Les données financières sur « Portrait d’une jeune fille en feu » primé à Cannes et salué par la critique internationale

Canal+ a diffusé ce film mardi soir. C’est le quatrième de Céline Sciamma qui confirme qu’elle est une valeur sûre du cinéma français.  En tant que réalisatrice, et une scénariste (elle a suivi la formation de scénariste à la Femis). Et aussi pour les producteurs qui lui font confiance. Alors que son premier film avait obtenu le prix Louis Delluc du premier film,  son dernier a obtenu le prix du scénario au dernier Festival de Cannes. https://fr.wikipedia.org/wiki/Céline_Sciamma

Cinéfinances.info* nous a fourni des données financière précises sur le film. Comme le précédent, il a été produit par Lilies Films (Benedicte Couvreur). Son budget est de 4,86 millions €. Le producteur délégué a investi 160 000 € en numéraire et inscrit 760 000 € de crédit d’impôt prévisionnel. Il a mis en participation son salaire producteur (y compris les charges sociales) et ses frais généraux. Hold up productions (une autre société de Bénédicte Couvreur) a investi 180 000  € de soutien financier. Arte est également coproducteur à hauteur de 450 000 € en échange de 20% sur les recettes nettes part producteur salle, vidéo et étranger et 30% sur les RNPP TV.

Le film a bénéficié du CNC d’une avance sur recettes de 630 000 € et d’une subvention de 40 000 € pour les Créations Visuelles et Sonores. La région Ile de France lui a apporté 380 000 €. La sofica Cinécap a investi 270 000 €.

Une bonne affaire pour ceux qui lui ont fait confiance https://fr.wikipedia.org/wiki/Portrait_de_la_jeune_fille_en_feu

Arte a pré-acheté le film pour 150 000 €,  Canal+ pour 840 000 € et Multithématiques pour 121 000 €. Le distributeur Pyramide a accordé un minimum garanti de 350 000 € pour les recettes salles. Le film a atteint de 311 000 entrées ce qui devrait permettre au distributeur de couvrir son investissement (minimum garanti et  frais d’édition), de toucher une partie de sa commission et environ 200 000 € de soutien automatique. Mais pas de verser un supplément au producteur. MK2 a pris  le mandat des ventes internationales et le film aurait dépassé les 900 000 entrées à l’étranger, ce qui constitue un des succès de l’exportation française cette année.

Céline Sciamma est donc bien une valeur sûre.

Les performances du film justifient donc totalement la rémunération de Céline Sciamma : 80 000 € d’à-valoir sur droits d’auteur, autant de salaire réalisateur et 120 000 pour l’idée  du sujet et le scénario.

Voir aussi « Ce qui nous lie » et Cédric Klapisch https://siritz.com/cinescoop/ce-qui-nous-lie-un-film-dauteur-producteur/

www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement,  destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie le budget, le plan de financement et la répartition des recettes de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il dispose d’un puissant moteur de recherche multicritères et de 10 ans d’archives.