RAISONS D’ÊTRE OPTIMISTE POUR LE CINÉMA
A l’occasion du Rendez-vous de la FNEF qui a eu lieu le 20 janvier https://siritz.com/editorial/le-cinema-peut-gagner-la-bataille-de-lattention/, Olivier Snanoudj ( le PDG de Warner Bros Discovery) et Éric Marti (Comscore Movies) ont souligné plusieurs données qui permettent d’espérer que le cinéma en France, malgré ses très mauvaise résultas de 2025, n’est pas entré dans une crise irréversible et qu’il peut retrouver les 200 millions d’entrées annuelles qui sont nécessaires à sa bonne santé économique. Ils présenté les raisons d’être optimiste pour le cinéma.
Ainsi, si la fréquentation n’a pas retrouvé les niveaux d’avant Covid, c’est dû en premier lieu au cinéma américain qui a sorti moins de films, du fait de la grève des comédiens et des scénaristes ainsi que de la disparition d’un studio. Néanmoins, en 2024, ce recul du cinéma américain a été en parti compensé par les résultats exceptionnels des films français (plus de 80 millions d’entrées au lieu d’un peu plus de 70 millions chaque année avant Covid). Leur part de marché a ainsi approché les 45% contre, en moyenne, un peu plus de 35% avant Covid. Malheureusement, en 2025 les films français ont déçus, comme les films américains et retrouvé leur part de marché d’avant Covid. En revanche, en 2025 les films recommandés Art et Essai ont atteint 45 millions d’entrées, soit une part de marché record depuis 2019 : 28,6%.
Écart record entre semaine la plus basse et semaine la plus haute
Les deux intervenants partagent l’analyse de tous les professionnels selon laquelle « les spectateurs ne vont plus au cinéma mais vont voir un film ». Un exemple illustre cette analyse : la semaine du 3 septembre à été la plus faible enregistrée depuis janvier 2018 avec à peine 1,37 millions d’entrées. Au contraire, 2025 se clôt sur les deux plus fortes semaines de fréquentation depuis décembre 2018, avec, pour chacune plus de 6 millions d’entrées hebdomadaires. L’année 2025 affiche ainsi un coefficient record entre la plus basse et la plus haute fréquentation hebdomadaire.
C’est Olivier Snanoudj et Éric Marti qui avaient démontré que si les spectateurs allaient entre une demi-fois et une fois de plus au cinéma dans l’année, les 200 millions de spectateurs par an seraient dépassés :

Autre preuve que la fréquentation peut retrouver les niveaux d’avant Covid : elle a atteint ou dépassé les niveaux pré-Covid 21 fois en 2025 et 34 fois en 2024 : quand l’offre est là, le public est autant disponible qu’avant. Ce que confirme les remarquable résultats de fréquentation depuis la mi-décembre. Résultats qui se poursuivent les trois premières semaines de janvier et, compte tenu des films programmés, devraient se poursuivre en février. Le cinéma reste bien un loisir privilégié des français. Donc le cinéma peut retrouver ses niveaux d’avant-Covid.
