« Mémoire de fille » https://fr.wikipedia.org/wiki/Mémoire_de_fille_(film)est le second film réalisé par la comédienne Judith Godrèche https://fr.wikipedia.org/wiki/Judith_Godrèche. C’est l’adaptation du roman éponyme d’Annie Ernaux, paru chez Gallimard.
C’est La Chambre rose, la société de production de Judith Godrèche, qui en a acquis les droits. Elle les a cédés aux producteurs délégués en échange de leur engagement à produire le film et d’une part de coproducteur, qui commencera à jouer lorsque ces derniers auront récupéré leur investissement.
Or, cet investissement, tel qu’il apparaît dans le plan de financement, n’est pas négligeable. Selon Cinéfinances.info, ce film a un budget prévisionnel de 3,5 millions d’euros, soit 60 % du budget prévisionnel moyen des films français de fiction sortis depuis le début de l’année. Les deux coproducteurs délégués sont Moana Films (Marc Missonnier) et Windy Production (Caroline Lambert) avaient déjà co-produit en semble un film d’une budget équivalent, « Le consentement », lui aussi réalisé par une femme, Vanessa Filho et adapté d’un roman. https://siritz.com/cinescoop/un-roman-devient-film-de-cinema. Il avait rassemblé 632 000 spectateurs.

Pour « Mémoire de fille » Caroline Lambert (Windy production)

… et Marc Missonier (Moana films) ont pris une risque limité
France 2 Cinéma est coproducteur, tandis que les chaînes payantes du groupe Canal+ et France Télévisions ont préacheté le film. Mais l’apport total de la télévision reste inférieure au tiers du financement.
Deux Sofica non garanties ainsi qu’une Sofica garantie ont investi dans le film et deux régions lui ont apporté leur soutien. Mais le film n’a bénéficié d’aucune autre subvention. Enfin, un coproducteur belge participe au financement, mais son apport est minime.
L’apport en numéraire des deux producteurs délégués apparaît supérieur à 1 millions €. Mais ils n’ont mis ni leur rémunération ni leurs frais généraux en participation. En fait, un risque à 200 000 € est une appréciation plus proche de la réalité économique. En effet, si l’on tient compte du crédit d’impôt, de leur rémunération et de leurs frais généraux, leur apport réel en numéraire se situe aux alentours de cette somme. Ce n’est certes pas négligeable. Toutefois, la totalité des imprévus peut ne pas avoir été dépensée et il faut également tenir compte de la franchise de compte de soutien réservée aux producteurs délégués.
Les producteurs délégués ont donc bien pris un risque à 200 000 €, mais celui-ci reste limité au regard d’un budget de 3,5 millions d’euros.
Chaque semaine, Cinefinances.info (https://cinefinances.info) le plan de financement et la répartition des recettes entre les partenaires de tous les films français qui sortent.
Vous pouvez aussi rechercher les interventions d’une chaîne, d’un distributeur, d’une SOFICA ou d’un vendeur international et voir quels films ils ont financé et à quelles conditions.
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