PRODUIRE UN FILM MALGRÉ LES REFUS
« Billie Melody » montre comment des producteurs peuvent mener à bien un projet alors qu’une partie importante des financements prévus leur a finalement fait défaut. Ils ont réussi à produire un film malgré les refus https://fr.wikipedia.org/wiki/Billie_Melody
Ce drame intimiste est le premier film que Christine Paillard réalise seule, après avoir été plusieurs fois scénariste https://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=260217.html. Elle avait notamment coécrit et coréalisé avec Chad Chenouga « Pourquoi tu souris ? », un film au budget de 3,1 millions €. Sorti en 2024, il avait rassemblé 104 000 spectateurs. https://siritz.com/cinescoop/comedie-avec-duo-de-bras-casses/
Cette fois-ci, Chad Chenouga a de nouveau participé à l’écriture du scénario.
Au départ, les deux producteurs délégués, Sésame Films (Florence Borelly) et Mille et Une Productions (Édouard Mauriat), associés à 50/50, avaient prévu pour « Billie Melody » un devis de 2,3 millions €. The Jokers leur avait accordé un minimum garanti pour les droits de distribution en France. De son côté, Sésame Films avait investi du fonds de soutien en préparation.

Florence Borelly (Sésame Films) ….

… et Edouard Mauriat (Mille et Une productions) ont su surmonter tous les obstacles
Mais une grande partie des financements espérés n’est pas arrivée.
Ainsi les deux producteurs avaient prévu une coproduction de France 2 Cinéma ainsi qu’un préachat de France Télévisions. S’ils ont bien obtenu le préachat espéré, France 2 Cinéma n’a finalement pas souhaité être coproducteur. De même, OCS-Ciné+ a préacheté le film, mais pas Disney+ qui était pourtant également espéré. Ils comptaient également sur l’investissement d’un pool de SOFICA, qu’ils n’ont pas obtenu. En revanche, la région Pays de la Loire, où le film a été tourné, leur a bien accordé le soutien attendu.
Enfin, ils espéraient un minimum garanti de WTF pour les ventes à l’étranger. Ils n’ont finalement obtenu de Pulsar Content qu’un montant deux fois inférieur.
Malgré ces déconvenues, les producteurs ont décidé de faire le film, mais en ramenant son devis de 2,3 à 1,3 million € (présenté par Cinéfinances.info), soit une diminution de 43 %.
Ils y sont sans doute parvenus en adaptant le projet, mais surtout en réduisant considérablement de nombreux postes du devis. À titre d’exemple, le budget consacré aux rôles principaux est passé de 98 000 € à 17 000 €, mais en conservant les comédiens choisis. Quant au tournage, il n’a duré que 22 jours.
Et pourtant, si les deux producteurs ont mis leurs salaires et leurs frais généraux en participation, ils n’ont pratiquement pas eu, compte tenu notamment du crédit d’impôt, à investir de numéraire.
« Billie Melody » constitue ainsi un exemple intéressant de la capacité de producteurs persévérant à redimensionner radicalement un projet lorsque les financements espérés ne sont pas tous au rendez-vous. Ils montrent que des producteurs sont capables de produire un film malgré les refus pour un projet auxquels ils croient.
Chaque semaine, Cinefinances.info (https://cinefinances.info) le plan de financement et la répartition des recettes entre les partenaires de tous les films français qui sortent.
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