Archive d’étiquettes pour : Pathé

« L’Inconnue » est un film fantastique français au budget relativement élevé puisque, selon Cinefinances.info, il, selon Cinéfinances.info,  est de l’ordre de 11 millions d’euros, soit presque le double du budget moyen d’un film français de fiction https://fr.wikipedia.org/wiki/L%27Inconnue_(film,_2026). Et c’est le 14ème budget le plus élevé de tous les films français de fiction sortis depuis le début de l’année. Comment financer un budget de 11 M€ ?

Il a été initié par Bathysphère Productions  (Nicolas Anthomé), qui avait déjà produit le précédent film du réalisateur Arthur Harari, « Onoda, 10 000 nuits dans la jungle ». Cette coproduction internationale, dont le budget était de 4,5 millions d’euros, avait bénéficié de bonnes critiques et obtenu le César du meilleur scénario original. Mais elle avait connu un échec commercial en salles, avec seulement 45 000 entrées en France.

Le producteur Nicolas Anthomé (Bathysphère)  a initié le projet de film

Cette fois, Bathysphère a commencé par acquérir les droits d’adaptation cinématographique de la bande dessinée « Le Cas David Zimmermann », qu’Arthur Harari était en train d’écrire avec son frère Lucas. Parallèlement, la société lui commandait le scénario et la réalisation du film. Dès le départ il apparaissait que le budget du film allait avoisiner les 11 millions €. Mais quand on est un producteur indépendant de films d’auteur comment financer un budget de 11 M€ ?

Où trouver 11 millions € pour financer un film ?

Bathysphère a commencé par investir du soutien automatique en préparation, puis s’est associé, à 70/30, avec un autre coproducteur délégué, To Be Continued (Lionel Gedj).

Le scénario a visiblement convaincu puisque deux stars françaises, Léa Seydoux et Niels Schneider, ont accepté d’en être les interprètes principaux. Le projet a également obtenu l’avance sur recettes.

Avec ce scénario et ce casting, les diffuseurs et partenaires ont suivi. Pathé est entré comme coproducteur et distributeur.  Fait particulièrement intéressant : Pathé a accordé un minimum garanti pour la France et un autre pour l’international, ce dernier étant plus de trois fois supérieur au premier. Un écart qui illustre le potentiel international des films de genre.

D’ailleurs, le distributeur indépendant américain Neon, spécialisé notamment dans le cinéma d’auteur international, a acheté le film pour un montant représentant le double du minimum garanti français. Il faut dire qu’il avait déjà acheté en 2023, « Anatomie d’un chute », Palme d’or au Festival de Cannes, dont Arthur Harari était coscénariste. https://siritz.com/cinescoop/la-remuneration-de-julie-triet/

France 2 Cinéma a également coproduit le film, tandis que Canal+, Ciné+ et France Télévisions l’ont préacheté. Cinq Sofica y ont investi et deux régions lui ont apporté leur soutien. Deux producteurs italiens sont également entrés dans la coproduction, avec le soutien de la Rai.

Le film a ensuite été sélectionné en compétition au Festival de Cannes. Il n’y a remporté aucun prix, mais cette sélection a constitué une vitrine particulièrement utile pour ses ventes internationales.

Reste que le montage financier n’a pas totalement couvert le risque des producteurs délégués. Non seulement ceux-ci ont mis en participation une partie de leurs salaires et frais, mais, même en tenant compte du crédit d’impôt, ils doivent encore se partager plusieurs centaines de milliers d’euros d’apport en numéraire.

Un risque conséquent pour un film à 11 millions d’euros — mais aussi l’illustration d’un montage où le casting, le genre et le potentiel international ont joué un rôle déterminant. Or, pour son premier week-end-end le film n’a rassemblé que 45 000 spectateurs. Pour que les producteurs et le distributeurs s’y retrouvent il faudrait que ce film de genre réalise d’excellent ventes à l’international.

Chaque semaine Cinefinances.info publie le plan de financement et la répartition des recettes entre les partenaires de tous les films français qui sortent.

Vous pouvez aussi rechercher les interventions d’une chaîne, d’un distributeur, d’une SOFICA ou d’un vendeur international et voir quels films ils ont financés et à quelles conditions.

Avec Cinefinances Premium, vous retrouvez les films de budget comparable à celui de votre projet : qui les a financés, pour quels montants et avec quelles contreparties.

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Si vous le souhaitez, je peux vous envoyer un exemple concret de recherche Premium correspondant au budget d’un de vos projets.

Le second long métrage pour le cinéma réalisé par Antonin Baudry https://fr.wikipedia.org/wiki/Antonin_Baudry est « La bataille de Gaulle-L’âge de fer » https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Bataille_de_Gaulle, un monumental thriller historique et géopolitique.

Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.

Antonin Baudry

Son budget prévisionnel est 37,7 millions €. C’est le plus élevé de celui des films français de fiction sortis depuis le début de l’année, devant « Les rayons et les ombres », de Xavier Giannoli. https://siritz.com/financine/barometre-2026-25-des-budgets-previsionnels/ Pour la préparation, 63 jours de tournage (dont 17 en studio) et la post-production la rémunération du réalisateur est de 400 000 €, répartie en part égale entre à valoir sur droits d’auteur et salaire de technicien. C’est le 6ème plus élevé des films de fiction sortis cette année. https://siritz.com/financine/progression-de-la-remuneration-des-realisateurs/. Et 2,7 fois la rémunération moyenne des réalisateurs.

Il s’est appuyé sur le livre « Une certaine idée de la France » de Julian Jackson  dont les droits ont été acquis 250 000 €. Il a écrit le scénario avec Bérenice Vila Baudry qui recevait 60 000 € alors que lui en recevait        330 000 €. Le coût total du scénario est donc 640 000 €. C’est trois fois le coût moyen des scénarios. https://siritz.com/financine/les-barometre-des-scenarios-2026-25/.C’est aussi le deuxième budget de scénario le plus élevé cette année.

La musique a été confiée à Volker Bertelmann pour 125 000 €. C’est 50% de plus que le budget moyen de la musique des films. Enfin la rémunération des rôles principaux est 1,128 millions €. C’est la 9ème rémunération la plus élevée et 2,6 fois la rémunération moyenne des rôles principaux. https://siritz.com/financine/le-barometre-2026-25-de-la-remuneration-des-roles-principaux/

Pour bien illustrer la part du budget que la production de « La bataille de Gaulle-L’âge de fer » a consacré aux quatre principaux postes de l’affiche par rapport à ce qui leur est consacré dans la moyenne des films le tableau ci-dessous est éclairant :

Comme on le voit la part de la rémunération du réalisateur, du scénario ou des rôles principaux et de celle de la musique dans le budget total est très inférieure à la moyenne des films. Priorité à ce que l’on voit à l’écran plutôt à ce que l’on voit sur l’affiche.

Le producteur délégué est Pathé. TF1 Films production et la région Auvergne-Rhône-Alpes sont coproducteurs. 2 sofica garanties et 3 sofica non garanties y ont investi.Le CNC lui a apporté une aide à la création visuelles et sonore. La région Ile de France et la région Pacca lui ont également apporté une aide remboursable. Le film a aussi bénéficié d’une aide non remboursable au soutien à la production des œuvres cinématographiques et audiovisuelles étrangères au Maroc. Il a été préacheté par Canal+, Disney+, TF1 (2 passages) et TMC (2 passages). Pathé a tous les mandats de distribution sans minimum garanti. Le producteur belge Beside productions est coproducteur à hauteur de 1%.

Le premier film réalisé par Antonin Baudry était « Le chant du loup », sorti en 2019. Produit par Trésors films et Pathé il avait un budget prévisionnel de 18,7 millions. Distribué par Pathé il avait rassemblé 1,55 million de spectateurs. https://siritz.com/cinescoop/la-remuneration-dantonin-baudry/

www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose de nombreuses archives et d’un puissant moteur de recherche. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples critères.

Le premier long métrage réalisé par Melissa Godet sort demain 4 mars. C’est « La maison des femmes », un film choral sur des femmes violentées.

Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.

Melissa Godet

Son budget prévisionnel est 6,4 millions €, soit 15% de plus que le budget prévisionnel moyen des films français de fiction sortis en 2025. https://siritz.com/financine/le-barometre-des-budgets-previsionnels-2025-24-23/ Pour la préparation, 37 jours de tournage (dont 14 en studio) et la post-production la rémunération de la réalisatrice est de 59 000 €, dont 14 000 € d’à valoir sur droits d’auteur et 45 000 € de salaire de technicien. C’est 70% de la rémunération médiane des réalisateurs. https://siritz.com/financine/remuneration-en-2025-24-23-des-realisateurs/ Elle a écrit le scénario pour 93 000 €, soit 60% du budget médian de scénarios.

Elle a confié la musique à Audrey Ismaël pour 90 000 €. C’est 25% de plus que le budget moyen de la musique de films. Enfin la rémunération des rôles principaux est 318 000 €. C’est à peu près la rémunération moyenne des rôles principaux.

Pour bien illustrer la part du budget que la production de « La maison des femmes » a consacré aux quatre principaux postes de l’affiche par rapport à ce qui leur est consacré dans la moyenne des films le tableau ci-dessous est éclairant :

Comme on le voit le film consacre à la musique et à la rémunération des rôles principaux une part de son budget supérieure à la moyenne des films. En revanche elle consacre à la rémunération de la réalisatrice et du scénario une part inférieure.

Le producteur délégué est Une fille productions (Emma Javaux). Kering, Pathé, Chapter 2, et France 2 cinéma sont coproducteurs. Le film a bénéficié de l’aide remboursable de la region Ile de France. Canal+, Ciné+, Netflix et France télévisions l’ont préacheté. Pathé et Chapter 2 ont donné un minimum garanti pour tous les mandats de distribution.

Le précédent film produit par Une fille productions était « Cassandre », sorti en 2025 et réalisé par Hélène Martin. Son budget prévisionnel était 2,9 millions € et il était distribué par Zinc. Il avait rassemblé 17 000 spectateurs. https://fr.wikipedia.org/wiki/Cassandre_(film)

www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose de nombreuses archives et d’un puissant moteur de recherche. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples critères.

Le 5ème long métrage réalisé par Alice Winocour https://fr.wikipedia.org/wiki/Alice_Winocour est « Coutures »,  les femmes et la maladie dans le monde de la mode.

Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.

Alice Winocour

Son budget prévisionnel est 11,6 millions €, soit plus du double du budget prévisionnel moyen des films français de fiction sortis en 2025. https://siritz.com/financine/le-barometre-des-budgets-previsionnels-2025-24-23/ Pour la préparation, 45 jours de tournage (dont 4 en studio) et la post-production la rémunération de la réalisatrice est de150 000 €, répartie en part égale entre à valoir sur droits d’auteur et salaire de technicien. C’est 10% de plus que la rémunération moyenne des réalisateurs. https://siritz.com/financine/remuneration-en-2025-24-23-des-realisateurs/.Elle a écrit le scénario pour 353 000 €, soit le double du budget moyen des scénarios.

La musique a été confiée à Filip Leyman et Anna Von Hosswolff pour 155 000 €, soit plus du double du budget moyen de la musique de film. https://siritz.com/financine/le-barometre-2025-24-23-de-la-musique-de-films/Enfin la rémunération des rôles principaux, dont la star internationale américaine Angela Jolie, est 2 millions €. C’est plus de 6 fois la rémunération moyenne des rôles principaux et c’est la plus forte rémunération des rôles principaux de tous les films français sortis depuis le début de l’année. https://siritz.com/financine/remuneration-des-roles-principaux-2025-24-23/

Pour bien illustrer la part du budget que la production de «Coutures» a consacré aux quatre principaux postes de l’affiche par rapport à ce qui leur est consacré dans la moyenne des films le tableau ci-dessous est éclairant :

Comme on le voit, par rapport à la moyenne des films, la production a consacré à la rémunération de la réalisatrice et du scénario un pourcentage moins élevé du budget total. Elle  a consacré à la musique une part légèrement supérieure. En revanche elle a consacré à la rémunération des rôles principaux une part plus de quatre fois plus importante.

Le producteur délégué est CG Films (Charles Gillibert). France 3 cinéma est coproducteur. Le film a obtenu une aide remboursable de la région Ile de France. Canal+, Ciné+ et France 3 l’ont préacheté. Pathé a donné un minimum garanti pour tous les mandats de distribution France (hors TV) et le distributeur britannique Hanway Films a donné untrès gros minimum garanti pour les mandats de vente à l’étranger.

Le précédent film réalisé par Alice Winocour est « Revoir Paris », sorti en 2022. Son budget prévisionnel était 5,8 millions €. Il était produit par Dharamsala et Darius Films et distribué par Pathé Films. Il avait rassemblé 533 000 spectateurs.

www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose de nombreuses archives et d’un puissant moteur de recherche. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples critères.

Le 4ème long métrage pour le cinéma réalisé par le belge Alain Berliner https://fr.wikipedia.org/wiki/Alain_Berliner est un documentaire, « Bardot », https://fr.wikipedia.org/wiki/Bardot_(film) sur la vie de  l’icône du cinéma français. Il l’a coréalisé avec Elora Thevenet dont c’est le premier film. https://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=990870.html

Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.

Alain Berliner

Elora Thevenet

 

Le budget prévisionnel de cette coproduction entre la France (70%), la Belgique (20%) et le Luxembourg (10%) est  2,3 millions €. C’est le budget prévisionnel le plus élevé des documentaires français sortis cette année et 6 fois leur budget moyen https://siritz.com/financine/le-barometre-financier-des-documentaires-en-2025/

Pour la préparation, 20 jours de tournage et la post-production la rémunération des deux réalisateurs est de 51 000 €, dont 9 000 € d’à valoir sur droits d’auteur et 42 000 € de salaire de technicien, soit 20% de plus que la rémunération moyenne des réalisateurs de documentaire. Il y a eu un scénario qui a été écrit par Elora Thevenet, Nicolas Bary, Alain Berliner et Jessica Mendez pour 10 000 €. La musique a été confiée à Astrid Gomez-Montoya et Rebecca Delannet. Le budget total de la musique est 46 000 € ce qui revient aux trois quarts du budget moyen des musiques de films français.

Le producteur délégué est Timpel Pictures (Nicolas Bary) tandis que JD prod est coproducteur. Il y a eu en outre un pool d’investisseurs privés, un partenariat Amor Lux et un partenariat de GCH. La région Paca et la commune de St-Tropez lui ont accordé une aide non remboursable. Canal+ et TF1 l’ont préacheté. Pathé Live a, sans minimum garant,i tous les mandats de distribution France de la vie de l’icône du cinéma français.  Freemantle a le mandat de vente à l’étranger.

Le producteur belge est Agent Double qui a bénéficié du Tax shelter et du soutien de Wallimage. La chaîne VRT l’a préacheté.  Le producteur britannique est Futuristic Films.

Le précédent film réalisé par Alain Berliner était « J’ai voulu être danseur » sorti en 2007. Ce film musical  franco-belgo-bitannico-luxembourgeois  dont le producteur délégué était la société belge Artemis productions était distribué par Eurozoom. Il avait rassemblé 10 000 spectateurs.

www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose de nombreuses archives et d’un puissant moteur de recherche. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples critères.

Pour son 8ème film, qui sort demain,  Abdellatif Kechiche https://fr.wikipedia.org/wiki/Abdellatif_Kechiche réalise la suite de son 6ème f, film, « Mektoub, my love : canto uno », sont 7ème, « Intermezzo » ayant été monté au Festival de Cannes mais n’étant jamais sorti en salle. Dans « Mektoub, my love : canto due” le destin fait une sortie de route. https://fr.wikipedia.org/wiki/Mektoub,_My_Love:_canto_due

Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.

Abdellatif Kechiche

Son budget prévisionnel est 5,4 millions €, soit le budget moyen des films français de fiction de notre dernier baromètre. https://siritz.com/financine/barometre-des-budgets-previsionnels/ Pour la préparation, 20 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur est de 108 000 €, dont 58 000 € d’à valoir sur droits d’auteur et 50 000 € de salaire de technicien. C’est 80% de la rémunération moyenne des réalisateurs des films de fiction. https://siritz.com/financine/le-barometre-de-la-remuneration-des-realisateurs-2/

Comme pour le premier opus, il s’agit de l’adaptation du roman. “La blessure, la vraie » de François Begaudeau. Les droits de cette nouvelle adaptation ont été acquis 20 000 €. Le scénario a été écrit par Abdellatif Kechiche pour 100 000 € et les dialogues confiés à Ghalya Lacroix pour 170 000 €. Le coût total du scénario est donc 290 000 €, soit 30% de plus que le budget moyen des scénarios. Le budget total de la musique est 150 000 €, c’est-à-dire deux fois et demi le budget moyen des bandes musicales de film. https://siritz.com/financine/remuneration-des-compositeurs-de-musique/ Mais aucun compositeur n’est indiqué. Enfin les rôles principaux ont reçu 230 000 € ce qui correspond à ce qu’ils reçoivent en moyenne. https://siritz.com/financine/la-remuneration-des-roles-principaux-en-2025/

Pour bien illustrer la part du budget que la production de « Mektoub, my love : canto due » a consacré aux quatre principaux postes de l’affiche par rapport à ce qui leur est consacré dans la moyenne des films le tableau ci-dessous est éclairant :

Comme on le voit, en pourcentage du budget total,  la musique et le scénario  sont bien mieux rémunérés que la moyenne des films. Le réalisateur l’est un peu moins et les rôles principaux, très légèrement moins.

Le producteur délégué est Quat’sous films (Abdellatif Kechiche). Pathé est coproducteur. La région Languedoc Roussillon lui a accordé son soutien. Canal+ et Ciné + l’ont préacheté. Pathé a donné un minimum garanti important pour tous les mandats de distribution.

“Mektoub, my love : canto uno” était sortie en 2018. Il avait le même producteur délégué et le même distributeur. Son budget prévisionnel était 5,4 millions € et il avait rassemblé 131 000 spectateurs.

www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose de nombreuses archives et d’un puissant moteur de recherche. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples critères.

Le 6ème long métrage réalisé par Martin Bourboulon, https://fr.wikipedia.org/wiki/Martin_Bourboulon « 13 jours, 13 nuits » https://fr.wikipedia.org/wiki/13_jours,_13_nuits nous offre suspense et tension dans l’enfer de Kaboul.

Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.

Martin Bourboulon

Son budget prévisionnel est 27,5 millions €. C’est le budget le plus élevé des films français sortis depuis le début de l’année. Pour la préparation, 48 jours de tournage au Maroc et la post-production la rémunération du réalisateur est de 560 000 €, répartie en part égale entre à valoir sur droits d’auteur et salaire de technicien. Elle se situe au 3ème rang des rémunérations de réalisateurs cette année. Le film est une adaptation du livre « 13 jours, 13 nuits » dans l’enfer de Kaboul » du Mohamed Bida qui a participé à cette opération. Martin Bourboulon a écrit le scénario avec Alexandre Smia. Le budget global du scénario est 935 500  €, ce qui le situe, là encore, au 3ème rang des budgets de scénario cette année. Les rôles principaux ont reçu 1,334 000 €, soit, encore une fois, la  3ème rémunération de l’année. Enfin la musique a été composée par Guillaume Roussel pour 255 000 €, la deuxième rémunération de l’année.

Les producteurs délégués sont Chapter Tout (Dimitri Rassam) et Pathé. Galfin1 et 2, Les Films des Tournelles (Ange-Dominique Toussaint) et M6 films sont coproducteurs. Le producteur belge Umedia est coproducteur à 0,7%. Le film a obtenu le soutien aux effets spéciaux du CNC et l’aide à la musique originale de la Sacem. Canal+, Disney, M6 et W9 l’ont préacheté. Pathé a donné des minima garantis séparés pour les mandats salle, vidéo, VàD et international.

Les précédents films réalisés par Martin Bourboulon étaient « Les Trois mousquetaires-d’Artagnan » et « Les Trois mousquetaires-Milady ». Sortis en 2023, avec les mêmes producteurs délégués et le même distributeur, ils avaient  chacun un budget prévisionnel de 36 millions €. D’Artagnan avait rassemblé 3,5 millions de spectateurs et Milady 2,6 million €.

*www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie le budget, le plan de financement et la répartition des recettes de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il dispose d’un puissant moteur de recherche multicritères et de 15 ans d’archives.

C’est le comédien Jean-Paul Rouve qui réalise cette fois-ci « God save the Tuche », la 5ème version de cette franchise à succès. https://siritz.com/cinescoop/lespace-et-le-temps-et-lhistoire/ Il en est toujours l’un des principaux interprètes.C’est les Tuche chez la Reine d’Angleterre.

Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.

 

Jean-Paul Rouve

Cette nouvelle version a un budget prévisionnel de 19,4 millions €. C’est, de loin, le budget le plus élevé des films français sortis depuis le début de l’année et 3,6 fois le budget prévisionnel moyen de 2024. https://siritz.com/financine/les-barometres-2024-des-films-de-fiction/Pour la préparation, 8 jours de tournage (dont 8 au Royaume-Uni et en Belgique) et la post-production la rémunération du réalisateur est de 544 000 €, répartie en part égale entre à valoir sur droits d’auteur et salaire de technicien. Là encore, c’est la plus forte rémunération depuis le début 2025, devant celle de Franck Dubosc pour « Un ours dans le Jura ». https://siritz.com/cinescoop/une-comedie-noire-a-la-frere-coen/Le scénario a été écrit par Jean-Paul Rouve, Philippe Mechelen, Julien Hervé et Nessim Chikhaoui.  Son budget total est 4,7 millions €. Mais il comprend l’acquisition de la franchise. Les rôles principaux ont reçu 2,250 millions €, là encore, le montant le plus élevé depuis le début de l’année.

Le plan de financement du film

Pathé Films est le producteur. Pictanovo et TF1 films production sont coproducteurs. Canal+, Ciné TV, TF1 (2 passages) et TMC l’ont préacheté. Pathé Films a tous les mandats de distribution, mais sans minimum garanti. Beside production (Belgique) est coproducteur.

« Les Tuche 3, Liberté, Égalité, Fraternité », réalisé par Olivier Baroux, avait rassemblé 5,7 millions de spectateurs. https://fr.wikipedia.org/wiki/Lola_et_ses_frères Son budget prévisionnel était 13 millions €. Le précédent film réalisé par Jean-Paul Rouve était « Lola et ses frères », sorti en 2018. Son budget prévisionnel était 5,9 millions €. Il était produit par Nolita Cinéma et Les Films du Monsieur. Ses distributeurs était TF1 DA et UGC. Il avait rassemblé 332 000 spectateurs.

*www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie le budget, le plan de financement et la répartition des recettes de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il dispose d’un puissant moteur de recherche multicritères et de 15 ans d’archives.

Pour son 9ème long métrage, « La vallée des fous » https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Vallée_des_fous, le réalisateur Xavier Beauvois https://fr.wikipedia.org/wiki/Xavier_Beauvois, nous fait embarquer pour un Vendée Globe de légende.

Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.

Xavier Beauvois

Son budget prévisionnel est 6,6 millions €, soit un quart de plus que le budget moyen des films français de fiction sortis depuis le début de l’année. https://siritz.com/financine/2024-reduction-des-budgets-previsionnels/Pour la préparation, 37 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur est de 200 000 €, dont 119 000 € d’à valoir sur droits d’auteur et 81 000 € de salaire de technicien, ce qui correspond à trois quarts de plus que la rémunération moyenne des réalisateurs. https://siritz.com/editorial/remuneration-du-realisateur-en-du-budget/Il a écrit le scénario avec Marie-Julie Maille et Giacchino Camapanell pour 233 000 €, soit 60% de plus que le budget moyen des scénarios. https://siritz.com/financine/impressionnante-chute-du-budget-des-scenarios/Les rôles principaux ont reçu 420 000 €, soit le double de ce qu’ils ont reçu en moyenne. https://siritz.com/financine/remuneration-des-roles-principaux-2024-2023/

Le film est produit par Les Films du Worso (Sylvie Pialat). Les Films du Monsieur, Pathé et France 3 cinéma l’ont coproduit. Le CNC a accordé une aide sélective. Une sofica garantie par Pathé et 5 soficas non garanties y ont investi. Canal+, Ciné+ et France 3 y ont investi. Pathé a donné un minimum garanti pour tous les mandats de distribution.

Le précédent film réalisé par Xavier Beauvois était « Albatros », sorti  en 2021 https://siritz.com/cinescoop/la-remuneration-de-xavier-beauvois-2/. Son budget était de 6 millions €. Les Films du Worso était déjà son producteur et la distribution était assuré par Pathé et Orange Studio. La rémunération du réalisateur était 200 000 € et il avait écrit le scénario avec Frédéric Moreau et Marie-Julie Maille pour 258 000 €. Le film avait rassemblé 94 000 spectateurs.

*www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie le budget, le plan de financement et la répartition des recettes de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il dispose d’un puissant moteur de recherche multicritères et de 10 ans d’archives.

Dans un article qui lui est consacré dans le Figaro du 11 septembre, Jérôme Seydoux, le propriétaire et patron de Pathé, résume sa stratégie : « le cinéma est poussé à occuper naturellement le segment haut de gamme » affirme -t-il. Il le pense pour les salles : « chez Pathé les salles qui marchent le mieux sont les plus chers, dit-il ». Et l’ouverture de l’ancien Paramount Opéra en un ultra-luxueux multiplex de 7 salles et 854 fauteuils,  vise à en faire à nouveau la démonstration.

Il le pense au moins autant pour les films. « Les spectateurs veulent de la qualité et ne viennent pas voir n’importe quoi. Ils ont déjà accès à n’importe quoi depuis leur canapé rajoute-t-il « . En plus, ce n’importe quoi est parfois de qualité .

Et le président de Pathé estime que les films de qualité sont chers. C’est ainsi que sa société distribue et, parfois même, produit les films français aux budgets les plus élevés : tels, l’année dernière « Asterix & Obelix : l’empire du milieu », dont le budget était de 64 millions € et dans lequel Pathé a investi 12 millions €. Il a rassemblé plus de 4,6 millions d’entrées. Cette année « Le comte de Monte Cristo » au budget de 43 millions €, a déjà l’arment dépassé les 7 millions de spectateurs.

Mais gros budget ne signifie pas succès. Ainsi, « La vie pour de vrai », le dernier film réalisé et interprété par Dany Boon a coûté quelques 30 millions €, dans lequel Pathé avait investi 12 millions €, et n’a rassemblé que 812 000 spectateurs, ce qui en fait un échec commercial retentissant. Mais Jérôme Seydoux reconnait que distribuer et produire des films est un métier à risque. Néanmoins remarque-t-il, « Berri m’a dit qu’il ne faut investir que ce que l’on est en mesure de perdre ». Et Jérôme Seydoux a les moyens de beaucoup perdre, ce qui lui permet de prendre de gros risques, au bénéfice d’ailleurs de l’ensemble du cinéma français.

Mais est-ce que la qualité est synonyme de gros budget ? Évidemment pas. Elle suppose certes une fabrication soignée. Mais l’image, le décors, l’interprétation ne sont pas tous. Le scénario est essentiel et une condition préalable. Or il est inquiétant que, cette année, le budget moyen des scénarios de films français a diminué de 60% par rapport à 2023 et le budget médian s’est réduit de moitié. https://siritz.com/financine/impressionnante-chute-du-budget-des-scenarios/

En fait, un film français de cette année illustre ce que signifie qualité. Il s’agit de « Un p’tit truc en plus ». https://siritz.com/cinescoop/le-premier-demmarrage-de-lannee/Comme on le sait il a largement dépassé les 10 millions d’entrées et continue sa carrière. Or il ne repose pas sur un casting de stars (50 000 € payés aux rôles principaux), ni sur des scènes spectaculaires. Pourtant son budget prévisionnel est de 6,7 millions €, soit 40% de plus que le budget moyen des films de fiction français. https://siritz.com/cinescoop/le-premier-demmarrage-de-lannee/C’est qu’il a été fait avec un grand soin et pas à la va-vite comme, malheureusement une grande nombre de films français.

Mais Jérôme Seydoux souligne à juste titre que notre formidable exception culturelle, qui repose en grande partie sur l’obligation de nos grandes chaînes d’investir une partie de leur chiffre d’affaires dans de nouveaux films français, a un énorme inconvénient : toutes ces chaînes, sauf Arte et Canal+, visent à séduire la ménagère de moins de 50 ans. C’est-à-dire, pas les jeunes, ce qui explique que plus de la moitié des spectateurs ont plus de 50 ans. Et pas les marchés étrangers, ce qui explique la baisse de nos exportations de films français.

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