Archive d’étiquettes pour : Leyla Bouzid

Le troisième long métrage pour le cinéma réalisé par la tunisienne Leyla Bouzid  https://fr.wikipedia.org/wiki/Leyla_Bouzid est « À voix basse » https://fr.wikipedia.org/wiki/À_voix_basse , une chronique du tabou de l’homosexualité en Tunisie.

Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.

Leyla Bouzid

Le budget prévisionnel de cette coproduction entre la France (98%) et la Tunisie (2%) est 2,6 millions €, soit 70% du budget prévisionnel médian des films français de fiction sortis en 2025. https://siritz.com/financine/le-barometre-des-budgets-previsionnels-2025-24-23/ Pour la préparation, 36 jours de tournage et la post-production la rémunération de la réalisatrice est de 90 000 €, dont 43 000 € d’à valoir sur droits d’auteur et 47 000 € de salaire de technicien. C’est 10% au-dessus de la rémunération médiane des réalisateurs. https://siritz.com/financine/remuneration-en-2025-24-23-des-realisateurs/Elle a écrit le scénario pour 35 000 €. C’est 20% du budget médian des scénarios. https://siritz.com/financine/remuneration-des-roles-principaux-2025-24-23/

La musique a été confiée à Yom pour 60 000 €, soit 30% de plus que le budget médian de la musique de film. https://siritz.com/financine/le-barometre-2025-24-23-de-la-musique-de-films/Enfin, la rémunération des rôles principaux est 84 000 €, ce qui est la moitié de la rémunération médiane des rôles principaux.

Pour bien illustrer la part du budget que la production de « À voix basse » a consacré aux quatre principaux postes de l’affiche par rapport à ce qui leur est consacré dans la moyenne des films le tableau ci-dessous est éclairant :

Comme on le voit, par rapport à la moyenne des films, « À voix basse » consacre un pourcentage du budget général bien supérieur à la rémunération de la réalisatrice et au budget de la musique. En revanche, il consacre un pourcentage bien inférieur au budget du scénario et à la rémunération des rôles principaux.

Le producteur délégué est Unité (Bruno Nahon). La production a prévu 550 000 € d’avance sur recettes. Une sofica garantie y a investi. Canal+, Ciné+ et France télévisions l’ont préacheté. Memento a donné un minimum garanti pour les mandats de distribution en France et Playtime pour les ventes à l’étranger.

Le précédent film réalisé par Leyla Bouzid était « Une histoire d’amour et de désir », sorti en 2021. Il avait été produit par Blue Monday productions et distribué par Pyramide distribution. Le film avait rassemblé    35 000 spectateurs.

www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose de nombreuses archives et d’un puissant moteur de recherche. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples critères.

POUR LA RÉALISATION DE « UNE HISTOIRE D’AMOUR ET DE DÉSIR »

Cette romance est le premier long métrage de la réalisatrice. Celle-ci est née en Tunisie et diplômée de la Femis section réalisation. https://fr.wikipedia.org/wiki/Leyla_Bouzid

Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.

http://www.semainedelacritique.com/fr/edition/2021/film/une-histoire-damour-et-de-desir

Il est produit par Bertrand Gore  (Blue Monay Productions) pour un budget de 2,37 millions €. Il avait produit, pour 2,4 millions € ,« Juts Kids » sorti le 5 août 2018, réalisé par Christophe Blancet. Il avait été distribué par Rezo films. Il avait également produit « La forêt de mon père » réalisé par Véro Cratzborn, pour 2,08 millions €, sorti le 8 juillet 2020, distribué par KMBO. Ces deux films avaient rassemblé moins de 10 000 entrées.

Le producteur a investi son salaire de producteur, ses frais généraux et son crédit d’impôt. Le film a obtenu du soutien à la production et l’investissement de deux soficas dont une adossée. Arte est coproducteur et a préacheté un passage. Il a également été préacheté par Canal+ et Multithématiques.

Le film a également bénéficié de l’aide au développement, de 500 000 € d’avance sur recettes et du Fonds Images de la diversité. La région Basse Normandie lui a accordé de l’aide de l’écriture.

Pyramide a donné un minimum garanti pour les mandats salle et vidéo et un autre pour l’international.

Pour la préparation, 40 jours de tournage et la post-production la rémunération de Leyla Bouzid est de 74 000 € dont 40 000 € d’à valoir sur droits d’auteur et 34 000 € de salaire de technicien. C’est sensiblement moins que la rémunération médiane des films français sortis en 2021.

Elle a, en outre, reçu 39 000 € pour son scénario.

*www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement,  destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie le budget, le plan de financement et la répartition des recettes de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il dispose d’un puissant moteur de recherche multicritères et de 11 ans d’archives.