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Ilyes Djadel, principal interprète de « Tombé du ciel », est également à l’origine de cette comédie inspirée de sa propre vie. Le film raconte l’histoire d’un jeune musulman scolarisé dans un établissement catholique, qui découvre, souvent avec maladresse, un univers qui lui est totalement étranger. Comme on va le voir, ce « Tombé du ciel » est bien financé.

Pour écrire le scénario, Ilyes Djadel s’est associé au réalisateur franco-algérien Mohamed Hamidi, qui signe ici son sixième long métrage. Le duo a ensuite été rejoint par Mathieu Ouillon, scénariste habitué des comédies.

Jamel Debbouze, producteur, a initié ce film et joue dedans

À l’origine, « Tombé du ciel » n’était que des sketches. C’est Jamel Debbouze, via sa société Kiss Films, qui a choisi d’en faire un long métrage. Il a ensuite convaincu le groupe M6 de s’impliquer dans le projet. Sa filiale SND intervient ainsi à la fois comme coproducteur délégué et comme distributeur du film.

Dès le lancement, SND s’est engagé aux côtés de Kiss Films avec un investissement de 200 000 €, destiné à sécuriser le démarrage du projet.

Mohamed Hamidi, habitué aux comédies à succès

Ce choix s’explique aussi par le parcours de Mohamed Hamidi. Le réalisateur s’est imposé comme une valeur sûre de la comédie populaire : cinq de ses six précédents films ont atteint des niveaux d’entrées jugés solides, ce qui a renforcé la confiance des partenaires financiers. https://siritz.com/cinescoop/la-remuneration-de-mohamed-hamidi/

Un budget dans la moyenne

« Tombé du ciel » affiche un budget prévisionnel de 5,4 millions d’euros. D’après la rubrique « Classements » de Cinefinances.info Premium, ce montant correspond quasiment à la moyenne des films français de fiction sortis depuis le début de l’année.

Mais l’intérêt du projet réside surtout dans la structure de son financement.

Les producteurs délégués ont, au final, dû mobiliser très peu de numéraire. Une grande partie du budget est couverte par l’apport du coproducteur M6, ainsi que par les engagements de Netflix, M6 et W9.

De son côté, SND a accordé un minimum garanti important. Un risque mesuré, puisque ce niveau d’investissement peut être amorti avec un seuil d’entrées que cinq des six précédents films de Mohamed Hamidi ont déjà largement dépassé.

« Tombé du ciel » illustre ainsi un montage financier où l’historique commercial du réalisateur joue un rôle déterminant. Il permet de comprendre pourquoi coproducteur, chaînes et distributeur ont accepté de financer l’essentiel du budget. Pour les producteurs ce film est bien « Tombé du ciel » et bien financé.

Pour son premier week-end Le film a rassemblé 457 000 spectateurs alors le record des films de Mohamed Hamidi, « La vache », sorti en 2016, avait rassemblé 262 000 spectateurs et terminé à plus de 1,3 millions d’entrées. Le film est donc assuré d’^tre une excellente affaire pour ses producteurs et son distributeur.

Cinefinances.info Premium https://cinefinances.info permet de consulter le plan de financement détaillé de « Tombé du ciel », d’identifier les montants investis par chaque partenaire et de les comparer à ceux de films de budgets équivalents.

Cet été a confirmé ce que l’on avait commencé à espérer depuis la mi-décembre de l’année dernière : la fréquentation cinématographique a globalement retrouvé ses niveaux d’avant la crise du Covid et le cinéma a retrouvé toutes ses couleurs. Au point qu’il ne parait pas impossible que cette année finisse à 200 millions d’entrées, l’étiage minimal d’avant Covid.

Les blockbusters américains de qualité 

Elle le doit tout d’abord à la qualité de la production américaine qui est redevenue capable de produire des blockbusters de qualité au rythme des années antérieures. Ces dernières semaines deux films sont partis pour largement dépasser les 5 millions d’entrées : « L’odyssée » de Christopher Nolan et « Spiderman : Brand new day » de Destin Cretton. « Toy story 5 » va en atteindre 4,5 millions tandis que «  Des minions et des monstres » va approcher des 3 millions.

Les blockbusters de qualité français

Mais le cinéma français n’est pas en reste. Nous avons en effet le phénomène des deux « La bataille de Gaulle ». On sait que Pathé a décidé de produire et de distribuer chaque année un ou deux films au budget de l’ordre de 37 à 40 millions €. Ce sont des films qui, tout d’abord, répondent aux besoins des salles du premier exploitant français. En 2024 les deux « Trois mousquetaires » avaient rassemblé chacun autour de 3 millions de spectateurs sur le territoire national https://siritz.com/cinescoop/les-trois-mousquetaires-milady/. Compte tenu de leur coût ils ne peuvent être rentables que si leurs ventes à l’étranger ont dépassé les 10 à 12 millions €. En 2025 « Le comte de Monte Cristo » qui a frôlé les 10 millions de spectateurs est certainement une excellente affaire https://siritz.com/cinescoop/et-de-trois-alexandre-dumas/. Rappelons également «  Un p’tit truc en plus » dont le budget ne dépasse pas 6,7 millions € et qui avait largement dépassé les 10 millions d’entrées https://siritz.com/cinescoop/le-,premier-demmarrage-de-lannee/. Mais la fréquentation nationale qui était remontée â 180 millions de spectateurs en 2024 est retombée à 150 millions, en 2025 laissant craindre le pire.

Cet été, comme on le sait, le démarrage de « La bataille de Gaulle : l’âge de fer » a été catastrophique, laissant prévoir à peine le million d’entrées en fin de carrière https://siritz.com/cinescoop/un-monumental-thriller-historique-et-geopolitique/. Et le second, qui sortait un mois plus tard, ne pouvait que faire moins. Mais ce premier volet a été à l’image de la remontada du général de Gaulle qui, en 1940, n’a longtemps rencontré que du scepticisme : la troisième semaine, sous l’effet d’un bouche à oreille et de critiques dithyrambiques, il a décollé. Et le second opus, une semaine plus tard, a démarré bien plus haut https://siritz.com/cinescoop/la-petite-france-resiste-a-la-grande-amerique/. La tenue des deux films laisse espérer qu’ils dépasseront les 3 millions d’entrées.

Un bouche à oreille dithyrambique pour les deux « La bataille de Gaulle »

En tous cas ces films sont devenus une référence pour tous les Français, quel que soit leur bord politique ou leur place dans la société.

Bien entendu, de nouveau, leur rentabilité dépendra des ventes â l’étranger. Mais, à l’heure de Trump, l’odyssée de ce résistant inconnu qui a su tenir tête à la puissante Amérique a une incontestable résonance dans de nombreux pays.

Mais l’été a également été marqué par deux autre succès français, deux comédies à petit budget : « De la comédie française », dont le budget est inférieur à 2,5 millions € va largement dépasser le million d’entrée https://fr.wikipedia.org/wiki/De_la_Comédie-Française. Et « Tombé du ciel », le nouveau film de Mohamed Hamidi, qui  coûte 5,4 millions d’entrées va faire encore mieux https://fr.wikipedia.org/wiki/Tombé_du_ciel_(film,_2026). Preuve que le succès d’une comédie ne dépend ni de son budget ni de ses stars. Il doit tout simplement être vraiment drôle. Dans de prochains articles nous allons analyser comment leurs producteurs s’y sont pris pour monter leur affaire.

En fait, la fréquentation globale nécessaire au maintien de notre remarquable parc de salle et qui alimente le compte de soutien, dépend essentiellement d’un petit nombre de films millionnaires ou multimillionnaires. Elle peut par ailleurs aller de pair avec une plus grande difficulté à rentabiliser la majorité des films. D’où l’importance de Cinéfinances.info, un outil qui permet aux producteurs et aux distributeurs de voir comment leurs confères s’y prennent pour monter le financement de leurs projets. Car le chiffre d’affaires des chaînes et les moyens financiers des collectivités locales ont diminué.

Chaque semaine, Cinéfinances.info  https://cinefinances.info publie le plan de financement et la répartition des recettes entre les partenaires de tous les films français qui sortent.

Vous pouvez aussi rechercher les interventions d’une chaîne, d’un distributeur, d’une SOFICA ou d’un vendeur international et voir quels films ils ont financés et à quelles conditions.

Avec Cinefinances Premium, vous retrouvez les films de budget comparable à celui de votre projet : qui les a financés, pour quels montants et avec quelles contreparties.

Cinefinances : 675 € HT/an — Premium : 1 550 € HT/an.

 

 

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