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Pour son second long métrage, qui sort demain, celle qui avait décroché la Caméra d’or à Cannes en 2017 avec « Divines », Houda Benyamina https://fr.wikipedia.org/wiki/Houda_Benyamina a adapté Alexandre Dumas en nous livrant « Toutes pour une », https://fr.wikipedia.org/wiki/Toutes_pour_une : les trois mousquetaires au féminin.

Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.

Houda Benyamina

Il s’agit d’une coproduction entre la France (90%) et la Belgique (10%) pour un budget prévisionnel de 9,9. millions €, soit 80% de plus que la moyenne des budgets prévisionnels des films de fiction sortis depuis le début de l’année. C’est le deuxième budget prévisionnel de l’année derrière « Un ours dans le Jura » https://siritz.com/cinescoop/une-comedie-noire-a-la-frere-coen/

Pour la préparation, 42 jours de tournage(dont 1 en studio) et la post-production, la rémunération de la réalisatrice est de 250 000 €, répartie en part égale entre à valoir sur droits d’auteur et salaire de technicien. C’est presque le double de la moyenne des rémunérations des réalisateurs l’année dernière. Elle a écrit le scénario avec Fabien Suarez et Juliette Sales pour 260 000 €, soit près des deux tiers de plus que le budget moyen des scénarios. Les rôles principaux ont reçu 165 000 €, ce qui ne représente que les trois quarts de ce qu’ils ont reçu l’année dernière.

Le producteur est Easy Tiger (Marc-Benoît Créancier). Orange Studio et Spirit Bird sont coproducteurs tout comme France 2 cinéma. Le film a bénéficié de 750 000 € d’avance sur recettes. 5 sofica non garanties y ont investi. Il a bénéficié du soutien d’Eurimages, des régions Ile de France et Paca (remboursables) et d’Occitanie (non remboursable). Canal+, Ciné+ et France télévisions (2 passages) l’a préacheté. Un minimum garanti France et Monde hors Belgique a été donné par Orange Studio, UGC assurant la distribution physique).

Le producteur Belge est Versus (Jacques-Henri Bronckart). Il a bénéficié du Tax shelter ainsi que du soutien d’ Eurimages, de la Fédération Wallonie-Bruxelles et de Wallimage. Orange studio a donné un minimum garanti pour le distribution en Belgique et dans le monde, assurée par UGC.

Le premier film de Houda Benyamina était donc « Divines ». Le budget prévisionnel du film était 2,4 millions €. La rémunération de la réalisatrice était 60 000 €. Easy Tiger était déjà le producteur et Diaphana était le distributeur. Le film, sorti dans 193 salles avait rassemblé 321 000 spectateurs.

*www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie le budget, le plan de financement et la répartition des recettes de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il dispose d’un puissant moteur de recherche multicritères et de 15 ans d’archives.

POUR LA RÉALISATION DE « L’HOMME DEBOUT »

Cette comédie dramatique est la première réalisation de celle qui a été comédienne, auteur de théâtre et scénariste de films https://fr.wikipedia.org/wiki/Florence_Vignon

Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.

Ce film est produit par Easy Tiger  (Marc-Benoît Créancier) pour un budget prévisionnel de 2,1 millions €. https://fr.wikipedia.org/wiki/L%27Homme_debout

C’est 60% du budget prévisionnel médian des films français de fiction sortis depuis le début de l’année. https://siritz.com/financine/pathe-et-boon-explosent-les-barometres/

Pour la préparation, 27 jours de tournage et la post-production la rémunération de Florence Vignon est de 50 000 €, dont 13 000 € d’à valoir sur droits d’auteur et 37 000 € de salaire de technicien. C’est deux tiers de la rémunération médiane des réalisateurs de ces films. Le scénario est une adaptation du roman « Ils désertent » de Thierry Beinstingel dont les droits ont été acquis 30 000 €. Le budget total du scénario est 30% du budget médian du scénario de ces films. Les rôles principaux ont reçu 33 000 €, ce qui est 40% de la médiane de ce qu’ils ont reçu pour ces films.

Orange studio est coproducteur à hauteur de 55 000 € et a investi 375 000 € en minimum garanti et frais d’édition. Le film est sorti dans 18 salles a rassemblé 2200 spectateurs le premier jour.

En 2016 Florence Vignon avait obtenu, pour « Une vie », d’après Maupassant, réalisé par Stépahne Brizé, quelle avait co-écrit avec lui, le Prix Louis Delluc et le prix de la critique internationale au Festival de Venise.

Ce film, sorti le 21 novembre 2016, produit par TS Production et distribué par Diaphana, avait un budget prévisionnel de 7 millions €. Pour la préparation, 50 jours de tournage et la post-production la rémunération de Stéphane Brizé était de 200 000 €, répartie en part égale entre à valoir sur droits d’auteur et salaire de technicien. Les deux scénaristes s’étaient partagés 310 000 €.

Sorti dans 24 salles le film avait rassemblé 115 000 spectateurs.

www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples critères.

Cette comédie, que Canal+ a diffusé mercredi soir, est le premier film réalisé par Ronan Le Page 

Elle est sortie en 2019 et son budget était de 2,65 millions €. https://fr.wikipedia.org/wiki/Je_promets_d%27être_sage

Elle n’a pas été un succès commercial. Mais c’est un film bien financé.

Ronan Le Page, réalisateur et scénariste

Auparavant Ronan Le Page avait été enseignant de cinéma et relecteur de scénarios. En 2002 il avait réalisé un court-métrage, « Au noir » et, en 2004, un autre court-métrage, « Le fils du caméléon ».

Cinéfinances.info*  fournit tous les élément financiers concernant ce film.

En tant que réalisateur de ce film, Ronan Le Page a reçu 25 000 € d’à-valoir sur droits d’auteur et autant en salaire de technicien. Un montant très inférieur à la rémunération de la majorité des réalisateurs de films français de fiction.. https://siritz.com/les-barometres-de-la-distribution/remuneration-des-realisateurs-de-films-francais-de-fiction/ . Mais il a également écrit le scénario du film et a reçu à ce titre 52 000 € d’à valoir.

Le premier long métrage de Ronan Le Page, mais déjà un parcours cinématographique

Le montage financier d’Easy tiger

Le film a été produit par Easy Tiger (Marc-Benoit Créancier). Il a investi 468 000 € en numéraire. Mais le crédit d’impôt n’est pas pris en compte dans le financement. En outre il a mis en participation 22 000 € sur 110 000 € de salaire producteur auquel il faut ajouter les charges sociales et 31 000 € de frais généraux sur 156 000 €.

Par ailleurs, France 2 est coproducteur pour 250 000 € et a préacheté un passage du film pour le même montant. Une sofica a investi 140 000 €. Canal+ a préacheté le film 840 000 € et Multithématiques 141 000 €.  La région Bourgogne-Franche-Comté, où le film a été tourné en grande partie, a accordé une subvention de 150 000 €.

Enfin, c’est Apollo films qui l’a distribué. Son minimum garanti était de 355 000 € pour les mandats salle, vidéo et international.

Le film n’a réalisé que 93 000 entrées, ce qui ne permet pas au distributeur d’amortir son minimum garanti. Or il a investi en plus dans les frais d’édition.

Voir aussi : 

La rémunération d’Edouard Bergeron pour « Au nom de la terre »https://siritz.com/cinescoop/edouard-bergeon-86-000-e-pour-au-nom-de-la-terre/