Archive d’étiquettes pour : Elie Semoun

« Ducobu et le fantôme de Saint-Potache », qui sort demain,  est le sixième film adapté des bandes dessinées « L’Élève Ducobu », de Godi et Zidrou. https://fr.wikipedia.org/wiki/Ducobu_et_le_fantôme_de_Saint-Potache Il illustre parfaitement l’un des grands avantages d’une franchise : un risque limité et une rentabilité beaucoup plus prévisible.

Comme les précédents, il est produit et distribué par le groupe UGC. Tous les films de cette franchise ont dépassé le million d’entrées. Mais le dernier, « Ducobu passe au vert », sorti en 2024, a tout juste atteint ce seuil. Ce nouveau film, comme les quatre précédents, est réalisé par Élie Semoun, qui y tient également le rôle principal. https://fr.wikipedia.org/wiki/Élie_Semoun

Selon Cinéfinances.info, son devis dépasse ceux de tous les précédents films de la franchise puisqu’il atteint 11,4 millions d’euros, soit environ 80 % de plus que le devis moyen des films français de fiction sortis depuis le début de l’année.

C’est pratiquement le même devis que « L’Inconnue », le film fantastique réalisé par Arthur Harari, produit par des producteurs indépendants et distribué par Pathé. https://siritz.com/cinescoop/comment-financer-un-budget-de-11-me/. Pour ce dernier, producteurs et distributeur ont pris un véritable risque.

Un risque très limité

Ce n’est pas le cas de ce nouveau film. UGC prend un risque minimum avec la franchise Ducobu. Tout d’abord, le film est tourné en Belgique et le coproducteur belge Umédia apporte environ 25 % de son financement. Le financement français ne représente donc qu’environ 8 millions d’euros.

Les préachats des chaînes des groupes Canal+ et TF1, auxquels s’ajoute la coproduction de TF1, représentent les trois quarts du financement total.

Quant à l’apport producteur du groupe UGC, il est couvert pour moitié par le crédit d’impôt. L’autre moitié contribue notamment à financer la rémunération du producteur et ses frais généraux.

 

Brigitte Maccioni, la PDG d’UGC, exploite une nouvelle fois la franchise Ducobu

Le minimum garanti accordé par UGC Images se situe entre 5 et 10 % du devis. Mais, pour un film appartenant à une franchise dont tous les épisodes se sont situé à un million d’entrées ou plus, son amortissement paraît beaucoup moins aléatoire que pour la plupart des films français disposant d’un budget comparable.

Donc on voit comment UGC prend un risque minimum avec la franchise Ducobu. Et,  avec un devis de 11,4 millions d’euros, le film montre ainsi qu’un budget élevé ne signifie pas nécessairement un risque élevé lorsque l’on dispose d’une franchise éprouvée et de partenaires puissants.

Chaque semaine, Cinefinances.info publie le plan de financement et la répartition des recettes entre les partenaires de tous les films français qui sortent.

Vous pouvez aussi rechercher les interventions d’une chaîne, d’un distributeur, d’une SOFICA ou d’un vendeur international et voir quels films ils ont financés et à quelles conditions.

Avec Cinefinances Premium, vous retrouvez les films dont le budget est comparable à celui de votre projet : qui les a financés, pour quels montants et avec quelles contreparties.

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« Ducobu passe au vert ! » est la 5ème version cinématographique adaptée des célèbres bandes dessinées de Zidrou & Godi. https://fr.wikipedia.org/wiki/Ducobu_passe_au_vert#:~:text=Ducobu%20passe%20au%20vert%20est,Ducobu%20de%20Godi%20et%20Zidrou. Toutes sont interprétées par Élie Semoun, mais c’est le seconde qu’il met en scène. https://fr.wikipedia.org/wiki/Élie_Semoun

Ciné.info* a fourni les données financières de cet article.

Elie Semoun

Il s’agit d‘une coproduction entre la France (77%) et la Belgique (33%) pour un budget prévisionnel de 9,6 millions €, ce qui revient à 80% de plus que le budget prévisionnel moyen des films de fiction français sortis en 2023. https://siritz.com/financine/le-budget-des-films-de-fiction-explose/Pour la préparation, 46 jours de tournage en Belgique et  la post-production la rémunération du réalisateur est de 400 000 €, dont 300 000 € d’à valoir sur droits d’auteur et 100 000 € de salaire de technicien. C’est près de trois fois la rémunération moyenne des réalisateurs des films de fiction. https://siritz.com/financine/realisateurs-les-ecrats-de-realisation-saccroissent/Il a écrit le scénario avec Avec Guy Laurent et Marc Chauveron pour 150 000 €. C’est les trois quarts du budget des scénarios. https://siritz.com/financine/budget-du-scenario-remuneration-du-realisateur/ Les rôles principaux ont reçu 197 000 €, soit 90% de la rémunération moyenne des rôles principaux. https://siritz.com/financine/les-stars-ne-garantissent-pas-le-succes/

Les producteurs français sont Les Films du 24 (Brigitte Maccioni) et les Films du Premier (Romain Rojtam). TF1 films production est coproducteur. Canal+, Ciné+, TF1 (2 passages) et TMC l’ont pré-acheté. UGC a donné un minimum garanti pour les droits de distribution monde hors Belgique.

Le producteur belge est  Umédia (Adrian Politowski). Wallimage  a apporté son soutien et Distri 7 a donné un minimum garanti pour la distribution.

Le précédent film d’Élie Semoun, « Ducobu président ! », est sorti le 13 juillet 2022. https://fr.wikipedia.org/wiki/Ducobu_président_!#:~:text=Pour%20plus%20de%20détails%2C%20voir,Ducobu%20de%20Godi%20et%20Zidrou. Son budget était de 9,9 millions €. La rémunération d’Élie Semoun était déjà de 400 000 €. Il avait les mêmes producteurs et le même distributeur. Le film avait rassemblé 1,134 millions de spectateurs.

www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples critères.

Mais il fait remonter le box-office de Ducobu 

Ducobu 3 est à l’affiche depuis le 5 février. Il a déjà rassemblé 1,456 millions de spectateurs et en avait encore réunis 68 000 ses 4 derniers jours d’exploitation. C’est le troisième film tiré des célèbres albums dessinés belges. A noter que son réalisateur est Elie Semoun, alors que celui des deux premières adaptations était Philippe de Chauveron. Par ailleurs, depuis le début Elie Semoun est l’un des principaux interprètes de Ducobu.

Voir : https://fr.wikipedia.org/wiki/Ducobu_3

Cinefinances.info* fournit les informations financières de cet article.

Ce film est produit, comme les deux précédents, par les Films du premier et les films du 24,  filiales de production du groupe UGC que dirige Brigitte Maccioni. Son budget est de 8,9 millions €. Et, pour 49 jours de tournage,  la rémunération du réalisateur est de 125 000 €, répartie à part égale entre à-valoir sur droits d’auteur et salaire de technicien. C’est légèrement au-dessus de la rémunération moyenne des réalisateurs de films français sortis en 2019. https://siritz.com/les-barometres-de-la-distribution/la-remuneration-des-realisateurs-des-films-francais-sortis-en-2019/

Semoun a remonté le box-office de Ducobu

Elie Semoun a co-écrit  le scénario et les dialogues avec Marc Chauveron, Philippe Chauveron et Guy Laurent. Le scénario a été rémunéré 270 000 €. Les droits d’adaptation de la bande dessinée ont été achetés 100 000 €.

Les précédents Ducobu

Le premier  film de cette franchise, « L’élève Ducobu », produit par UGC, est sorti en 2011. C’est Philippe de Chauveron qui en était le réalisateur. Sa rémunération  avait été de 111 000 €, dont 78 000 € d’à-valoir sur droits d’auteur et 33 000 € de salaire de technicien. Par ailleurs, il avait co-écrit le scénario et les dialogues avec Marc de Chauveron  pour 90 000 €. Les droits de la BD avaient été achetés 100 000 €. Le film avait atteint 1,490 millions entrées.

« Les vacances de Ducobu »,  était sorti en 2012. Philippe de Chauveroni en était également le réalisateur. Sa rémunération était de 184 000 €, répartie entre un à-valoir sur droits d’auteur de 108 000 € et un salaire de technicien de 76 000 €. Il avait écrit le scénario, avec Marc de Chauveron et Guy Laurent, pour 175 000 €. Quant au droit d’adaptation de l’album il avait été acheté 150 000 €. Le film avait n’avait réalisé que 1,058 millions d’entrées, soir une baisse d’un tiers par rapport au précédent.

*www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement,  destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie le budget, le plan de financement et la répartition des recettes de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il dispose d’un puissant moteur de recherche multicritères et de 10 ans d’archives.

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