Le 8ème film réalisé par Jérôme Bonnell https://fr.wikipedia.org/wiki/Jérôme_Bonnellest une adaptation du roman « Amours » de  Léonor Recordo qui nous fait pénétrer derrière le paravent des conventions bourgeoises.

Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.

Jérôme Bonnell

Son budget prévisionnel est 3 millions € soit 80% du budget prévisionnel médian de notre dernier baromètre des films français de fiction. https://siritz.com/financine/barometre-des-budgets-previsionnels/ Pour la préparation, 27 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur est de 124 000 €, répartie en part égale entre à valoir sur droits d’auteur et salaire de technicien. C’est légèrement en-dessous de la rémunération moyenne des réalisateurs. https://siritz.com/financine/le-barometre-de-la-remuneration-des-realisateurs-2/ Les droits d’adaptation du livre ont été acquis pour 35 000 €. Jérôme Bonnell a écrit le scénario avec Gaëlle Macé pour 80 000 €. Le budget global du scénario est donc 115 000 €, soit 70% du budget médian des scénarios. https://siritz.com/financine/budget-des-scenarios-en-2025-et-2024/La musique a été confiée à David Sztanke et le budget de la musique est 15 000 € ce qui revient au tiers du budget médian de la musique de films. https://siritz.com/financine/remuneration-des-compositeurs-de-musique/.La rémunération des rôles principaux est 84 000 €, soit 80% de leur rémunération médiane https://siritz.com/financine/la-remuneration-des-roles-principaux-en-2025/

Pour bien illustrer la part du budget que la production de « La condition » a consacré aux quatre principaux postes de l’affiche par rapport à ce qui leur est consacré dans la moyenne des films le tableau ci-dessous est éclairant :

Comme on le voit, en pourcentage du budget global du film, la rémunération du réalisateur et le budget du scénario sont bien supérieurs alors que la rémunération des rôles principaux et de la musique est très inférieure.

Le producteur délégué est Diaphana Films (Michel Saint-Jean). Il a bénéficié de 550 000 € d’avance sur recettes et de l’aide non remboursable Région de Normandie. 3 soficas y ont investi. Canal+ et Ciné+ l’ont préacheté. Diaphana distribution a donné un minimum garanti.

Le précédent film réalisé par Jérôme Bonnell était « Chère Léa », sorti en 2021. Il avait le même producteur et le même distributeur et avait rassemblé 45 000 spectateurs. https://siritz.com/cinescoop/la-remuneration-de-jerome-bonnel/

www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose de nombreuses archives et d’un puissant moteur de recherche. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples critères.

Le 9ème film réalisé par James Huth, https://fr.wikipedia.org/wiki/James_Huth,  « À la poursuite du père Noël » https://fr.wikipedia.org/wiki/À_la_poursuite_du_Père_Noël se veut la comédie familiale française de Noël.

Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.

James Huth

Le budget prévisionnel de cette coproduction entre la France (59%), la Belgique (23%) et le Luxembourg (18%) est 9,4 millions, soit 70% de plus que le budget prévisionnel moyen des fictions française de notre dernier baromètre.  https://siritz.com/financine/barometre-des-budgets-Pour la préparation, 41 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur est de 250 000 €, répartie en part égale entre à valoir sur droits d’auteur et salaire de technicien.C’est près de deux fois la rémunération moyenne des réalisateurs. https://siritz.com/financine/le-barometre-de-la-remuneration-des-realisateurs-2/Le scénario a été confié à Laurent Tirard et Benjamin Dupas, tandis que ceux-ci, James Huth et Sonja Shilitto ont écrit les dialogues avec eux. Le budget total du scénario est 425 000 €. C’est 2,3 fois le budget moyen des scénarios https://siritz.com/financine/budget-des-scenarios-en-2025-et-2024/La musique a été confiée à Tom Goodwing. Le budget de la musique est 100 000 €, ce qui revient à 60% de plus que le budget moyen de la musique de films. https://siritz.com/financine/remuneration-des-compositeurs-de-musique/Enfin les rôles principaux ont reçu 772 000 €, soit 3,4 fois la rémunération moyenne des rôles principaux. https://siritz.com/financine/la-remuneration-des-roles-principaux-en-2025/

Pour bien illustrer la part du budget que la production de « A la poursuite du père Noël  » a consacré aux quatre principaux postes de l’affiche par rapport à ce qui leur est consacré dans la moyenne des films le tableau ci-dessous est  éclairant :

Comme on le voit la part du budget consacré à la rémunération des rôles principaux est le double de la moyenne du film. La part consacré à la rémunération du réalisateur et au scénario est sensiblement supérieurs tandis que celle du budget de la musique est à peu près égale à la moyenne.

Les producteurs délégués sont SND et Les films sur Mesure (Olivia Lagache). M6 film est coproducteur. Le film a été préacheté par W9, Canal+ et Ciné+. SND a donné un minimum garanti pour tous les mandats de distribution en France et à l’international.

Le coproducteur belge est Umédia qui a bénéficié du Tax Shelter et reçu le soutien de Wallimage. Le coproducteur luxembourgeois est Bidibul qui a bénéficié du soutien de l’AFS.

Le précédent film réalisé par James Huth était « Le nouveau jouet », sorti en 2022. Il avait un budget de 12,4 millions €. Son producteur délégué était Eskwad et il était distribué par Sony France. Il avait rassemblé 916 000 entrées. https://siritz.com/cinescoop/la-remuneration-de-james-hut/

www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose de nombreuses archives et d’un puissant moteur de recherche. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples critères.

Frédéric Forestier  https://fr.wikipedia.org/wiki/Frédéric_Forestier et Antonin Fourlon https://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=634844.html réalise en commun, la comédie franco-belge « Chasse gardée 2 » https://fr.wikipedia.org/wiki/Chasse_gardée_2 alors qu’ils avaient déjà coréalisé « Chasse gardé ». C’est le 11ème film réalisé par Frédéric Forestier et le second réalisé par Antonin Foulon qui était essentiellement un scénariste jusque-là.

Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.

Frédéric Forestier

Antonin Fourlon

Il s’agit d’une coproduction entre la France (99%) et la Belgique (1%) pour un budget prévisionnel de 14,8 millions €, soit 2,7 fois le budget prévisionnel moyen des films français de fiction de notre dernier baromètre. https://siritz.com/financine/barometre-des-budgets-previsionnels/.C’est aussi le 14 ème budget prévisionnel le plus élevé depuis le début de l’année. Pour la préparation, 40 jours de tournage et la post-production la rémunération des deux réalisateurs est de 450 000 €, répartie en part égale entre à valoir sur droits d’auteur et salaire de technicien. C’est 3,5 fois la rémunération moyenne des réalisateurs. https://siritz.com/financine/le-barometre-de-la-remuneration-des-realisateurs-2/Et c’est aussi la 8ème rémunération de réalisateurs depuis le début de l’année. Le scénario, qui a été écrit par Antonin Fourlon a été payé 150 000 €, soit 80% du budget moyen des scénarios. https://siritz.com/financine/budget-des-scenarios-en-2025-et-2024/

La musique a été confiée à Erwan Chandon et le budget total de la musique est 200 000 €, ce qui revient à 3,2 fois le budget moyen des musiques de films. https://siritz.com/financine/remuneration-des-compositeurs-de-musique/Enfin la rémunération des rôles principaux est 1,33 millions €, soit près de 6 fois la rémunération moyenne des rôles principaux et la 8ème plus élevée depuis le début de l’année. https://siritz.com/financine/la-remuneration-des-roles-principaux-en-2025/

Pour bien illustrer la part du budget que la production de « Chasse gardée 2» a consacré aux quatre principaux postes de l’affiche par rapport à ce qui leur est consacré dans la moyenne des films le tableau ci-dessous est   éclairant :

Comme on le voit, en pourcentage du budget général, celui des rôles principaux est le double de la moyenne des films, celui de la rémunération des réalisateurs et du budget de la musique est plus élevé que la moyenne  alors que le budget du scénario n’est que les deux tiers de la moyenne.

Les producteurs délégués sont Curiosa Films (Olivier Delbosc) et Starman Films (Julien Arnoux). TF1 studio /UGC ainsi que  TF1 Films production sont coproducteurs. Le film a bénéficié de l’aide automatique et de l’aide sélective aux effets visuels et sonores du CNC. Pictanovo lui a apporté une aide remboursable. Canal+, Disney et TF1 l’ont préacheté. Et TF1 studio/UGC a donné un minimum garanti pour tous les mandats de distribution.

Le premier « Chasse gardée », était sorti en 2023. Il avait les mêmes producteurs délégué et le même distributeur. Il avait rassemblé 1,94 millions d’entrées. https://siritz.com/cinescoop/le-choc-de-bobos-contre-chasseurs/ Son budget prévisionnel était 9,4 millions €. On voit que la nouvelle comédie gonfle ses muscles.

www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose de nombreuses archives et d’un puissant moteur de recherche. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples critères.

Le 5ème long métrage réalisé par Fabric Éboué https://fr.wikipedia.org/wiki/Fabrice_Éboué, qui en est aussi scénariste et l’un des principaux interprètes, est « Gérald le conquérant » ,https://fr.wikipedia.org/wiki/Gérald_le_Conquérant : Une comédie sur un Normand radical.

Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.

Son budget prévisionnel est 2,4 millions €, soit deux tiers du budget prévisionnel médian des films français de fiction de notre dernier baromètre. https://siritz.com/financine/barometre-des-budgets-previsionnels/ Pour la préparation, 21 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur est de 51 000 €, dont 21 000 € d’à valoir sur droits d’auteur et 30 000 € de salaire de technicien. C’est 60% de la rémunération médiane des réalisateurs. https://siritz.com/financine/le-barometre-de-la-remuneration-des-realisateurs-2/. Il a écrit le scénario pour 33 000 €, ce qui revient à 20% du budget médian des scénarios.  https://siritz.com/financine/budget-des-scenarios-en-2025-et-2024/. La musique a été confiée à Guillaume Roussel et le budget total de la musique est 40 000 €, soit les deux tiers du budget moyen de la musique de films. https://siritz.com/financine/remuneration-des-compositeurs-de-musique/. Enfin les rôles principaux ont reçu 22 000 €, soit 20% de leur rémunération médiane. https://siritz.com/financine/la-remuneration-des-roles-principaux-en-2025/ .

Pour bien illustrer la part du budget que la production de « Gérald le conquérant » a consacré aux quatre principaux postes de l’affiche par rapport à ce qui leur est consacré dans la moyenne des films le tableau ci-dessous est éclairant :

Comme on le voit le pourcentage tous les postes sont très inférieurs à leur pourcentage  par rapport au budget général pour la moyenne des films, sauf le budget de la musique qui est sensiblement supérieur.

Cinéfrance studios (Julien Deris) est producteur délégué. Chez Felix  et TF1 films studio sont coproducteurs. Canal+, Ciné+, C8, Canal international et TF1 l’ont préacheté. Wild bunch a donné un minimum garanti pour de distribution pour tous les mandats de distribution en France et Cinéfrance international un minimum garanti pour les ventes à l’étranger.

Le précédent film réalisé par Fabrice Éboué était « Barbaque », sorti en 2021. Son budget prévisionnel était 5,7 millions €. Il avait le même producteur et TF1 DA et Apollo étaient les distributeurs. Le film avait rassemblé 241 000 de spectateurs.

www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose de nombreuses archives et d’un puissant moteur de recherche. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples critères.

Pour le second long métrage qu’elle réalise, « Que ma volonté soit faite », https://fr.wikipedia.org/wiki/Que_ma_volonté_soit_faite, Julia Kowalski https://fr.wikipedia.org/wiki/Julia_Kowalski nous plonge dans un folk horror movie féministe.

Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.

Julia Kowalski

Cette coproduction entre la France (80%) et la Pologne (20%) a un budget prévisionnel de 1,6 millions €, soit 40% du budget prévisionnel médian des films de fiction français de notre dernier baromètre. https://siritz.com/financine/barometre-des-budgets-previsionnels/ Pour la préparation, 25 jours de tournage et la post-production la rémunération de la réalisatrice est de 26 000 €, dont 10 000 € d’à valoir sur droits d’auteur et 16 000 € de salaire de technicien. C’est 20% de la rémunération médiane des réalisateurs. https://siritz.com/financine/le-barometre-de-la-remuneration-des-realisateurs-2/C’est également elle qui a écrit le scénario pour 20 000 €, https://siritz.com/financine/budget-des-scenarios-en-2025-et-2024/, soit 12,5% du budget médian des scénarios. Le compositeur de la musique est Dasz Kowalski et le budget total de la musique est 2 500 €, ce qui revient à 6% du budget médian de la musique de films français. https://siritz.com/financine/remuneration-des-compositeurs-de-musique/.Enfin les rôles principaux ont reçu 64 000 €, soit la moitié de leur rémunération médiane. https://siritz.com/financine/la-remuneration-des-roles-principaux-en-2025/

Pour bien illustrer la part du budget que la production de « Que ma volonté soit faite » a consacré aux quatre principaux postes de l’affiche par rapport à ce qui leur est consacré dans la moyenne des films, le tableau ci-dessous est éclairant:

Comme on le voit, sauf pour la rémunération des principaux interprètes, le pourcentage du montant des trois autres postes par rapport au budget général est très inférieur à ce qu’il est pour la moyenne des films.

Le producteur délégué est Grande Ourse films (Estelle Robin-You). Venin films est coproducteur. Le CNC a accordé une aide à la diversité et la région Pays de la Loire lui a accordé une aide non remboursable. Une sofica non garantie y a investi. Ciné+ et France télévisions l’ont pracheté. New Story a donné un minimum garanti pour les mandats de distribution en France et WT Films un minimum garanti pour les ventes à l’étranger.

Le producteur polonais est Orka Films. Le Polish Film Institute lui a apporté son soutien et une chaîne polonaise l’a préacheté.

Le premier film réalisé par Julia Kowalski était « Crache cœur », sorti en 2015. Son budget prévisionnel était 1,2 million €. C’était déjà une coproduction franco-polonaise. Le producteur délégué était Les Films Françoise et le distributeur était Zootrope Films. Le film avait rassemblé 4 000 spectateurs.

www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose de nombreuses archives et d’un puissant moteur de recherche. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples critères.

Le rachat du groupe Warner par Netflix, pour le prix énorme de 83 milliards $, est évidemment un tournant dans l’histoire du cinéma et de l’audiovisuel mondial.
L’obstacle de la famille Ellison et de Trump ?
Ce rachat comprend le studio de cinéma, la plate-forme HBO Max, D.C. studios (Superman) et W Games (jeux vidéo). Netflix décroche ce rachat au nez et à la barbe de deux autres géants de Hollywood, Comcast-Universal et Paramount. Le récent propriétaire de Paramount est David Ellison, le fils de Larry Ellison, propriétaire d’Oracle, un des premiers groupes du monde et une très proches de Trump. Tous deux affirment qu’ils feront interdire ce rachat par les autorités anti-trust américaines qui, comme toutes les institutions jusque là indépendantes des États-Unis sont désormais à la botte du président Trump. C’est possible, mais pas certain, car, depuis qu’en novembre dernier les républicains ont perdu toutes les élections partielles (gouverneurs, parlementaires, maires) qui ont eu lieu un peu partout aux États-Unis, un vent de fronde commence à s’élever contre le président au sein des parlementaires républicains. Certes l’autorité antitrust estime qu’un groupe est en position dominante s’il contrôle 30% du marché. Or ce serait pratiquement le cas de Netflix et de HBO MAX sur le marché des plateformes. Néanmoins, le nouveau groupe  ne manquera pas d’avancer qu’il ne sera pas aussi puissant que le groupe Youtube en terme d’audience.
Par ailleurs, alors qu’Universal ou Paramount n’auraient pas eu besoin du réseau de distribution de Warner qui aurait donc disparu, Netflix s’engage à maintenir la distribution cinéma de Warner jusqu’en 2029 et donc à maintenir cet acteur essentiel de la distribution mondiale.
Abandon ou non de la distribution en salles
Mais le monde du cinéma n’oublie pas que Netflix a toujours été résolument pour la diffusion de films simultanément en salle et sur sa plate-forme, ce qui condamne la fréquentation cinématographique de ces films à être marginale. Néanmoins, en payant cet énorme prix pour acquérir une major du cinéma le groupe Netflix semble manifester son intention de se diversifier. Il devient bien plus que la première des plateformes. Or l’économie de la diffusion des films en salle repose sur l’exclusivité. Quand sa seule activité était d’exploiter une plateforme, les salles et les festivals de cinéma n’étaient que des outils de promotion de ses contenus. Mais il a déjà une fois radicalement changé de stratégie. Ainsi, il était catégoriquement contre le financement de sa plateforme par la publicité avant de s’y rallier. A-t’il racheté fort cher l’un des principaux réseau mondiaux de distribution en salle pour le passer par pertes et profits et n’en conserver que le catalogue ? Ne va-t’il pas tenter de fabriquer des blockbusters qui vont lui permettre de rentabiliser, et donc de valoriser cet outil ? Or, pour amortir ces blockbusters et ce réseau il lui faudra choisir de diffuser ces films en exclusivité dans les salles. Dans ce cas Netflix ou HBO Max auront ensuite l’exclusivité de la diffusion sur plate-forme de ces blockbusters.
Ted Sarandos, le génial propriétaire de Netflix, a inventé la première plate-forme. Mais si celle-ci s’est imposé, comme, de loin, la première d’entre elles, c’est aussi qu’il a su l’alimenter par des séries  exceptionnelles. Logiquement ne devrait-il pas tenter de faire de même dans le cinéma en salle? Le moins que l’on puisse dire c’est qu’à part Disney la créativité des studios américains s’est effondrée. Pour renverser la situation ils ont besoin d’un choc. A juste titre le rachat de Warner par Netflix fait trembler le monde cinéma. Mais peut-être le nouveau Warner va-t’il apporter aux films cinéma le renouvellement dont ils ont tant besoin en cette période de crise aigüe du secteur. Netflix + Warner : menace ou espoir ?

À 26 ans Nathan Ambrosioni réalise son troisième film pour le cinéma. https://fr.wikipedia.org/wiki/Nathan_Ambrosioni « Les enfants vont bien » sur une émouvante mère de substitution.

Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.

Nathan Ambrosini

Son budget prévisionnel est 5,5 millions €, soit le budget prévisionnel moyen des films français de fiction de notre dernier baromètre. https://siritz.com/financine/barometre-des-budgets-previsionnels/ Pour la préparation, 30 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur est de 70 000 €, répartie en part égale entre à valoir sur droits d’auteur et salaire de technicien. C’est 80% de la rémunération médiane des réalisateurs de ces films. https://siritz.com/financine/le-barometre-de-la-remuneration-des-realisateurs-2/

Il a écrit le scénario pour 115 000 €, ce qui correspond à 70% du budget médian des scénario https://siritz.com/financine/budget-des-scenarios-en-2025-et-2024/ La musique a été confiée à Alexandre de la Baume. https://siritz.com/financine/remuneration-des-compositeurs-de-musique/.Le budget total de la musique est 150 000 €, soit 2,4 fois le budget moyen de la musique de films. https://siritz.com/financine/remuneration-des-compositeurs-de-musique/. Enfin les rôles principaux ont reçu 465 000 €, soit le double de leur rémunération moyenne. https://siritz.com/financine/la-remuneration-des-roles-principaux-en-2025/

Pour bien illustrer la part du budget que la production de « Les enfants vont bien » a consacré aux quatre principaux postes de l’affiche par rapport à ce qui leur est consacré dans la moyenne des films le tableau ci-dessous est éclairant :

Comme on le voit, en pourcentage du budget total, la rémunération du réalisateur et du scénario sont très inférieures à celle de la moyenne des films, alors que celle des rôles principaux et de la musique est le double.

Le film est produit par Chi-Fou-Mi productions ( Hugo Selignac). Une sofica garantie par le producteur y a également investi. StudioCanal et France 2 cinéma sont coproducteurs. La région Ile de France lui a apporté une aide remboursable. Canal+, Ciné+ et France 2 l’ont préacheté. StudioCanal a donné un minimum garanti pour tous les mandats de distribution.

Le précédent film réalisé par Toni Ambrosioni était « Toni en famille ». Son budget prévisionnel était 3,9 millions €. Il avait le même producteur et le même distributeur tandis que Camille Cottin était déjà l’interprète principale. Il avait rassemblé 300 000 spectateurs. https://siritz.com/cinescoop/priorite-donne-au-casting/

www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose de nombreuses archives et d’un puissant moteur de recherche. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples critères.

La comédienne Romane Bohringer https://fr.wikipedia.org/wiki/Romane_Bohringer réalise son second long métrage avec « Dîtes-lui que je l’aime » https://fr.wikipedia.org/wiki/Dites-lui_que_je_l%27aime_(film,_2025). Inspiré du roman éponyme et autobiographique de Clémentine Autain, il nous plonge dans l’enfance abimée par l’absence d’une mère. La réalisatrice comme la romancière en sont toutes deux interprètes.

Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.

Romane Bohringer

Son budget prévisionnel est 1,8 millions €, soit un peu moins de la moitié du budget prévisionnel médian de notre dernier baromètre des films de fictions français. https://siritz.com/financine/barometre-des-budgets-previsionnels/ Pour la préparation, 29 jours de tournage et la post-production la rémunération de la réalisatrice est de 40 000 €, répartie en part égale entre à valoir sur droits d’auteur et salaire de technicien. C’est un peu moins de la moitié de la rémunération médiane des réalisateurs. https://siritz.com/financine/le-barometre-de-la-remuneration-des-realisateurs-2.Les droits du livre ont été acquis 66 000 € tandis que le scénario a été écrit par Romane Bohringer, Arnaud Madelin et Gabor Rassoy pour 80 000 €. Le coût total du scénario est donc 146 000 €, soit 90% du budget médian des scénarios.https://siritz.com/financine/budget-des-scenarios-en-2025-et-2024/. La musique a été confiée à Emmanuel Jessua et Maurice Marius pour 15 000 €, c’est-à-dire que le budget de la musique est le tiers de le budget médian des musiques de films. https://siritz.com/financine/remuneration-des-compositeurs-de-musique/.Enfin les rôles principaux ont reçu 25 000 €, soit 20% de leur rémunération médiane. https://siritz.com/financine/la-remuneration-des-roles-principaux-en-2025/

Pour bien illustrer la part du budget que la production de «Dîtes-lui que je l’aime » a consacré aux quatre principaux postes de l’affiche par rapport à ce qui leur est consacré dans la moyenne des films le tableau ci-dessous est éclairant :

En comparaison de la moyenne des films,  en pourcentage du budget total du film, le budget de son scénario est plus de deux fois celui de la moyenne des films. La rémunération de la réalisatrice est légèrement inférieure, celle de la musique également. La rémunération des rôles principaux est moins du quart de la moyenne.

Le producteur délégué est Escazal films (Sophie Révil). Il a bénéficié de 550 000 € d’avance sur recettes. 2 sofica non garanties y ont investi. Canal+ et Ciné+ l’ont préacheté. ARP a donné un minimum garanti pour les mandats de distribution en en salle et vidéo. Kinology à le mandat de vente à l’étranger sans minimum garanti et Le meilleur du cinéma a le mandat de vente à la télévision, également sans minimum garanti.

Le premier film réalisé et écrit par Romane Bohringer était « L’amour flou », sorti en 2018. Il était également interprété par elle. Escazal Films était déjà le coproducteur pour 550 000 €.  Rezo Film le distribuait et il avait rassemblé 195 000 spectateurs.

www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose de nombreuses archives et d’un puissant moteur de recherche. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples critères.

Le 4ème long métrage pour le cinéma réalisé par le belge Alain Berliner https://fr.wikipedia.org/wiki/Alain_Berliner est un documentaire, « Bardot », https://fr.wikipedia.org/wiki/Bardot_(film) sur la vie de  l’icône du cinéma français. Il l’a coréalisé avec Elora Thevenet dont c’est le premier film. https://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=990870.html

Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.

Alain Berliner

Elora Thevenet

 

Le budget prévisionnel de cette coproduction entre la France (70%), la Belgique (20%) et le Luxembourg (10%) est  2,3 millions €. C’est le budget prévisionnel le plus élevé des documentaires français sortis cette année et 6 fois leur budget moyen https://siritz.com/financine/le-barometre-financier-des-documentaires-en-2025/

Pour la préparation, 20 jours de tournage et la post-production la rémunération des deux réalisateurs est de 51 000 €, dont 9 000 € d’à valoir sur droits d’auteur et 42 000 € de salaire de technicien, soit 20% de plus que la rémunération moyenne des réalisateurs de documentaire. Il y a eu un scénario qui a été écrit par Elora Thevenet, Nicolas Bary, Alain Berliner et Jessica Mendez pour 10 000 €. La musique a été confiée à Astrid Gomez-Montoya et Rebecca Delannet. Le budget total de la musique est 46 000 € ce qui revient aux trois quarts du budget moyen des musiques de films français.

Le producteur délégué est Timpel Pictures (Nicolas Bary) tandis que JD prod est coproducteur. Il y a eu en outre un pool d’investisseurs privés, un partenariat Amor Lux et un partenariat de GCH. La région Paca et la commune de St-Tropez lui ont accordé une aide non remboursable. Canal+ et TF1 l’ont préacheté. Pathé Live a, sans minimum garant,i tous les mandats de distribution France de la vie de l’icône du cinéma français.  Freemantle a le mandat de vente à l’étranger.

Le producteur belge est Agent Double qui a bénéficié du Tax shelter et du soutien de Wallimage. La chaîne VRT l’a préacheté.  Le producteur britannique est Futuristic Films.

Le précédent film réalisé par Alain Berliner était « J’ai voulu être danseur » sorti en 2007. Ce film musical  franco-belgo-bitannico-luxembourgeois  dont le producteur délégué était la société belge Artemis productions était distribué par Eurozoom. Il avait rassemblé 10 000 spectateurs.

www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose de nombreuses archives et d’un puissant moteur de recherche. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples critères.

Pour son 8ème film, qui sort demain,  Abdellatif Kechiche https://fr.wikipedia.org/wiki/Abdellatif_Kechiche réalise la suite de son 6ème f, film, « Mektoub, my love : canto uno », sont 7ème, « Intermezzo » ayant été monté au Festival de Cannes mais n’étant jamais sorti en salle. Dans « Mektoub, my love : canto due” le destin fait une sortie de route. https://fr.wikipedia.org/wiki/Mektoub,_My_Love:_canto_due

Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.

Abdellatif Kechiche

Son budget prévisionnel est 5,4 millions €, soit le budget moyen des films français de fiction de notre dernier baromètre. https://siritz.com/financine/barometre-des-budgets-previsionnels/ Pour la préparation, 20 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur est de 108 000 €, dont 58 000 € d’à valoir sur droits d’auteur et 50 000 € de salaire de technicien. C’est 80% de la rémunération moyenne des réalisateurs des films de fiction. https://siritz.com/financine/le-barometre-de-la-remuneration-des-realisateurs-2/

Comme pour le premier opus, il s’agit de l’adaptation du roman. “La blessure, la vraie » de François Begaudeau. Les droits de cette nouvelle adaptation ont été acquis 20 000 €. Le scénario a été écrit par Abdellatif Kechiche pour 100 000 € et les dialogues confiés à Ghalya Lacroix pour 170 000 €. Le coût total du scénario est donc 290 000 €, soit 30% de plus que le budget moyen des scénarios. Le budget total de la musique est 150 000 €, c’est-à-dire deux fois et demi le budget moyen des bandes musicales de film. https://siritz.com/financine/remuneration-des-compositeurs-de-musique/ Mais aucun compositeur n’est indiqué. Enfin les rôles principaux ont reçu 230 000 € ce qui correspond à ce qu’ils reçoivent en moyenne. https://siritz.com/financine/la-remuneration-des-roles-principaux-en-2025/

Pour bien illustrer la part du budget que la production de « Mektoub, my love : canto due » a consacré aux quatre principaux postes de l’affiche par rapport à ce qui leur est consacré dans la moyenne des films le tableau ci-dessous est éclairant :

Comme on le voit, en pourcentage du budget total,  la musique et le scénario  sont bien mieux rémunérés que la moyenne des films. Le réalisateur l’est un peu moins et les rôles principaux, très légèrement moins.

Le producteur délégué est Quat’sous films (Abdellatif Kechiche). Pathé est coproducteur. La région Languedoc Roussillon lui a accordé son soutien. Canal+ et Ciné + l’ont préacheté. Pathé a donné un minimum garanti important pour tous les mandats de distribution.

“Mektoub, my love : canto uno” était sortie en 2018. Il avait le même producteur délégué et le même distributeur. Son budget prévisionnel était 5,4 millions € et il avait rassemblé 131 000 spectateurs.

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