Archive d’étiquettes pour : Robert Guediguian

Robert Guédiguian est un cas particulier dans l’industrie du cinéma. https://fr.wikipedia.org/wiki/Robert_Guédiguian

Non seulement il réalise, depuis 45 ans, environ un film tous les deux ans, mais ses films sont l’œuvre d’une véritable troupe. Celle-ci comprend ses coscénaristes, ses comédiens, ses coproducteurs, son distributeur et ses associés au sein de sa société de production, Agat Films & Cie, dont Muriel Meynard est l’actuelle présidente. Et, en général, la troupe Guédiguian joue sur du velours.

Le réalisateur, scénariste et producteur Robert Guédiguian (Agat Film & Cie) dirige une véritable troupe

« Une femme aujourd’hui » est le 25e long métrage du réalisateur et de sa troupe. https://cineuropa.org/fr/newsdetail/495046

Comme la plupart de ses précédents films, il a été présenté dans l’un des grands festivals internationaux, cette fois à Venise.

Selon Cinéfinances.info, son devis s’élève à 3,5 millions d’euros, soit 55 % du devis moyen des films français de fiction sortis depuis le début de l’année.

Il s’agit d’une coproduction entre la France (90 %) et l’Italie (10 %). Le coproducteur italien, Bibi Film TV, est un partenaire habituel de Guédiguian. Il avait notamment coproduit son avant-dernier film, « Que la fête commence ».https://siritz.com/cinescoop/guediguiaet-ascaride-reviennent/

Un financement largement assuré

Tourné à Marseille, le film a bénéficié du soutien de la métropole et de la région. Trois Sofica non garanties ont également investi dans sa production.

Le film a été préacheté par Canal+, Ciné+ et Arte France. Arte France Cinéma figure également parmi les coproducteurs. Au total, les chaînes de télévision apportent ainsi 40 % du financement français.

Trois distributeurs ont, de leur côté, versé des minima garantis : Diaphana pour l’exploitation en salles, Le Meilleur du Cinéma pour la vidéo et Playtime pour les ventes internationales. Leurs apports représentent 20 % du financement français.

Agat Films & Cie a complété ce plan de financement grâce à l’investissement de deux Sofica garanties et à un apport en numéraire, auquel s’ajoute le crédit d’impôt.

Mais cet apport en numéraire reste inférieur au montant cumulé du salaire du producteur et de ses frais généraux.

Autrement dit, le producteur parvient à financer son film tout en limitant son exposition financière. C’est ainsi que, depuis des décennies, la troupe Guédiguian joue sur du velours.

Chaque semaine, Cinéfinances.info publie le devis, le plan de financement et la répartition des recettes entre les partenaires de tous les films français qui sortent.

Vous pouvez aussi rechercher les interventions d’une chaîne, d’un distributeur, d’une SOFICA ou d’un vendeur international et découvrir quels films ils ont financés et à quelles conditions.

Avec Cinéfinances Premium, vous retrouvez les films dont le budget est comparable à celui de votre projet : qui les a financés, pour quels montants et avec quelles contreparties.

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Pour sa 24 ème réalisation, “La pie voleuse »https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=320510.htmlRobert Guediguian nous livre ce qu’il qualifie lui-même de cinéma de quartier.

Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.

Robert Guediguian

Cette comédie sociale a un budget prévisionnel de 2,5 millions €, ce qui représente deux tiers du budget prévisionnel médian des films français de fiction sortis en 2024. https://siritz.com/financine/les-barometres-2024-des-films-de-fiction/. Pour la préparation, 35 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur est de 75 000 €, dont 30 000 € d’à valoir sur droits d’auteur et 45 000 € de salaire de technicien, soit 80% de la rémunération médiane des réalisateurs. Il a écrit le scénario avec Serge Valletti pour 210 000€, soit 40% de plus que le budget moyen des scénarios. Les rôles principaux ont reçu 58 000 €, soit la moitié de leur rémunération médiane.

Le financement du film

Le producteur est Agat Films et Cgie. Une sofica non garantie y a investi. Canal+ et Ciné+ l’ont préacheté. Diaphana a donné un minimum garanti pour les mandats de distribution salle et vidéo. Universciné en a donné un pour les mandats VàD et VàDA tandis que Playtime en a donné un pour les mandats de vente à l’étranger. L’Italie a été vendu directement par le producteur.

Le précédent film réalisé par Robert Guédiguian était « Et la fête continue ! », sorti l’année dernière. Son budget prévisionnel était 3,9 millions et c’était une coproduction avec l’Italie. Le producteur délégué et le distributeur étaient les mêmes. Le film avait rassemblé 203 000 spectateurs.

*www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie le budget, le plan de financement et la répartition des recettes de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il dispose d’un puissant moteur de recherche multicritères et de 15 ans d’archives.

« Et la fête continue » est le 23ème film de Robert Guédiguian. https://fr.wikipedia.org/wiki/Robert_Guédiguian

Rappelons que celui-ci avait réalisé « Marius et Jeannette » qui, en 1997, avait rassemblé plus de 2,6 millions de spectateurs. https://fr.wikipedia.org/wiki/Marius_et_Jeannette

Comme dans nombre de ses œuvres précédentes, son épouse Ariane Ascaride en est l’une des interprètes.

Ciné.info* a fourni les données financières de cet article.

Il s’agit d’une coproduction entre la France (90%) et l’Italie (10%) pour un budget prévisionnel de 3,9 millions €, soit 20% de plus que le budget médian des films français sortis depuis le début de l’année. https://siritz.com/editorial/plus-de-films-avec-moins-de-moyens/

Pour la préparation, 34 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur est de 143 000 €, dont 70 000 € d’à valoir sur droits d’auteur et 73 000 € de salaire de technicien. C’est un peu plus que la rémunération moyenne des réalisateurs de ces films de fiction français sortis depuis le début de l’année. Il a écrit le scénario avec Serge Valletti  et ils se sont partagés 220 000 €, soit un peu plus que le budget moyen des scénarios de ces films. Les rôles principaux ont reçu 193 000 €, soit 90% de ce qu’ils ont reçu en moyenne pour ces films.

Le producteur français est Agath Films et Cgie (Patrick Sobelman, Marie Balducci, Nicolas Blanc, Marc Bordure). France 3 est coproducteur. 4 soficas y ont investi. La région Sud a apporté une aide remboursable. Canal+, Ciné+ et France 3 l’ont préacheté.

Diaphana a donné un minimum garanti pour les mandats salle, vidéo, vod, et svod. MK2 a le mandat de vente à l’étranger, mais sans minimum garanti.

Le précédent film de Robert Guédiguian était « Twist à Bamako », sorti le 5 janvier 2022. https://fr.wikipedia.org/wiki/Twist_à_Bamako Il s’agissait d’une coproduction entre la France, le Canada et le Sénégal, pour un budget prévisionnel de 5,9 millions €.  Il avait les mêmes producteurs et distributeurs français. Le film, qui avait bénéficié d’une avance sur recettes de 600 000 €, avait rassemblé 130 000 spectateurs en France.

www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples critères.

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