La comédie populaire est l’un des axes majeurs de la politique éditoriale du groupe UGC. Le 7 octobre dernier, le groupe sortait « Ducobu et le fantôme de Saint-Potache », quatrième volet de la franchise réalisé et interprété par Élie Semoun. UGC en assurait à la fois la production et la distribution. https://siritz.com/cinescoop/risque-minimum-avec-la-franchise-ducobu/
Selon Cinéfinances.info le devis de ce film s’élevait à 11,4 millions d’euros. Mais, dès le départ, le risque financier pris par le groupe en tant que producteur était limité. Et, une nouvelle fois, le film ayant rencontré le succès commercial (… spectateurs), l’opération s’est révélée très rentable.
Un mois plus tard, UGC sort une nouvelle comédie populaire, « Un bon patron ». https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=1000031925.html
Il s’agit d’un remake du film espagnol « El buen patrón », réalisé par Fernando León de Aranoa et sorti en France en 2022. Distribué par Paname Distribution, celui-ci avait rassemblé 180 000 spectateurs.
Cette nouvelle version est réalisée par Philippe de Chauveron, dont c’est le dixième long métrage. Il avait notamment réalisé pour UGC les deux premiers volets de « Qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu ? », dont le premier, sorti en 2014, avait attiré 12 millions de spectateurs.
Selon Cinéfinances.info, le devis d’« Un bon patron » s’élève à 10,4 millions d’euros, soit 60 % de plus que le devis moyen des films français de fiction sortis depuis le début de l’année.
Comme le dernier « Ducobu », le film est produit par les deux filiales de production du groupe UGC, Les Films du 24 et Les Films du Premier, avec Romain Rojtman comme producteur délégué.

Au sein du groupe UGC Romain Rojtman produit des comédies populaire et prenant des risques limitées
UGC produit sans grand risque. En effet, les préachats de quatre chaînes de télévision couvrent à eux seuls plus de 50 % du devis. Si l’on y ajoute la participation de TF1 Films Production en tant que coproducteur, cette proportion dépasse 55 %.
Le film a également bénéficié du soutien financier d’une région. En revanche, UGC Images n’a versé aucun minimum garanti au titre de son mandat de distribution.
Les deux sociétés de production déléguées ont investi du soutien financier automatique. Mais, si l’on prend en compte le crédit d’impôt ainsi que les rémunérations des producteurs et les frais généraux qu’ils se sont attribués, leur exposition financière réelle apparaît extrêmement limitée.
Ainsi, avec « Un bon patron », UGC produit sans grand risque, tout en conservant les perspectives de recettes d’une comédie populaire à gros budget.
Chaque semaine, Cinéfinances.info publie le devis, le plan de financement et la répartition des recettes entre les partenaires de tous les films français qui sortent.
Vous pouvez aussi rechercher les interventions d’une chaîne, d’un distributeur, d’une SOFICA ou d’un vendeur international et découvrir quels films ils ont financés et à quelles conditions.
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