Archive d’étiquettes pour : Pan Cinéma

« Si tu penses bien » illustre les liens profonds qui existent entre les cinémas français et belge. Une part importante des films français sont coproduits en Belgique, où ils trouvent un complément de financement. https://fr.wikipedia.org/wiki/Si_tu_penses_bien. C’est un partenaire naturel pour des raisons linguistiques, mais aussi parce que l’industrie cinématographique belge est l’une des plus dynamiques d’Europe et que ses auteurs sont mondialement reconnus.

Le cinéma belge partenaire privilégié du cinéma français

Mais, pour ce film, la Belgique apporte beaucoup plus qu’un simple complément de financement. Selon Cinéfinances.info le producteur belge assure 38 % du financement. De plus, une partie du tournage a eu lieu dans les studios Monev, dans le Brabant, et les deux tiers des dépenses ont été effectuées en Belgique.

Les deux sociétés de production déléguées sont françaises. Pan Cinéma (Philippe Godeau) est un un producteur marquant puisque c’est notamment le producteur d’« Un p’tit truc en plus ». https://siritz.com/editorial/le-ptit-truc-en-plus-du-cinema/ qui avait rassemblé plus de 11 millions de spectateurs.

Philippe Godeau, un producteur français marquant 

Liaison Cinématographique est une filiale du producteur belge Artémis, du producteur luxembourgeois Samsa et du producteur français Nord-Ouest. C’est le Belge Patrick Quinet qui dirige Liaison Cinématographique ainsi qu’Artémis, coproducteur belge du film. Il est l’un des principaux producteurs de son pays et a joué un rôle essentiel dans le développement de son industrie cinématographique. Il est notamment à l’origine du tax shelter belge, un dispositif d’incitation fiscale au financement de la production audiovisuelle, à l’image des sofica françaises. Il est également l’actionnaire principal de la société de levée de fonds en tax shelter, Taxshelter.be.

Patrick Quinet, un producteur marquant du cinéma belge

Mais « Si tu penses bien » est remarquable à plus d’un titre.

Géraldine Nakache passe de la comédie eu drame

C’est le troisième long métrage réalisé par Géraldine Nakache, par ailleurs comédienne et scénariste. Elle en a écrit le scénario avec le scénariste belge David Lambert.

Jusque-là, comme son frère Olivier Nakache, elle avait réalisé des comédies. Cette fois-ci, son film est un drame audacieux sur une emprise psychologique destructrice et violente au sein d’un couple, dans laquelle la religion devient l’une des armes de cette emprise.

Financement massif des plateformes et du tax shelter

Le financement du film est lui aussi remarquable. Selon Cinéfinances.info son budget prévisionnel est 4 millions €. On y voit plateformes et tax shelter en force dans ce financement.

En France, les producteurs délégués ont convaincu Les Productions du Ch’timi (Dany Boon) d’investir un peu de compte de soutien. Pan Distribution a accordé, pour l’ensemble des mandats, un minimum garanti substantiel, puisqu’il dépasse 10 % du financement français.

Mais surtout, le film a été préacheté à la fois par Disney+ et Netflix, pour un montant cumulé qui représente plus des trois quarts du financement français.

De ce fait, en tenant compte du crédit d’impôt, les deux producteurs délégués n’ont eu à investir aucun numéraire. Ils bénéficieront en outre de la franchise de compte de soutien.

Il faut toutefois noter que le devis ne comprend ni salaire producteur ni frais généraux et que le poste des imprévus est minuscule.

Le financement belge réuni par Artémis est tout aussi remarquable. La société apporte un peu de fonds propres et bénéficie du soutien de Screen Brussels. Le film est coproduit et préacheté par trois chaînes belges, tandis qu’un distributeur a accordé un minimum garanti pour le Benelux.

Mais le fait le plus marquant est ailleurs : les apports issus du tax shelter représentent à eux seuls plus des trois quarts du financement belge.

Ainsi, des deux côtés de la frontière, le financement repose sur des leviers très différents : les plateformes jouent un rôle déterminant dans le financement français, tandis que le tax shelter domine très largement le financement belge. Plateformes et tax shelter en force à ce niveau c’est exceptionnel.

Chaque semaine, Cinéfinances.info publie le devis, le plan de financement et la répartition des recettes entre les partenaires de tous les films français qui sortent.

Vous pouvez aussi rechercher les interventions d’une chaîne, d’un distributeur, d’une SOFICA ou d’un vendeur international et voir quels films ils ont financés et à quelles conditions.

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Le 4ème long métrage réalisé par le comédien corse Éric Fraticelli https://fr.wikipedia.org/wiki/Éric_Fraticelli est « Permis de détruire », une comédie corse par un Corse. https://fr.wikipedia.org/wiki/Permis_de_détruire

Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.

Éric Fraticelli

Son budget prévisionnel est 5,6 millions €, soit 85% du budget prévisionnel des films français de fiction sortis cette année jusqu’à fin mai. https://siritz.com/financine/barometre-2026-25-des-budgets-previsionnels/ Pour la préparation, 31 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur est de 200 000 €, répartie en part égale entre à valoir sur droits d’auteur et salaire de technicien. C’est un tiers de plus que la rémunération moyenne des réalisateurs. https://siritz.com/financine/progression-de-la-remuneration-des-realisateurs/ . Éric Fraticelli a également écrit le scénario pour 140 000 €. C’est deux tiers du budget moyen des scénarios. https://siritz.com/financine/les-barometre-des-scenarios-2026-25/ La rémunération des rôles principaux est 417 000 €.

La musique a été confiée à Mattia Feliciani  et Matteo Locasciulli pour 50 000 € ce qui revient à 60% du budget moyen de la musique de filmshttps://siritz.com/financine/le-barometre-2026-25-des-musiques-de-film/ Enfin la rémunération des rôles principaux est 417 000 €, soit la rémunération moyenne des rôles principaux. https://siritz.com/financine/le-barometre-2026-25-de-la-remuneration-des-roles-principaux/

Pour bien illustrer la part du budget que la production de «Permis de détruire» a consacré aux quatre principaux postes de l’affiche par rapport à ce qui leur est consacré dans la moyenne des films le tableau ci-dessous est éclairant :

Comme on le constate la production a mis l’accent sur la rémunération des rôles principaux et du réalisateur qui, en outre, cumule cette rémunération avec celle de scénariste.

Les producteurs délégués sont Marvelous productions (Romain Le Grand) et Pan Cinéma (Philippe Godeau) ont investi. France 3 cinéma est coproducteur. Deux sofica garanties et une sofica non garantie y ont investi. La région Corse lui a apporté une aide non remboursable. Canal+, Ciné+ et France télévisions l’ont préacheté. Pan Cinéma a donné un minimum garanti pour tous les mandats.

Le précédent film réalisé par Érice Fraticelli était « Inestimable », sorti en 2023. Il était déjà produit par Pan cinéma pour un budget prévisionnel de 6 millions € et Pan Cinéma le distribuait. Il avait rassemblé 234 000 entrées.

www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose de nombreuses archives et d’un puissant moteur de recherche. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples critères.

La coproduction franco-arménienne  « Le pays d’Arto » https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Pays_d%27Arto est le premier long métrage de la réalisatrice arménienne Tamara Stepanyan https://fr.wikipedia.org/wiki/Tamara_Stepanian. Une femme y part à la recherche des morts de la guerre arménienne.

Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.

Tamara Stepanyan

Le budget prévisionnel entre la France (80%) et l’Arménie (20%) est de 2,6 millions €, soit les deux tiers du budget prévisionnel médian des films de fiction de notre dernier baromètre. https://siritz.com/financine/barometre-des-budgets-previsionnels/ Pour la préparation, 35 jours de tournage (dont 34 en Arménie)et la post-production la rémunération de la réalisatrice est de 75 000 €, dont 35 000 € d’à-valoir sur droits d’auteur et 40 000 € de salaire de technicien. C’est 90% de la rémunération médiane des réalisateurs. https://siritz.com/financine/le-barometre-de-la-remuneration-des-realisateurs-2/.Elle a écrit le scénario avec  Jean Breschand, Jean-Christophe Ferrari, Romy Coccia Di Ferro, Jihane Chouaib pour 110 000 €, soit deux tiers du budget médian des scénarios.  https://siritz.com/financine/budget-des-scenarios-en-2025-et-2024/

La musique a été confié à Marc Ribot pour 30 000 €, soit les trois quarts du budget médian de la musique de films. Enfin la rémunération des rôles principaux est de 186 000 €. https://siritz.com/financine/remuneration-des-compositeurs-de-musique/C’est 70% de plus que la rémunération médiane des rôles principaux. https://siritz.com/financine/la-remuneration-des-roles-principaux-en-2025/

Pour bien illustrer la part du budget que la production de « Le pays d’Arto » a consacré aux quatre principaux postes de l’affiche par rapport à ce qui leur est consacré dans la moyenne des films le tableau ci-dessous est éclairant :

Comme on le voit la production consacre une part du budget à la rémunération de la réalisatrice, à celle des scénaristes, au budget de la musique et surtout à la rémunération des rôles principaux bien supérieure à la moyenne des films.

Les producteurs délégués sont Pan Cinéma (Philippe Godeau) et La Huit (Stéphane Jourdain). Le film a bénéficié de 450 000 € d’avance sur recettes et du soutien d’Eurimages. Canal+ et Ciné+ l’ont préacheté. Pan distribution a donné un minimum garanti pour tous les mandats.

Le producteur arménien est Visan (Tamara Stepanyan). Il a bénéficié d’une aide nationale et d’un crédit d’impôt. La télévision publique l’a coproduit et préacheté.

Le précédent film distribué par Pan Distribution était « Les rêveurs », réalisé et interprété par Isabelle Carré. Il était produit par Pan Cinéma et était sorti le 12 novembre 2025. Son budget prévisionnel était 4,8 millions € et il a rassemblé 87 000 spectateurs. https://siritz.com/cinescoop/plongee-dans-la-sante-mentale-dune-jeune/

www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose de nombreuses archives et d’un puissant moteur de recherche. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples critères.

La comédienne et romancière Isabelle Carré réalise son premier film « Les rêveurs », tiré de son roman éponyme paru chez Gallimard, paru en 2018. C’est une plongée dans la santé mentale d’une jeune fille.

Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.

Isabelle Carré

Son budget prévisionnel est 4,8 millions €, soit 90% du budget prévisionnel moyen des films français de fiction de notre dernier baromètre. https://siritz.com/financine/barometre-des-budgets-previsionnels/ Pour la préparation, 37 jours de tournage et la post-production la rémunération de la réalisatrice est de 55 000 €, dont 50 000 € d’à valoir sur droits d’auteur et 5 000 € de salaire de technicien. Les droits du livre ont été acquis 30 000 € et elle a écrit le scénario avec Agnès de Sacy  pour 36 000 €. Le budget total du scénario est donc 35% du budget médian du scénario.https://siritz.com/financine/budget-des-scenarios-en-2025-et-2024/

Elle a confié la musique à Benoît Carré pour 110 000 €. C’est presque le double du budget moyen des droits musicaux des films. https://siritz.com/financine/remuneration-des-compositeurs-de-musique/Les rôles principaux, dont Isabelle Carré, ont reçu 42 000 €, soit moins de 40% de la rémunération médiane des rôles principaux.https://siritz.com/financine/la-remuneration-des-roles-principaux-en-2025/

Pour bien illustrer la part du budget que la production de « La bonne étoile » a consacré aux quatre principaux postes de l’affiche par rapport à ce qui leur est consacré dans la moyenne des films le tableau ci-dessous est éclairant:

On voit que le poids de la musique dans le budget est plus du double que dans la moyenne des films. Au contraire, le poids des trois autres postes est très en dessous.

Pan cinéma (Philippe Godeau) est le producteur délégué. France 2 cinéma est coproducteur. Le film a bénéficié de 600 000 € d’avance sur recettes. La région Ile de France lui a accordé une aide remboursable. Canal+, Ciné+ et France télévisions l’ont préacheté. Pan Cinéma lui a donné un minimum garanti pour les mandats France et Play time pour les ventes à l’étranger.

Le précédent film produit par Pan Cinéma et distribué par pan distribution était « La fille d’un grand amour », réalisé par Agnès de Sacy et sorti le 8 janvier 2025. Isabelle Carré en était l’un des principales interprètes. Son budget prévisionnel était 4,2 millions € et il avait rassemblé 120 000 spectateurs. https://siritz.com/cinescoop/comedie-dramatique-sur-une-experience-vecue/

www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose de nombreuses archives et d’un puissant moteur de recherche. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples critères.

Le premier long métrage réalisé par Agnès de Sacy  https://fr.wikipedia.org/wiki/Agnès_de_Sacy, qui a été scénariste de nombreux court-métrages, est « La fille d’un grand amour ». https://fr.wikipedia.org/wiki/Agnès_de_Sacy . Une comédie dramatique sur une expérience vécue.

Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.

Agnès de Sacy

Cette coproduction entre la France (89,95%) et la Belgique (10,05%) a un budget prévisionnel de 4,3 millions €, soit  80% du budget moyen des films français de fiction sortis en 2024 https://siritz.com/financine/les-barometres-2024-des-films-de-fiction/.Pour la préparation, 30 jours de tournage, dont 2 en Espagne, ainsi que la post-production, la rémunération de la réalisatrice est de 80 000 €, répartie en part égale entre à valoir sur droits d’auteur et salaire de technicien. C’est deux tiers de la rémunération moyenne des réalisateurs en 2024. Elle a écrit le scénario avec Michel Spinosa et Gilles Taurand pour 92 000 €, soit 10% de moins que le budget médian des scénarios. Les rôles principaux ont reçu 320 000 €, soit 40% de plus que leur rémunération médiane.

Le producteur délégué est Pan Cinéma (Philippe Godeau). France 2 cinéma est coproducteur. Le film a reçu le soutien de la région Occitanie. Canal+, Ciné+ et France 2 cinéma l’ont préacheté. Pan Cinéma a donné un minimum garanti pour les mandats de distribution salle, vidéo et vod et autre pour le mandat de distribution à l’étranger.

A noter que le producteur délégué est celui de « Un p’tit truc en plus » , réalisé par Artus, qui a atteint 11 millions d’entrées https://siritz.com/editorial/le-ptit-truc-en-plus-du-cinema/. Il a également produit « Largo Winch, Le prix de l’argent », réalisé par Olivier  -Depasset, dont le budget prévisionnel était 16,3 millions € et qui a rassemblé 404 000 spectateurs. https://fr.wikipedia.org/wiki/Largo_Winch_:_Le_Prix_de_l%27argent

*www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie le budget, le plan de financement et la répartition des recettes de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il dispose d’un puissant moteur de recherche multicritères et de 10 ans d’archives.

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