Mercredi prochain sortent deux films sont le devis dépasse les 17 millions €. Tout d’abord « Moulin », https://fr.wikipedia.org/wiki/Moulin_(film), le quatrième long métrage du réalisateur hongrois László Nemes, https://fr.wikipedia.org/wiki/László_Nemes, affiche en effet un devis de 17,2 millions €, ce qui le situe au neuvième rang des films français de fiction sortis depuis le début de l’année.
Il est produit par Pitchipoï Productions (Alain Goldman), qui vient également de produire « À pied d’œuvre », réalisé par Valérie Donzelli et sorti le 4 février dernier. https://siritz.com/cinescoop/la-precarite-sociale-de-lecrivain/

Alain Goldman (Pitchipoï) sait bien maitriser le financement de ses films
Son devis de 4 millions € représentait 60 % du devis moyen des films français sortis cette année. Distribué par Diaphana Distribution, il a rassemblé 240 000 spectateurs, ce qui en faisait une bonne affaire.
Mais, l’année dernière, Pitchipoï avait également produit « L’Homme qui rétrécit », réalisé par Jan Kounen. Son devis de 21 millions € était le quatrième plus élevé de l’année. Pour son distributeur, Universal, le film avait été une mauvaise affaire puisqu’il n’avait attiré que 260 000 spectateurs. Toutefois, son montage financier semble avoir permis à Pitchipoï de couvrir à peu près ses coûts. https://siritz.com/cinescoop/un-grand-film-sur-un-petit-homme/
Avec « Moulin », Pitchipoï semble avoir de nouveau particulièrement bien maîtrisé son financement.
En effet, les préachats des chaînes et plateformes (TF1, TMC, Disney+ et HBO Max) couvrent plus de 50 % du devis, et près de 60 % si l’on ajoute la participation de TF1 en tant que coproducteur.
De son côté, Studio TF1 a accordé un minimum garanti conséquent, mais sans commune mesure avec celui consenti par SND pour « Le Fantôme de l’opéra ».
Si l’on prend en compte le crédit d’impôt, la rémunération du producteur et les frais généraux, Pitchipoï semble n’avoir investi que très peu de numéraire dans le film.
En outre, la société partage le mandat de vente à l’étranger avec 193 Legendary, sans qu’aucun minimum garanti ait été versé à ce titre.
« Moulin : un financement bien maîtrisé » semble donc résumer la stratégie de Pitchipoï : produire un film ambitieux, doté d’un budget élevé, tout en limitant son exposition financière grâce aux préachats et aux accords conclus avec ses partenaires.
Vous pouvez aussi rechercher les interventions d’une chaîne, d’un distributeur, d’une SOFICA ou d’un vendeur international et découvrir quels films ils ont financés et à quelles conditions.
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