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« Justin le juste » https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=1000028944.html est le huitième long métrage réalisé par Éric Barbier https://fr.wikipedia.org/wiki/Éric_Barbier. Comme plusieurs de ses précédents films, il s’agit d’un film engagé, adapté d’un roman et doté d’un budget élevé. Et il a trouvé un producteur qui sait prendre des risques et lui accorde une confiance renouvelée malgré un échec.

Le réalisateur Éric Barbier a acheté les droits d’adaptation du livre

Le projet est porté par 2001 Productions, la société d’Éric Barbier, qui a acquis les droits de « Justin le juste ou la Charette », de Jean Popougnac. Le roman raconte comment, en 1915, un paysan attaché à sa terre est mobilisé et découvre les horreurs et l’absurdité de la guerre. 2001 Productions est également coproducteur du film.

Un budget très supérieur à la moyenne

Selon Cinéfinances.info, le budget de « Justin le juste » s’élève à 8,6 millions d’euros, soit 40 % de plus que le budget moyen des films français de fiction sortis depuis le début de l’année.

Vertigo Productions, dirigée par Farid Lahouassa, en est le producteur délégué. C’est un producteurs qui n’hésite pas à investir dans sommes non négligeables dans des films auxquels il croit. C’est le cas de la comédie sociale « La traversée », sorti en 2022, dont le budget était d’un peu moins de 6 millions € et qui avait rassemblé 500 000 spectateurs https://siritz.com/cinescoop/la-remuneration-de-varante-soudjian/

 

Farid Lahoussa (Vertigo productions), un producteur qui prend des risques

SND et France 2 Cinéma sont coproducteurs, tandis que SND assure également la distribution.

Le financement repose en partie sur les préachats des diffuseurs. Ciné+/OCS est le premier diffuseur du film, avec un préachat supérieur à un million d’euros. Netflix et France Télévisions ont également préacheté le film. Au total, ces préachats représentent un peu moins de 30 % du financement. Le minimum garanti versé par SND est, quant à lui, inférieur à 10 % du budget.

Le producteur belge Scope Pictures apporte un peu moins de 20 % du financement depuis la Belgique. Fait plus inhabituel pour un film de cette importance, aucune région ne lui a accordé son soutien.

Dans ces conditions, l’apport de Vertigo Productions est substantiel. Le producteur a mis son salaire et ses frais généraux en participation. Il a également investi du soutien financier à la production et, au-delà du crédit d’impôt, un montant important en numéraire.

Cet engagement est d’autant plus significatif que Vertigo Productions avait déjà produit le précédent film d’Éric Barbier, « Zodi et Téhu, frères du désert »https://fr.wikipedia.org/wiki/Zodi_et_Téhu,_frères_du_désert. Selon Cinéfinances.info, son budget prévisionnel s’élevait à 11 millions d’euros, soit presque le double du budget moyen des films français de fiction sortis cette  année-là. Distribué par SND, le film n’avait toutefois rassemblé qu’environ 200 000 spectateurs.

Malgré cet échec commercial, Vertigo Productions et SND sont de nouveau respectivement producteur et distributeur du nouveau film d’Éric Barbier. Vertigo prend donc un véritable risque financier sur « Justin le juste ». Ce nouvel engagement témoigne d’une confiance intacte dans le réalisateur et dans le potentiel de son film. Éric Barbier a donc bénéficié de partenaires qui n’hésitent pas à accorder une confiance renouvelée malgré l’échec.

Chaque semaine, Cinefinances.info public le devis, le plan de financement et la répartition des recettes entre les partenaires de tous les films français qui sortent.

Vous pouvez aussi rechercher les interventions d’une chaîne, d’un distributeur, d’une SOFICA ou d’un vendeur international et voir quels films ils ont financés et à quelles conditions.

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