Comparés à ceux du groupe Canal+

La chaîne à péage OCS, appartenant au groupe Orange, est une source de financement des films français, sous forme de pré-achat. Cela permet à la chaîne de diffuser les films 6 mois après leur sortie en salle. Il est intéressant de faire le point cet apport pour les films français sortis depuis le début de l’année.

Cinéfinances.info*  a fourni les données financières de cet article. Selon ce site 20 films sortis depuis le début de l’année sont concernés. C’est à comparer aux 64 films pour lesquels le groupe Canal (Canal+ ainsi que Multithématiques) est intervenu. https://siritz.com/financine/les-apports-du-groupe-canal/

Le film qui a bénéficié du pré-achat le plus élevé est « Ducobu 3 » réalisé par Elie Semoun et dont il est le principal interprète. Il est produit par  le groupe UGC. OCS a apporté 2 150 000 €, soit 24% d’un budget de 9 961 000 €. C’est l’apport le plus élevé de la chaîne en pourcentage du budget.  

https://fr.wikipedia.org/wiki/Ducobu_3

En pourcentage du budget des films l’apport de la chaîne est en moyenne un peu inférieur à 12% L’apport de Canal+ est en moyenne de 17%.

L’apport moyen de la chaîne est de 638 000 €. Ainsi, pour « Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part » le pré-achat est de 600 000 €. Le film , dont le budget est de 

3 912 000 € est réalisé par Arnaud Viard et produit par Easy Tiger (Marc-Benoit Créancier).

L’apport de la chaîne le plus bas est 50 000 € pour Adoration, réalisé par Fabrice du Welz et produit par The Jokers films pour un budget de 2 962 000 €. Mais il s’agit d’un deuxième passage, le premier ayant été acquis par Multithématiques pour 200 000 €. Plusieurs des achats de 0CS sont d’ailleurs pour des seconds passages complétant les achats du groupe Canal+

*www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement,  destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie le budget, le plan de financement et la répartition des recettes de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il dispose d’un puissant moteur de recherche multicritères et de 10 ans d’archives.