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SUR LA NÉCESSITÉ D’ÊTRE INDÉPENDANTE

Isabelle Brocard https://fr.wikipedia.org/wiki/Isabelle_Brocard avec « Madame de Sévigné» https://fr.wikipedia.org/wiki/Madame_de_Sévigné_(film) a réalisé son  troisième long métrage :  Sous Louis XIV la célèbre marquise, qui correspond avec madame de La Fayette, parle de la nécessité pour une femme d’avoir l’ambition d’être  indépendante et de ne pas être obligée de consentir à tous les désirs du roi.

Ciné.info* a fourni les données financières de cet article.

Isabelle Brocard

Son budget prévisionnel est de 4,9 millions €, un peu au-dessous du budget moyen des films de fiction français sortis en 2023. Pour la préparation, 36 jours de tournage et la post-production la rémunération de la réalisatrice est de 80 000 €, dont 32 000 € d’à valoir sur droits d’auteur et 48 000 € de salaire de technicien. Soit 15% au-dessus de la rémunération médiane des réalisateurs de ces films. https://siritz.com/financine/realisateurs-les-ecrats-de-realisation-saccroissent/ Elle a écrit le scénario avec Yves Thomas pour 128 000 €, soit 30% de plus que le budget médian des scénarios. Les rôles principaux ont reçu 300 000 €, ce qui revient à près de 50% de plus que ce qu’ils ont reçu en moyenne en 2023. https://siritz.com/financine/les-stars-ne-garantissent-pas-le-succes/

Le producteur délégué est The Film (Michaêl Gentile). Ad Vitam, Orange studio et France 3 sont coproducteurs. Quatre soficas, dont une adossée, y ont investi. La Région Ile de France a apporté son soutien. Canal+, Ciné+ et France 3 l’ont préacheté. Ad Vitam et Studio Orange ont  donné un minimum garanti pour tous les mandats de distribution. Le précédent film de la réalisatrice était un documentaire (2017) et sa première fiction était « Ma compagne de nuit », sorti le 23 mars 2011, produit par Mille et une nuit Productions et distribué par Zelig Films. Il avait rassemblé 12 000 spectateurs.

www.Cinefinances.info est un site, accessible par abonnement, destiné aux professionnels du cinéma.  Il publie budget, le plan de financement et la répartition des recettes prévisionnels de tous les films français qui sortent (hors les films « sauvages » qui ne déposent pas leurs contrats au registre public et ne demandent donc pas l’agrément qui leur permettrait d’accéder à l’aide du CNC). Il s’agit des chiffres de l’agrément d’investissement sur la base duquel le producteur a monté son financement. Il dispose d’archives des films sortis depuis 2010 et d’un puissant moteur de recherche, avec de multiples critères.