Les responsables politiques français et européens pourraient s’inspirer des performances du cinéma français pour redresser l’économie française et européenne.
Certes, pourl’instant, Gaëtan Bruel, le président du CNC est obligé de faire flèche de tout bois pour convaincre les responsables politiques français qu’en aucune façon le cinéma français ne vit au crochet des subventions publiques. C’est ce qu’il vient de plaider devant la commission des affaires culturelles de l’Assemblée Nationale en s’appuyant sur « L’étude sur le modèle économique des films d’initiative française » publié par le CNC.
Cette étude porte sur les 1823 films sortis de 2012 à 2021.
L’industrie cinématographique représente 260 000 emplois et, pendant cette période, les films sortis ont généré 7,9 milliards € de chiffre d’affaires. La production de ces films a dégagé un profit global de 269 millions €, soit 3,4%. Cette industrie de prototypes est évidemment un secteur à risque, mais, tout de même, 37% des films ont été bénéficiaires. Et aujourd’hui, la part de marché des films français, se situant entre 40 et 45%, est presqu’égale à celle des films américains, alors que dans les autres pays européens la part de marché du cinéma américain avoisine les 80%. Et si le cinéma américain est largement dominant dans le monde c’est parce qu’il a, de loin, le principal marché intérieur mondial en chiffre d’affaires et que l’anglais est, de loin, la seconde langue la plus parlée au monde. Les films américains ont donc, de loin, les plus gros budgets de production et de promotion au monde.
L’étude démontre que l’’industrie française du cinéma n’est nullement subventionnée par le contribuable. Le fonds de soutien est un prélèvement de 10,7% sur le prix du billet, payé en plus de la TVA. Ce génial mécanisme a été complété par d’autres mécanismes efficaces qui ne coûtent rien au contribuable. Ainsi , les diffuseurs audiovisuels sont obligés d’investir un pourcentage de leur chiffre d’affaires dans des films français et ceux-ci génèrent salaires, charges sociales et impôts sur le revenu. Les régions choisissent de subventionner ou de fournir des avances remboursables à des films tournés sur leur territoire où les équipes de tournage vont réaliser des dépenses générant de l’activité économique et contribuer à l’image des régions. Enfin, le crédit d’impôt, en attirant des tournages en France, malgré la concurrence de pays où les emplois sont bien moins coûteux, génère plus de prélèvements publics (impôt + charges sociales) que son montant. Il en est de même pour les avantages fiscaux accordés aux investissements dans les sofica.
Tout ceci les professionnels du cinéma le savent. Seul le Rassemblement national démontre sa phénoménale incompétence économique en affirmant que le cinéma français est largement subventionné par l’État, donc par le contribuable, et que seuls 10% des films français sont rentables. Des affirmations qui en disent long sur les risques que ferait courir l’application au pays du programme économique de ce parti dont l’ensemble est à la même aune.
Rappelons que le modèle économique du cinéma français est rendu possible parce que la France a fait reconnaitre le principe de l’exception culturelle par l’Union européenne. A l’opposé du principe des avantages comparatifs qui est le dogme pour tous les autres secteurs de l’économie et qui proscrit subventions et quota. L’Union européenne a en effet accepté que les États ou les régions puissent soutenir la culture ou spécifiquement leur culture par tous ces moyens interventionnistes afin de préserver leur identité ou leur diversité.
La plupart des pays européens soutiennent donc leur cinéma. Mais aucun n’a obtenu les performances de la France. Tout d’abord parce qu’ils ne soutiennent que la production de films nationaux, alors que la France soutient certes la production de films français, mais aussi leur distribution et, surtout, ses salles de cinéma. Ce qui lui a permis d’avoir le plus beau et le plus dense réseau de salles de cinéma au monde.
Or, ce qui est surprenant c’est que, au vu des remarquables performances du cinéma français, aucun responsable politique n’ait jamais pensé utiliser le mécanisme du fonds de soutien pour d’autres secteurs. Rappelons que la taxe additionnelle de 10,7% est une épargne forcée que ses bénéficiaires ne peuvent récupérer qu’en la réinvestissant. Mais c’est aussi un droit de douane sur les films étrangers, principalement américains, ce qui permet de redistribuer aux entrepreneurs plus que la taxe prélevée sur leur recette. Par ailleurs le fonds de soutien a été étendu à l’ensemble de l’audiovisuel.
Dans ces conditions pourquoi ne pas adopter ce mécanisme pour d’autres secteurs culturels. Comme par exemple l’édition de livres, qui traverse une véritable crise, notamment ses libraires qui sont pourtant des médiateurs indispensables de la lecture ? Le fonds de soutien du cinéma et de l’audiovisuel est un droit de douane sur les films américains. Celui sur le livre, en plus d’être une épargne forcée incitant à l’investissement, devrait être un droit de douane sur les plateformes. Sur le prix de vente de chaque livre, en plus de la TVA de 5,5%, serait prélevée une taxe additionnelle au taux à définir. Elle serait prélevée sur la part de recette du point de vente. Son produit serait redistribué à ces points de vente pour financer leurs investissements (travaux dans la librairie, opération de promotion du livre, etc…). Comme dans le cinéma, le montant du soutien généré serait dégressif par rapport au chiffre d’affaires. De ce fait les libraires toucheraient beaucoup plus que la taxe qu’ils ont payé et les grands plateformes beaucoup moins. Ainsi les plateformes financeraient les libraires comme le cinéma américain finance le cinéma français. Cela renforcerait le rôle du libraire pour faire accéder le citoyen à la lecture.
Et, puisque ce mécanisme est si efficace, pourquoi ne pas l’étendre à d’autres secteurs de l’économie. Ainsi, il faudrait que l’Union Européenne accepte de reconnaître ce que les économistes ont démontré et qui est au cœur du rapport Draghi : la croissance des économie est essentiellement due à l’investissement dans l’innovation, à la fameuse « destruction créatrice » de Schumpeter. Et l’innovation dépend de l’investissement dans la recherche. Ce sont ces investissements qui expliquent les fortes croissances des États-Unis et de la Chine. Et c’est leurs faibles investissements dans la recherche et l’innovation qui explique la stagnation des économies de l’Europe, et tout particulièrement de la France. Cette taxe additionnelle pourrait être gérée par l’équivalent de la Darpa américaine. Il est donc impératif de créer un fonds de soutien à la recherche et l’innovation qui s’inspire du fonds de soutien au cinéma.
Ce fonds de soutien devrait être l’arme de notre redressement culturel et économique.
DEUX VISIONS CIVILISATIONNELLE DE LA GREFFE D’ORGANE
CinéscoopLe 11ème film de la réalisatrice japonaise Naomie Kawase https://fr.wikipedia.org/wiki/Naomi_Kawase est « L’illusion de Yakushima https://fr.wikipedia.org/wiki/L%27Illusion_de_Yakushima sur le choc de civilisation entre le Japon et l’occident à propos de deux visions civilisationnelle de la greffe d’organe ».
Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.
Naomie Kawase
Le budget prévisionnel de cette coproduction entre la France (63%), le Japon (16%), le Luxembourg (11%) et la Belgique (10%), tourné en français, en anglais et en japonais, principalement au Japon, est 2,4 millions €. C’est la moitié du budget prévisionnel des films français de fiction sortis depuis le début de l’année jusqu’à fin mai. https://siritz.com/financine/barometre-2026-25-des-budgets-previsionnels/ Pour la préparation, 41 jours de tournage et la post-production la rémunération de la réalisatrice est de 100 000 €, répartie en part égale entre à valoir sur droits d’auteur et salaire de technicien, soit deux tiers de la rémunération moyenne des réalisateurs. https://siritz.com/financine/progression-de-la-remuneration-des-realisateurs/Elle a écrit le scénario pour 60 000 €. C’est 45% de la rémunération médiane des scénarios, mais elle la cumule avec sa rémunération de réalisatrice. https://siritz.com/financine/les-barometre-des-scenarios-2026-25/. La musique a été confiée à Koki Nakano pour 51 000 €. C’est 80% du budget médian de la musique de film. Enfin la rémunération des rôles principaux est 236 000 €. C’est 55% de la rémunération moyenne des rôles principaux. https://siritz.com/financine/le-barometre-2026-25-de-la-remuneration-des-roles-principaux/
Pour bien illustrer la part du budget que la production de « L’illusion de Yakushima » a consacré aux quatre principaux postes de l’affiche par rapport à ce qui leur est consacré dans la moyenne des films le tableau ci-dessous est éclairant :
Comme on le voit la production a consacré à ces 4 postes une partie beaucoup plus grande de son budget que la moyenne des films.
Le producteur délégué est Cinéfrance studios (Julien Deris). Pio & Co, Pro Lab et Marignan Films/Dauphin sont coproducteurs. Canal+ et Ciné+ l’ont préacheté. Ad Vitam a donné un minimum garanti pour les mandats France et Cinéfrance studios pour les ventes à l’étranger.
Le producteur Japonais est Kumie inc et le producteur Luxembourgeois Victoria productions. Le producteur belge Tarantula a prévendu le film à Be TV.
Le précédent film distribué par Ad Vitam était « La poupée », réalisé par Sophie Beaulieu et sorti de 22 avril dernier. Produit par Novoprod cinéma son budget était 3,1 millions € et il avait rassemblé 60 000 spectateurs.
www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma. Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose de nombreuses archives et d’un puissant moteur de recherche. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples critères.
POTION MAGIQUE POUR UNE INDUSTRIE DE PROTOTYPES
ÉditorialLa France a une tradition d’innovations économiques pertinentes.
Ainsi, en 1948, pour permettre à son cinéma de résister au rouleau compresseur des films américains, elle a inventé le compte de soutien. En 1983, c’est elle qui a convaincu ses partenaires européens, lors de la transformation du Marché commun en Union européenne, d’adopter la règle de l’exception culturelle qui permet d’exclure l’audiovisuel et la culture des règles du libre-échange. Et, comme le CNC vient de la démontrer, elle a su faire en sorte que son soutien à son cinéma ne coûte pas un sou au contribuable. https://siritz.com/editorial/l-arme-de-notre-redressement-culturel-et-economique/
Drogués à l’investissement
Le compte de soutien est le premier mécanisme imaginé pour le cinéma et l’audiovisuel, mais il a été complété par de nombreux autres. Notamment par le crédit d’impôt, qui, lui, est utilisé dans d’autres secteurs industriels et par d’autres États. Le crédit d’impôt est une ristourne fiscale qui réduit le coût d’un investissement. Mais le compte de soutien est bien plus : c’est une potion magique qui contraint les entrepreneurs du cinéma et de l’audiovisuel au dynamisme et à la créativité. En effet, cette trésorerie que génère le producteur, le distributeur ou l’exploitant ne peut être utilisée que s’il l’investit. Ce mécanisme les rend comme drogués à l’investissement. Et si, par exemple, un producteur n’arrive pas à monter son propre film, il va permettre à un autre producteur de monter le sien en y investissant son compte de soutien pour en être coproducteur.
La crise du secteur de l’édition
C’est donc bien ce mécanisme qui explique que la France produise autant de films et ait autant de salles de cinéma. Dans ces conditions, comment expliquer qu’aucun autre secteur n’ait pas pensé l’adopter ? sans aucun doute, parce qu’aucun ne l’a compris.
Or, aujourd’hui, le secteur de l’édition de livres, qui est une source croissante de la création cinématographique et audiovisuelle et pour lequel ces deux secteurs représentent un marché en croissance, traverse une véritable crise. La vente de livres régresse fortement (déjà 8% depuis le début de l’année) tandis que les dépôts de bilan et les fermetures de librairies se multiplient.
Salles et libraires sont des rampes de lancement irremplaçables
L’adaptation par le secteur du livre d’un mécanisme de compte de soutien semble s’imposer. Il devrait tout d’abord concerner les points de vente et tous leurs investissements pour soutenir la diffusion de livres (travaux, promotion, etc…). En appliquant, comme le cinéma, un taux de retour dégressif en fonction du chiffre d’affaires il s’analyserait comme un droit de douane sur les plateformes et, peut-être aussi, sur les grandes surfaces.
Car, bien que ce sont aujourd’hui les télévisions et les plateformes qui soient, de loin, la principale source de financement des films, les producteurs savent que ce sont les salles de cinéma, ces centres d’animation culturelle répartis sur l’ensemble du territoire, qui sont la rampe de lancement incontournable de leurs films. C’est pourquoi ils leurs accordent un véritable privilège : ils leurs accordent une priorité de diffusion exclusive assez longue sur les chaînes et les plateformes. Les majors américaines, qui, presque toutes, possèdent une plateforme et n’ont pas le droit de posséder des salles, n’accordent aux salles qu’une exclusivité de durée réduite. De ce fait, le chiffre d’affaires de leurs films aux États-Unis recule.
Comme les producteurs et distributeurs de films français par rapport aux salles de cinéma, les éditeurs ont donc intérêt à ce que la part de marché des 3 500 libraires augmente au détriment de celles des plateformes et des grandes surfaces auxquelles, en outre, parce qu’elles représentent un marché concentré elles doivent consentir des des ristournes importantes.
Le compte de soutien pourrait aussi s’étendre aux éditeurs. Là encore un taux de retour dégressif en fonction du chiffre d’affaires de chaque livre, permettrait de faire financer par les quelques gros succès une partie des pertes générées par la majorité des livres. Car, comme pour le cinéma, l’édition, par nature, est un marché de prototypes, avec beaucoup plus d’échecs que de succès. Dans le cinéma les exploitants estiment que trop de films sortent (en moyenne 15 par semaine). Cet excès d’offre contribue à la concentration des entrées sur deux ou trois films par semaine. Ainsi, la moitié des 250 à 300 films français produits chaque année réalisent globalement moins de 20 000 entrées et totalisent globalement moins de 2 % des entrées de tous les films français.
Les producteurs répondent que le principe de l’exception culturelle fait échapper la culture aux strictes règles de l’économie. Mais, pour les économistes, ces « échecs » s’apparentent à de la recherche développement , indispensable pour l’innovation, principal moteur de la croissance. Comment prédire à l’avance quels films vont être des échecs? Et le réalisateur d’un film à succès a peut-être débuté sa carrière par un échec.
Le compte de soutien est bien la potion magique d’une industrie de prototypes.
UN COMBAT ÉPIQUE CONTRE LE HANDICAP
CinéscoopLe 10ème long métrage, très personnel, pour le cinéma réalisé par Laetitia Masson https://fr.wikipedia.org/wiki/Lætitia_Masson est « Ulysse », https://fr.wikipedia.org/wiki/Ulysse_(film,_2026)ème, un combat épique contre le handicap.
Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.
Laetitia Masson
Son budget prévisionnel est 3 millions €, soit 60% du budget médian des films français de fiction sorti cette année jusqu’à fin mai. https://siritz.com/financine/barometre-2026-25-des-budgets-previsionnels/ Pour la préparation, 25 jours de tournage et la post-production la rémunération de la réalisatrice est de 80 000 €, répartie en part égale entre à valoir sur droits d’auteur et salaire de technicien. C’est la rémunération médiane des réalisateurs. https://siritz.com/financine/progression-de-la-remuneration-des-realisateurs/ . Elle a écrit le scénario pour 60 000 €. C’est 45% du budget médian des scénarios. https://siritz.com/financine/les-barometre-des-scenarios-2026-25/
Le budget de la musique est 65 000 €, donc u 10% de plus que le budget médian de la musique de film https://siritz.com/financine/le-barometre-2026-25-des-musiques-de-film/. Enfin, la rémunération des rôles principaux est 138 000 €, soit 70% de la rémunération médiane des rôles principaux. https://siritz.com/financine/le-barometre-2026-25-de-la-remuneration-des-roles-principaux/
Pour bien illustrer la part du budget que la production de « Ulysse» a consacré aux quatre principaux postes de l’affiche par rapport à ce qui leur est consacré dans la moyenne des films le tableau ci-dessous est éclairant :
Comme on le voit la production a consacrée à la rémunération de la réalisatrice ainsi que des rôles principaux et au budget de la musique un pourcentage du budget global supérieur à la moyenne des films. Il a consacré au scénario un pourcentage inférieur, mais la scénariste est aussi la réalisatrice.
Le producteur délégué est ARP (Laurent Pétin et Michèle Halberstaedt). Le film a bénéficié de 400 000 € d’avance sur recettes et d’une avance remboursable de la région Ile-de-France. Canal+ et Ciné+ l’ont préacheté. ARP sélection a donné un minimum garanti pour tous les mandats de distribution.
Le précédent film réalisé par Laetitia Masson était « Un hiver en été », sorti en 2023. Produit par Les Films du Kiosque et Christmas in July Il était distribué par Jour2fête et avait rassemblé 3 000 spectateurs https://fr.wikipedia.org/wiki/Un_hiver_en_été
www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma. Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose de nombreuses archives et d’un puissant moteur de recherche. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples critères.
UNE COMÉDIE SUR UNE POISSE À RÉPÉTITION
CinéscoopLe second long métrage réalisé par Lina Pinell https://fr.wikipedia.org/wiki/Lila_Pinell est « Shana », https://fr.wikipedia.org/wiki/Shana une comédie sur une poisse à répétition.
Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.
Lina Pinell
Son budget prévisionnel est 2,2 millions €, soit 45% du budget prévisionnel médian des films français de fiction sortis depuis le début de cette année. https://siritz.com/financine/barometre-2026-25-des-budgets-previsionnels/ Pour la préparation, jours de tournage et la post-production la rémunération de la réalisatrice est de 83 000 €, dont 40 000 € d’à valoir sur droits d’auteur et 43 000 € de salaire de technicien. C’est la rémunération médiane des réalisateurs. https://siritz.com/financine/progression-de-la-remuneration-des-realisateurs/Elle a écrit le scénario pour 42 000 €. C’est 30% du budget médian des scénarios.
La musique est budgétée à 50 000 €, mais nous n’avons pas trouvé le nom du ou des compositeurs. C’est 80% du budget médian de la musique de films. Enfin la rémunération des rôles principaux est 43 000 €, soit 20% de la rémunération médiane des rôles principaux. https://siritz.com/financine/le-barometre2026-25-de-la-remuneration-des-roles-principaux/
Pour bien illustrer la part du budget que la production de « Shana » a consacré aux quatre principaux postes de l’affiche par rapport à ce qui leur est consacré dans la moyenne des films le tableau ci-dessous est éclairant :
Comme on le voit la production a surtout fait un effort sur la rémunération de la réalisatrice et le budget de la musique et pas du tout sur la rémunération des rôles principaux ou de la scénariste.
Les producteurs délégués sont Ecce Films (Emmanuel Chaumet) et CG cinéma (Charles Gillibert). France 2 cinéma est coproducteur. Une sofica non garantie y a investi. Ciné+ et France télévisions l’ont préacheté. Les Films du Losange a donné un minimum garanti pour tous les mndats.
Le premier film réalisé par Lina Pinell était « Kiss and cry » qu’elle avait coréalisé avec Chloé Mahieu. Sorti en 2017 il était déjà produit par Ecce Films. Son budget prévisionnel était 360 000 € et il avait rassemblé 12 000 spectateurs.
www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma. Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose de nombreuses archives et d’un puissant moteur de recherche. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples critères.
COMÉDIE SUR UN VOYAGE INITIATIQUE DINGUE
CinéscoopLe premier long métrage pour le cinéma réalisé par Léo Grandperret https://www.unifrance.org/annuaires/personne/412291/leo-grandperret est la comédie « Deviens génial » https://fr.wikipedia.org/wiki/Deviens_génial, une comédie sur un voyage initiatique dingue.
Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.
Léo Grandperret
Le budget prévisionnel de cette coproduction entre la France (90%) et l’Allemagne (10%) est 4 millions €. C’est 80% du budget prévisionnel médian des films français de fiction sortis depuis le début de l’année. Pour la préparation, 34 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur est de 45 000 €, dont 5 000 € d’à valoir sur droits d’auteur et 400 000 € de salaire de technicien https://siritz.com/financine/barometre-2026-25-des-budgets-previsionnels/ C’est la moitié de la rémunération médiane des réalisateurs de films de fiction. https://siritz.com/financine/progression-de-la-remuneration-des-realisateurs/
Il a coécrit le scénario avec Sébastien Mounier qui a reçu 77 000 €. Mais, dans le budget prévisionnel la rémunération total des scénaristes (plusieurs ont été payés, puis leurs contrats résiliés) est de 178 000 €, soit 30% de plus que la rémunération médiane des scénaristes. https://siritz.com/financine/le-barometre-2026-25-de-la-remuneration-des-roles-principaux/
La musique a été confiée à Fabien Cahen et Léo Grandperret pour 45 000 €, ce qui revient aux trois quarts du budget médian des musiques de films. https://siritz.com/financine/le-barometre-2026-25-des-musiques-de-film/ . Enfin la rémunération des rôles principaux est 495 000 €. C’est 15% de plus que la rémunération moyenne des rôles principaux.
Pour bien illustrer la part du budget que la production de « Deviens génial » a consacré aux quatre principaux postes de l’affiche par rapport à ce qui leur est consacré dans la moyenne des films le tableau ci-dessous est éclairant :
Comme on le voit le film a consacré à la rémunération des rôles principaux et du scénario un pourcentage de son budget global prévisionnel bien plus élevé que la moyenne des films. Le pourcentage consacré à la musique est à peu près identique et celui consacré à la rémunération du réalisateur inférieur.
Le producteur délégué est Nolita cinéma (Nolita cinéma (Mathieu Ageron, Maxime Delauney et Romain Rousseau). Apollo Film distribution, Europacorp et M6 Films sont coproducteurs. Le film a bénéficié de l’aide du mini traité franco-allemand du CNC et de l’aide de la Procirep. L’Eurométropole Strasbourg lui a apporté son soutien. Canal+, Netflix, M6 et W9 l’ont préacheté. Le film a bénéficié d’un minimum garanti d’Apollo distribution pour tous les mandats. Le coproducteur allemand est Alma Bang tandis que Wild Bunch Allemagne lui a donné un minimum garanti pour la distribution en Allemagne.
Le précédent film distribué par Apollo distribution est l’un des grands succès français de l’année, « Compostelle », sorti le 1er avril dernier et réalisé par Yann Samuell. Produit par Eyeva productions et Page Films, son budget prévisionnel était 6 millions €. Il a réalisé plus de 1,2 million d’entrées. https://siritz.com/cinescoop/sur-le-chemin-dun-pelerinage/
www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma. Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose de nombreuses archives et d’un puissant moteur de recherche. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples critères.
VIRUS HÉTÉROSEXUEL MENACE QUEERS
CinéscoopLe premier film réalisé par Marco Nguyen https://www.imdb.com/fr/name/nm2018738/et Nicolas Athané https://www.imdb.com/fr/name/nm4076096/ sort demain. C’est une comédie d’animation, « Jim Queen » : un Virus hétérosexuel menace les queers.
Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.
Marco Nguyen
Nicolas Athané
Le budget prévisionnel de cette coproduction entre la France (83%) et la Belgique (17%) est 4,9 millions €.Pour la préparation, la production et la post-production la rémunération des deux réalisateurs est de 184 000 € en de salaire de technicien. Ils ont écrit le scénario avec Simon Balthé et Brice Chevillard pour 83 000 €. Enfin la musique a été confiée à Benjamin Nakache et Matthieu Rozenzweig pour 40 000 €.
Le producteur délégué est Bobbypillis (David Alric). Il a deux coproducteurs. Le film a bénéficié du CNC de 600 000 € d’avance sur recettes ainsi que de l’aide au développement, à la musique originale de film et à l’aide aux techniques d’animation. Il a également le soutien d’Eurimages ainsi que de la Procirep et de l’Angoa. Une sofica non remboursable y a investi. Il a en outre bénéficié de l’aide remboursable de la Réunion, du département de la Charente et de la Nouvelle Aquitaine The Jokers a donné un minimum garanti pour le mandat salle France et PulsarContent pour les ventes à l’étranger.
Le coproducteur belge est Umédia qui a bénéficié du tax shelter et du soutien de Wallonie-Bruxelles ainsi que de Wallimage et d’Eurimages.
Le précédent film distribué par The Jokers films était « L’île de la demoiselle », sorti le 2 » mars et réalisé par Micha Wald. Il était produit par KG productions pour un budget de 4,1 millions € et avait rassemblé 13 000 spectateurs. https://siritz.com/cinescoop/un-survival-dramatique-en-costume/
www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma. Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose de nombreuses archives et d’un puissant moteur de recherche. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples critères.
L’ ARME DE NOTRE REDRESSEMENT CULTUREL ET ÉCONOMIQUE
ÉditorialLes responsables politiques français et européens pourraient s’inspirer des performances du cinéma français pour redresser l’économie française et européenne.
Certes, pourl’instant, Gaëtan Bruel, le président du CNC est obligé de faire flèche de tout bois pour convaincre les responsables politiques français qu’en aucune façon le cinéma français ne vit au crochet des subventions publiques. C’est ce qu’il vient de plaider devant la commission des affaires culturelles de l’Assemblée Nationale en s’appuyant sur « L’étude sur le modèle économique des films d’initiative française » publié par le CNC.
Cette étude porte sur les 1823 films sortis de 2012 à 2021.
L’industrie cinématographique représente 260 000 emplois et, pendant cette période, les films sortis ont généré 7,9 milliards € de chiffre d’affaires. La production de ces films a dégagé un profit global de 269 millions €, soit 3,4%. Cette industrie de prototypes est évidemment un secteur à risque, mais, tout de même, 37% des films ont été bénéficiaires. Et aujourd’hui, la part de marché des films français, se situant entre 40 et 45%, est presqu’égale à celle des films américains, alors que dans les autres pays européens la part de marché du cinéma américain avoisine les 80%. Et si le cinéma américain est largement dominant dans le monde c’est parce qu’il a, de loin, le principal marché intérieur mondial en chiffre d’affaires et que l’anglais est, de loin, la seconde langue la plus parlée au monde. Les films américains ont donc, de loin, les plus gros budgets de production et de promotion au monde.
L’étude démontre que l’’industrie française du cinéma n’est nullement subventionnée par le contribuable. Le fonds de soutien est un prélèvement de 10,7% sur le prix du billet, payé en plus de la TVA. Ce génial mécanisme a été complété par d’autres mécanismes efficaces qui ne coûtent rien au contribuable. Ainsi , les diffuseurs audiovisuels sont obligés d’investir un pourcentage de leur chiffre d’affaires dans des films français et ceux-ci génèrent salaires, charges sociales et impôts sur le revenu. Les régions choisissent de subventionner ou de fournir des avances remboursables à des films tournés sur leur territoire où les équipes de tournage vont réaliser des dépenses générant de l’activité économique et contribuer à l’image des régions. Enfin, le crédit d’impôt, en attirant des tournages en France, malgré la concurrence de pays où les emplois sont bien moins coûteux, génère plus de prélèvements publics (impôt + charges sociales) que son montant. Il en est de même pour les avantages fiscaux accordés aux investissements dans les sofica.
Tout ceci les professionnels du cinéma le savent. Seul le Rassemblement national démontre sa phénoménale incompétence économique en affirmant que le cinéma français est largement subventionné par l’État, donc par le contribuable, et que seuls 10% des films français sont rentables. Des affirmations qui en disent long sur les risques que ferait courir l’application au pays du programme économique de ce parti dont l’ensemble est à la même aune.
Rappelons que le modèle économique du cinéma français est rendu possible parce que la France a fait reconnaitre le principe de l’exception culturelle par l’Union européenne. A l’opposé du principe des avantages comparatifs qui est le dogme pour tous les autres secteurs de l’économie et qui proscrit subventions et quota. L’Union européenne a en effet accepté que les États ou les régions puissent soutenir la culture ou spécifiquement leur culture par tous ces moyens interventionnistes afin de préserver leur identité ou leur diversité.
La plupart des pays européens soutiennent donc leur cinéma. Mais aucun n’a obtenu les performances de la France. Tout d’abord parce qu’ils ne soutiennent que la production de films nationaux, alors que la France soutient certes la production de films français, mais aussi leur distribution et, surtout, ses salles de cinéma. Ce qui lui a permis d’avoir le plus beau et le plus dense réseau de salles de cinéma au monde.
Or, ce qui est surprenant c’est que, au vu des remarquables performances du cinéma français, aucun responsable politique n’ait jamais pensé utiliser le mécanisme du fonds de soutien pour d’autres secteurs. Rappelons que la taxe additionnelle de 10,7% est une épargne forcée que ses bénéficiaires ne peuvent récupérer qu’en la réinvestissant. Mais c’est aussi un droit de douane sur les films étrangers, principalement américains, ce qui permet de redistribuer aux entrepreneurs plus que la taxe prélevée sur leur recette. Par ailleurs le fonds de soutien a été étendu à l’ensemble de l’audiovisuel.
Dans ces conditions pourquoi ne pas adopter ce mécanisme pour d’autres secteurs culturels. Comme par exemple l’édition de livres, qui traverse une véritable crise, notamment ses libraires qui sont pourtant des médiateurs indispensables de la lecture ? Le fonds de soutien du cinéma et de l’audiovisuel est un droit de douane sur les films américains. Celui sur le livre, en plus d’être une épargne forcée incitant à l’investissement, devrait être un droit de douane sur les plateformes. Sur le prix de vente de chaque livre, en plus de la TVA de 5,5%, serait prélevée une taxe additionnelle au taux à définir. Elle serait prélevée sur la part de recette du point de vente. Son produit serait redistribué à ces points de vente pour financer leurs investissements (travaux dans la librairie, opération de promotion du livre, etc…). Comme dans le cinéma, le montant du soutien généré serait dégressif par rapport au chiffre d’affaires. De ce fait les libraires toucheraient beaucoup plus que la taxe qu’ils ont payé et les grands plateformes beaucoup moins. Ainsi les plateformes financeraient les libraires comme le cinéma américain finance le cinéma français. Cela renforcerait le rôle du libraire pour faire accéder le citoyen à la lecture.
Et, puisque ce mécanisme est si efficace, pourquoi ne pas l’étendre à d’autres secteurs de l’économie. Ainsi, il faudrait que l’Union Européenne accepte de reconnaître ce que les économistes ont démontré et qui est au cœur du rapport Draghi : la croissance des économie est essentiellement due à l’investissement dans l’innovation, à la fameuse « destruction créatrice » de Schumpeter. Et l’innovation dépend de l’investissement dans la recherche. Ce sont ces investissements qui expliquent les fortes croissances des États-Unis et de la Chine. Et c’est leurs faibles investissements dans la recherche et l’innovation qui explique la stagnation des économies de l’Europe, et tout particulièrement de la France. Cette taxe additionnelle pourrait être gérée par l’équivalent de la Darpa américaine. Il est donc impératif de créer un fonds de soutien à la recherche et l’innovation qui s’inspire du fonds de soutien au cinéma.
Ce fonds de soutien devrait être l’arme de notre redressement culturel et économique.
UNE TRAVERSÉE DE L’ARTIC POUR OUBLIER
CinéscoopLe deuxième long métrage réalisé par le comédien belge Jérémie Rénier https://fr.wikipedia.org/wiki/Jérémie_Renier est « D’un monde à l’autre », https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=1000028364.html un documentaire sur une traversée de l’Artic pour oublier.
Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.
Jérémie Renier
Son budget prévisionnel est 925 000 €, soit 54% de plus que le budget moyen des documentaires français sortis cette année. C’est aussi le troisième budget le plus élevé des documentaires sortis cette année. https://siritz.com/financine/barometre-2026-25-des-budgets-previsionnels/ . Pour la préparation, 20 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur est de 25,5 000 €, dont 7 500 € d’à valoir sur droits d’auteur et 18 000 € de salaire de technicien. C’est 40% de la rémunération médiane des réalisateurs de documentaires. https://siritz.com/financine/remuneration-en-2025-24-23-des-realisateurs/ Il a également reçu 7 500 € pour le sujet. La musique a été confiée à Pierre Aviat et Loup Mormont pour 30 000 €, soit la moitié du budget médian de la musique de tous les films. https://siritz.com/financine/le-barometre-2026-25-des-musiques-de-film/
Les producteurs délégués sont CHI-FOU-MI productions (Hugo Seliganc) et Vixens (Gary Farkas et Clément Lepoutre). ASL gestion est coproducteur et Pan Européenne distributeur.
Jérémie Renier avait co-réalisé son premier film avec Yannick Rénier. C’était une fiction au budget prévisionnel de 4 millions €. CHI-FOU-MI productions était déjà le producteur délégué et Mars film était le distributeur. Le film avait rassemblé 40 000 spectateurs.
www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma. Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose de nombreuses archives et d’un puissant moteur de recherche. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples critères.
UNE COMÉDIE DRAMATIQUE SUR LA SURDITÉ
CinéscoopLe premier long métrage pour le cinéma que Laurent Slama a réalisé sous son nom (il en avait réalisé deux autres sous le nom de Elisabeth Vogler) est « A second life » https://fr.wikipedia.org/wiki/A_Second_Life une comédie dramatique sur la surdité.
Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.
Laurent Slama
Le budget prévisionnel du film est 711 000 €, soit 15% du budget médian des films français de fiction sortis l’année dernière. https://siritz.com/financine/barometre-2026-25-des-budgets-previsionnels/ . Pour la préparation, 15 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur est de 32 000 €, dont 10 000 € d’à valoir sur droits d’auteur et 22 000 € de salaire de technicien. C’est 40% de la rémunération médiane des réalisateurs https://siritz.com/financine/progression-de-la-remuneration-des-realisateurs/Il a écrit le scénario pour 20 000 €, soit 15% du budget médian des scénarios.
La rémunération des rôles principaux est 15 500 €, soit 8% de la rémunération médiane des rôles principaux. https://siritz.com/financine/le-barometre-2026-25-de-la-remuneration-des-roles-principaux/. Enfin la musique a été confiée à Jean-Charles Bastion pour 10 000 €, ce qui est 15% du budget médian de la musique de films.
Pour bien illustrer la part du budget que la production de « A second life » a consacré aux quatre principaux postes de l’affiche par rapport à ce qui leur est consacré dans la moyenne des films le tableau ci-dessous est éclairant :
Comme on le voit le film consacre à la rémunération du réalisateur et au budget de la musique un pourcentage bien plus important de son budget total que la moyenne des films. C’est l’inverse pour le scénario et la rémunération des rôles principaux.
Le producteur délégué est 21 juin cinéma (Maxime Montage et Laurent Slama). Ciné+ et Arte l’ont préacheté. La région Ile de France lui a apporté une aide remboursable et le producteur a demandé au CNC l’aide à la musique originale de film. Wayna Pitch a donné un minimum garanti pour la distribution en salle et MMM Film sales un minimum garanti pour les ventes à l’étranger.
Le précédent film distribué par Wayna Pitch était « La récréation de Juillet », réalisé Pablo Cotten et Joseph Rozé, sorti en 2022. Il était produit par Cowby Films pour une budget prévisionnel de 700 000 € et avait rassemblé 6 500 spectateurs. https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Récréation_de_juillet
www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma. Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose de nombreuses archives et d’un puissant moteur de recherche. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples critères.
LE DÉSAMOUR AMBIGU D’UN PÈRE ADOPTIF
CinéscoopLe 7ème long métrage pour le cinéma réalisé par Safy Nebbou https://fr.wikipedia.org/wiki/Safy_Nebbouest « Fils de personne », https://fr.wikipedia.org/wiki/Fils_de_personne_(film,_2026) sur le désamour ambigu d’un père adoptif.
Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.
Son budget prévisionnel est 6,7 millions €, soit le budget prévisionnel moyen des films français de fiction sortis depuis le début de l’année. https://siritz.com/financine/progression-de-la-remuneration-des-realisateurs/ Pour la préparation, 38 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur est de 100 000 €, répartie en part égale entre à valoir sur droits d’auteur et salaire de technicien. C’est 70% de la rémunération moyenne des réalisateurs. https://siritz.com/financine/progression-de-la-remuneration-des-realisateurs/.
Il s’agit du remake du téléfilm américain de Jorge Camacho et Arild Andresen “Handled with care” dont les droits ont été acquis 100 000 €. Safy Nebou a écrit le scénario avec Cyril Gomez-Mathieu. Le premier a reçu 150 000 € et le second 48 000 €. Le coût total du scénario est donc 298 000 €. C’est un tiers de plus que le budget moyen des scénarios. https://siritz.com/financine/les-barometre-des-scenarios-2026-25/
Les rôles principaux ont reçu 367 000 €, soit 85% de la rémunération moyenne des rôles principaux. https://siritz.com/financine/le-barometre-2026-25-de-la-remuneration-des-roles-principaux/ Enfin la musique a été confiée à Ibrahim Maalouf et Sonia Mohamed-Chérif pour 70 000 €, soit 85% du budget de la musique de film. https://siritz.com/financine/le-barometre-2026-25-des-musiques-de-film/
Pour bien illustrer la part du budget que la production de « Fils de personne » a consacré aux quatre principaux postes de l’affiche par rapport à ce qui leur est consacré dans la moyenne des films le tableau ci-dessous est éclairant :
Comme on le voit le film a consacré à la rémunération des rôles principaux et au budget de son scénario un pourcentage du budget total plus élevé que la moyenne des films. En revanche il a consacré à la rémunération du réalisateur et au budget de la musique un pourcentage moins élevé.
Les producteurs délégués sont Playtime (Nicolas Brigaud-Robert et François Yon) et Mandarin & Cgie (Eric et Nicolas Altmayer). France 3 cinéma est coproducteur. Canal+, Paramount et France télévisions l’ont préacheté. Sony Pictures a donné un minimum garanti pour tous les mandats.
Le précédent film réalisé par Safy Nebbou était « Celle que vous croyez », sorti en 2019. Produit par Diaphana sont budget prévisionnel était 5,6 millions €. Distribué par Diaphana il avait rassemblé 220 000 spectateurs.
www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma. Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose de nombreuses archives et d’un puissant moteur de recherche. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples critères.