UN « SURVIVAL » DRAMATIQUE EN COSTUME
Le 3ème long métrage réalisé par le belge Micha Wald https://fr.wikipedia.org/wiki/Micha_Wald est « L’île de la demoiselle », https://fr.wikipedia.org/wiki/L%27Île_de_la_Demoiselle, un « survival » dramatique en costume.
Cinéfinances.info* a fourni les données financières de cet article.

Micha Wald
Le budget prévisionnel de cette coproduction entre la France 51% et la Belgique (49%) est de 4,1 millions €, soit 10% de plus que le budget prévisionnel médian des films français de fiction sortis en 2025. https://siritz.com/financine/le-barometre-des-budgets-previsionnels-2025-24-23/ Pour la préparation, 30 jours de tournage et la post-production la rémunération du réalisateur est de 177 000 €, dont 128 000 € d’à valoir sur droits d’auteur et 49 000 € de salaire de technicien. C’est un tiers de plus que la rémunération moyenne des réalisateurs. https://siritz.com/financine/remuneration-en-2025-24-23-des-realisateurs/. Il a écrit le scénario avec Samuel Malhoure, Agnès Caffin et Olivier Meyes pour 142 000 €. C’est un peu supérieur au budget moyen des scénarios. https://siritz.com/financine/le-budget-total-des-scenarios-en-2025-24-23/
La musique a été confiée Catherine Graindorge, Elie Rabinovitch et Hildur Guonadottir pour 20 000 €, soit 30% du budget moyen de la musique de film. https://siritz.com/financine/le-barometre-2025-24-23-de-la-musique-de-films/Quant à la rémunération des rôles principaux elle est de 120 000 €. C’est un tiers de la rémunération moyenne des rôles principaux. https://siritz.com/financine/remuneration-des-roles-principaux-2025-24-23/
Pour bien illustrer la part du budget que la production de « L’île de la demoiselle » a consacré aux quatre principaux postes de l’affiche par rapport à ce qui leur est consacré dans la moyenne des films le tableau ci-dessous est éclairant :

Comme on le voit, par rapport à la moyenne des films, « L’île de la demoiselle » consacre à la rémunération du réalisateur une part bien supérieure du budget général, il consacre au scénario une part légèrement supérieure, mais, aux rôles principaux et, surtout, à la musique, une part bien inférieure.
Le producteur délégué est KG productions (Michèle Ray Gavras). Le film a bénéficié de 390 000 € d’avance sur recettes et du soutien d’Eurimages. La Région Bretagne lui a accordé une aide remboursable. Une sofica non garantie y a investi. Canal+, Ciné+ et Ouest France TV. The Jokers lui a donné un minimum garanti pour les mandats de distribution en France et Pulsar pour les ventes à l’étranger.
Les producteurs belges sont Stenola et Micha Wald. Ils ont bénéficié de l’aide de la Fédération Wallonie-Bruxelles, de Media Creative Europe, du Vlams audiovisuel fund et d’Eurimages. LA RTBF, Proximus et Be TV l’ont coproduit et pré-acheté. Le film a bénéficié du taxe shelter.
Le précédent film réalisé par Micha Wald est « Simon Konianski », une coproduction Franco-belgo-quebecquoise et sortie en 2009. Le producteur français était Versus production et le distributeur Haut et court. Le budget prévisionnel du film était 3 millions € et il avait rassemblé 21 000 spectateurs.
www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma. Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose de nombreuses archives et d’un puissant moteur de recherche. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples critères.

