LA RÉMUNÉRATION MÉDIANE BAISSE DE PLUS DE 50%

Maintenant que l’exploitation cinéma reprend son cours nous allons pouvoir publier nos baromètres. Aujourd’hui il s’agit du baromètre de la rémunération des réalisateurs de films français sortis en mai 2021. Ce mois-ci s’agit uniquement de films de fiction. Mais, nous établirons des baromètres distinct pour la fiction, le documentaire et l’animation.

Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.

Nous avons comparé ces données à celles du baromètre de 2020. Mais celui-ci mélange films de fiction, films d’animation et documentaires. Si on prenait les seuls films de fiction, la rémunération moyenne et médiane serait plus élevée.

Ce qui est frappant c’est que tant la rémunération moyenne que la rémunération médiane du mois de mai de cette année se situent à moins de 50% de ces rémunérations l’année dernière. https://siritz.com/financine/le-barometre-des-realisateurs-fin-octobre/

Bien entendu ces données ne portent que sur deux semaines. Mais il semble que la baisse des rémunérations médianes des réalisateurs est une tendance de fonds. On verra si les baromètres des prochains mois le confirment. La rémunération moyenne dépend beaucoup des rémunérations les plus élevées.

Néanmoins, en ce qui concerne la rémunération la plus élevée des films français sortis en mai, c’est celle de Christophe Barratier, pour « Envole-moi » le film dont le budget le plus élevé du mois. Elle est de 300 000 €, alors que pour son précédent film, « L’outsider », sorti en juin 2016, elle était de 285 000 €.

De même, celle de Quentin Dupieu, pour « Mandibules », a reçu 255 000 €. Et il a en outre reçu 230 000 € pour son scénario. Il avait reçu 120 000 € pour son précédent film, « Le daim », sorti en 2019.

Quentin Dupieux en forte hausse

*www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie le budget, le plan de financement et la répartition des recettes de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il dispose d’un puissant moteur de recherche multicritères et de 10 ans d’archives.