UN FILM À HAUT RISQUE
« L’Affaire Marie-Claire » https://fr.wikipedia.org/wiki/L%27Affaire_Marie-Claire retrace le retentissant procès de Bobigny, qui contribua à ouvrir la voie à la dépénalisation de l’interruption volontaire de grossesse.
C’est le deuxième long métrage réalisé conjointement par les comédiens Lauriane Escaffre https://fr.wikipedia.org/wiki/Lauriane_Escaffre et Yvonnick Muller https://www.notrecinema.com/communaute/stars/stars.php3?staridx=259281, qui avaient déjà signé ensemble « Pile poil », récompensé par le César du meilleur court métrage en 2020.
Le film est produit par Nicolas Adassovsky Duval (Quad Fam) et distribué par Gaumont. C’est le deuxième film à gros budget sur lequel le producteur et le distributeur s’associent en prenant des risques financiers importants.
En effet, « Le Rêve américain », réalisé par Anthony Marciano et sorti le 18 février dernier, avait un devis qui, selon Cinéfinances.info, atteignait 11,5 millions €. L’investissement de chacun des deux partenaires était conséquent. https://siritz.com/cinescoop/une-success-story-francaise-dans-la-nba/. Avec 700 000 entrées en France, le film leur a peut-être permis de rentrer dans leurs frais.

Nicolas Adassovsky Duval est un producteur qui prend des risques et connait de gros succès
Avec « L’Affaire Marie-Claire », ils prennent de nouveau un risque important. Selon Cinéfinances.info, son devis s’élève à 9,2 millions €, soit plus de 50 % au-dessus du devis moyen des films français de fiction sortis depuis le début de l’année.
Un film à haut risque, car le financement apporté par les chaînes de télévision est relativement limité. Les préachats de trois chaînes représentent un peu moins de 25 % du devis. Même en y ajoutant l’investissement en coproduction de France 3, la contribution totale de la télévision n’atteint pas 30 % du budget.
Quatre SOFICA ont également investi dans le film, qui a bénéficié du soutien d’une région. En revanche, le minimum garanti de Gaumont est conséquent puisqu’il dépasse 15 % du devis.
Quant au producteur délégué, non seulement il a investi son salaire et ses frais généraux, mais son apport en numéraire, net du crédit d’impôt, dépasse largement le million d’euros.
Un film à haut risque, donc, pour le producteur comme pour le distributeur. Son succès en salles sera déterminant pour leur permettre de récupérer leurs investissements.
Chaque semaine, Cinefinances.info publie le plan de financement et la répartition des recettes entre les partenaires de tous les films français qui sortent.
Vous pouvez aussi rechercher les interventions d’une chaîne, d’un distributeur, d’une SOFICA ou d’un vendeur international et découvrir quels films ils ont financés et à quelles conditions.
Avec Cinefinances Premium, vous retrouvez les films dont le budget est comparable à celui de votre projet : qui les a financés, pour quels montants et avec quelles contreparties.
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