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« Un grand raccourci », qui vient de sortir, bouscule les méthodes traditionnelles de promotion des films et réalise des performances étonnantes.

Il fait partie de ces films français de fiction dont le budget est inférieur à 200 000 €. Il y en a chaque année https://siritz.com/financine/le-barometre-des-budgets-previsionnels-2025-24-23/

En règle générale, ces productions ne rassemblent au mieux que quelques milliers de spectateurs.

Cette année, selon la rubrique Classements de Cinéfinances.info, il y en avait déjà deux : « La petite graine », sorti le 15 avril dans 12 salles, a rassemblé moins de 2 000 spectateurs. « Comète », sorti le 15 juillet dans 51 salles, en a réuni moins de 7 000. L’année dernière, un film de cette catégorie n’avait attiré que 1 500 spectateurs.

Mais « Un grand raccourci » est sorti dans 100 salles et, dès sa première semaine, a dépassé les 27 000 entrées. Mieux encore : parmi les dix nouveaux films sortis cette semaine-là, il a réalisé le 6e meilleur nombre d’entrées par salle.

Cette comédie dramatique, qui bénéficie de bonnes critiques, est le premier long métrage d’Armand Foëx et Clément Devillers, qui avaient déjà réalisé ensemble deux courts métrages.

C’est également le premier film produit par Hector Belgodère-Soria, qui a créé sa société, Andromaque Films, en juillet 2025. Il a entièrement financé le film et a complété son investissement en prospectant le public potentiel de la région où le film a été tournée en lui proposant d’acheter des parts du film. Le distributeur UFO n’a versé aucun minimum garanti.

Hector Belgodère-Soria entre dans la production par la grande porte 

Compte tenu du très faible budget du film et de ses premières entrées, l’opération s’annonce donc déjà particulièrement favorable pour le producteur comme pour le distributeur.

Mais ce qui fait surtout de « Un grand raccourci » un véritable événement, c’est sa promotion : le film a été lancé essentiellement grâce à Instagram. Certes, Instagram est systématiquement utilisé pour la promotion de la plupart des films. Mais pour « Un grand raccourci » il a été utilisé de manière particulièrement novatrice.

Des vidéos devenues virales sur la fabrication d’un film

À travers des vidéos publiées au fil des mois, les deux réalisateurs ont raconté avec humour leurs pérégrinations pour parvenir à réaliser puis à sortir leur film. Ils expliquent notamment les difficultés rencontrées pour obtenir l’agrément, trouver un distributeur et accéder aux salles, tout en racontant de l’intérieur les règles et les contraintes de la production cinématographique française.

Ces vidéos sont devenues elles-mêmes une démonstration de leur talent. Elles ont mobilisé un public jeune qui s’est identifié aux réalisateurs, mais aussi au producteur, au distributeur et aux comédiens, tous réunis autour d’un même amour du cinéma. D’autant plus que la moyenne d’âge de tous ceux qui ont participé à la fabrication du film est de 24 ans. Ainsi, Instagram a fait triompher un microbudget.

Certes, 25 000 entrées la première semaine peut paraître peu. Mais c’est de plus 10 fois plus que tous les autres microbudgets. Pour la production l’investissement pourrait être rentable avec les seules recettes salles. Et, surtout, il est très possible que plateformes et chaînes vont vouloir acheter ce film qui plait aux jeunes.

« Un grand raccourci » montre ainsi qu’un film disposant de très peu de moyens peut aujourd’hui construire son propre public avant même sa sortie en salles. Et peut-être inventer, au passage, une nouvelle façon de promouvoir les films. Instagram a fait triompher un microbudget. Bien utilisé il peut faire triompher toutes sortes de films.

Chaque semaine, Cinefinances.info (https://cinefinances.info) le plan de financement et la répartition des recettes entre les partenaires de tous les films français qui sortent.

Vous pouvez aussi rechercher les interventions d’une chaîne, d’un distributeur, d’une SOFICA ou d’un vendeur international et voir quels films ils ont financé et à quelles conditions.

Avec Cinefinances Premium, vous retrouvez les films de budget comparable à celui de votre projet : qui les a financés, pour quels montants et avec quelles contreparties.

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Dans son 5ème long métrage pour le cinéma, « Cent mille milliards » https://fr.wikipedia.org/wiki/Cent_mille_milliards, Virgil Vernier https://fr.wikipedia.org/wiki/Virgil_Vernier  raconte une nuit de discussion dans une chambre.

Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.

 

Virgil Vernier

C’est un film de fiction au budget prévisionnel de 690 000 €, soit 20% du budget médian des films de fiction français sortis depuis le début de l’année. https://siritz.com/financine/2024-reduction-des-budgets-previsionnels/Pour la préparation, 17 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur est de 27 000 €, dont 15 000 € d’à valoir sur droits d’auteur et 12 000 € de salaire de technicien. C’est à dire à peine 15% de la rémunération médiane des réalisateurs. https://siritz.com/editorial/remuneration-du-realisateur-en-du-budget/ Il a écrit le scénario avec Benjamin Klintoe pour 10 000 €, soit 12% du budget médian des scénarios. https://siritz.com/financine/impressionnante-chute-du-budget-des-scenarios/Quand aux rôles principaux, ils ont reçu 14 000 €, soit un peu plus de 15% de leur rémunération médiane. https://siritz.com/financine/remuneration-des-roles-principaux-2024-2023/

Le financement

Les producteurs délégués sont Petit film (Jean des Forêts) et Deuxième ligne Films (Marie Dubas). Deux particuliers sont coproducteurs. Le film a bénéficié du CNC de 430 000€ d’avance sur recettes et de l’aide au développement. Normandie Image lui a apporté son soutien et il a bénéficié de l’aide de Procirep/Angoa. UFO a donné un minimum garanti pour les mandats de distribution France. Le film a rassemblé 871 spectateurs dans 16 salles à dimanche soir.

Le précédent film réalisé par Virgil Vernier était « Sophia Antipolis », sorti en 2018. https://fr.wikipedia.org/wiki/Sophia_Antipolis_(film) Son budget était de 1 millions € et la rémunération du réalisateur 15 000 €. Il était produit par Kaza productions et distribué par MK2. Le film avait rassemblé 6 500 spectateurs.

*www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie le budget, le plan de financement et la répartition des recettes de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il dispose d’un puissant moteur de recherche multicritères et de 10 ans d’archives.

Le thriller « La tête froide » https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Tête_froide est le premier long métrage de fiction de Stéphane Marchetti, un réalisateur de documentaire qui a reçu de nombreux prix. https://fr.wikipedia.org/wiki/Stéphane_Marchetti

Ciné.info* a fourni les données financières de cet article.

Le budget prévisionnel de ce film percutant est de 2 millions €, soit 60% du budget prévisionnel des films de fiction français sortis en 2023. https://siritz.com/financine/le-budget-des-films-de-fiction-explose/Pour la préparation, 29 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur est de 35 000 €, dont 16 000 € d’à valoir sur droits  d’auteur et 19 000 € de salaire de technicien de ces films. Il a écrit le scénario avec Laurette Polmanss pour 36 000 €, soit le tiers du budget des scénarios. Les rôles principaux ont reçu 40 000 €, soit la moitié de leur rémunération médiane. https://siritz.com/financine/les-stars-ne-garantissent-pas-le-succes/

Le producteur délégué est Blue Monday Productions (Nathalie Mesuret et Bertrand Gore). Auvergne-Rhône-Alpes Cinéma est coproducteur. Le film a reçu 152 000 € d’avance sur recettes après réalisation. L’Angoa et la région Sud ont apporté leur soutien. Une sofica y a investi. Canal+ et Ciné+ l’ont préacheté tandis que UFO a donné un minimum garanti pour les mandats de distribution salle et vidéo.

À noter que UFO avait distribué « Conann », https://siritz.com/cinescoop/la-barbarie-a-travers-les-epoques/sorti le 29 novembre 2023, réalisé par Bertrand Mandico,. C’était un film au budget prévisionnel de 2,9 millions € et qui avait bénéficié d’une avance sur recettes. UFO avait donné un minImum garanti et le film avait rassemblé 13 000 spectateurs.

www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples critères.

« Conann », le 3ème long métrage de cinéma réalisé par Bertrand Mandico, fait un état des lieux de la barbarie à travers les époques et les âges. C’est un mélodrame épique, fantastique, ironique et flamboyant.  C’est donc typiquement un « film de genre », comme la France cherche à les développer, avec beaucoup de mal. https://fr.wikipedia.org/wiki/Bertrand_Mandico

Ciné.info* a fourni les données financières de cet article.

Il s’agit d’une coproduction, minoritaire pour notre pays, entre la France (35%), le Luxembourg (50%) et le Belgique (15%), pour un budget prévisionnel de 2,9 millions €, soit 90% du budget  médian des films de fiction français sortis depuis le début de l’année.

Pour la préparation, 30 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur est de 51 000 €, dont 20 000 € d’à valoir sur droits d’auteur et 31 000 € de salaire de technicien. C’est un peu moins des deux tiers de la rémunération médiane des réalisateurs de ces films de fiction. Il a écrit le scénario pour 20 000 €. C’est 20% du budget médian des scénarios de ces films. Les rôles principaux ont reçu 14 000 € ce qui est moins de 20% de leur rémunération médiane.

Les producteurs français sont ECCE films (80%) et Floréal (20%). Le Théâtre des Amendiers, avec lequel Bertrand Mandico avait travaillé, est coproducteur. Deux soficas y ont investi. Du CNC le film a bénéficié de 450 000 € d’avance sur recettes et d’une aide à la musique. La Procirep/Angoa lui a apporté leur soutien. UFO a donné un minimum garanti pour les mandats de distribution salle et vidéo.  Kinology en a donné un pour le mandat de vente international.

Le producteur Luxembourgois est Les Films Fauve (Gilles Chanial) qui a bénéficié d’une aide à la production et à l’écriture. Le producteur belge est Novak Prod (Olivier Dubois) qui a bénéficié du Tax shelter.

Le précédent film de Bertrand Mandico était « After Blue (Paradis sale) » sorti le 16 février 2022. https://fr.wikipedia.org/wiki/After_Blue_(Paradis_sale) C’était un film de science-fiction. https://fr.wikipedia.org/wiki/After_Blue_(Paradis_sale)

Il était déjà produit par ECCE Films pour un budget prévisionnel de 2 millions €. La rémunération du réalisateur était la même et il avait écrit le scénario. Lui aussi avait reçu 450 000 € d’avance sur recettes. Les distributeurs étaient les mêmes. +Enfin le film avait rassemblé 20 000 spectateurs en France.

www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples critères.

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