Archive d’étiquettes pour : Marsupilami

A partir des données publiées par Cinéfinances.info sur le budget prévisionnel et le plan de financement des films français nous établissons des baromètres des budgets prévisionnels https://siritz.com/financine/barometre-2026-25-des-budgets-previsionnels/ et de certaines dépenses (rémunération du réalisateur https://siritz.com/financine/progression-de-la-remuneration-des-realisateurs/ , budget total du scénario https://siritz.com/financine/les-barometre-des-scenarios-2026-25/, rémunération des rôles principaux https://siritz.com/financine/le-barometre-2026-25-de-la-remuneration-des-roles-principaux/ et budget de la musique https://siritz.com/financine/le-barometre-2026-25-des-musiques-de-film/) ainsi que  d’une source de financement essentielle (le minimum garanti du distributeur en France https://siritz.com/financine/le-barometre-des-minima-garantis-2026-25/). Pour les budgets, les réalisateurs, le scénario et les minima garantis nous avons séparé les films de fiction des documentaires et de l’animation. Nous établissons ces baromètres chaque année, mai aussi en c.ours d’année

Et, cette année, tous les baromètres, à fin mai, c’est à dire au bout de 5 mois, pour les films de fiction, qui représentent le gros des films et des montants, est particulièrement significatif : tous les montants moyens et tous les montants médians ont progressé. C’est surtout le montant médian qui a une signification incontestable. En effet, le budget très élevé de quelques films pèse sur le budget moyen, alors que le budget médian concerne à chaque fois la moitié des films. Et cette évolution prolonge celles de ces dernières années, les chiffres ne cessant de progresser.

Cette évolution est à rapprocher du sentiment de la majorité des producteurs qu’il est de plus en plus difficile de monter le financement d’un film. Cela semble donc signifier que ceux qui concourent au financement des films, et avant tout les distributeurs et les chaînes ou les plateformes, concentrent leurs investissements sur des films plus coûteux.

Il n’y a peut-être pas de rapport de cause à effet, mais ces 5 derniers mois la part de marché et le nombre d’entrées de l’ensemble des films français ont progressé par rapport aux deux années précédentes, et notamment  l’année 2025 qui était une très mauvaise année puisqu’elle a terminé à 150 millions d’entrées, soit un quart de moins que le minimum d’avant la crise du Covid. Mais aussi l’année 2024 qui, avec 180 millions d’entrées se rapprochait à 89% du niveau d’avant crise. La progression des films français en 2026 en entrées et en part de marché est essentiellement due à la progression des films français millionnaires.

 

 

 

 

 

 

 

Bien entendu il faudra attendre la fin de l’année pour savoir si ces tendances sont pérennes et si on peut en tirer une leçon.

Nous avons établi le baromètre des budgets prévisionnels de films français sortis depuis le début de l’année comparé à celui de l’ensemble de l’année dernière https://siritz.com/financine/barometre-2026-25-des-budgets-previsionnels/. Nous avons fait de même par la rémunération des réalisateurs. https://siritz.com/financine/progression-de-la-remuneration-des-realisateurs/Dans les deux cas nous avons distingué les films de fiction des films documentaires et des films d’animation. Nous avons également établi le  même baromètre pour les scénarios, en analysant la rémunération des adaptations de livres. https://siritz.com/financine/les-barometre-des-scenarios-2026-25 Nous avons également établi un baromètre de la rémunération des rôles principaux. A chaque fois, sauf pour les budgets, ou rémunérations les plus élevées, qui sont toujours des exceptions, la tendance est à la hausse. Enfin, nous avons établi un baromètre du budget de la musique et, comme pour les autres baromètres, on constate une progression du budget moyen (15%) et du budget médian (5%). Ce baromètre prend par en compte les minima garantis qui sont nuls pour les superproductions parce qu’elle sont distribuées par leur producteur délégué

Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.

Cette fois-ci nous avons établi un baromètre des minima garantis des distributeurs pour les mandats de distribution en France pour les films français de fiction sortis depuis le début de l’année. Nous n’avions pas établi ce baromètre en 2025, mais Cinéfinances.info nous a fourni les chiffres.

Or, nous constatons le même phénomène : le minimum garanti le plus élevé de cette année est inférieur à celui de l’année dernière. Il est de 4 millions €, donnés par Pathé Film  pour « Marsupilami », https://siritz.com/cinescoop/une-comedie-tres-attendue-pour-tous-les-publics/  réalisé par Philippe Lachau. Alors que l’année dernière il était de 6,5 millions €, donnés par StudioCanal pour « Chien 51 » https://siritz.com/cinescoop/un-thriller-danticipation-a-300-a-lheure/réalisé par Cédric Jimenez. En revanche, comme pour les autres baromètres, cette année le minimum garanti moyen est 520 000 € contre   490 000 € ,  tandis le minimum garanti médian est de 250 000 € contre 200 000 € en 2025.

www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose de nombreuses archives et d’un puissant moteur de recherche. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples critères.

On a vu que, sauf pour le budget prévisionnel le plus élevé, la tendance est à la hausse pour les budgets prévisionnels des films de fiction sortis depuis le début de l’année par rapport à ceux sortis en 2025. https://siritz.com/financine/barometre-2026-25-des-budgets-previsionnels/ En ce qui concerne la rémunération des réalisateurs de films de fiction la tendance est la même. https://siritz.com/financine/progression-de-la-remuneration-des-realisateurs/

Qu’en est-il pour le budget total du scénario ? À cette fin nous avons établi le baromètre des scénarios 2026/25, avec un gros plan sur le baromètre des adaptations de livres.

Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.

Et bien la tendance est à peu près la même. Tout d’abord le budget total de scénario le plus élevé de l’année est celui de « Marsupilami » qui est de 2,2 millions € https://siritz.com/cinescoop/une-comedie-tres-attendue-pour-tous-les-publics/. Notons qu’ il comprend non seulement la rémunération des scénaristes, mais aussi l’achat des droits d’adaptation de la bande dessinée de Franquin et des droits d’adaptation d’un précédent film de fiction tiré de cette bande dessinée. Mais ce coût total du scénario est bien inférieur à celui du champion de 2025,     « God save the Tuche » qui était de plus de 4,7 millions € https://siritz.com/cinescoop/les-tuche-chez-la-reine-dangleterre/. Et lui aussi comprend non seulement la rémunération des scénaristes, mais aussi les droits d’adaptation des précédents « Tuche » qui étaient tous de grands succès du box-office.

Pour ce qui est du budget moyen des scénarios il est de 218 000 €, ce qui est exactement le budget moyen de 2025. Quant au budget médian, cette année il est de 137 000 €, soit une progression de 15% sur celui de l’année dernière.

Rappelons que, comme pour les réalisateurs, ces chiffres sont le minimum garanti que les producteurs payent pour le scénario. Les auteurs sont en fait rémunérés au pourcentage sur les différentes recettes et leur rémunération totale finale peut donc être supérieure à ce minimum garanti.

Par ailleurs, il nous a paru intéressant d’étudier pour la première fois la rémunération des œuvres qui sont adaptées de livres. Depuis le début de l’année c’est le cas de 10 films, soit 15% de la totalité des films. Les droits d’adaptation garantis les plus élevés sont ceux de la bande dessinée de Franquin pour « Marsupilami » et sont de 1 million €, soit 45% du minimum garanti total pour le scénario. Les droits moyens sont de 213 000 €, donc, à peu près le budget moyen du total des scénarios et le budget médian est 130 000 €, soit, là aussi à peu près le niveau du budget total médian des scénarios.

www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose de nombreuses archives et d’un puissant moteur de recherche. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples critères.

Depuis la mi-décembre la fréquentation ne cesse de se situer au niveau des bonnes année d’avant Covid. Des résultats qui confirment que le public est tout à fait disposé à aller massivement au cinéma si celui-ci lui propose des films qui correspondent à ses attentes. C’est évidemment une bonne nouvelle. Mais cela ne veut pas dire que le public n’a pas changé.

Prenons un exemple frappant. Les exploitants et distributeurs expérimentés affirmaient pouvoir prévoir la fréquentation finale d’un film à partir des entrées de la séance de 14 h à Paris. Et même, tout simplement, à partir de cette fréquentation à l’UGC Les Halles, premier multiplex du monde. Or ce n’est plus vrai, parce que les spectateurs de la périphérie et du reste de la France ne se comportent plus comme ceux de Paris.

La fréquentation de « Marsupilami » comparée à celle de « Pied d’oeuvre »

Ainsi, le mercredi 4 février, comparons la fréquentation de « Marsupilami », une grande comédie populaire très attendue et «  À pied d’œuvre », un film typiquement Art et Essai. CBO a réussi à rassembler les entrées à la première séance de « Marsupilami » dans 25 salles : 1 220 entrées, soit 48,8 entrées par salle. Pour « À pied d’œuvre » dans 17 salles c’est presqu’autant d’entrées : 1 154. Mais cela fait 67, 8 entrées par salle, soit 40% de plus. Sur l’ensemble de la première journées, à Paris « Marsupilami » réalise 19 102 entrées dans 103 salles, soit 185 entrées par salle. Et « À pied d’œuvre » réalise 5 368 entrées dans 52 salles, soit 103 entrées par salle. Donc , à Paris, sur l’ensemble de la journée, « Marsupilami » réalise 3,6 fois plus d’entrées que «  A pied d’oeuvre » et 1,8 fois plus d’entrées par salle.

Sur le reste de la France « Marsupilami » réalise 100 000 entrées dans 570 salles, soit 175 entrées par salle. C’est 5 fois plus d’entrées qu’à Paris et 5% de moins d’entrées par salle. « A pied d’œuvre » réalise 5 716 entrées dans 76 salles. C’est le même nombre d’entrées qu’à Paris et 75 entrées par salle, soit les trois quarts de Paris et 42% de « Marsupilami ».

Naturellement ce sont deux films aux antipodes. Mais ils démontrent à quel point la baromètre de la 1ère séance à Paris a perdu tout son sens parce que le public, c’est à dire, que l’ensemble « des » publics qui composent « le » public ont changé. Fin de la 1ère séance à Paris.

Le comédien, scénariste et réalisateur Philippe Lacheau https://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_Lacheau réalise son 7ème long métrage, « Marsupilami » dont il tient également l’un des rôles principaux. Il est inspiré de la série de BD d’André Franquin, « Spirou et Fantasio », dans lequel l’animal Marsupilami est un personnage important. En 2012 Alain Chabat avait déjà réalisé « Sur la piste du Marsupilami », un film culte qui avait rassemblé 5,3 millions de spectateurs. Cette fois-ci il s’agit donc d’une comédie très attendue pour tous les publics.

Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.

Philippe Lacheau

Son  budget prévisionnel est 28,6 millions €. C’est le budget le plus élevé des films français de fiction sortis depuis le début de l’année et c’est plus de 5 fois le budget moyen de ceux qui sont sortis l’année dernière. Il se situerait au 3ème rang des budget prévisionnels de 2025. https://siritz.com/financine/le-barometre-des-budgets-previsionnels-2025-24-23/Pour la préparation, 62 jours de tournage (dont 15 en studio) et la post-production la rémunération du réalisateur est de 400 000 €, répartie en part égale entre à valoir sur droits d’auteur et salaire de technicien. C’est trois fois la rémunération moyenne des réalisateurs. https://siritz.com/financine/remuneration-en-2025-24-23-des-realisateurs/

Les droits d’adaptation de la BD ont été acquis 900 000 € et Phillipe Lacheau a écrit le scénario avec Pierre Lacheau, Julien Arruti et Pierre Dudan pour  1,3 million €. C’est plus de 7 fois le budget moyen des scénarios de 2025 et, là encore, il se serait situé au 3ème rang des budgets des scénarios en 2025. https://siritz.com/financine/le-budget-total-des-scenarios-en-2025-24-23/.La rémunération des rôles principaux est 1,80 millions €, soit 3,3 fois la rémunération moyenne des rôles principaux. Enfin la musique a été confiée à Michaël Tordjman et Maxime Desprez pour 250 000 €, soit 3,4 fois le budget moyen de la musique de films. En 2025 seulement 5 films ont eu un budget de la musique supérieur. https://siritz.com/financine/le-barometre-2025-24-23-de-la-musique-de-films/

Pour bien illustrer la part du budget que la production de « Marsupilami » a consacré aux quatre principaux postes de l’affiche par rapport à ce qui leur est consacré dans la moyenne des films le tableau ci-dessous est éclairant :

Le « Marsupilami » a consacré à son scénario une part du budget total plus du double de celle de la moyenne des films. En revanche, pour la rémunération du réalisateur et des rôles principaux ainsi que pour le budget de la musique il a consacré une pourcentage inférieur.

Les producteurs délégués sont Pathé Film et Baf Prod (Philippe Lacheau). TF1 films production est coproducteur. La région Ile de France lui a apporté une aide remboursable. Le film a bénéficié d’une aide du CNC aux effets visuels et sonore. Canal+, Ciné+, TF1 (2 passages) et TMC l’ont préacheté. Pathé  a donné un minimum garanti pour tous les mandats. Le producteur belge Artemis est coproducteur à hauteur de 2,7%.

Le précédent film réalisé et interprété par Philippe Lacheau était la comédie « Alibi.com2 » qu’il avait co-produit avec Axel Films. Son budget prévisionnel était 18,4 millions €. StudioCanal et TF1 Studio avaient donné un minimum garanti pour tous les mandats de distribution. Il avait rassemblé 4,2 millions €.

www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose de nombreuses archives et d’un puissant moteur de recherche. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples critères.

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