Archive d’étiquettes pour : Les Films du poisson

Pour « Gradiva », son premier long métrage en tant que réalisatrice, Marine Atlan https://fr.wikipedia.org/wiki/Marine_Atlan, jusqu’alors directrice de la photographie, a remporté le Grand Prix de la Semaine de la critique du dernier Festival de Cannes. https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Gradiva

Selon Cinéfinances.info, le devis de cette coproduction entre la France (78 %) et l’Italie (22 %) s’élève à 3,5 millions d’euros, soit 55 % du devis moyen des films français de fiction sortis depuis le début de l’année.

Un premier film primé à Cannes, mais dont le financement repose sur un montage associant de nombreuses aides publiques, des chaînes de télévision et des distributeurs.Son producteur délégué, Les Films du Poisson (Yaël Trotta et Laetitia Gonzalez), est une société créée en 2000 qui possède une longue expérience du cinéma d’auteur.

A la tête de Les Films du Poisson Lactation Gonzales et…

 

 

 

 

 

 

 

 

…Yaël Trotta ont une longue expérience de production de films d’auteur

Pour son premier long métrage, la réalisatrice a bénéficié de l’avance sur recettes. Le CNC a également accordé une aide à la coproduction internationale et le film a obtenu le soutien d’Eurimages. L’ensemble de ces aides représente un peu moins de 30 % du financement français.

Le film a été tourné principalement en Italie, mais 99 % de son équipe de tournage est française. Il a été préacheté par Canal+, Ciné+ et Arte, tandis qu’Arte France Cinéma figure parmi les coproducteurs. Les télévisions représentent ainsi près de 35 % du financement français.

Tandem a accordé un petit minimum garanti pour l’ensemble des mandats de distribution en France, tandis que MK2 en a accordé un pour les ventes internationales.

Les Films du Poisson ont mis en participation leur rémunération de producteur et leurs frais généraux. Même en tenant compte du crédit d’impôt, le producteur délégué a prévu un apport en numéraire. Néanmoins celui-ci ne représente que la moitié du montant des imprévus.

Quant au producteur italien, Bibi Films, il a également bénéficié d’une aide nationale à la coproduction et du soutien d’Eurimages. Malgré le crédit d’impôt, il a lui aussi apporté un peu de numéraire.

Un premier film primé à Cannes dont le financement illustre la capacité des producteurs français de cinéma d’auteur à réunir de nombreux partenaires tout en limitant leur exposition financière.

Chaque semaine, Cinéfinances.info publie le devis, le plan de financement et la répartition des recettes entre les partenaires de tous les films français qui sortent.

Vous pouvez aussi rechercher les interventions d’une chaîne, d’un distributeur, d’une SOFICA ou d’un vendeur international et découvrir quels films ils ont financés et à quelles conditions.

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POUR LA RÉALISATION DE « NOS CÉRÉMONIES »

C’est son premier long métrage pour le cinéma.

Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.

Il est produit par les Films du Poisson (Yaël Fogiel et Laetitia Gonzales) pour un budget définitif de 2 millions €. https://www.unifrance.org/film/54823/nos-ceremonies .C’est deux tiers du budget prévisionnel des films français de fiction sortis en 2022.

Pour la préparation, 36 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur est de 46 000 €, dont 12 000 € d’à valoir sur droits d’auteur et 34 000 € de salaire de technicien. C’est moins de la moitié de la rémunération médiane des réalisateurs de ces films. Il a écrit le scénario avec Léa Riche et ils se sont partagés 58 000 €. C’est la moitié du budget médian des scénarios de ces films. Les rôles principaux ont reçu 20 000 €. C’est 15% de leur rémunération médiane dans ces films.

Spade (Manuel Chiche et Violaine Barbaroux) est coproducteur. Le film a bénéficié du CNC de 500 000 € d’avance sur recette et de l’aide pour les Créations visuelles et sonores. Il a obtenu le soutien de la Région Nouvelle Aquitaine, du Département de la Charente Maritime et de la Région Pays de la Loire. Une sofica y a investi.

Canal + et Ciné + l’ont préacheté. Jokers films a donné un minimum garanti pour le mandat de distribution en salle, le distributeur physique étant Book Makers. Wild Bunch a le mandat de distribution à l’étranger sans minimum garanti.

www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples critères.

POUR LA RÉALISATION DE « SERRE MOI FORT »

Tiré d’une pièce de théâtre jamais jouée de Claudine Galléa, « Je reviens de loin », ce mélodrame est le 7ème film du réalisateur. https://fr.wikipedia.org/wiki/Mathieu_Amalric

Il a été produit par Yaël Fogiel (Les films du poisson) pour un budget de 5 millions d’euros.  C’est une coproduction France (87%) Allemagne (13%). Il est distribué par Gaumont. https://fr.wikipedia.org/wiki/Serre_moi_fort

Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.

Le producteur a investi son salaire, une partie de ses frais généraux et du numéraire qui est, en grande partie, couvert par le crédit d’impôt. Gaumont est coproducteur.

Le film a obtenu du soutien à la préparation. Il a bénéficié de 600 000 € d’avance sur recettes, de l’aide remboursable de la région Occitanie, de l’aide du mini-traité franco-allemand et de l’aide d’Eurimages.

2 soficas adossées y ont investi.

Canal + et Multithématiques l’ont préacheté. Arte a investi     400 000 € comme coproducteur et l’a préacheté 100 000 €.

Gaumont, en échange de son minimum garanti, a les mandat salle, vidéo, vod, s-Vod et international.

Le producteur allemand est Own invest. Il a, lui aussi, bénéficié de l’aide du traité franco-allemand et d’Eurimages. Également d’un préachat d’Arte Allemagne et d’une deuxième chaîne.

Pour la préparation, 35 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur est de 120 000 €, dont 50 000 € d’à valoir sur droits d’auteur et 70 000 € de salaire de technicien. Il a, en outre, reçu 90 000 € pour son scénario. Les droits de la pièce de théâtre ont été acquis 20 000 €.

Le précédent film réalisé par Mathieu Amalric était « Barbara », sorti en salle le 6 septembre 2017. Il était produit par Patrice Godeau (Waiting for cinema) pour un budget de 5 millions d’euros et distribué également par Gaumont.

Pour la préparation, 30 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur est de 95 000 €, dont 50 000 € d’à valoir sur droits d’auteur et 45  000 € de salaire de technicien. Il a, en outre, reçu 90 000 € pour le scénario. Philippe Di Folco qui l’avait aidé à écrire ce scénario avait reçu3000 €.

Le film avait rassemblé 390 000 spectateurs.

*www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement,  destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie le budget, le plan de financement et la répartition des recettes de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il dispose d’un puissant moteur de recherche multicritères et de 11 ans d’archives.

 

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