De meilleures performances qu’en septembre

Le baromètre de la distribution du mois d’octobre porte sur les films français sortis le mois dernier et pour lesquels le distributeur a donné un minimum garanti. Il indique quel pourcentage de ce minimum garanti a été amorti par les recettes salles de la première semaine de sortie. 

Cinéfinances.info*  a fourni les données financières de cet article.

Il ne comprend donc pas les films pour lesquels il n’y a pas de minimum garanti, notamment ceux où le producteur est également distributeur et ne se donne pas de minimum garanti. Ainsi, ce mois-ci « Adieu les cons » n’est pas pris en compte, bien qu’il ait réalisé 600 000 entrées. En effet, Gaumont est à la fois producteur et distributeur. Il a investi 3,5 millions € de soutien financier et récupère 100% des recettes nettes part producteur jusqu’à amortissement de cette somme. Or, dès la première semaine, les recettes salles représentaient 42% de cet investissement.

Par ailleurs, les minima garantis couvrent des mandats plus ou moins étendus. Mais ce baromètre permet néanmoins d’avoir une idée des performances globales des films français.

L’amortissement moyen de ce mois est de 44%. C’est beaucoup plus que celui du mois de septembre où il  n’était que de 31%. Il y a d’ailleurs trois films qui réalisent cette performance. https://siritz.com/financine/le-barometre-de-la-distribution-en-septembre/

L’amortissement le plus élevé est considérable puisqu’il est de 176%. C’est celui du drame à suspense persan, « Yalda, la nuit du pardon »,  une coproduction de la France avec l’Allemagne, le Luxembourg et la Suisse. Pour la distribution en salle en France, Pyramide avait accordé un minimum garanti de 30 000 €. Or le film a rassemblé 22 000 spectateurs dès la première semaine.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Yalda,_la_nuit_du_pardon

Comme on le voit, les performances d’octobre sont bien supérieures à celles de septembre et illustre le véritable décollage du cinéma français. 

*www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement,  destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie le budget, le plan de financement et la répartition des recettes de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il dispose d’un puissant moteur de recherche multicritères et de 10 ans d’archives.