Pour les réalisateurs, les producteurs, les distributeurs et les exploitants de cinéma la lecture de « Le regard de l’homme aux lunettes blanches » de Philippe Reynaert* est un investissement particulièrement utile. Tout d’abord parce que celui qui a tant marqué le cinéma belge et européen https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Philippe_Reynaerty fait preuve à chaque page de son humour légendaire, que je vous laisse découvrir lors de votre lecture. Mais aussi parce qu’il constitue un formidable outil d’analyse pour tous ceux qui s’interrogent sur l’avenir de leur métier.
A titre d’exemple, il rappelle que seuls les Français utilisent le mot « audiovisuel « pour désigner tout ce qui n’est pas cinéma dans l’univers des images qui bougent ». Or, si l’on considère qu’il s’agit d’un même secteur, en 10 ans, en France, la production annuelle est passée de 1,5 milliards € à 3 milliards €.Quand on constate la baisse générale de la fréquentation il faut donc ne jamais ignorer cette donnée.Donc, certes, en France, comme dans la plupart des pays, depuis la crise du Covid, la fréquentation des salles de cinéma est en chute. Cela été dû à la baisse de la production de blockbusters américains à la suite de la grève des scénaristes et des comédiens. Mais cette production ne retrouvera sans doute jamais son niveau d’avant car, désormais, les majors, sauf Sony, réservent une partie de leurs investissements à leur plateformes et aux contenus de ces plateformes. Or le cinéma est un marché de l’offre.
En 2024, le cinéma français a en partie compensé cette baisse des scénaristes et de l’offre américaine puisque les films français ont vu leur fréquentation augmenter par rapport aux années d’avant Covid. Pour retrouver la fréquentation d’avant Covid le cinéma français et européen doit faire encore mieux. Or, de ce point de vue, Philippe Reynaert rappelle un éditorial de Christopher Nolan dans le Wall street journal en 2014 : » la salle de cinéma est à l’industrie du film ce que les concerts sont à l’industrie de la musique, et personne ne a à un concert pour se faire jouer un mp3 sur une scène déserte ». Cela ne veut pas dire qu’il ne faut produire que des superproductions spectaculaires. Encore que les français savent en faire qui sont des succès mondiaux, comme l’ont prouvé Luc Besson ou récemment « Le comte de Monte-Cristo ».
Mais Philippe Reynaert rappelle que sur les 32 films qui en France ont dépassé les 10 millions d’entrées, 42% sont des comédies. Et 12 sont des films français : tous des comédies.
Et là, Philippe Reynaert met les pieds dans le plat. Il rappelle le rapport de la Cour des comptes en 2019 qui soulignait que la moitié des quelques 300 films français produits avaient réalisé moins de 20 000 entrées. 300 films c’est beaucoup plus que le nombre de films produits par les États-Unis de 320 millions d’habitants. pour un marché intérieur A quoi il est répondu que cette diversité est un moyen d’augmenter les chances de trouver les pépites qui vont renouveler l’offre. Mais Philippe Reynaert rétorque que quantité n’est pas diversité : » on se demande comment on faisait dans les années 80 quand on tournait moitié moins de films qu’aujourd’hui et que la diversité était donc divisée par deux. Évidemment chacun des films français était vu en moyen par 60% de spectateur en plus qu’aujourd’hui. » Et il rappelle une évolution spectaculaire : En 2018, les 10 champions de box-office représentaient 24% du total des entrées. En 2022 ils en représentaient 32%.
Enfin, alors que l’animation traverse une crise, il rappelle que « l’anim est le genre cinématographique qui permet le plus facilement le partage du travail entre les différents territoires, et aussi, celui qui, par la magie du doublage, a le plus fort potentiel d’exportation : animateurs de tous les pays unissez-vous pour produire moins et mieux ! » Ajoutons que c’est le genre où lA peut dès à présent, abaisser considérablement les coûts de fabrication. Jusqu’à 10 fois. Mais l’IA est un formidable outil pour les talents, elle ne peut les remplacer.
Ce livre aborde bien d’autres sujets passionnants pour les professionnels du cinéma. Régalez-vous
*Recueil de ses chroniques dans Écran total publié par les Editions Montparnasse
UNE ANIMATION OÙ TOUT EST FAIT MAIN
CinéscoopLe 14ème long métrage pour le cinéma réalisé par Michel Gondry https://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Gondryest « Maya, donne-moi un autre titre » https://fr.wikipedia.org/wiki/Maya,_donne-moi_un_autre_titre#:~:text=Maya%2C%20donne%2Dmoi%20un%20autre%20titre%20est%20un%20film%20d,Gondry%20et%20sorti%20en%202025.&text=Pour%20plus%20de%20détails%2C%20voir,un%20titre%2C%20sorti%20en%202024.Maya, séparée de son père raconte l’histoire. Son père, Michel Gondry, réalise le film et sa mère raconte l’histoire. Michel Gondry explicitement défie l’IA, car c’est une animation où tout est fait main.
Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.
Michel Gondry
Son budget prévisionnel est 714 000 €. C’est le quart du budget médian des films d’animation français sortis en 2024. https://siritz.com/cinescoop/le-barometre-2024-des-films-danimation/ Pour la préparation, le tournage et la post-production la rémunération du réalisateur est de 35 000 €, dont 10 000 € d’à valoir sur droits d’auteur et 25 000 € de salaire de technicien. Là encore, c’est le quart de la rémunération médiane des réalisateurs. Michel Gondry a écrit le scénario pour 10 000 €, soit 15% du budget médian des scénarios. La musique a été composée par Jean-Michel Bernard pour 20 000 €, soit la moitié de la rémunération médiane des compositeurs de musique de films français sortis depuis le début de l’année. https://siritz.com/financine/remuneration-des-compositeurs-de-musique/
Le producteur délégué est Partizan Films (Georges Bermann). Domino Films est coproducteur. Le film a obtenu le soutien de Procirep-Angoa et le CNC ainsi que la Sacem lui ont apporté une aide à la musique originale de film. The Jokers film a donné un minimum garanti pour tous les mandats de distribution.
Le précédent film réalisé par Michel Gondry était « Maya donne-moi un titre ». Il avait le même producteur délégué, le même distributeur et le même budget. Il avait rassemblé 32 000 spectateurs.
*www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma. Il publie le budget, le plan de financement et la répartition des recettes de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il dispose d’un puissant moteur de recherche multicritères et de 15 ans d’archives.
LE REGARD DE L’HOMME AUX LUNETTES BLANCHES
ÉditorialPour les réalisateurs, les producteurs, les distributeurs et les exploitants de cinéma la lecture de « Le regard de l’homme aux lunettes blanches » de Philippe Reynaert* est un investissement particulièrement utile. Tout d’abord parce que celui qui a tant marqué le cinéma belge et européen https://fr.m.wikipedia.org/ wiki/Philippe_Reynaerty fait preuve à chaque page de son humour légendaire, que je vous laisse découvrir lors de votre lecture. Mais aussi parce qu’il constitue un formidable outil d’analyse pour tous ceux qui s’interrogent sur l’avenir de leur métier.
A titre d’exemple, il rappelle que seuls les Français utilisent le mot « audiovisuel « pour désigner tout ce qui n’est pas cinéma dans l’univers des images qui bougent ». Or, si l’on considère qu’il s’agit d’un même secteur, en 10 ans, en France, la production annuelle est passée de 1,5 milliards € à 3 milliards €.Quand on constate la baisse générale de la fréquentation il faut donc ne jamais ignorer cette donnée.Donc, certes, en France, comme dans la plupart des pays, depuis la crise du Covid, la fréquentation des salles de cinéma est en chute. Cela été dû à la baisse de la production de blockbusters américains à la suite de la grève des scénaristes et des comédiens. Mais cette production ne retrouvera sans doute jamais son niveau d’avant car, désormais, les majors, sauf Sony, réservent une partie de leurs investissements à leur plateformes et aux contenus de ces plateformes. Or le cinéma est un marché de l’offre.
En 2024, le cinéma français a en partie compensé cette baisse des scénaristes et de l’offre américaine puisque les films français ont vu leur fréquentation augmenter par rapport aux années d’avant Covid. Pour retrouver la fréquentation d’avant Covid le cinéma français et européen doit faire encore mieux. Or, de ce point de vue, Philippe Reynaert rappelle un éditorial de Christopher Nolan dans le Wall street journal en 2014 : » la salle de cinéma est à l’industrie du film ce que les concerts sont à l’industrie de la musique, et personne ne a à un concert pour se faire jouer un mp3 sur une scène déserte ». Cela ne veut pas dire qu’il ne faut produire que des superproductions spectaculaires. Encore que les français savent en faire qui sont des succès mondiaux, comme l’ont prouvé Luc Besson ou récemment « Le comte de Monte-Cristo ».
Mais Philippe Reynaert rappelle que sur les 32 films qui en France ont dépassé les 10 millions d’entrées, 42% sont des comédies. Et 12 sont des films français : tous des comédies.
Et là, Philippe Reynaert met les pieds dans le plat. Il rappelle le rapport de la Cour des comptes en 2019 qui soulignait que la moitié des quelques 300 films français produits avaient réalisé moins de 20 000 entrées. 300 films c’est beaucoup plus que le nombre de films produits par les États-Unis de 320 millions d’habitants. pour un marché intérieur A quoi il est répondu que cette diversité est un moyen d’augmenter les chances de trouver les pépites qui vont renouveler l’offre. Mais Philippe Reynaert rétorque que quantité n’est pas diversité : » on se demande comment on faisait dans les années 80 quand on tournait moitié moins de films qu’aujourd’hui et que la diversité était donc divisée par deux. Évidemment chacun des films français était vu en moyen par 60% de spectateur en plus qu’aujourd’hui. » Et il rappelle une évolution spectaculaire : En 2018, les 10 champions de box-office représentaient 24% du total des entrées. En 2022 ils en représentaient 32%.
Enfin, alors que l’animation traverse une crise, il rappelle que « l’anim est le genre cinématographique qui permet le plus facilement le partage du travail entre les différents territoires, et aussi, celui qui, par la magie du doublage, a le plus fort potentiel d’exportation : animateurs de tous les pays unissez-vous pour produire moins et mieux ! » Ajoutons que c’est le genre où lA peut dès à présent, abaisser considérablement les coûts de fabrication. Jusqu’à 10 fois. Mais l’IA est un formidable outil pour les talents, elle ne peut les remplacer.
Ce livre aborde bien d’autres sujets passionnants pour les professionnels du cinéma. Régalez-vous
*Recueil de ses chroniques dans Écran total publié par les Editions Montparnasse
UN ROAD MOVIE EMMENÉ PAR UN HUMORISTE
CinéscoopLa comédie « Sur la route de papa » https://fr.wikipedia.org/wiki/Sur_la_route_de_papa est coréalisé par Nabil Aitakkaouali et Olivier Dacourt. C’est leur premier long métrage pour le cinéma. Nabil Aitakkaouali a déjà réalisé des séries. https://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=1000020012.htmlOlivier Dacourt est un footballeur international qui a déjà réalisé des documentaires. https://fr.wikipedia.org/wiki/Olivier_DacourtIl s’agit d’un road movie emmené par un humoriste
Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.
Nabil Aitakkaouali
Olivier Dacourt
C’est une coproduction entre la France (94%) et le Maroc (6%) au budget prévisionnel de 5,3 millions €, soit 10% de plus que le budget prévisionnel moyen des films français de fiction sortis depuis le début de l’année. https://siritz.com/financine/budgets-previsionnels-en-2025/ Pour la préparation, 30 jours de tournage (dont 20 au Maroc), et la post-production la rémunération des deux réalisateurs est de 110 000 €, dont 50 000 € d’à valoir sur droits d’auteur et 60 000 € de salaire de technicien. C’est 90% de la rémunération moyenne des réalisateurs. Le scénario a été écrit par Nabil Aitakkaoui et Hakim Zouhani pour 100 000 €, soit 90% du budget médian des scénarios. https://siritz.com/financine/budget-des-scenarios-en-2025-et-2024/ Les rôles principaux ont reçu 326 000 €, ce qui correspond à un tiers de plus que leur rémunération moyenne. La musique du film a été composée pars Manuel Merlot et Cedrick Sanetens pour 80 000 €, soit 125% de la rémunération moyenne des compositeurs de la musique de films. https://siritz.com/financine/remuneration-des-compositeurs-de-musique/
Le producteur délégué est Gad Production (Olivier Dacourt). UGC Images est coproducteur. Une sofica y a investi. Canal+ et C8 l’ont préacheté. UGC Images a donné un minimum garanti pour les mandats salle et vidéo tandis que TF1 studio a le mandat de vente à l’étranger. Le producteur marocain est Lions Production (France Richard et Hicham El Gorfi).
*www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma. Il publie le budget, le plan de financement et la répartition des recettes de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il dispose d’un puissant moteur de recherche multicritères et de 15 ans d’archives.
COMÉDIE ROMANTIQUE SUR LE THÉÂTRE OFF
CinéscoopLe comédien Johann Dionnet https://fr.wikipedia.org/wiki/Johann_Dionnet réalise son premier film avec « Avignon », une comédie romantique sur le théâtre off. https://fr.wikipedia.org/wiki/Avignon_(film)
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Johann Dionnet
Son budget prévisionnel est 4 millions €, soit 15% de plus que le budget prévisionnel médian des films français de fiction sortis depuis le début de l’année. https://siritz.com/financine/budgets-previsionnels-en-2025/ Pour la préparation, 29 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur est de 45 000 €, dont 6 000 € d’à valoir sur droits d’auteur et 39 000 € de salaire de technicien. C’est 55% de la rémunération médiane des réalisateurs. https://siritz.com/financine/remuneration-des-realisateurs-2025-comparee-a-2024/
Il a écrit le scénario avec Benoit Graffin et Francis Magnin pour 90 000 €, ce qui revient à 80% du budget médian des scénarios. https://siritz.com/financine/budget-des-scenarios-en-2025-et-2024/nt . Les rôles principaux, dont il fait partie, ont reçu 102 000 €, soit 85% de leur rémunération médiane. https://siritz.com/financine/la-remuneration-des-roles-principaux-en-2025/ La musique originale du film a été composée par Sébastien Torregrossa pour 60 000 €. C’est la rémunération moyenne des compositeurs de musique de films. https://siritz.com/financine/remuneration-des-compositeurs-de-musique/
Le producteur délégué est Nolita cinéma (Maxime Delauney). TF1 studio et France 2 cinéma sont coproducteurs. Le film a demandé l’ide à la création de musique originale du CNC et de la Sacem. Il a bénéficié d’une aide non remboursable de la région Paca ainsi que du département du. Vaucluse. Canal+, Ciné+, France 2, TMC et TV5 monde l’ont préacheté. TF1studio et Warner Bros ont donné un minimum garanti pour tous les mandats de distribution.
Le précédent film dont Nolita cinéma était producteur délégué était « Le Garçon » réalisé par Zabou Breitman et Florent Vassault. Il est sorti le 26 mars 2025 https://siritz.com/cinescoop/qui-est-le-garcon-inconnu-sur-la-photo . Son budget prévisionnel était de 1 million € et il était distribué par Jour2fête qui avait donné un minimum garanti. Il avait rassemblé 32 000 spectateurs.
*www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma. Il publie le budget, le plan de financement et la répartition des recettes de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il dispose d’un puissant moteur de recherche multicritères et de 15 ans d’archives.
PORTRAIT D’UN JEUNE HOMME EN RÉBELLION
Cinéscoop« Enzo » https://fr.wikipedia.org/wiki/Enzo_(film) devait être réalisé par Laurent Cantet. Mais, comme il est décédé d’un cancer avant le début du tournage, c’est Robin Campillo, qui avait écrit le scénario avec lui, qui l’a réalisé https://fr.wikipedia.org/wiki/Robin_Campillo. C’est sa 5ème réalisation. C’est le portrait d’un jeune homme en rébellion.
Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.
ROBIN CAMPILLO
Cette coproduction entre la France (86%), la Belgique (4%) et l’Italie (10%) a un budget prévisionnel de 3,7 millions €. C’est un peu plus que le budget prévisionnel médian des films français de fiction sortis depuis le début de l’année. https://siritz.com/financine/budgets-previsionnels-en-2025/ Pour la préparation, 30 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur est de 40 000 €, dont 15 000 € d’à valoir sur droits d’auteur et 25 000 € de salaire de technicien. C’est la moitié de la rémunération médiane des réalisateurs. https://siritz.com/financine/remuneration-des-realisateurs-2025-comparee-a-2024/ Le scénario a été écrit par Robin Campillo, Laurent Cantet, Gilles Marchand pour 145 500€, soit 90% du budget médian des scénarios. https://siritz.com/financine/budget-des-scenarios-en-2025-et-2024/.Les rôles principaux ont reçu 30 000 €, soit le quart de leur rémunération médiane. https://siritz.com/financine/la-remuneration-des-roles-principaux-en-2025/
Le producteur délégué français est Les Films de Pierre (Marie-Ange Luciani). Ami Paris, Page 114 et France 3 cinéma sont coproducteurs. La Région Sud et la Métropole de Toulon lui ont apporté leur soutien. 3 sofica y ont investi, notamment pour financer la garantie de MK2 pour les ventes à l’étranger. Memento Films a donné un minimum garanti pour les mandats de distribution en France. Le coproducteur belge est Les Films du Fleuve (Luc et Jean-Pierre Dardenne). Be tv et la RTBF lui ont préacheté. Le producteur italien est Lucky red (Andrea Occhipint).
Le précédent film réalisé par Robin Campillo est « L’île rouge », sorti en 2023. https://siritz.com/cinescoop/la-remuneration-de-robin-campillo/C’était une coproduction franco-belge dont le budget prévisionnel était 7,2 millions €. Le producteur français était déjà Les Films de Pierre et le distributeur Memento Films. Il avait rassemblé 150 000 spectateurs.
*www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma. Il publie le budget, le plan de financement et la répartition des recettes de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il dispose d’un puissant moteur de recherche multicritères et de 15 ans d’archives.
UNE NORMANDE PLONGE DES LES JO DE PARIS
CinéscoopAprès avoir réalisé plusieurs court-métrages, Valentine Cadic https://fr.wikipedia.org/wiki/Valentine_Cadic réalise son premier long métrage. Avec « Le rendez-vous de l’été « , une Normande plonge dans les JO de Paris.
Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.
Valentine Cadic
Son budget prévisionnel est 650 000 €. C’est 20% du budget prévisionnel médian des films français sortis depuis le début de l’année. https://siritz.com/financine/budgets-unération médianeprevisionnels-en-2025/ Pour la préparation, 21 jours de tournage et la post-production la rémunération de la réalisatrice est de 13 000 €, répartie en part égale entre à valoir sur droits d’auteur et salaire de technicien, soit 15% de la rémunération médiane des réalisateurs. Elle a écrit le scénario avec Mariette Désert pour 30 000 €, soit le quart du budget des scénarios. https://siritz.com/financine/budget-des-scenarios-en-2025-et-2024/Les rôles principaux ont reçu 11 000 €, c’est-à-dire moins de 10% de leur rémunération médiane. 120 https://siritz.com/financine/la-remuneration-des-roles-principaux-en-2025/ La rémunération du compositeur de la musique du film, Arthur Bellot, est 10 000 €, soit le quart de la rémunération médiane des compositeurs de musique de film. https://siritz.com/financine/remuneration-des-compositeurs-de-musique/. Enfin, la masse salariale des personnels techniques, y compris la rémunération du réalisateur/technicien, sous contrat de travail de droit français représente 16% du budget total du film.
Les producteurs délégués sont Comme des Cinémas (Anne Pernod Sawada) et Cinq de Trèfle productions (Arnaud Bruttin). Les prestataires ADF l’Atelier ainsi que Transpa et Mon film dans un camion sont coproducteurs. Le film a bénéficié de 370 000 € d’avance sur recettes.Le Centre Val-de-Loire (CICLIC) lui a apporté une aide non remboursable pour la 1er écriture de long métrage.
New Story a donné un minimum garanti pour les mandats de distribution France et Urban sales a le mandat de vente à l’étranger sans minimum garanti.
*www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma. Il publie le budget, le plan de financement et la répartition des recettes de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il dispose d’un puissant moteur de recherche multicritères et de 15 ans d’archives.
L’IA GÉNÉRATIVE N’EST PAS CRÉATIVE
ÉditorialL’Intelligence Artificielle est désormais au cœur des prėoccupations de tous les professionnels du cinéma et de l’audiovisuel, comme elle l’est de l’ensemble de la société. Sera-t’elle une révolution technologique comme l’ont été la création des ordinateurs ou la généralisation du numérique ou est-elle d’une autre nature puisque conduisant à la suppression d’une grande partie des emplois, remplacés par des robots.
Il se trouve qu’un livre répond à cette question essentielle. Son auteur, Luc Julia est un français. Il a travaillé chez Apple, est l’un des inventeurs de l’application Siri et, installé à Pablo Alto, dirige actuellement le département recherche de Renault. Le titre de l’ouvrage est parlant : « IA génératives, pas créatives ». Avec comme sous-titre : « l’intelligence artificielle n’existe toujours pas. » Et il le démontre, avec des exemples très précis et très faciles à comprendre. Bien entendu l’IA va bouleverser nos métiers comme l’ordinateur a bouleverser celui des comptables. Mais il n’a pas supprimé le métier de comptable : il a augmenté son utilité et il y a multiplié les emplois.
En fait ce qui prête à confusion c’est le choix du mot Intelligence pour qualifier cette technologie. Il y a une soixantaine d’années l’État américain avait créé internet pour que ses armées puissent partager leurs données. Puis il a décidé de faire accéder ses grandes universités à cette technologie pour qu’elles puissent partager le fruit de leurs recherches. Elles ont alors imaginé ce qu’allait devenir internet quand le monde entier y aurait accès. Et elles ont imaginé le type d’outils qui pourraient être créés pour exploiter les milliards de données d’internet. Elles leurs ont donné un nom : Artificial Intelligence. Mais Intelligence dans l’un de ses sens anglais : renseignements, données. Comme dans Central Intelligence Agency. Pas intelligence dans le sens français : faculté de connaître, de comprendre ; qualité de l’esprit qui comprend et s’adapte facilement.
Pour traiter d’innombrables données dans le but d’obtenir un résultat l’IA utilise le calcul de probabilité. Or, par hypothèse, le calcul de probabilité suppose une marge d’erreur. Or, plus on rajoute de données, et plus elles sont variées, plus il y a de chances que les résultats soient biaisés. En traitant des données multiples Chat GPT, lancé par Open IA, a créé l’IA Générative. Mais quand on l »utilise régulièrement on voit qu’il est capable de commettre d’énormes erreurs. Surtout, l’IA ne peut en aucun cas innover puisqu’elle ne peut que reproduire des données existantes.
Cela étant dit, le livre de Julia décrit les énormes défis et enjeux (économiques, juridiques, environnementaux et éthiques) de l’IA et que l’on commence seulement à entrevoir. Et, après l’avoir lu, il est clair que chacun d’entre nous va devoir savoir maitriser l’IA comme il doit savoir lire, écrire et compter.
L’AUTISME AU FÉMININ DANS UNE HISTOIRE D’AMOUR
CinéscoopLe 4ème long métrage réalisé pour le cinéma par Lola Doillon, https://fr.wikipedia.org/wiki/Lola_Doillon« Différente » https://fr.wikipedia.org/wiki/Différente_(film) aborde l’autisme féminin dans une histoire d’amour.
Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.
Lola Doillon
Son budget prévisionnel est 2,1 millions €, soit 60% du budget médian des films français sortis depuis le début de l’année. https://siritz.com/financine/budgets-previsionnels-en-2025/ Pour la préparation, 29 jours de tournage et la post-production la rémunération de la réalisatrice est de 60 000 €, répartie en part égale entre à valoir sur droits d’auteur et salaire de technicien. C’est trois quarts de la rémunération médiane des réalisateurs.https://siritz.com/financine/remuneration-des-realisateurs-2025-comparee-a-2024/Elle a écrit le scénario pour 32 000 €, soit 30% du budget médian des scénarios. https://siritz.com/financine/budget-des-scenarios-en-2025-et-2024/Les rôles principaux ont reçu 35 000 €, soit 30% de la rémunération des rôles principaux.https://siritz.com/financine/la-remuneration-des-roles-principaux-en-2025/
Les producteurs délégués sont Agat Films (Nicolast Blanc) et Ping & Pong productions (Dominique Guerin). La Région Pays de Loire lui a fourni une aide non remboursable. Canal+ et Ciné+ l’ont préacheté. Memento Distribution a donné un minimum garanti pour les mandats salle et vidéo. Univerciné en a fourni un pour le mandat VàD et Be for Film pour le mandat de vente à l’étranger.
Le précédent film réalisé par Lola Doillon était « Le voyage de Fanny » https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Voyage_de_Fanny sorti en 2016. Cette co-production avec la Belgique avait un budget prévisionnel de 7,3 millions €. Le producteur délégué français était Origami Films et le distributeur Diaphana. La rémunération de Lola Doillon en tant que réalisatrice était 92 000 €. Elle avait écrit le scénario avec Anne Peyregne d’après le livre éponyme de Fanny Ben-Ami.
*www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma. Il publie le budget, le plan de financement et la répartition des recettes de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il dispose d’un puissant moteur de recherche multicritères et de 15 ans d’archives.
FLIC SOUS TENSION ET PÈRE DÉPASSÉ
CinéscoopLe 4ème long métrage réalisé par le comédien franco-camerounais Thomas Ngijol https://fr.wikipedia.org/wiki/Thomas_Ngijol est « Indomptables » https://fr.wikipedia.org/wiki/Indomptables_(film) : Flic sous tension, père dépassé
Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.
Son budget prévisionnel 1,2 millions €, dont 900 000 € dépensés en France et 300 000 € au Cameroun. C’est un tiers du budget prévisionnel médian des films de fiction français sortis depuis le début de l’année. https://siritz.com/financine/budgets-previsionnels-en-2025/
Thomas Ngijol
Pour la préparation, 24jours de tournage, dont 23 au Cameroun et un en France, et la post-production la rémunération du réalisateur est de 10 000 €, répartie en part égale entre à valoir sur droits d’auteur et salaire de technicien, soit 12,5% de la rémunération médiane des réalisateurs. https://siritz.com/financine/remuneration-des-realisateurs-2025-comparee-a-2024/ Il s’agit d’une adaptation du documentaire de Mosco Boucault « Un crime à Abidjan » diffusé sur Arte. https://boutique.arte.tv/detail/crime-aabidjan?srsltid=AfmBOooB5SMYuaB0X3ChiCIH8d1hpMZYwjKU5Gz5sP3DXt2ktNFnLsNt . Le scénario a été écrit par Thomas Ngijol pour 5 000 €. Le coût total du scénario est 57 000 € soit 50% du budget médian des scénarios. https://siritz.com/financine/budget-des-scenarios-en-2025-et-2024/ Les rôles principaux, dont le plus important est Thomas Ngijol, ont reçu 16 000 € soit 13% de leur rémunération médiane. Enfin la rémunération du personnel technique représente 31% du budget prévisionnel.
Le producteur délégué est Why not productions (Pascal Caucheteux). Canal+ et Ciné+ l’ont préacheté avec le catch up. Pan Distribution assure la distribution avec tous les mandats sans minimum garanti.
Thomas Ngijol a coréalisé son précédent film avec Karole Rocher. Sorti en 2019 « Black Snake, la légende du serpent noir » avait un budget prévisionnel de 9,5 millions €. Il était produit par Why Not Productions, Black Dynamite Films et TNG Productions. UGC distribution le distribuait. Carole Rochet et Thomas Ngijol faisaient partie des rôles principaux. Il avait rassemblé 174 000 spectateurs.
*www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma. Il publie le budget, le plan de financement et la répartition des recettes de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il dispose d’un puissant moteur de recherche multicritères et de 15 ans d’archives.
UNE COMÉDIE SUR LA LUTTE DES CLASSES
CinéscoopLe 4 ème long métrage que François Prevot-Leygonie https://fr.wikipedia.org/wiki/François_Prévôt-Leygonie_(réalisateur)et Stephan Archinard https://fr.wikipedia.org/wiki/Stéphan_Archinardréalisent ensemble, “Vacances forcées » https://fr.wikipedia.org/wiki/Vacances_forcées est un remake du film italien « Odio l’estate » de Massimo Venier. C’est une comédie sur la lutte des classes.
Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.
Son budget prévisionnel est 5,5 millions €, soit 10% de plus que le budget prévisionnel moyen des films français de fiction sortis depuis le début de l’année. https://siritz.com/financine/budgets-previsionnels-en-2025/Pour la préparation, 29 jours de tournage et la post-production la rémunération des réalisateurs est de 200 000 €, répartie en part égale entre à valoir sur droits d’auteur et salaire de technicien. C’est deux tiers de plus que la rémunération moyenne des réalisateurs. https://siritz.com/financine/budgets-previsionnels-en-2025/ Les droits de remake ont été acquis 110 000 € et ils ont écrit le scénario avec Martin Darondeau pour 160 000 €. Le budget total de ce scénario est 270 000 €. https://siritz.com/financine/budget-des-scenarios-en-2025-et-2024/Soit 50% de plus que le budget moyen des scénarios. Les rôles principaux ont reçu 570 000 €, soit deux fois la rémunération moyenne des rôles principaux https://siritz.com/financine/la-remuneration-des-roles-principaux-en-2025/.La musique a été composée par Matthieu Gonet pour 30 000 €. C’est 75% de la rémunération médiane des compositeurs de films. https://siritz.com/financine/remuneration-des-compositeurs-de-musique/
Le producteur délégué est Wy productions (Wassim Béji). M6 est coproducteur. OCS, Disney+, M6 et W9 l’ont préacheté. Le film est tourné dans région Nouvelle Aquitaine qui n’a pourtant apporté aucun soutien. Sony Pictures Entertainement France donné un minimum garanti pour tous les mandats de distribution.
Le précédent film réalisé par François Prevot-Leygonie et Stephan Archinard était « Monsieur Je-sais-tout », sorti en 2018. Son budget prévisionnel était 5,1 millions €. Les réalisateurs avaient écrit le scénario avec Alain Gillot pour 175 000 €. Le film était produit par Wy productions et Gaumont et distribué par Gaumont. Il était tourné en Nouvelle Aquitaine qui avait apporté son soutien. Son budget prévisionnel était 5,1 millions €. Il avait rassemblé 401 000 spectateurs.
*www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma. Il publie le budget, le plan de financement et la répartition des recettes de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC