Archive d’étiquettes pour : L’Abandon

Les articles de ce site s’appuient sur les données de Cinefinances.info https://cinefinances.info qui est un site accessible par abonnement et qui est, pour un producteur, un  outil pour  financer un projet de film.

Son offre standard ( abonnement de 650 €+TVA par an) publie en effet le devis, le plan de financement et la répartition des recettes de quasiment tous les films français, y compris les coproductions minoritaires, à mesure qu’ils sortent : toutes les fictions et tous les films d’animation ainsi que la plus grande partie des des documentaires. Il ne s’agit pas du budget et du plan de financement définitif, mais bien du devis, c’est à dire du budget prévisionnel, et du plan de financement initial qui sont présentés à  l’agrément d’investissement, qui permet au producteur de vérifier que son film, une fois terminé, lui permettra d’obtenir l’agrément définitif, dit de production, et de bénéficier du soutien financier. Pour les abonnés â Cinefinances.info cela permet donc de se tenir au courant du marché : coût des films, minima garantis, rémunération des réalisateurs, etc…

Mais, pour les producteurs qui sont abonnés â l’offre Premium (1 550 € + TVA par an) , c’est en plus un outil très utile pour le montage d’un film projeté. Ainsi, à titre d’exemple, si un producteur projette de produire un film de fiction dont le budget serait de 5 millions €, il peut s’inspirer de l’exemple de tous les films de fiction sortis en 2026 (ou n’importe quelle année depuis 2010) et dont le budget se situe entre 4,5 et 5,5 millions €.

À cette fin, il lui suffit d’allers’y  dans la rubrique Classements et clicquer sur Devis de films, puis sur l’année 2026. Apparaissent 5 films, dont 4 sont des fictions, avec leur devis :

-L’Abandon : 5,476 millions €

-Le cri des gardes : 4,076 millions €

-Ma frère : 4,996 millions €

-Chers parents : 4,499 millions €

Puis, en cliquant sur le titre de chacun, il peut voir d’où provient son financement, pour quel montant et quelle contrepartie. Ainsi, pour « L’Abandon », produit par Ouside films et les films du Kiosque, des investisseurs privés ont apporté 700 000 , la sofica Cofimage 37 37 (garantie par Les Films du Kiosque) a investi 120 000 €, UGC Images 75 000 € et France 3 cinéma 300 000€.

Le film a bénéficié du CNC de 100 000 € d’avance sur recettes aprés réalisation, d’une aide remboursable de 300 00€ de la région Ile de France. 4 sofica non garanties y ont investi : 100 000 € de Cofimage 37, 70 000 € d’ Entourage 4, 40 000€ de Cineaxe 7 et 70 000 € de LBPI. Le film a été prévendu à Canal + 1,290 millions €, à Ciné+      214 000€ et à France télévisions 500 000 €.

Enfin, pour tous les mandats de distribution UGC a donné un minimum garanti du 585 000 €. Par ailleurs, le film est coproduit par la société belge Umédia, essentiellement grâce à un tax shelter de       87 500 €.

Et, pour ne donner qu’un exemple, France 3 cinéma obtient 27,5% des RNPP salle, TV, Étranger et vidéo. Puis, après la récupération de la franchise de 150 000 € de soutien financier, il obtient des des montants décroissants.

Bien évidemment les intervenants, et surtout les distributeurs et les chaînes, décident avant tout en fonction de « l’affiche », c’est à dire du sujet, du réalisateurs et des rôles principaux. Mais le producteur a ainsi une idée des intervenants auxquels il peut s’adresser, quels montants ils sont susceptibles d’investir et ce qu’ils peuvent demander en contrepartie.

Fabriqué dans le plus grand secret et présenté hors compétition au Festival de Cannes,               « L’Abandon »,  https://fr.wikipedia.org/wiki/L%27Abandon ,le 5ème long métrage pour le cinéma réalisé par Vincent Garenq https://fr.wikipedia.org/wiki/Vincent_Garenq ,  rappelle comment l’islamisme et les réseaux sociaux tuent.

Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.

Vincent Garenq

Cette coproduction entre la France (98%) et Belgique (2%) a un budget prévisionnel de 5,5 millions €, soit le budget prévisionnel moyen des films de fiction français sortis en 2025. https://siritz.com/financine/le-barometre-des-budgets-bbab pour 164 000previsionnels-2025-24-23/ Pour la préparation, 38 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur est de 96 000 €, répartie en part égale entre à valoir sur droits d’auteur et salaire de technicien. C’est 10% de plus que la rémunération médiane des réalisateurs. https://siritz.com/financine/remuneration-en-2025-24-23-des-realisateurs/. Le film s’appuie sur le livre de Stéphane Simon et Alexis Kebbab « Les derniers jours de Samuel Paty ». Les droits du livre ont été acquis pour 60 000 €. Le réalisateur a écrit le scénarios et Alexis Kebbab pour 164 000 €. Le budget total du scénario est donc 224 000 €. C’est un quart de plus que le budget moyen des scénarios. https://siritz.com/financine/le-budget-total-des-scenarios-en-2025-24-23/

Quant à la musique elle a été confiée à Nicolas Errèra pour 80 000 €, soit 10% de plus que le budget moyen de la musique de films. https://siritz.com/financine/le-barometre-2025-24-23-de-la-musique-de-films/. Enfin la rémunération des rôles principaux est 116 000 €, ce qui revient à 70% de la rémunération médiane des rôles principaux. https://siritz.com/financine/remuneration-des-roles-principaux-2025-24-23/

Pour bien illustrer la part du budget que la production de « L’abandon » a consacré aux quatre principaux postes de l’affiche par rapport à ce qui leur est consacré dans la moyenne des films le tableau ci-dessous est éclairant :

Comme on le voit le budget du film a mis l’accent sur le scénario et la musique. Au contraire il a consacré à la rémunération du réalisateur et surtout à celle des rôles principaux un pourcentage très inférieur à celui de la moyenne des films.

Les producteurs délégués sont Outside  Films (Gilles de Maistre et Stéphane Simon) et Les Films du Kiosque (François Kraus et Denis Pineau-Valencienne). Un sofica garantie a investi. UGC Image et France 3 cinéma sont coproducteurs. Le film a bénéficié de l’avance sur recettes après réalisation. 4 sofica garanties y ont investi. Le film a bénéficié de l’aide remboursable de la région Ile de France. Canal+, Ciné+ et France télévisions l’ont préacheté et UGC a donné un minimum garanti pour tous les mandats de distribution. Le coproducteur belge est Umédia qui a bénéficié du tax shelter.

Le précédent film réalisé par Vincent Garenq était « Au nom de ma fille », sorti en 2016. Il était produit par LGM et Black Mask productions, pour un budget prévisionnel de 8 millions €. StudioCanal était le distributeur et le film avait rassemblé 352 000 spectateurs. https://fr.wikipedia.org/wiki/Au_nom_de_ma_fille_(film)

www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose de nombreuses archives et d’un puissant moteur de recherche. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples critères.

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