Archive d’étiquettes pour : Alba films

Le distributeur joue un rôle essentiel dans le financement des films français de fiction.L’année dernière, pour les films français de fiction sortis depuis le début de l’année, 80% d’entre eux avaient bénéficié d’un minimum garanti. https://siritz.com/financine/distribution-alibi-com2-champion/ Cette année, à mi-Juin ce pourcentage reste élevé mais tombe à 72%.

Ciné.info* a fourni les données financières de cet article.

Si on prend en compte le montant de ces minima garantis, le recul est encore plus frappant puisqu’il concerne à la fois le plus élevé, le moyen et le média.  Bien entendu ce minima garanti est en partie fonction de l’étendue des mandats accordés au distributeur.

En 2023, celui accordé par Pathé pour « Astérix et Obélix, l’empire du milieu, atteint près de 12 millions €. Le distributeur bénéficie de tous les mandats (salle, vidéo, vod, -S-vod, tv, étranger). https://siritz.com/cinescoop/la-remuneration-de-guillaume-canet-2/ Il sera dépassé par les 14,4 millions € de minimum garanti que Pathé a accordé plus tard pour les deux « 3 Mousquetaires ». https://siritz.com/cinescoop/les-trois-mousquetaires-dartagnan/ et https://siritz.com/cinescoop/les-trois-mousquetaires-milady/. Depuis le début de l’année en cours, le montant le plus élevé est celui accordé par StudioCanal pour « Le dernier Jaguar » et qui n’est que de 4,25 millions €. Le distributeur français a, là encore, tous les mandats, sauf celui du Canada qui est coproducteur à 14%. https://siritz.com/cinescoop/un-film-daventure-qui-est-un-exploit/

En mai 2023, le minimum garanti moyen était de 654 000 € alors que cette année il est tombé à 330 000 €, soit la moitié. Pour les 650 000 € que Pan Distribution a accordé pour « Inestimable » https://fr.wikipedia.org/wiki/Inestimable le distributeur n’a pas les mandats s-vod ni tv, alors que pour les 330 000 € de minimum garanti accordé par Wild Bunch pour « N’avoue jamais », le distributeur n’a ni le mandat tv ni le mandat vente à l’étranger https://siritz.com/cinescoop/un-adultere-40-ans-apres/. Quant au minimum garanti médian il est tombé de 175 000 € à 150 000 €.

Ces reculs s’expliquent avant tout par la nette chute des budgets prévisionnels des films cette année par rapport à l’année dernière. https://siritz.com/financine/2024-reduction-des-budgets-previsionnels/

Car si on calcule en pourcentage du budget prévisionnel global l’évolution n’est pas du tout la même. Ainsi, cette année, pour « Wake up », https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=320542.html le minimum garanti (2 millions €) d’Alba Films, pour tous les mandats , représentait …47% du budget prévisionnel (4,2 millions €). L’année dernière, le plus élevé ne dépassait pas 27% du budget prévisionnel. Il s’agit de celui (3 millions €) accordé par SND pour « Zodi et Téhu, frères du désert » (11 millions € de budget) https://fr.wikipedia.org/wiki/Zodi_et_Téhu,_frères_du_désert Le pourcentage moyen augmente aussi, passant de 7% l’année dernière à 8%. Seul le pourcentage médian recule de 6 à 5%.

En somme, cette année,  le préfinancement par le distributeur en salle baisse, mais joue un rôle plus important dans le financement des films.

www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples critères.

Le film de genre, “Gueules noires” https://fr.wikipedia.org/wiki/Gueules_noires_(film) est le troisième  réalisé par  Mathieu Turi qui s’est spécialisé dans ce type de films. https://fr.wikipedia.org/wiki/Mathieu_Turi

Ciné.info* a fourni les données financières de cet article.

Il est produit par Full Time Studio (Éric Gendarme, Thomas Lubeau et Jordan Sarralié) et Marcel Films (Alexis Loison) pour un budget prévisionnel de 3,3 millions €. C’est le budget médian des films français de fiction sortis depuis le début de l’année. https://siritz.com/editorial/plus-de-films-avec-moins-de-moyens/

Pour la préparation, 37 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur est de 75 000 €, répartie en part égale entre à valoir sur droits d’auteur et salaire de technicien, ce qui est légèrement en-dessous de la rémunération médiane des réalisateurs de ces films. Pour le scénario il a également reçu 75 000 €, ce qui est 80% du budget des scénarios de ces films. Les rôles principaux ont reçu 171 000 €, soit plus du double de leur rémunération médiane pour ces films.

Equitime (Charlotte Leroy), Anime Virtual (Cedri Littardi), Ethan et Alba Films (Delphine Rihet) sont coproducteurs. La région Ile de France lui a accordé une aide remboursable et Pictanovo (Région Hautes de France) son soutien. Le film a é bénéficié de plusieurs aides du CNC. OCS et Amazon Prime l’ont préacheté. Alba Films lui a accordé un minimum garanti pour le mandat de distribution salle et Kinology pour le mandat de vente à l’étranger. Il a rassemblé 27 000 spectateurs pour son premier week-end

Le précédent film de Mathieu Turi était « Méandre » sorti le 26 mai 2021. C’était déjà un film de genre. Il était produit par Full Time Studio et CinéfranceStudios pour un budget prévisionnel de 2,5 millions €.

Pour la préparation, 31 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur était de 40 000 €, dont 13 000 € d’à valoir sur droits d’auteur et 27 000 € de salaire de technicien. Il avait reçu 40 000 € pour le scénario. Les rôles principaux avaient reçu 27 000 €. Alba Film avait donné un minimum garanti pour le mandat de distribution salle, vidéo et vod. WTT Films avait donné un minimum garanti pour le mandat de vente à l’étranger. A noter que, pour ces deux films de genre, le minimum garanti pour la vente à l’étranger était beaucoup plus élevé que pour la distribution en France.

« Méandre » avait rassemblé 70 000 spectateurs.

www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples critères.

Caroline Glorion est une réalisatrice confirmée de documentaires et de reportages pour la télévision.  « Comme une louve », dans lequel une mère se bas contre la bureaucratie pour récupérer la garde de ses enfants, est son premier long métrage de fiction pour le cinéma. https://fr.wikipedia.org/wiki/Caroline_Glorion

Ciné.info* a fourni les données financières de cet article.

Il est produit par Sensito Films (Stéphanie Douet) et Grains de sel Productions (Caroline Glorion) pour un budget prévisionnel de 1,6 millions €, soit moins de 50% du budget prévisionnel médian des films français sortis depuis le début de l’année. https://siritz.com/financine/gros-budget-negale-pas-gros-box-office/

Pour la préparation, 26 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur est de 38 000 €, dont 15 000 € d’à valoir sur droits d’auteur et 23 000 € de salaire de technicien. C’est moins de 50% de la rémunération médiane des réalisateurs de ces films. https://siritz.com/financine/barometre-de-la-remuneration-des-realisateurs-2/ Elle a écrit le scénario avec Olivier Lousteau et ils se sont partagés 50 000 € ce qui représente un peu plus de la moitié du budget médian des scénarios de ces films. https://siritz.com/financine/la-part-du-scenario-dans-le-budget-augmente/ Les rôles principaux ont reçu 88 000 €, ce qui, là encore est un peu plus de 50% de leur rémunération médiane pour ces films. https://siritz.com/financine/comediens-boom-des-remunerations-au-top/

Kuiv Production, l’un des plus prestigieux producteurs de documentaires de la télévision Française, est coproducteur. Le film a obtenu le soutien de Fondation Caritas, du Mouvement ATD, du Secours catholique, des Apprentis d’Auteuil, de la Fondation Bettencourt Schueller, de la Fondation Le Cèdre et de la Fondation Mouex-Videlot. Ces fondations et associations  ont fourni 40% du financement de ce film qui traite d’un important problème social. « Comme une louve » a également reçu l’aide à la Musique et le soutien de la région Occitanie.

OCS l’a préacheté, Alba Films a donné un minimum garanti pour la distribution en France et Indie Sales pour la distribution à l’international.

www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples critères.

POUR LA RÉALISATION DE « MAGNIFICAT »

Cette dramatique policière est le premier long métrage pour le cinéma de celle qui a réalisée de nombreuses fictions. https://fr.wikipedia.org/wiki/Virginie_Sauveur

Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.

Il est produit par Move Movie (Bruno Levy), Terence films (Stephan Meunier et Bertrand Cohen) pour un budget prévisionnel de 2,8 millions €. C’est un peu plus de 50% du budget prévisionnel moyen des films français de fictions sortis depuis le début de l’année.

Pour la préparation, 27 jours de tournage et la post-production la rémunération de la réalisatrice est de 72 000 €, dont 40 000 € d’à valoir sur droits d’auteur et 42 000 € de salaire de technicien. C’est 10% de moins que la rémunération médiane des réalisateurs de ces films.

Il s’agit d’une adaptation du roman d’Anne-Élisabeth Lacassagne , « Des femmes en noir », dont les droits ont été acquis 69 000 €. Virginie Sauveur a écrit le scénario avec Nicolas Sihol et ils se sont partagés 70 000 €. Le budget de ce scénario est 60% du budget moyen des scénarios de ces films. Les rôles principaux ont reçu 138 000 €. C’est également 60% de ce qu’ont reçu en moyenne les rôles principaux de ces films.

Le film a reçu 550 000 € d’avance sur recettes. Orange studio est coproducteur.  Deux soficas, dont une adossée, y ont investi. La région Ile de France lui a apporté son aide. OCS a les mandats salle, vidéo, vod, s-vod, TV et étranger. C’est Alba Film qui est le distributeur physique.

Le précédent film produit par Move Movie était « Le Torrent », réalisé par Anne Le Ny. Sorti en salle de 30 novembre 2022 le film avait rassemblé 301 000 spectateurs. https://siritz.com/cinescoop/la-remuneration-de-anne-le-ny/

www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples critères.