est un film français, « Marsupilami », avec plus de 6,1million d’entrées. https://siritz.com/cinescoop/une-comedie-tres-attendue-pour-tous-les-publics/
L’année dernière à fin mai, 14 films sortis depuis le début de l’année allaient dépasser le million d’entrées, cumulant également 42% des entrées totales. Parmi eux il y avait seulement 3 films français qui rassemblaient 23% des entrées des films millionnaires. À noter que fin mai de l’année dernière la fréquentation globale cumulée était de 17% inférieure à celle de cette année à la même . Or la fréquentation cumulée des films millionnaires était également de inférieure de 17% des films millionnaires de cette année.
Bien entendu les films qui font beaucoup d’entrées ne sont pas forcément rentables et des films qui font beaucoup moins d’entrées peuvent l’être. Mais parce qu’ils assurent la pérennité du réseau de salles et alimentent le fonds de soutien les films millionnaires sont indispensables. En outre, le fait que les plus importants circuits de salle de cinéma sont aussi parmi les plus importants producteurs et distributeurs les incitent à mettre en chantier des films porteurs. Aux États-Unis, où les majors n’ont pas le droit d’être exploitants de salles de cinéma, toutes , sauf Sony, possèdent des plate-formes à qui elles ont sacrifié la fenêtre de diffusion des salles qui n’est que de 45 jours. C’est sans doute la principale cause du recul du cinéma américain.

Nous avons établi le baromètre des budgets prévisionnels de films français sortis depuis le début de l’année comparé à celui de l’ensemble de l’année dernière https://siritz.com/financine/barometre-2026-25-des-budgets-previsionnels/. Nous avons fait de même par la rémunération des réalisateurs. https://siritz.com/financine/progression-de-la-remuneration-des-realisateurs/Dans les deux cas nous avons distingué les films de fiction des films documentaires et des films d’animation. Nous avons également établi le  même baromètre pour les scénarios, en analysant la rémunération des adaptations de livres. https://siritz.com/financine/les-barometre-des-scenarios-2026-25 Nous avons également établi un baromètre de la rémunération des rôles principaux. A chaque fois, sauf pour les budgets, ou rémunérations les plus élevées, qui sont toujours des exceptions, la tendance est à la hausse. Enfin, nous avons établi un baromètre du budget de la musique et, comme pour les autres baromètres, on constate une progression du budget moyen (15%) et du budget médian (5%). Ce baromètre prend par en compte les minima garantis qui sont nuls pour les superproductions parce qu’elle sont distribuées par leur producteur délégué

Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.

Cette fois-ci nous avons établi un baromètre des minima garantis des distributeurs pour les mandats de distribution en France pour les films français de fiction sortis depuis le début de l’année. Nous n’avions pas établi ce baromètre en 2025, mais Cinéfinances.info nous a fourni les chiffres.

Or, nous constatons le même phénomène : le minimum garanti le plus élevé de cette année est inférieur à celui de l’année dernière. Il est de 4 millions €, donnés par Pathé Film  pour « Marsupilami », https://siritz.com/cinescoop/une-comedie-tres-attendue-pour-tous-les-publics/  réalisé par Philippe Lachau. Alors que l’année dernière il était de 6,5 millions €, donnés par StudioCanal pour « Chien 51 » https://siritz.com/cinescoop/un-thriller-danticipation-a-300-a-lheure/réalisé par Cédric Jimenez. En revanche, comme pour les autres baromètres, cette année le minimum garanti moyen est 520 000 € contre   490 000 € ,  tandis le minimum garanti médian est de 250 000 € contre 200 000 € en 2025.

www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose de nombreuses archives et d’un puissant moteur de recherche. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples critères.

Le premier  film réalisé par la scénariste Diane Clavier https://www.ubba.eu/fiche/scenariste/diane-clavierest « Anna et les enfants » https://fr.wikipedia.org/wiki/Anna_et_les_Enfants sur la phobie des enfants et seule avec eux.

Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.

Le budget prévisionnel de cette coproduction entre la France (65%) et la Belgique (35%) est 3,8 millions €. C’est les trois quarts du budget médian des films de fiction français sortis en 2025. https://siritz.com/financine/barometre-2026-25-des-budgets-previsionnels/ Pour la préparation, 29 jours de tournage et la post-production la rémunération de la réalisatrice est de 95 000 €, dont 50 000 € d’à valoir sur droits d’auteur et 45 000 € de salaire de technicien. C’est 10% de plus que la rémunération médiane des réalisateurs. https://siritz.com/financine/progression-de-la-remuneration-des-realisateurs/ Elle a écrit le scénario avec Olivia Côte pour 90 000 €. C’est deux tiers du coût médian des scénarios. https://siritz.com/financine/les-barometre-des-scenarios-2026-25/

La musique a été confiée à Maxime Deprez et Michaël Tordjman pour 40 000 €. C’est deux tiers du budget médian des musiques de films. La rémunération des rôles principaux est 171 000 €, soit 90% de la rémunération médiane des rôles principaux. https://siritz.com/financine/le-barometre-2026-25-de-la-remuneration-des-roles-principaux/

Pour bien illustrer la part du budget que la production de « Anna et les enfants » a consacré aux quatre principaux postes de l’affiche par rapport à ce qui leur est consacré dans la moyenne des films le tableau ci-dessous est éclairant :

Comme on le voit la production a mis un peu plus l’accent sur la rémunération de la réalisatrice et à celle des rôles principaux que la moyenne des films, et un peu moins au budget du scénarios et à la musique du film.

Le producteur délégué est Cheyenne Fédération (Julien Madon). Fédération International et TF1 Films production sont coproducteurs. Deux sofica garanties et une sofica non garantie y ont investi. Netflix et TF1 l’ont préacheté. Paradis Films a donné un minimum garantie pour les mandats de distribution en France et Ginger et Fred a le mandat de vente à l’étranger sans minimum garanti.

Le producteur belge est Umédia qui a bénéficié deu tax shelter et reçu l’aide de Screen Brussels. RTL l’a préacheté.

Le précédent film produit par Cheyenne Fédération était « Le gang des Amazones », sorti en  2025 et dirigé par Melissa Drigeard. Son budget prévisionnel était 8 millions €. Distribué par Apollo Films il avait rassemblé 141 000 spectateurs.

www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose de nombreuses archives et d’un puissant moteur de recherche. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples critères.

Le second long métrage pour le cinéma réalisé par Antonin Baudry https://fr.wikipedia.org/wiki/Antonin_Baudry est « La bataille de Gaulle-L’âge de fer » https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Bataille_de_Gaulle, un monumental thriller historique et géopolitique.

Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.

Antonin Baudry

Son budget prévisionnel est 37,7 millions €. C’est le plus élevé de celui des films français de fiction sortis depuis le début de l’année, devant « Les rayons et les ombres », de Xavier Giannoli. https://siritz.com/financine/barometre-2026-25-des-budgets-previsionnels/ Pour la préparation, 63 jours de tournage (dont 17 en studio) et la post-production la rémunération du réalisateur est de 400 000 €, répartie en part égale entre à valoir sur droits d’auteur et salaire de technicien. C’est le 6ème plus élevé des films de fiction sortis cette année. https://siritz.com/financine/progression-de-la-remuneration-des-realisateurs/. Et 2,7 fois la rémunération moyenne des réalisateurs.

Il s’est appuyé sur le livre « Une certaine idée de la France » de Julian Jackson  dont les droits ont été acquis 250 000 €. Il a écrit le scénario avec Bérenice Vila Baudry qui recevait 60 000 € alors que lui en recevait        330 000 €. Le coût total du scénario est donc 640 000 €. C’est trois fois le coût moyen des scénarios. https://siritz.com/financine/les-barometre-des-scenarios-2026-25/.C’est aussi le deuxième budget de scénario le plus élevé cette année.

La musique a été confiée à Volker Bertelmann pour 125 000 €. C’est 50% de plus que le budget moyen de la musique des films. Enfin la rémunération des rôles principaux est 1,128 millions €. C’est la 9ème rémunération la plus élevée et 2,6 fois la rémunération moyenne des rôles principaux. https://siritz.com/financine/le-barometre-2026-25-de-la-remuneration-des-roles-principaux/

Pour bien illustrer la part du budget que la production de « La bataille de Gaulle-L’âge de fer » a consacré aux quatre principaux postes de l’affiche par rapport à ce qui leur est consacré dans la moyenne des films le tableau ci-dessous est éclairant :

Comme on le voit la part de la rémunération du réalisateur, du scénario ou des rôles principaux et de celle de la musique dans le budget total est très inférieure à la moyenne des films. Priorité à ce que l’on voit à l’écran plutôt à ce que l’on voit sur l’affiche.

Le producteur délégué est Pathé. TF1 Films production et la région Auvergne-Rhône-Alpes sont coproducteurs. 2 sofica garanties et 3 sofica non garanties y ont investi.Le CNC lui a apporté une aide à la création visuelles et sonore. La région Ile de France et la région Pacca lui ont également apporté une aide remboursable. Le film a aussi bénéficié d’une aide non remboursable au soutien à la production des œuvres cinématographiques et audiovisuelles étrangères au Maroc. Il a été préacheté par Canal+, Disney+, TF1 (2 passages) et TMC (2 passages). Pathé a tous les mandats de distribution sans minimum garanti. Le producteur belge Beside productions est coproducteur à hauteur de 1%.

Le premier film réalisé par Antonin Baudry était « Le chant du loup », sorti en 2019. Produit par Trésors films et Pathé il avait un budget prévisionnel de 18,7 millions. Distribué par Pathé il avait rassemblé 1,55 million de spectateurs. https://siritz.com/cinescoop/la-remuneration-dantonin-baudry/

www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose de nombreuses archives et d’un puissant moteur de recherche. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples critères.

Nous avons établi le baromètre des budgets prévisionnels de films français sortis depuis le début de l’année comparé à celui de l’ensemble de l’année dernière https://siritz.com/financine/barometre-2026-25-des-budgets-previsionnels/. Nous avons fait de même par la rémunération des réalisateurs. https://siritz.com/financine/progression-de-la-remuneration-des-realisateurs/

Dans les deux cas nous avons distingué les films de fiction des films documentaires et des films d’animation. Nous avons également établi le même baromètre pour les scénarios, en analysant la rémunération des adaptations de livres. https://siritz.com/financine/les-barometre-des-scenarios-2026-25/Enfin nous avons établi un baromètre de la rémunération des rôles principaux. A chaque fois, sauf pour les budgets ou rémunérations les plus élevés, qui sont toujours des exceptions, la tendance est à la hausse.

Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.

Mais notre blog publie également un baromètre des budgets de la musique de film, car celle-ci constitue un élément essentiel de la création cinématographique. Rappelons que, du temps du muet, les films étaient souvent accompagnés d’une musique créée par un compositeur et interprété dans la salle par de musiciens.

Comme pour les quatre précédents baromètres on constate que le budget le plus élevé de l’année dernière était supérieur à celui de cette année. En 2025 c’était pour la musique de « Chiens 51 », le film de Cédric Jimenez, qui avait été confiée à Guillaume Roussel et dont le budget total était 710 000 €.  Cette année le budget le plus élevé est celui de « Juste une illusion », le film de Éric Toledano et Olivier Nakache. Cette musique a été confiée à Gogo Penguin, un groupe de Jazz britannique. Elle comprend aussi des morceaux de The Cure, de Francis Cabrel, Simply Red, Earth, Wind and Fire, Joy Division ou Telegraph. Son budget est de 400 000 €. Donc, comme pour tous les autres baromètres, le budget le plus élevé de l’année dernière est beaucoup plus élevé (80%) que celui de cette année.

En revanche, comme dans les autres baromètres on constate une progression du budget  moyen (15%) et du budget médian (5%).

On peut donc en conclure que les films français sortis cette année bénéficient en général d’un budget et d’une rémunération des créateurs et des comédiens plus  élevés  que l’année dernière. Est-ce une des explications de la spectaculaire remontée de la fréquentation des films français ?

www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose de nombreuses archives et d’un puissant moteur de recherche. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples critères.

La fréquentation a retrouvé ses niveaux d’avant-Covid à au moins 200 millions d’entrées par an. Le mois de mai qui, en général est un mauvais mois, s’annonçait comme excellent. Et puis patatras.
Depuis une dizaine de jour nous enregistrons une canicule historique pour un mois de mai et digne des plus fortes pointes d’été. Les spectateurs n’ont pas la force de marcher jusqu’au cinéma, même si celui offre la climatisation. Surtout, ils veulent profiter de ce temps d’été et de vacances sur la terrasse d’un café ou sur l’herbe, à l’ombre d’un arbre.
D’un coup la fréquentation des succès qui manifestaient une résistance spectaculaire, s’est effondrée. Le week-end du 17 au 22, selon Comscore, « Michael », en 4ème semaine, chutait de 2% sur le précédent week-end. «  Le diable s’habille en Prada 2 », en troisième semaine, reculait de 17%. « Super Mario Galaxy » en 7 ème semaine progressait de 2%. Et les démarrages de « La Vénus électrique » ou « L’Abandon » étaient très prometteurs. Mais de week-end suivant « Michael » chutait de 72%, « Le diable s’habille en Prada 2 » de 68%, « Super Mario » disparaissait du top 10, « L’Abandon », malgré un bouche à oreille exceptionnel reculait de 44% et « La Vénus électrique » de 66%.
La température est redevenue plus normale aujourd’hui et on retrouve un temps plus propice au cinéma. La question est de savoir si tous ces films qui bénéficiaient d’un bon bouche à oreille vont retrouver les spectateurs qui avaient l’intention d’aller les voir. Mais les exploitants doivent continuer à rentrer de nombreux films chaque semaine, dont de nouveaux blockbusters plus que probables comme « La bataille de Gaulle-L’âge de fer » ce mercredi et « Disclosure day », le prochain Spielberg, la semaine prochaîne. Il sera donc très intéressant de suivre la continuation de ces succès qui viennent d’être fauchés par la canicule à partir du moment où le temps redevient normal. S’ils retrouvent la trajectoire qui semblait devoir être la leur, c’est que le cinéma reste un temps fort de la vie des Français.

Le deuxième film pour le cinéma réalisé par Patrick Cassir https://fr.wikipedia.org/wiki/Patrick_Cassirest « Tout va super » https://fr.wikipedia.org/wiki/Tout_va_super,une comédie sur les contradictions d’une mère juive.

Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.

Patrick Cassir

Son budget prévisionnel est 4 millions €, soit 80% du budget prévisionnel médian des films français de fiction sortis depuis le début de l’année. https://siritz.com/financine/barometre-2026-25-des-budgets-previsionnels/  Pour la préparation, 30 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur est de 103 000 €, répartie en part égale entre à valoir sur droits d’auteur et salaire de technicien. C’est 25% de plus que la rémunération médiane des réalisateurs. https://siritz.com/financine/progression-de-la-remuneration-des-realisateurs/ Il a écrit le scénario avec Rudy Milstein pour 109 000 €. C’est 80% du budget médian des scénarios.

La musique a été confiée à Alexandre de la Baume pour 150 000 €. C’est pas loin du double du budget moyen des la musique de film. Enfin la rémunération des rôles principaux est 150 000 €, soit les trois quarts de la rémunération médiane des rôles principaux.https://siritz.com/financine/le-barometre-2026-25-de-la-remuneration-des-roles-principaux/

Pour bien illustrer la part du budget que la production de « Tout va super » a consacré aux quatre principaux postes de l’affiche par rapport à ce qui leur est consacré dans la moyenne des films le tableau ci-dessous est éclairant :

Comme on le voit la production a mis sur la musique un pourcentage du budget total plus du triple de la moyenne des fims. Il a mis un peu plus sur la rémunération du réalisateurs, mais bien moins sur la budget du scénario et surtout sur la rémunération des rôles principaux.

Le producteur délégué est Atelier de production (Thomas et Mathieu Varhaeghe). De l’autre côté du périphérique et TF1 films productions sont coproducteurs. 2 sofica non garanties et une sofica garantie y ont investi. Le film a reçu l’aide non remboursable de la région Aquitaine, du département de la Gironde et de la ville de Bordeaux. Zinc a donné un minimum garanti pour les mandats de distribution en France et WTF pour le mandat de ventes à l’étranger.

Le premier long métrage pour le cinéma réalisé par Patrick Cassir était « Premières vacances », sorti en 2019. Produit par The Film son budget prévisionnel était 5 millions € et Le Pacte était le distributeur. Il avait rassemblé 304 000 spectateurs.

www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose de nombreuses archives et d’un puissant moteur de recherche. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples critères.

Le 6ème long métrage réalisé par la comédienne Agnès Jaoui https://fr.wikipedia.org/wiki/Agnès_Jaoui et dans lequel elle joue  est « L’objet du délit » https://fr.wikipedia.org/wiki/L%27Objet_du_délit sur un clash entre boomers et génération Z.

Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.

Agnès Jaoui

Son budget prévisionnel est 8 millions €, soit 20% de plus que le budget prévisionnel moyen des films français de fiction sortis depuis le début de l’année.https://siritz.com/financine/barometre-2026-25-des-budgets-previsionnels/ Pour la préparation, 34 jours de tournage et la post-production la rémunération de la réalisatrice est de 140 000 €, répartie en part égale entre à valoir sur droits d’auteur et salaire de technicien. C’est la rémunération moyenne des réalisateurs. https://siritz.com/financine/progression-de-la-remuneration-des-realisateurs/Elle a écrit le scénario qui est budgété à 439 000 € ce qui est le double du budget moyen des scénarios. https://siritz.com/financine/les-barometre-des-scenarios-2026-25/

La musique a été confiée à Fernando Fizsbein pour 122 000 €. C’est 50% de plus que le budget moyen de la musique de films. Enfin la rémunération des rôles principaux est 832 000 € soit presque le double de la rémunération moyenne des rôles principaux.

Pour bien illustrer la part du budget que la production de « L’objet du délit » a consacré aux quatre principaux postes de l’affiche par rapport à ce qui leur est consacré dans la moyenne des films le tableau ci-dessous est éclairant :

On voit que la production a consacré à la rémunération des rôles principaux un pourcentage du budget total qui est plus du double de la moyenne des films. Le pourcentage qu’il a consacré au scénario et à la musique est également bien supérieur. Seul le pourcentage consacré à la rémunération de la réalisatrice est sensiblement inférieur. Mais elle est aussi scénariste et rôle principal.

Le producteur délégué est Les Films du Kiosque (Denis Pineau-Valencienne et François Kraus). Le film est coproduit par StudioCanal et France 2 cinéma. Un sofica garantie et trois sofica non garanties y ont investi et il a bénéficié d’aides non remboursable département du Vaucluse et région Paca. Canal+, Ciné+ et France télévisions l’ont préacheté. StudioCanal a donné un minimum garanti pour tous les mandats de distribution.

Le précédent film réalisé par Agnès Jaoui était « Place publique », sorti en 2018 https://fr.wikipedia.org/wiki/Place_publique_(film). Produit par SBS productions son budget prévisionnel était 6,8 millions €. Distribué par Le Pacte il avait rassemblé 535 000 spectateurs.

www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose de nombreuses archives et d’un puissant moteur de recherche. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples critères.

Le troisième long métrage de la réalisatrice Rachel Lang https://fr.wikipedia.org/wiki/Rachel_Lang est « Mata » https://fr.wikipedia.org/wiki/Mata_(film), un thriller sur les services secrets français.

Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.

Rachel Lang

Le budget prévisionnel de cette coproduction entre la France (89%) et la Belgique (11%) est 7,5 millions €, soit 13% de plus que le budget prévisionnel moyen des films français de fiction sortis depuis le début de l’année. https://siritz.com/financine/barometre-2026-25-des-budgets-previsionnels/Pour la préparation, 34 jours de tournage et la post-production la rémunération de la réalisatrice est 139 000 €, dont 41 700 € d’à valoir sur droits d’auteur et 93 300 € de salaire de technicien. C’est 94% de la rémunération moyenne des réalisateurs des films de fiction. https://siritz.com/financine/progression-de-la-remuneration-des-realisateurs/ Elle a écrit seule le scénario pour 50 000 €, soit un tiers du budget médian des scénarios. https://siritz.com/financine/les-barometre-des-scenarios-2026-25/

La musique a été confiée à Yuksek https://fr.wikipedia.org/wiki/Yuksek pour 100 000 €. C’est 22% de plus que le budget moyen de la musique de films français sortis en 2026 que nous n’avons pas encore publié. Enfin la rémunération des rôles principaux est 270 000 €, soit un tiers de plus de la rémunération médiane des rôles principaux des films français sortis en 2026 que nous n’avons pas encore publié.

Pour bien illustrer la part du budget que la production de « Mata » a consacré aux quatre principaux postes de l’affiche par rapport à ce qui leur est consacré dans la moyenne des films le tableau ci-dessous est éclairant :

Comme on le voit, la production a consacré un pourcentage bien inférieur de son budget général à la rémunération de la réalisatrice et des rôles principaux ainsi qu’au scénario que la moyenne des films. En revanche il a consacré un pourcentage plus important de son budget à la musique.

Les producteurs délégués sont Nolita cinéma (Mathieu Ageron, Maxime Delauney et Romain Rousseau) et Chevaldeuxtrois (Jérémy Forni). Marvelous productions et France 3 cinéma sont coproducteurs. Une sofica garantie y a investi. Le CNC a apporté une aide au développement, une aide à la musique et une aide aux effets spéciaux. Le film a bénéficié d’une aide non remboursable de la région Grand Est, de Rhône-Alpes et de l’Eurométropole Strasbourg.  Enfin Warner Bros a donné un minimum garanti pour tous les mandats de distribution.

Le coproducteur belge est Wrong men qui a bénéficié du tax shelter, du soutien Fédération Wallonie-Bruxelles  ainsi que d’Eurimages. Voo, Proximus et la RTBF l’ont préacheté.

Le précédent film réalisé par Rachel Lang était « Mon légionnaire », sorti en 2021. Produit par Chevaldeuxtrois son budget prévisionnel était 3,8 millions €. Distribué par Bac Films il avait rassemblé 32 000 spectateurs.

www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose de nombreuses archives et d’un puissant moteur de recherche. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples critères.

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